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momo M.
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4,0
Publiée le 26 février 2016
Un film social et violent sur la trajectoire d'un pauvre type d'aujourd'hui chômeur et alcoolique ..Son agression va redorer son image auprès de sa femme et son fils. Il accuse on ne sait pourquoi un jeune innocent qui fait un coupable idéal, tout cela se passe dans un environnement d'une tristesse affligeante, décor fait de barres d'immeubles, de centres commerciaux. Nicolas Devauchelle que l'on suit pendant tout le film est remarquable
Bien que ce film puisse mettre en avant certaines réalités de la violence conjugale, je ne l'ai pas trouvé pertinent. Beaucoup de longueurs s'installent, le scénario est parfois peu crédible et se résume au synopsis.
Eddie est un type à fleur de peau. Son mariage a connu de tristes jours, il est au chômage et il boit un peu trop, exacerbant son tempérament de sanguin. Un jour, il se fait agresser et poignarder dans la rue. Lorsque vient le moment d'identifier son agresseur, il désigne Ahmed, qu'il a aperçu quelques jours plus tôt mais qui n'est pas l'agresseur. Eddie maintient son témoignage, même dans le doute alors qu'il trouve un nouveau travail et se rapproche de sa femme et de son fils. Mais tiendra-t-il ? Révélera-t-il la vérité ? Son équilibre va-t-il alors basculer ? Avec "Je ne suis pas un salaud", Emmanuel Finkiel signe un drame social glaçant et nous présente un personnage complexe, pas salaud mais enfermé dans son espèce de lâcheté. Il est cependant difficile de le rendre tout à fait sympathique malgré la composition saisissante de Nicolas Duvauchelle. Heureusement on peut s'accrocher via le personnage de Mélanie Thierry, femme que l'on serait trop heureuse d'avoir mais qu'Eddie rejette inlassablement par son bouillonnement intérieur. Comportant quelques longueurs, le film bénéficie tout de même d'une mise en scène sous tension soulignée par une musique nerveuse. Et développe d'intéressantes thématiques sur la société d'aujourd'hui. Il reste cependant hermétique mais diablement efficace, en particulier lorsque le final intervient, glaçant d'effroi.
Drame personnel, drame social, drame familial, ce nouveau film d'Emmanuel Finkiel (Voyages) est l'un des plus intenses et des plus profonds drames français vu depuis longtemps. Victime d'une violente agression, on suit le parcours d'Eddy qui essaie de se persuader, et de nous persuader, qu'il n'est pas un salaud. Sans pathos ni jugement, la mise en scène, sèche, directe, et le scénario (inspiré d'une histoire vraie), sans complaisance, arrive à presque nous le rendre attachant et à presque nous faire aimer ce personnage perdu. Il est magistralement interprété par un Nicolas Duvauchelle qui trouve là sans doute son meilleur rôle. Il est aussi touchant qu'agaçant. On suit son parcours avec intérêt et émotion jusqu'à un dénouement, inattendu et peut être « too much », qui nous laisse pantois. Il porte tout le film sur ses épaules. Il est bien secondé par un solide casting, Mélanie Thierry, Nicolas Bridet, Driss Ramdi, et des comédiens non professionnels (hôpitaux, magistrats) tous impeccables. Un personnage complexe, un film fort et au final assez passionnant. Un beau tour de force de la part du réalisateur et de son acteur. Dans le peloton de tête, pour l'instant, des meilleurs films français de l'année.
Portrait noir, intérieur et profond d'un homme dépravé par une vie que se lasse d'elle même. Alcool pour seul réconfort, pourtant femme et enfant aimant. Tout ce qui est cassé est forcément dû, mais lui cherche le rachat. Quand la rue s'oppose à lui, il ne fait guère le poids. La vengeance qu'il traîne en fardeau, il se sert de se prétexte pour récoler les morceaux. En vain. Naturel chez ce personnage de tout casser, il finit par céder. Sublime interprétation du solide Nicolas Duvauchelle. Homme battu mais pas abattu, qui craque intérieurement tout au long du film. La mise en scène est claustrophobique, la bande son viscérale. Ce qui accompagne les frasques du bonhomme. Hargneux.
un film sombre montrant un couple séparé mais qui s'aime encore,la femme est magnifique,courageuse,bien installée dans sa vie de mère et dans son travail,l'homme est plus ou moins asocial,violent et mal dans sa peau,une agression dans la rue subie par celui-ci va changer leur vie.l'interprétation est magnifique, mélanie thierry est émouvante et nicolas duvauchelle est tout à la fois pitoyable et inquiétant,sans oublier driss ramdy parfait dans un rôle difficile.cependant,je suis moins enthousiaste concernant la scène finale qui me semble hors de propos. en résumé un film puissant et de grande qualité à voir absolument.
Admirable Nicolas Duvauchelle ! Tellement crédible dans son personnage de looser impulsif. Mélanie Thierry, en compagne aimante mais meurtrie par cet homme, dont elle ne veut plus se heurter à sa destructivité et à sa violence, est aussi impressionnante. Film choc, qui déroule combien une agression violente peut constituer un choc traumatique aux conséquences boomerang. Un film sombre à la mécanique chirurgicale.
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4,0
Publiée le 22 septembre 2020
Encore une performance exceptionnelle tirée par le formidable Nicolas Duvauchelle en homme ordinaire dans la trentaine qui est au chômage et une nuit, il est gravement blessé par une bande de voyous qui l'ont attaqué et poignardé. L'histoire tragique d'un homme solitaire perdu dans ses bonnes intentions de se battre pour faire partie de la société qui est plein de bonnes intentions. Mais qui est victime d'une sorte de malédiction. Ignoré, plein de colère et seule victime des circonstances. Une confusion, le désir d'être un bon père et un bon mari, une sorte de syndrome de Peter Pan. Un jeune homme à la recherche d'une vie normale honnête et hors de toute chance de convaincre. Un film qui semble familier mais en proposant un angle différent sur une forme de survie qui ne peut pas fonctionner. Un drame puissant et si déprimant que je ne vous conseille pas de voir si vous êtes vous-même sur le point de vous suicider. Mais croyez-moi Duvauchelle donne ici l'une de ses plus brillantes performances et il mérite un César pour ce rôle...
Nicolas Duvauchelle joue dans ce film le rôle d'un chômeur instable et alcoolique qui pour reconquérir sa femme et la fierté de son enfant va fournir un faux témoignage à la suite d'une agression et y incriminer le jeune Ahmed (Driss Ramdi). Nicolas Duvauchelle, malgré un scénario assez faible, est époustouflant en père immature, affabulateur et violent. Il se dégage de ce film une atmosphère anxiogène qui peut mettre mal à l'aise car on a tour à tour de l'affection puis du dégout pour ce jeune, paumé et tourmenté. Un polar nerveux et sombre spoiler: qui laisse présager une fin inéluctable . Ames sensibles , s'abstenir!
Un film sombre qui questionne les souffrances d’un homme dans une société de plus en plus dure. (...) Parfois brillant, parfois maladroit, le film n’en est pas moins intéressant.
Assez mitigé sur ce drame. L'idée de départ est intéressante, le rythme assez soutenu; Malheureusement, le film, en plus d'être enlisé dans des guerres d'égo, semble être écrasé par un contexte sociétal beaucoup trop lourd qui frise (souvent) la caricature et dessert l'intention principale ...
Un drame social glaçant qui dresse, en dépit d’une dernière partie excessive, le portrait d’un anti-héros impulsif pris dans l’engrenage du mensonge, interprété brillamment par Nicolas Duvauchelle, bien secondé par Mélanie Thierry.
Le film montre surtout bien l'emballement du système policier et judiciaire. En revanche, le titre est un peu mensonger car si le personnage joué par Duvauchelle n'est pas un salaud, il y ressemble beaucoup. Et si l'on n'arrive pas vraiment à apprécier le film c'est justement qu'il est difficile d'éprouver de la sympathie pour lui, comme pour les autres personnages d'ailleurs...
Un drame social qui aurait pu être poignant si un quelconque personnage avait été attachant. Ce n’est pas vraiment le cas ici malgré l’interprétation maîtrisée de Nicolas Duvauchelle et une intrigue qui interpelle. Autre soucis du coup, le thème principal est plus que survolé, on s’intéresse d’avantage à la situation du personnage principal, paumé, colérique et idiot. C’est dommage car les thèmes de base sont intéressants mais ça tourne en rond et ça finit par agacer plutôt que de faire réfléchir. Néanmoins, le final marque tout de même, l’ensemble aurait sans doute mérité d’être moins long et plus percutant.
Ayant découvert à sa sortie en salles avec son deuxième long métrage "La douleur" du réalisateur et scénariste Emmanuel Finkiel, je profite d'une diffusion télévisée pour voir sa première oeuvre "Je ne suis pas un salaud" et je confirme que ce cinéaste a du potentiel et est a suivre dans le cinéma Français !! Un père de famille au chomage , dont son couple a des hauts et des bas, participe à une fète et en raccompagnant une demoiselle avec plusieurs verres d'alcool , il se dispute avec des jeunes encagoullés dont on ne voit que très peu les visages qu'ils l' agressent avec un coup de couteau. Hôpital, convalescence , la police le convoque pour reconnaître sur cinq suspects l'agresseur, il en désigne un mais on se pose la question si, c'est lui qui clame l'innocence, c'est l'interrogation sur le personnage principal qui refait ménage en famille, trouve un CDD et dont le comportement reste un suspense. Un très bon film que nous propose Emmanuel Finkiel qui fait du bon travail das la mise en scène autour de son interprète principal Nicolas Duvauchelle crédible et expressif qui tient là un des meilleurs roles jusqu'à présent. Ce long métrage possède un vrai sens de cinéma avec des lumières et décors splendides. . Mélanie Thierry est excellente dans la peau de sa compagne. Un film recommandable.