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Triskeriaki
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4,0
Publiée le 7 juin 2026
A ne pas prendre trop au sérieux, ce film raconte l'histoire d'un groupe de jeunes punks qui vont régulièrement dans des bars musicaux, lorsqu'ils aperçoivent une maison dont émane une étrange lumière. A l'intérieur, de nombreuses personnes costumées ont l'air de participer à une grande performance artistique, mais ça pourrait être bien plus que ça. Une complicité s'installe entre Enn, le punk, et Zan, qui a l'air de n'être jamais sortie de cette maison, et qui souhaite découvrir le punk, sans trop savoir ce que c'est. J'aime beaucoup le charme qui se dégage de cette relation, de leur liberté, mais aussi de l'esthétique du film qui se permet pas mal d'effets improbables.
Le tout est assez expérimental, mais contient quelques scènes jouissives notamment Zan qui se met à chanter sur scène. Sa transformation punk à partir d'une fille conditionnée, déconnectée de la réalité est très bien jouée par Elle Fanning. Même si ça n'a pas toujours de sens, et que ça mêle du surnaturel et de l'absurde, ca a le mérite d'être original.
Purée je me suis fait avoir, je pensais que ça serait une comédie british avec des soirées et tt et je sors de là avec des trauma et des extraterrestres. Pour le côté comédie par contre c’est validé j’ai bien rigolé (j’ai aussi répété une dizaine de fois l’expression "quoi le fuck" seule devant mon écran) serieux quel type d’acide il leur a fallu pour avoir ces idées ??? Je ne savais pas que Elle Fanning en punk était qqch dont j’avais autant besoin mais si si. Voilà je sais pas quoi ajouter à part cette quote : « franchement le punk c’est un des meilleurs truc qui soit arrivé aux moches »
Film à l'esprit punk en effet. Deux mondes qui se rencontrent, s'attirent s'apprivoisent, s'aiment, se percutent. Les femmes sont des mystères et des astres pour ces jeunes mal dégrossis, et quand la société a aussi son mot à dire . C'est rempli d'idées sur la jeunesse et la société conservatrice, ça décontenance aussi, John Cameron Mitchell fait carburer ses films à l'énergie, entre les étonnants costumes, les concerts, quelques play s marquants, le cou de cygne d'elle Fanning, et quelques réflexions sur la jeunesse, on a un film très original, a défaut d'être vraiment maîtrisé.
Voyez-vous, le punk est un petit être qui, s'il se montre volontiers vulgaire, outrancier, immature, brouillon et provocateur, est avant tout un concentré de créativité, d'émotions et de sensibilité. Et c'est exactement ce qu'est "How to talk to girls at parties". Alors oui, le film est bancal, foutraque, surréaliste. Oui, Nicole Kidman en fait des caisses en pseudo Vivienne Westwood ratée. Oui, la "secte" ressemble à un mauvais trip d'art moderne oscillant entre grotesque et hermétisme conceptuel. Oui, les scènes de concerts peinent à être convaincantes (mais en même temps, le cinéma a toujours eu le plus grand mal à rendre crédibles soirées et concerts et c'est un type qui a assisté à des centaines de concerts dans sa jeunesse qui vous le dit). Mais malgré ces nombreux défauts, tout cela déborde d'énergie, de gentillesse, d'irrévérence, de joie et surtout, tout ce bordel joyeusement anarchique est parfaitement assumé.
Mieux encore, Cameron Mitchell nous livre ici un film qui se révèle, contre toute attente, être bien plus subtil que potache. Car au milieu de tout ce chaos volontiers cru et cette énergie juvénile qui jaillit dans tous les sens, surgissent parfois thématiques et réflexions profondes et étonnamment pleines de sagesses. On y voit nos personnages qui évoluent, grandissent, découvrent la sexualité dans toutes ses formes, l'amour, la tendresse, les responsabilités d'adultes. On y voit parents et enfants qui apprennent à vivre et à laisser vivre dans une tolérance et une bienveillance qui force le respect.
Certes, le film m'a parfois déconcerté, mais j'ai ri de bon gré et j'ai été ému par toutes ces émotions vives qui le traversent. Car derrière son gentil doigt d'honneur dressé au conformisme, "How to talk to girls at parties" a su toucher, par sa liberté totale de ton, son irrévérence, son énergie communicative et son étonnante sagesse, mon petit cœur encore tout vibrant d'ancien punk.
Film très WTF ! J'ai trouvé ca très marrant, on y retrouve une Nicole Kidman qui est en dehors de ces sones de sureté, très agréable à voir. L'histoire reste sympa sans être révolutionnaire. Par contre on a des super jeu d'acteur surtout le jeune Alex Sharp. Le tout entourer par l'univers punk.
Grosse déception: John Cameron Mitchell s'embourbe dans une comédie délurée sans queue ni tête. Ce n'est même pas le côté délirant qui pose problème avec extra-terrestre et star-gourou. C'est juste que l'intrigue est désespérément ennuyeuse alors que le postulat laissait espérer du punk sous acide. Pas du tout. L'histoire suit son chemin sans rien raconter, dans marasme humoristique tétanisant. Au contraire d'un Gregg Araki qui dynamite son propos, un genre, une intrigue avec une fraîcheur galvanisante ("Kaboom" bien sûr), ce "How to talk to girls at parties" nous fait tristement bailler.
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1,5
Publiée le 14 décembre 2020
How To Talk To Girls At Parties est-il le pire film que j'ai jamais vu non car j'ai vu pire. Ce qui est vraiment mauvais c'est d'appeler ça une comédie. Car il n'y a rien de drôle là-dedans à moins que vous ne vouliez utiliser le mot drôle comme étant synonyme d'étrange. La partie la plus stupide est celle de 1992 où Enn rencontre ses enfants de Zan. Il n'y a rien de punk c'est juste un conte de fées avec quelques ados riches qui se sont mis au showbizness en bas âge sans savoir ce qu'il en est. Ce film était si terrible que j'ai perdu un peu de respect pour Elle Fanning. C'est ennuyeux et plein de bêtises. Finissez de le regarder si vous voulez pour pouvoir avoir une vraie opinion. C'est ennuyeux, répétitif et cliché. C'est un des films les plus étranges que j'ai jamais vu. Il m'a rappelé le film de l'Arbre de vie si vous l'avez apprécié vous aimerez celui-ci. Je suis heureux que tant de gens aient aimé ce film mais je ne suis tout simplement pas l'un d'entre eux...
Une très bonne comédie romantique sur les années 1970 en Grande Bretagne avec des garçons séduisant des filles. Un bon mélange de romantisme dans les années punk et de SF.
Un film extrêmement trippé qui nécessite d'être dans le même état pour ne pas s'ennuyer sévère malgré une ou deux bonnes scènes sauvées par les presta remarquables d'Elle Fanning et Nicole Kidman.
"How to talk to girls at parties" est un joyeux bordel survolté, agrémenté de musique punk et d’amour débutant. Complétement fou et décalé, John Cameron Mitchell nous entraine dans un voyage énergique d’une planète à l’autre, celle du punk, de l’amour et de la science-fiction.
Cette histoire irréelle nous enivre d’un trip où soufflent un vent de liberté, de créativité et de plaisir. Imparfait à l’image du punk, étrange à l’image d’une Elle Fanning extraterrestre, électrique comme l’époque, cette effervescence contestataire est réjouissante. Que l’on se laisse porter ou pas (certains auront du mal c’est sûr), on reconnaitra l’énergie endiablée d’un film nostalgique, véritable déclaration d’amour débridée à la jeunesse et au rock des années 70.
+ de chroniques sur mon blog : plumeetpellicule.wordpress
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13 124 critiques
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3,0
Publiée le 19 juillet 2019
Fan de S.F rètro et de musique punk qui se barre en sucette, bienvenue à vous! Quoi de plus enthousiasmant qu'un metteur en scène qui sait prendre des risques ? Après "Shortbus" et "Rabbit Hole" John Cameron Mitchell est de retour après sept annèes d'absence! Surprenant et bien barrè, "How to Talk to Girls at Parties" l'est assurèment! Quelques minutes seulement et le spectateur dèrape, glisse imperceptiblement dans un trip à la Gregg Araki! L'histoire, c'est celle de trois potes anglais extrêmement punk qui, pendant une soirèe privèe, vont se perdre...et du coup se tromper d'endroit! Arrêtons nous là car ce qu'il va suivre est une expèrience dèroutante! En grande partie grâce aux jeunes Alex Sharp et Elle Fanning qui nous ètonnent et nous bousculent! L'un est un ado rebelle dont on s'identifie facilement à lui dans tout ce qu'il y a de plus humain et l'autre est en dècalage constant avec le monde qui l'entoure! Tout les oppose et pourtant on n'a droit à une rencontre amoureuse belle et perturbante, à hanter vos nuits de cinèphiles (cf. Fanning en Zandra - aux faux airs de Cara Delevingne - qui improvise une chanson punk). Dans le reste du cast, Nicole Kidman est mèconnaissable, et le mot est faible! Si vous aimez les oeuvres psychèdèliques qui sortent des sentiers battus avec une touche de kitsch colorè et de teen movie pochard, alors foncez! Si vous êtes branchè punk c'est encore mieux...
Curieux mais intéressant, on découvre comment le punk a pu émerger dans les cités anglaises, et l’histoire d’amour avec les extra-terrestres est raccord !
Ce film est plein de bonnes idées mais c'est tellement perché qu'on a du mal à se laisser entrainer. Mêler une bluette adolescente sur fond de musique punk à une réflexion sur la société, l'amour, la liberté ou encore les sectes, sans parler d'une invasion extraterrestre à la fois flippante et kitsch, aurait pu être une grande idée. Mais imposer un garde fou au réalisateur ou du moins limiter sa consommation de drogues dures en aurait été une autre…
Ralala, quel plaisir ! Je dois vous avouer immédiatement que je suis biaisé : j'adore qu'on parle d'adolescence avec à la fois légèreté et intelligence. Du coup forcément, ce film me parle ! Plaisir infini de visiter ce coté punk anglais, avec un espoir de changement de société mais en même temps des soucis tout basiques d'ado un peu maladroit ! L'idée général de ce How to talk to girl at party est brillant. Le merveilleux / fantastique passent assez bien (malgré quelques moments où nos jeunes ados sont un brin "ouvert d'esprit" ). Ce n'est pas un film parfait. Ce n'est pas une révolution. Mais bon sang, c'est différent de tout ce qu'on a pu voir ! Après Shortbus, qui l'était déjà, dans un contexte très différent, je dois avouer attendre les prochains films de ce réalisateur avec impatience ! Bravo !
La mise en place d'un univers déjanté ne saurait s'exonérer de sens, et de quelques garde-fous pour cadrer une multitude d'idées. Postulat équivalent au « sans maîtrise la puissance n'est rien » d'une célèbre marque pneumatique. Aussi peut-on pointer rapidement les défauts de cette cavalcade mixant le punk adolescent et la science-fiction loufoque. Sur le principe, on aurait voulu adorer l'audace créative. Pourtant, tout s'effondre rapidement par surdosage des bizarreries concernant les colonies extra-terrestres. La soirée de révélations s'éternise et bascule dans des séquences nanardesques. De plus le film ne recèle pas de cette part de sociologie suggérée dans son pitch, il ne ressort guère d'enseignements à l'issue de la projection. Quelques fulgurances bienvenues viennent éviter l'ennui (la chanson interprétée de manière survoltée par le duo Enn-Zan) sans que l'on parvienne à dépasser un statut d'American Pie boursouflé. Peut-être une des pistes pour expliquer sa confidentialité à sa sortie l'été dernier, et ce malgré un casting prestigieux (Elle Fanning très fraîche en visiteuse naïve, Nicole Kidman stupéfiante en égérie punk) et un réalisateur bénéficiant d'une bonne hype, John Cameron Mitchell (Hedwig and the angry inch, Shortbus, Rabbit hole). Le délire des acteurs transpire à chaque plan, non sans exclure celui du téléspectateur. On espérait une fable cosmique, on se retrouve avec une variante de La soupe aux choux carrément indigeste.