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    This is not a love story
    note moyenne
    4,1
    1284 notes dont 101 critiques
    répartition des 101 critiques par note
    17 critiques
    42 critiques
    26 critiques
    10 critiques
    4 critiques
    2 critiques
    Votre avis sur This is not a love story ?

    101 critiques spectateurs

    Nicano
    Nicano

    Suivre son activité 50 abonnés Lire ses 309 critiques

    4,5
    Publiée le 19 novembre 2015
    10 . C'est le nombre de séances, à l'échelle nationale, en cette première semaine pour Me, Earl and the Dying girl. Et déjà, rien que ça, c'est pas normal. Je me doute que le film n'aura jamais un énorme succés commercial en France, mais 10 ? Quand on voit ce qui sort chaque semaine au ciné, y'a de quoi se poser des questions. Parce que ce This is not a love story est une merveille. Comme son nom français l'indique, ce n'est pas du tout une romance. Le iflm est simplement l'histoire touchante d'un jeune homme pas timide, mais introverti, apathique, déterminé à faire le moins de vagues possibles pour avoir le moins de problèmes possibles, qui va se lier d'amitié avec une fille de son lycée, atteinte d'un cancer. A vu de nez, le scénario est relativement banal, mais, quand on regarde le film, on se rend compte à quel point le sujet a été bien traité. AU niveau des dialogues, au niveau de la mise en scène, tout est impeccable, et la morale qui en résulté est magnifique. Et c'est fort, parce que d’habitude, qui dit ado avec cancer dans un film, dit niaiserie, pathos, mélo et j'en passe. Mais là, non. Et ça fait carrément plaisir. La B.O; est impeccable, mais ce qui frappe, c'est avant tout la justesse du casting. Thomas Mann est absolument exceptionnel. On pourrait croire que c'esr simple de jouer un ado apathique, mais quand on voit sa performance, on se rend compte que c'est tout sauf facile. Surtout que, lorsqu'on son personnage prend enfin de l'amplitude, Mann est présent. Jon Bernthal est aussi trés, trés bon. Mais pour moi, celle qui ressort de tout ce beau monde, c'est une Olivia Cooke magistrale, parfaite, touchante, bref, tout ce que vous voulez. Elle est proprement hallucinante du début à la fin, et après avoir vu le film, je me suis mis à Bates Motel rien que pour elle. Cette actrice à beaucoup de talent à revendre. Bref, Me and Earl and the Dying Girl est une petite perle indé qu'il ne faut pas louper. Arrêtez aec vos Nos Etoiles Contraires " et passez à quelque chose d'un peu plus sérieux, et de beaucoup plus touchant. Enfin, mention spéciale à la scène spoiler: où Rachel meurt. Quelle force dans la mise en scène ! Un passage qui prend aux tripes comme rarement. Magique !
    Sally Ecran et toile
    Sally Ecran et toile

    Suivre son activité 48 abonnés Lire ses 304 critiques

    4,0
    Publiée le 30 novembre 2015
    « This is not a love story » est adapté du roman « Me and Earl and The Dying Girl» de Jesse Andrew, publié en 2012. Supervisé par l’écrivain, le film a entièrement été tourné à Pittsburgh, sa ville natale et notamment dans sa propre maison, qui sert de décor à celle de Greg, le héros du film. Le choix de réalisation s’appuie sur un découpage en chapitres comme le livre duquel il est issu. Chaque découpage annonçant d’ailleurs le ton de ce qui va suivre (« La partie où je rencontre une mourante », « La partie où Rachel suit un traitement depuis quelques semaines », « 71ème jour d’une amitié condamnée » en sont quelques exemples). Récompensé par le Prix du Jury et le Prix de Fiction dans la catégorie « Film de Fiction » au « Festival Sundance 2015 », il s’adresse essentiellement à un public adulescent et présente un univers dans la même veine que « Nos étoiles contraires » qui a connu un franc succès lors de sa sortie. N’y voyez là rien de péjoratif, que du contraire : il fera vibrer un public exigeant et parfois un peu oublié des cinéastes. Avec « This is not a love story », Alfonso Gomez-Rejon (surtout connu comme réalisateur d’épisodes de séries telles que « Glee », « American Horror Story») signe ici un sans faute. Son univers, très créatif, est excessivement bien présenté. Notamment à travers quelques petits inserts de parodies de grands classiques du cinéma créées Earl et Greg. Les cinéphiles se régaleront de ces clins d’œil. Dans l’histoire, les deux adolescents ont mis en boîte 42 « parodies » de grands films tels qu’ « Orange Mécanique », « Blue Velvet », « Macadam Cowboy »,« Citizen Kane », « Scarface », « Le Septième sceau ». C’est fin, poétique, agréable à voir, distrayant et surtout très intelligent. De plus, les sentiments enfouis du héros seront mis en scène par un running gag filmique en papier mâché, présentant un cerf et un écureuil... Absurde ? Pas du tout, c’est très recherché justement et très plaisant à suivre ! A côté de cette réalisation soignée, on trouve un casting brillant, bien que composé d’acteurs débutants. Dans le trio d’amitiés, on découvre une Olivia Cooke (« Ouija ») extraordinaire. Interprétant le rôle difficile de Rachel, une jeune fille touchée par la leucémie et en combat permanent contre cette maladie, elle incarne son personnage avec une justesse remarquable et une sobriété tout à fait adaptée au propos du film. Thomas Mann, aux petits airs de Ryan Gosling jeune, est Greg, le personnage central de l’intrigue. Timide, rêveur et pudique, il entre dans une nouvelle amitié imposée avec détachement mais finira par s’y investir avec cœur et dévouement. Tout comme l’acteur (aperçu dans « Kingsman » ou « Projet X ») qui porte son rôle avec énormément de conviction, d’assurance et qui offre une très jolie prestation. Enfin, le troisième mousquetaire n’est autre que Earl, un jeune afro-américain plus dégourdi que ses amis et complice de tous les projets cinématographiques de Greg. Joué par le sympathique RJ Cyler, ce personnage apportera un peu de candeur et de fraîcheur à cette histoire d’amitié naissante. Les adultes, tout aussi farfelus que les ados, ne sont pas en reste et sont interprétés par des acteurs reconnus tels que Nick Offerman, Connie Britton et Molly Shannon. Pas du tout larmoyant mais très touchant, « This is not a love story » raconte le parcours initiatique de trois adolescents et une belle histoire d’amitié(s). Ecrasé par « Jurassic Word » lors de sa sortie outre-Atlantique, il est pourtant truffé de belles qualités. Tendre et poétique le long-métrage a tout pour plaire et vaut vraiment la peine d’être vu !
    Marcel D
    Marcel D

    Suivre son activité 81 abonnés Lire ses 200 critiques

    5,0
    Publiée le 26 novembre 2015
    Un film qui me marquera. Des thématiques à la base commune (lycée américain, maladie), traitées avec une finesse, une originalité et un univers magiques. On ne doute pas un seul instant que le réalisateur est un vrai amoureux du cinéma. Les passages au cinéma club, les parodies décalées de film, les passages en stop motion... et le mieux dans tout ça, c'est que la réalisation ne casse pas les personnages - passionnants de justesse, d'humour avec des dialogues terribles - ni l'émotion qui ne tombe pourtant pas dans le larmoyant habituel. Prenez le bon côté de nos Etoiles contraires, rajoutez tout ce qu'il manque et retirez tout ce qu'il a en trop, et vous tombez sur une pépite qui malheureusement encore ne fera que quelques entrées...
    Alain D.
    Alain D.

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    4,5
    Publiée le 17 mars 2016
    Excellente réalisation d’Alfonso Gomez-Rejon. Cette Comédie dramatique superbement mise en scène dégage une ambiance sympathique qui vous embarque immédiatement ; elle bénéficie pour cela d’une excellente bande musicale et de belles images. Le scénario, pourtant grave et assez conventionnel, mous délivre une très belle histoire ; des références cinématographiques offrant de jolis moments surréalistes. Les dialogues sont tour à tour drôles ou émouvants, mais toujours cash et profonds. Coté casting, nous sommes la aussi émerveillé par le talent et la maturité des jeunes comédiens : Thomas Mann (II) dans le rôle de Greg et RJ Cyler dans celui de Earl ; avec une spéciale dédicace pour la prestation grandiose d’Olivia Cooke dans le personnage de Rachel. Le pitch : Greg est en terminale au Lycée. Discret et égocentrique, Earl est son seul ami. Son père, professeur de sociologie, les a initiés au cinéma ; ils ont fait 42 films. Sa mère lui a confié une mission : soutenir Rachel, une fille de sa classe, qui a une leucémie.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

    Suivre son activité 1638 abonnés Lire ses 3 732 critiques

    3,0
    Publiée le 29 septembre 2015
    Bon lorsque j'ai lu le synopsis j'ai vu le truc gros comme une maison, on adapte un truc pour ados avec une cancéreuse pour surfer sur l'histoire d'amour tragique façon nos étoiles contraires, on met un titre "français" disant que ce n'est pas une histoire d'amour pour faire un peu "classe", on emballe le tout et ça plaît à Sundance (tout ce que je déteste). Je déteste ça pour plusieurs raison, déjà je trouve le cinéma indépendant américain assez faux de manière générale (et pas particulière) les Linklater, Payne, ou Hughes je trouve ça insupportable tant c'est faux, il n'y a pas de vrai dans leur "cinéma" tout simplement parce que la plupart du temps ils veulent dire quelque chose avec leurs personnages archétypaux qu'ils veulent faire sortir de leurs archétypes, mais ils restent ces clichés ambulants dans des situations trop écrites qui être vraies. Il n'y a pas de vie dans leurs films. Alors je ne vais pas dire que ce Me and Earl and the Dying Girl est différent, il correspond aussi à un certain genre de teen movie, suivant les étapes de la romance sans jamais vraiment oser y aller jusqu'au bout, mais on reste en terrain balisé. Ce qui va changer en voyant ce film c'est que pour une fois c'est mis en scène. On garde notre ado paumé que je déteste au plus haut point (je hais le monde de Charlie ou je sais pas quoi, la face cachée de Margo et toutes ces gamineries), les passages obligés y sont, mais c'est mis en scène. Alors pas forcément du mieux possible, mais il y a un effort à ce niveau là, on est dans une comédie romantique un peu banale avec un type qui s'est donné les moyens de faire du cinéma et mine de rien c'est déjà pas mal. Le film est très référencé, outre les nombreuses citations de film (j'ai adoré l'imitation de Werner Herzog, mais vraiment j'étais mort de rire, en plus j'adore écouter Herzog parler), les remakes de films façon Be kind rewind (en moins inspirés), on sent très clairement un petit côté sous Gondry, voire sous Anderson (le vrai, celui qui sait faire des films : Wes). Du coup ça apporte un petit vent frais à ce produit qui aurait pu être tout à fait formaté. Par contre notons qu'il est un réel sacrilège de regarder Aguirre en anglais ! Un vrai cinéphile ne saurait commettre une telle faute (oui on parle là de faute, une faute morale ! D'ailleurs si je n'aime pas lorsqu'on commence un film avec un type qui doit raconter un truc, écrire un livre et il se met à écrire sur son iMac dernière génération, c'est une solution de facilité juste horrible, mais là le fait que ça soit narré par le héros permet un ou deux tours de passe-passe plutôt sympa, ce qui permet de maintenir le spectacle (ou son illusion, parce que bon je ne sais pas pour vous, mais je ne suis pas dupe, une fois pourquoi pas ? mais deux c'est louche (faut voir le film pour comprendre)). J'aime beaucoup le personnage du père joué par l'excellent Nick Offerman mais que comme dans tous les films du genre l'on voit trop peu... Ben oui les personnages marrants sont les seconds rôles, mais ils passent bien souvent à la trappe au profit d'un personnage principal un peu nul et fade auquel le spectateur nul et fade peut s'identifier. Or moi dans le vie je suis plus comme Nick Offerman ici que comme le héros... (mais avec un plus beau peignoir). Par contre le rôle de la mère de Rachel, mouais, pour que ça soit vraiment drôle il aurait fallu aller plus loin dans le délire. Le film souffre d'un passage à vide vers le milieu... et la toute toute toute fin est vraiment nulle, genre le dernier plan, c'est tellement évident, faisant écho à quelque chose dit plus tôt dans le film, c'était grillé dès le moment où cette phrase était prononcée que le film allait se finir là-dessus. Bef c'est pas génial, mais c'est mieux que bon nombre de films du genre, ce n'est pas vrai, ce n'est pas beau, ce n'est pas triste, mais quelques scènes sont vraiment drôles, il y a une vraie envie de cinéma derrière... Mais bon ça reste trop dans sa zone de confort. Et puis niveau film de cancéreux je retourne voir la Gueule ouverte ou bien Cris et chuchotements, histoire d'avoir un peu de vrai, un peu de souffrance, de peine. Il y a cependant et je conclurai là-dessus une scène que j'ai trouvé assez juste (pas vraie, mais juste), la scène où la mère pousse son morveux à aller parler à la cancéreuse, tu vois trop la mère qui veut bien faire et le gamin qui s'en fout totalement, ça m'a un peu fait penser au passage avec le renard dans le petit Prince...
    Caramba 747
    Caramba 747

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    4,0
    Publiée le 24 février 2016
    Film délicat, plein de charme et de grace. Les acteurs sont étonnants de retenue. La scène finale est pleine d'émotion transcendée par la musique de Brian Eno. Préparez vos mouchoirs…
    Justine H.
    Justine H.

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    5,0
    Publiée le 7 janvier 2016
    Un excellent film. Triste et émouvant, un film très touchant. Film que je conseille à tout le monde de regarder, et qui en plus de sa met une claque dans la gueule...
    David B.
    David B.

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 488 critiques

    2,5
    Publiée le 26 juin 2016
    Une histoire poignante autour de la maladie et de la position difficile des proches. Tour à tour drôle, long, triste. Un film avec un peu trop de mélo à mon goût...
    au-dela-des-nuages
    au-dela-des-nuages

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    5,0
    Publiée le 6 octobre 2016
    Ce film qui peut faire penser par ces premières images et son affiche à une comédie juvénile d'adulescents américains est en fait très riche. L'excellence du scénario est équivalente à celle des acteurs, de la bande-son, des images. J'ai été fortement touché par ce film (je conseille des mouchoirs pas trop loin pour ceux qui sont sensibles) et je pense qu'il est sans doute un des films les plus tristes et fort sur l'amitié, la vie et la mort.
    bsalvert
    bsalvert

    Suivre son activité 117 abonnés Lire ses 3 092 critiques

    3,0
    Publiée le 12 février 2016
    un film qui aussi léger qu'il paraisse traite d'un sujet qui touche de plus en plus de monde avec une certaine dérision. PLV : des questions restent en suspens à la fin du film
    Pascal I
    Pascal I

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    2,0
    Publiée le 14 avril 2016
    Film gentillet et volontairement enfantin (pas accroché sur ce volet), une voix off pénible à la longue, lent et long. A part cela, le but se veut louable et altruiste avec un peu d'émotions. Pas terrible au final : 2/5 !!!
    Anthony O
    Anthony O

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 678 critiques

    4,0
    Publiée le 19 avril 2016
    Excellent film d'artiste pour les artistes. Le début est longuet mais donne le ton: décalé. La fin est extraordinaire. Le jeu des acteurs est parfaitement dosé. Un petit bijou.
    Gustave Aurèle
    Gustave Aurèle

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    3,5
    Publiée le 22 novembre 2015
    Un film sensible qui parle de cinéma, de maladie, d'adolescence avec beaucoup de tact et de bonne humeur.
    Extremagic
    Extremagic

    Suivre son activité 37 abonnés Lire ses 484 critiques

    1,5
    Publiée le 22 novembre 2015
    Je suis allé voir ce film parce que les gens en parlait en bien, je ne savais pas de quoi ça allait causer même si le titre en disait déjà beaucoup. Et puis j'ai vite compris que ça allait être nul quand j'ai vu arriver cette amourette sous fond de cancer. En gros le film accumule tout ce qu'un premier teen-movie indépendant américain romantico-tragique voudrait faire pour sortir vainement de son carcan. En gros c'est pas la nullité absolue mais tout tombe à l'eau. On a des effets de mise-en-scène dégueux et tape-à-l'oeil qui n'ont pas vraiment de raison de l'être je pense aux plans retournés un peu sans raison, ces grands angles, ces mouvements de caméra, ces plans fixes qui frôlent le plan séquence, etc. Disons que le film essaie de faire quelque chose mais ça ne marche pas du tout. Et puis bon il y a un petit problème de développement de personnages et de leurs relations. En fait les personnages secondaire sont plutôt chouettes mais les principaux relativement stéréotypés. En plus on a pas l'impression qu'on développe cette histoire entre le perso principal et la jeune fille, on voit pas des moments où ils sont très proches, pas assez en tout cas, du coup son meilleur pote prend beaucoup plus de place. Après j'ai pas vraiment ri à l'humour proposé, pareil c'est bien vu mais pas dingue on a des références tous azimuts et c'est pas dingue parce qu'on sent l'aspect premier film sans parler du running gag avec l'élan parce que si la comparaison était bien vue on avait pas besoin de tout ça pour la petit chute à la fin. Je sais pas vraiment comment le dire, c'est pas indigeste mais ça reste globalement assez mauvais, ça ne manque pas de bonnes intentions mais ça manque d'aboutissement, de panache enfin j'en demandais pas tant non plus mais n'en reste pas moins qu'on a surtout l'impression que c'est surfait, beaucoup trop de vouloir faire, pas assez de réussite. J'ai eu l'impression de voir une sorte de sous 500 jours ensemble avec le scénar des étoiles contraires, préférez-lui mille fois Restless dans le même genre, au moins on nous fait pleurer avec du beau, avec un vrai enterrement de pure magnificence, pas avec une scène de pathos à rallonge sur une musique triste.
    Fritz L
    Fritz L

    Suivre son activité 128 abonnés Lire ses 767 critiques

    4,0
    Publiée le 28 novembre 2015
    Par son sujet déjà largement traité ces derniers temps « Retless » de Van Sant, « Nos étoiles contraires » de Josh Boone, je ressens comme un sentiment de malaise vis-à-vis de “This is not a love story”. Il est à noter qu’Alfonso Gomez Rejon, et l’on peut saluer ses louables efforts, réussit toutefois à se démarquer. Il impose une fausse distance au drame, personnifiée par Greg, un ado en marge, mais surtout avec une tonalité humoristique très décalée, tranchant de fait avec le drame poético-romantique (non non, ce n’est pas une attaque !) qu’a réalisé Van Sant, et occultant la machine à larmes (faciles quand même, il faut le dire) du très charmant « Nos étoiles contraires ». Greg, est donc forcé par sa mère, à devenir ami avec Rachel, atteinte d’une leucémie. Lui qui a du monde une vision auto réduite et caustique, se voit peu à peu bousculé dans son quotidien par l’intrusion de cette épreuve à laquelle il n’est absolument pas préparé. Ce sont donc ses doutes, sa rébellion contre le mauvais sort, et son humanité que l’on va découvrir avec lui l’espace de quelques semaines. Le film, chapitré, se veut en fait la mise en images du livre qu’il rédige. Et comme dans la progression d’un roman, c’est un ensemble de situations, de moments privilégiés ou de réflexions qui assemblés bout à bout révèleront au final l’adulte que devient Greg, et la leçon de vie extraordinaire qui en découle. Cette forme narrative s’avère souvent assez stérile à l’écran, là c’est tout le contraire qui se produit. Grace à un savant équilibre entre voix-off et les scènes, le ton enjoué qui malgré tout ne quitte jamais Greg, et la forme très aérienne et ludique de la mise en scène, Gomez Rejon réussit son coup. Il créé également un univers très délicat, entre Gondry (animation en bouts de ficelle, les remakes improbables) et Araki (personnages typés à l’âme triturée). Entre les formes visuelles retenues, les plans fantasques, quelques idées cocasses, hommage au cinéma « étranger » (Herzog et Truffaut en tête) on va de surprise en surprise ce qui provoque dès le début un vaste sentiment d’empathie pour le film. L’acteur principal, le jeune et attachant Thomas Mann n’y est pas étranger, de même RJ Cyler qui est vraiment formidable. Quant à Olivia Cooke sa prestance réussit à sublimer le « mauvais rôle » de faire-valoir qu’on lui attribue. « This is not a love story » par son originalité, apparaît dès lors comme l’un film les plus attachants et subtils de l’année. Alfonso Gomez Rejon s’y est beaucoup investi et il réussit à surclasser plus qu’honorablement, une production de genre dont on est un peu repu à force.
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