Nocturama
Note moyenne
2,7
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175 critiques spectateurs

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9 critiques
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34 critiques
3
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39 critiques
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26 critiques
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Dom Domi
Dom Domi

55 abonnés 362 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 septembre 2016
Un film intelligent qui doit être vu. Comme devait être vu " Orange Mécanique " à son époque. Même si la réalisation est moins précise, ce film possède tous les ingrédients de ce qui pourrait résumer notre époque. Des individus différents de par leurs origines et leur état d'esprit convergent cependant vers la même logique active. Ils se retrouvent dans une sorte de " bulle " dans laquelle ils expriment tous les travers de notre société " médiatico-virtuelle ". La vraie vie ne se concrétisant que lorsque les acteurs de ces drames doivent " payer " la note de leurs actions. Actions violentes et anarchiques.

Le scénario est critiquable mais peu importe, l'essentiel est dans l'évocation futuriste ( futurama ? ) de ce qui adviendra ou pourrait advenir dans les prochaines décennies lorsque les effets de la cyber-modernité auront franchi la limite des idées saugrenues pour devenir réalité.

C'est-à-dire lorsque le virtuel aura rendu impalpable la mort en tant que passage de la vie au silence, de sa fin sans possibilité de revenir en arrière comme le laisse parfois à penser certains jeux vidéos.

La vie n'est pas un jeux. La vie est précaire et la mort une fin.

domi
Fabien D
Fabien D

217 abonnés 1 281 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2016
Nocturama sera sans aucun doute l'un des grands films de cette année 2016. En refusant toute forme de psychologisme, le dernier Bonelli met en scène une jeunesse désœuvré qui commet dans Paris toute une série d'attentats. La première partie du film est un fascinant exercice de style quasi muet aussi troublant que captivant alors que la suite dans le centre commercial est d'une poésie et d'une mélancolie poignante. Les personnages fantomatiques errent comme hors du temps dans un univers capitaliste qui les fascine autant qui les révulse. Formellement, le film est magnifique servi par de somptueux travellings et une photographie sublime. La séquence finale, tant attendue, est une véritable leçon de mise en scène avec son jeu de caméras et ses points de vue multiples. Un film dur, malfaisant mais d'un symbolise fort. Bonello est bien l'un des grands cinéastes de notre époque.
Top of the World
Top of the World

90 abonnés 153 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 septembre 2016
Au XXIème siècle, quelle forme prendrait un mouvement insurrectionnel venant d'un groupe de jeunes gens suffisamment révoltés et déterminés pour vouloir ébranler notre société ultralibérale ? Rien de moins que des attentats selon Bertrand Bonello, qui met en scène des individus aussi soucieux de réveiller les consciences que de tuer le moins de monde possible. Dans le première partie, hors quelques flash-backs intelligemment distillés, ces personnages ne sont que des êtres en mouvement, des figures mutiques suivies par la caméra virtuose du cinéaste, qui organise un ballet hypnotique au cœur de Paris. Après les attentats, le groupe, incomplet à présent, se réunit dans un grand magasin pour y passer la nuit. Que faire alors ? Tuer le temps, s'éparpiller, balancer de la musique à fond, jouir de cette société de consommation qu'ils viennent d'attaquer. S'enfoncer, comme le spectateur, dans cette nuit qui défile mais semble ne jamais s'arrêter, dans ce purgatoire luxueux qui n'appelle que l'enfer. spoiler: Et même y inviter d'autres fantômes (le couple de SDF) à partager une mort cruellement inéluctable, après avoir été rattrapé par des errances trop humaines.
Bonello filme ses épatants comédiens (mention spéciale à l'extraordinaire Finnegan Oldfield) avec un glamour magnétique et langoureux, sans renoncer à son goût pour un dandysme envoûtant. Le réalisateur, dont le talent rare est à la hauteur de sa folle ambition, a trouvé dans ce sujet un moyen de faire résonner individuel et collectif, générationnel et intemporel, sensualité et cérébralité, tout en poursuivant des obsessions très personnelles, pas seulement thématiques mais aussi narratives (avec ces retours en arrière et répétitions qui forment des boucles enivrantes) et formelles (extrême intelligence de l'alternance de musique diégétique et extradiégétique, intuition géniale qui fait de caméras de surveillance un split-screen). Nocturama n'a peut-être pas tout à fait la richesse interprétative et l'ampleur fascinante du somptueux Saint Laurent, mais s'impose comme une oeuvre qui n'a pas fini de nous hanter.
TchoSensei97
TchoSensei97

42 abonnés 167 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2016
Voilà un film très spécial... Au début, pendant facilement 15 minutes, on ne sait pas ce qui se passe, ni ce que les personnages font exactement. On ne saura d'ailleurs jamais les motivations de leurs actes, ni en quoi consistait précisément leurs plans, ou comment la plupart se sont rencontrés. Mais cela intrigue (ou perturbe) dès le début, et cela va même jusqu'à nous captiver de plus en plus. On est face à des jeunes lambdas, dont on ne sait quasiment rien, et dont on va assister à l'angoisse grandissante qui virera même à la terreur. Cette atmosphère tendue est notamment valorisée par la mise en scène très originale, qui n'hésite pas à montrer plusieurs fois une même scène sous différents angles pour varier les points de vue, ou à présenter des images chocs avec, comme fond musical, des chansons populaires de tout registre. Et à la fin du film, on se demande encore qui sont ces jeunes, qui forment un groupe complètement improbable, mais justement très intéressant. L'un d'entre eux pense que leurs actes vont les emmener au paradis, alors qu'un autre lui démontre magistralement que c'est n'importe quoi. Certains sont des tueurs sans pitié, alors que d'autres sont particulièrement altruistes. Alors qu'est-ce qui les poussent à travailler ensemble pour poser des bombes ? En ne donnant aucune réponse, ce film démontre intelligemment la vacuité idéologique d'un acte terroriste.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 septembre 2016
Bonello voulait raconter la détresse de la jeunesse d'aujourd'hui. Mais il s'est fait piéger par ses intentions : à vouloir trop universaliser, s’élever au-dessus des contextes particuliers, il est tombé dans l’écueil de la métaphore décollée du réel, vidée de tout sens. Il commet surtout une autre erreur, beaucoup plus grave : il s’est trompé de véhicule pour sa métaphore, puisqu'il a choisi (c'était avant 2015) le terrorisme.
C’est donc avec un sentiment très partagé que l’on ressort de cette séance. Impressionné par la tension, l’émotion, la beauté qui se dégagent du film. Sur le plan strictement formel, c’est un œuvre de maitre. Mais abasourdi par la vacuité du sens de cette œuvre, extrêmement dérangeante. « Nocturama » est un film passionnant à voir, qui fait beaucoup réfléchir, une œuvre dont on se souvient, mais c’est indubitablement un film raté.
Sylvain P

389 abonnés 1 434 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2016
Bertrand Bonello s'est demandé pourquoi, dans le contexte actuel, une nouvelle révolution n'avait pas éclaté. Il imagine donc une bande d'adolescents décidant de faire sauter quelques endroits symboliques de Paris. Raconter simplement ainsi ne rend vraiment pas hommage à cette œuvre magistrale. Certes on suit des révolutionnaires de pacotille un peu idiots, mais l'intérêt est bien ailleurs.
Bertrand Bonello s'est attaché à nous montrer ce que ressentent ces jeunes gens au plus près, en les faisant parler à minima. En résulte un film poétique et politique, très graphique et très humain, contemplatif et prenant. Dans une première partie, on suit les chemins de chacun des personnages dans la préparation de leurs forfaits. Paris est encore une fois un personnage central du film magnifiquement filmée. Dans une seconde partie, les personnages attendent, retranchés dans la Samaritaine, coupés du dehors. Cette interminable attente est paradoxalement dénuée d'ennui pour le spectateur. Nocturama est un film hors norme, une expérience de cinéma.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 3 septembre 2016
Je suis allé voir ce film sur la dernière séance. J'ai eu envie de quitter la salle au bout de 5'. J'ai quand même décidé de rester pour me faire un avis objectif et je regrette. Ce film m'a fait perdre 2h10 de ma vie.
Je pourrais écrire un Roman sur les aspects négatifs de ce film alors je vais juste citer un point positif :
spoiler: LA FIN !
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 septembre 2016
Film très décevant, énervant par son inconséquence! un sujet profond, qui, bien travaillé pourrait peut être au moins sembler abouti. Il n'y a aucun lien logique dans la psychologie des personnages.
Les acteurs jouent cependant à merveille le rôle qu'on leur demande et seraient appréciés s'il serait justifié.
Je déconseille ce film
mem94mem
mem94mem

135 abonnés 590 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 septembre 2016
La vacuité du propos atteind ici des profondeurs abyssales. Le spectateur est pris pour un enfant. Le groupe de jeunes n'est pas crédible, leurs discussions sont souvent à côté de la plaque, ils tournent en roue libre. Je n'ai jamais vu Finnegan Oldfield aussi mal dirigé. Le film est trop scindé en deux et n'a aucun intérêt, il ne dénonce rien. Il est tellement ennuyeux, que Bertrand Bonello utilise des artifices pour nous faire passer la pilule et donner des semblants de rythme. J'avais pourtant tellement aimé "l'Apollonide" et "Saint Laurent", ma désillusion n'en a été que plus forte.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 3 septembre 2016
Je sors d'une séance soporifique à souhait, d'une longueur pas possible. Pourquoi mettre plus de 2 heures à regarder ce film incohérent, mal joué par presque tous les acteurs, sans véritable texte avec des moyens plus que limités, mais qu'est ce que je suis allée faire dans cette galère ??? Étant le prix d'une place de cinéma réfléchissez bien avant d'aller voir ce film nul..... C'est plein de clichés, le scénario tient en quelques lignes. J'ai lu les 3 ou 4 critiques qui portent ce navet Qelle masturbation intellectuelle.......Bref spectateurs possibles passez votre chemin et allez voir un vrai film.....
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 3 septembre 2016
un debut long mais un film qui en vaut la peine ! J'en avais le souffle coupé. De plus ce film est très bien filmé ce qui le rend d'autant plus agréable à regarder.
alain-92

351 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2016
La première image survole un Paris magnifique. C'est beau et rapide. Dans le métro, ses couloirs, ses wagons, ses entrées et sorties, des jeunes gens, qui ne semblent pas se connaître, paraissent tous déterminés et pressés. Tout est réglé comme un ballet. C'est assez long. Si le scénario prend son temps pour dévoiler le récit, l'atmosphère devient rapidement étouffante. Nous ne saurons que peu de choses sur chacun des protagonistes qui s'attaqueront à un ministère, une banque ou encore la statue de Jeanne d'Arc. Pourquoi ? Bertrand Bonello précise : "J’ai donc écrit très vite une version, qui répondait à ce climat que je ressens depuis longtemps, que je qualifierais "d’effet cocotte minute", c’est-à-dire quelque chose qui frémit et face auquel je me pose souvent la question de "Pourquoi ça n'explose pas" ? Les actes et les crimes commis augmentent le questionnement du le spectateur. L'anxiété de ces "ennemis de l'état" devient contagieuse. La mise en scène est irréprochable. Il en va de même pour les éclairages de Léo Hinstin tout autant que pour les décors de Katia Wyszkop. Avec un bémol toutefois, cette avalanche de marques, de créateurs ou de linge de maison, trop visibles et quasi omniprésentes. Une grande publicité trop appuyée, gênante, et qui n'apporte rien. Un film prémonitoire ? On peut espérer que non. Une réflexion sur notre temps, certainement. Avec des moments particuliers et parfaitement réussis. Tels, le play-back de My Way, chanté par Shirley Bassey, "la scène la plus irréelle du film" précise le réalisateur. Ou encore ces moments de silence angoissants. Ce film est étourdissant, voire hypnotisant, de bout en bout.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2016
Ca, pour la mise en scène, il s'y connait, Bertrand Bonello. Sa camera bouge, danse, tangue et, surtout dans la première partie du film, c'est époustouflant. Il fait de l'esthétisme avec tout, Bonello: le triste destin des filles de maison close tout comme les papillons noirs du pauvre Saint Laurent....

Et tout ça pour quoi? En l'occurrence, pour réaliser le film le plus bête de l'année;

Vous connaissez tous l'argument, on en a assez parlé. Un film en deux parties. Première partie: une bande de jeunes prépare un attentat, en prenant grand soin de ne pas être vus ensemble; en prenant grand soin de ne pas se faire remarquer; deuxième partie: ils se réfugient dans un grand magasin très chicos pour passer la nuit. Les admirateurs de Bonello s'étouffent de bonheur: on ne sait pas comment ils se connaissent! On ne sait pas ce qui les a réunis! On ne sait pas quel est la signification de leur acte! Mais c'est génial!

Non. C'est juste idiot....

Reprenons. Ils sont donc une petite dizaine regroupés dans un but commun: faire sauter en même temps le Ministère de l'Intérieur, une tour de bureaux, quelques voitures, et..... la statue de Jeanne d'Arc, on se demande bien pourquoi.... Dans la bande il y a deux jolies filles, une beurette et une bourgeoise, pour équilibrer; un petit couple bcbg et très amoureux qui prépare Sciences Po (Finnegan Oldfield et Laure Valentinelli); un garçon qui y est déja, à Sciences Po, et se prépare pour l'ENA (Vincent Rottiers); et des beurs descendus de Saint Denis, la jolie Manal Issa, Hamza Mediani qui adore descendre les escaliers en robe de chambre de satin et en beuglant My Way.... Evidemment que ceux là n'avaient aucune chance de se rencontrer. On sait bien que les bandes sont avant tout territoriales. Première idiotie. Mais leurs déambulations dans le métro et les rues parisiennes sont scénarisées de main de maître.

La bande se réfugie dans un magasin très élégant du centre de Paris, où il est en sécurité (????). Ils paniquent un peu, se rassurent en pensant qu'ils ne seront jamais retrouvés, impossible, ils ont pris trop de précautions, tout en laissant des empreintes partout (le niveau intellectuel pour rentrer à Sciences Po a dû bien baisser récemment...), mettent du disco à plein tube mais ne veulent surtout pas regarder les infos, ça fait trop peur! essayent des fringues par ci par là, font joujou avec les jouets.... on descend en spirale dans le trou sans fond de la bêtise abyssale. Mais Bonello se fait plaisir, montant et descendant entre les canapés design, les mannequins vêtus des tenues les plus pointues, on reste chez Saint Laurent quoi.... Y a pas de mal à se faire du bien. Ajoutons, parce qu'il faut bien mettre une dernière touche, que le Raid préfère les dézinguer plutôt que de les prendre vivants pour connaitre d'éventuelles complicités!!

Du cinéma à l'esbrouffe, du toc de chez toc, pas de la sculpture, du stuc, l'eusse stuc crû?? Que de talent gaspillé pour un grand rien au final. C'est rageant. Quand d'autres cinéastes ont des choses à dire mais ne savent les exprimer que maladroitement. Mais le terrorisme est une chose trop grave pour qu'on puisse en faire juste le support d'une démonstration de virtuosité.
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 septembre 2016
Un constat fascinant et désespéré qui aborde le terrorisme en se plaçant en décalage par rapport à la réalité.

LA SUITE :
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 3 septembre 2016
Une dizaine de jeunes, de milieux différents entament un ballet étrange dans les dédales du métro et les rues de Paris. Ils semblent suivre un plan. Ils ont tous des objectifs précis. Après plusieurs explosions, ils convergent vers un même point, un Grand Magasin, au moment où il ferme ses portes.

Bertand Bonello avait en tête de réaliser un film sur le sujet du terrorisme depuis 2011. Son film sort sur les écrans alors que la France et le monde n'ont pas connu une telle épidémie d'attentats terroristes depuis bien longtemps. Personnellement, j'ai trouvé que "Nocturama" est d'une vacuite sans fond et surtout manque parfaitement de réalisme.

Attention cette critique contient de nombreux spoilers pour une film qui n'est pas palpitant je vous l'accorde.

Le film raconte comment une dizaine de jeunes descendent dans Paris pour poser des bombes qui explosent en fin de journée. Une fois leur méfait accompli, ils se rendent dans un grand magasin (LA SAMARITAINE réhabilitée pour l'occasion) en attendant que les choses se calment...
Le film souffre tout d'abord de trop de staticité et manque de rythme. La caméra s'attarde beaucoup trop sur des plans sans intérêt, il est clair que le film aurait gagné à durer 40 minutes de moins.

Ensuite, le film constitue une accumulation d'invraisemblances et manque totalement de réalisme.

-les terroristes "en herbe" n'ont rien en commun. Des gamins de banlieue( Yacine, Sabrina...) au prototype de sciences po connaissant les "huiles" du ministère de l'intérieur (André) en passant par le couple mutique (David et Sarah). Même les réseaux sociaux semblent peu de nature à rapprocher des individus n'ayant rien en commun et qui pour certains, ont beaucoup à perdre. Au cas particulier, ceux que Bonello décrit comme des nihilistes sont plutôt des ados acculturés et consuméristes qui ne présentent aucun point commun avec les nihilistes qui mettaient en péril la royauté dans la Russie des tsars à la fin du XIX ème siècle ni avec les terroristes de Daesh. Leur point communs se résument à boire de la vodka et à écouter de la mauvaise musique (exception faite de "call me" et du générique d'"amicalement votre").

-le choix de se regrouper en fin de journée dans une "souricière", au coeur de Paris, facilitant par la même le travail de la police est tout bonnement imbécile,

-Enfin, l'absence d'objectifs politiques, d'idéaux et de revendications ne peut que laisser pantois. Voir ces gamins prétendre qu'ils se moquent de mourir après avoir posé leurs bombes tout en profitant toute la soirée des produits de la société de consommation (fringues, alcool, parfums..) n'a aucun sens.

Ce n'est pas le caméo d'Adèle Haenel qui prétend que: "ça devait arriver" qui change quoi que ce soit à l'affaire.

Finalement, on s'ennuie un peu moins à la fin du film où Bonello revisite Tarantino en filmant la même scène sous plusieurs angles et où les pseudo nihilistes sortent de leurs terriers morts de trouille et les mains en l'air pour se faire abattre comme des lapins, le meilleur moment du film. On s'interroge de savoir si cette conclusion a pour objectif soit de montrer un Etat impitoyable qui broie les ennemis de l'Etat sans états d''âme, soit constitue un avertissement sans frais vis à vis de ceux que cela pourrait inspirer.

En ce qui me concerne une grosse déception, ma note: 1,5/5
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