Ouija : les origines
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160 critiques spectateurs

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Romain Saint-prix
Romain Saint-prix

37 abonnés 325 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 septembre 2025
Plutôt bon film d'horreur. J'ai passé un bon moment. On est loin du film de série B avec un scénario naze et des jumpscares non maîtrisés. Ici, on sent que le scénario a été travaillé, les personnages ont de la profondeur et l'horreur et le paranormal sont bien exploités. Les créatures sont bien faites et les jumpscares plutôt efficaces. Vraiment un film d'horreur qui sort du lot dans ce que l'on a l'habitude de voir.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2025
Qui est le film ?
Ouija: Origin of Evil n’aurait jamais pû être un bon film. Préquelle opportuniste d’un Ouija (2014) déjà insipide, produit par la filiale horreur de Hasbro pour vendre une planche de bois déguisée en portail vers l’au-delà, le film sentait le cynisme industriel à plein nez. Mais quelque chose a malgré tout déraillé ou plutôt, quelque chose s’est infiltré. Mike Flanagan, alors jeune cinéaste remarqué pour Absentia et Oculus, transforme cette commande en une œuvre presque personnelle, hantée au sens littéral et figuré.

Nous sommes en 1967, dans une banlieue américaine standardisée. Une mère veuve et ses deux filles organisent de fausses séances de spiritisme pour survivre. Quand la plus jeune commence à parler avec les morts pour de bon, l’imposture dérape. Ce que promet le film ? Une possession classique.

Que cherche-t-il à dire ?
Derrière ses apparats de film d’horreur à l’ancienne, Ouija: Origin of Evil porte un double mouvement : interroger ce que signifie croire, et mettre à nu la nature du faux comme seule façon d’accéder au vrai. Le cinéma, comme la voyance, est affaire de trucages. Mais qu’arrive-t-il lorsque le simulacre devient chair ? Lorsque les morts répondent vraiment ? Le film ne cherche pas tant à nous faire peur qu’à nous faire douter : non pas de l’existence des fantômes, mais de notre capacité à les accueillir, à les reconnaître.

La tension principale du film ne réside pas dans l’opposition entre Bien et Mal, mais dans une fissure plus intime : celle qui sépare la réalité d’un deuil insoutenable et la fiction protectrice qu’une famille se construit pour ne pas sombrer. Ce n’est pas un démon qui envahit la maison, mais l’impossibilité de faire face à l’absence.

Par quels moyens ?
Dès l’ouverture, Flanagan filme une fausse séance de contact avec les morts orchestrée avec soin par la mère et ses filles : ombres chinoises, ventilateurs, fils de nylon. La caméra ne cache rien, suit les manipulations avec une forme de tendresse. Ce n’est pas la supercherie qui compte, mais le geste de consolation. Cette scène pose tout le projet esthétique : dévoiler les mécanismes tout en nous interrogeant sur notre besoin d’y croire.

Cependant, là où Flanagan pourrait jouer sur la croyance du spectateur, il préfère tout nous expliquer, nous prendre par la main et désactive du même coup toute puissance d’ambiguïté.

Plus tard, un plan cherche à faire date : celui où Doris, possédée, ouvre la bouche et laisse tomber, lentement, un fil noir de paroles démoniaques. Mais le moment, au lieu de susciter l'effroi, semble plaqué, arraché à un best-of du genre. Le corps de l’actrice n’est pas mis en scène, mais utilisé : elle devient pur effet, pur cliché. Et ce n’est pas un effet réussi, juste attendu.

L’un des grands choix de mise en scène tient dans la manière dont l’étrange s’immisce doucement dans le familier. Pas de jump scare tonitruant, mais des dérèglements progressifs : le surnaturel devient une excroissance du quotidien.

Flanagan mime les codes esthétiques, pour souligner le cadre temporel des années 60. Mais à force de chercher la nostalgie, le film finit par paraître fardé, trop conscient de son style. On n’est jamais vraiment dans le passé, mais dans une version muséifiée du passé. Il en résulte un sentiment d’artificialité permanente.

Enfin, lors de la scène de possession centrale, où la mère découvre enfin la vérité, le montage cherche le crescendo émotionnel : coupe rapide, travelling arrière, musique qui s’élève. Mais le spectateur reste à distance. La scène ne fonctionne pas, car la progression dramatique ne repose sur aucun basculement interne. On ne voit qu’une mécanique de genre qui s’emballe.

Où me situer ?
Je regarde ce film avec une forme de fatigue critique. Il aurait pu être médiocre, paresseux, interchangeable. Il choisit au contraire la voie étroite d’un cinéma de la suggestion, du détail, de la blessure intime. Ce que j’admire, c’est la manière dont Flanagan s’empare d’un moule commercial sans jamais le mépriser : il joue le jeu, tout en creusant un sillon intérieur.

Je vois aussi ses limites : un crescendo un peu attendu, des personnages secondaires sous-écrits, un symbolisme parfois surligné et une verbalisation trop importante. Mais ces failles ne font pas s’effondrer l’ensemble, parce qu’elles sont prises dans un tissu formel et émotionnel cohérent. Et surtout, parce qu’elles témoignent d’un projet qui ose penser.

Ce que le film nous laisse
Je regarde ce film avec une curiosité bienveillante, conscient qu’il tente quelque chose. Mais mon admiration reste au seuil. Flanagan, même dans l’échec, est un cinéaste qui cherche à voir plus loin que le jump scare. Je lui reconnais cette volonté, cette tentative d’échapper au pur produit. Mais ici, il me semble qu’il reste englué dans les contraintes du cahier des charges. Ouija: les origines du mal voudrait parler du deuil, mais n’en fait jamais l’expérience. Il voudrait rejouer une esthétique, mais ne fait que la recopier. Il voudrait faire peur, mais n’inquiète que par soubresaut. À mes yeux, le film trahit son ambition par son manque de courage formel : il reste sur une ligne médiane, sans jamais plonger. Or l’horreur, surtout celle du deuil, exige une radicalité que ce film esquive.

Conclusion
Ce film me laisse face à une impasse : celle d’un auteur bridé par la commande, qui n’a pas encore trouvé comment ruser avec les cadres. C’est un film qui donne l’impression de feuilleter un carnet d’intentions sans jamais les incarner. On entend ce que Flanagan voulait faire. Mais on ne le voit pas souvent. Or le cinéma, c’est ce qui se voit. Ce qui se donne à voir, à lire, à ressentir.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 24 novembre 2024
Une suite certainement moins mauvaise que le film originel, mais qui reste dans la médiocrité ambiante de cet univers. Ce scénario très tiré par les cheveux m’a donné l’impression qu’avec ou sans le fameux jeu de société, les mêmes événements se seraient produits quoi qu’il arrive. J’ai trouvé une direction d’acteurs très bancale, une photographie très pauvre et un montage bâclé. C’est dommage parce qu’il y a quand même quelques bonnes idées gâchées.
Nil Cultiaux
Nil Cultiaux

35 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2024
J'ai nettement préféré celui-ci au premier,braucoup plus envoûté par l'histoire et une énigmes à chaque fois à se demandé comment vont-ils faire pour que ça soit cohérent au premier film ? Juste la fin je ne comprends pas trop mais sinon bon film 
vivaBFG
vivaBFG

23 abonnés 1 623 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 octobre 2024
On reprend les mêmes, un peu, et on brode autour pour captiver le spectateur. Et ma foi, çà fonctionne. Le scénario est bien construit pour nous amener gentiment mais surement vers les origines. Et elles en feront sursauter plus d'un. Bien entendu, pour ce film, le cerveau doit être sur "arrêt", et mettre "sa foi" sur le même canal. En effet, je ne recommanderai pas ce film a des catholiques pratiquants qui seraient susceptibles d'y voir une émanation biblique voire divine.
A voir par les amateurs du genre même si le scénario se répète un peu car on passe un bon moment malgré tout.
Charline Troux
Charline Troux

9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2024
Très bon film. Frayeur OK. Personnages OK. Histoire sympa. Effets sympas pour l’époque. La bouche est grande.
Swyckee
Swyckee

9 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2024
On a vu ce film avant le film "Ouija". C'était vraiment un très bon film. J'ai quand même vu beaucoup de films d'horreur et l'histoire était vraiment bien amenée, malgré quelques tournures prévisibles.
Adam67
Adam67

6 abonnés 552 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 novembre 2023
"Ouija: Les Origines," sorti en 2016, se retrouve avec un titre quelque peu trompeur, car il ne parvient pas à expliquer l'origine du fameux jeu qui sert de prémisse. En dépit de ce nom inapproprié, le film sait néanmoins créer une atmosphère d'horreur bien troussée.

Le réalisateur prend son temps pour installer une ambiance horrifique, et cette lenteur s'avère particulièrement efficace. J'ai su choisir le moment idéal pour visionner ce film, à savoir une soirée solitaire le 31 octobre, la nuit d'Halloween à 22 h. L'une des forces indéniables de "Ouija: Les Origines" réside dans cette ambiance délicieusement effrayante. Cette petite fille de 9 ans, terrifiante à souhait, la maison qui semble aux multiples visages et la dimension catholique du scénario contribuent grandement à l'efficacité de l'horreur.

Cependant, malgré ces qualités, le réalisateur rate parfois des opportunités cinématographiques cruciales, notamment dans la gestion de l'objet central sur la planche de Ouija. Il commet des erreurs, mais il parvient tout de même à glisser l'un des jump-scares les plus efficaces du cinéma d'horreur fantastique selon moi.

La tension dans le film est en constante progression mais, l'apogée déçoit. Le film a une opportunité de faire quelque chose de vraiment spécial avec une fin ambiguë, révélant potentiellement que le démon n'est qu'une métaphore, ou que c'est en réalité la jeune femme qui a tué sa mère et sa petite sœur. Cependant, c'est un tout autre scénario qu'il aurait fallu réaliser.

Un aspect intéressant du film réside dans la façon dont il aborde les prestations frauduleuses liées aux défunts. Il suggère que, bien que ces services puissent être des arnaques, ils peuvent également jouer un rôle dans le processus de deuil en aidant les gens à faire face à la perte de leurs proches. C'est un élément complexe et nuancé du scénario.

En fin de compte, "Ouija: Les Origines" ne manque pas d'effroi, mais il rate l'occasion d'atteindre pleinement son potentiel en laissant échapper quelques opportunités. Malgré ses déceptions, il parvient à créer une atmosphère terrifiante qui saura effrayer et divertir les amateurs d'horreur.

Petite parenthèse, les films d'horreur fascinent et terrifient. Durant mon enfance, j'ai découvert un film d'horreur à la télé sur Gulli, alors que j'étais chez ma grand-mère pendant les vacances. Rien de bien méchant en apparence, mais sa fin m'a longtemps traumatisé. Ce faux bonheur avec les parents en tant que figures de sécurité qui se révèlent être des monstres avec du sang vert est effrayant pour un enfant de moins de 10 ans. Ce film est un téléfilm américain sorti en 1997, nommé "Phantom Town"."
Purple
Purple

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2023
J'ai bien aimé ce film, au début on ne s'attend pas à ce qui se passera comme histoire. J'avoue quand même que la petite est bien dans son rôle. Obligé de regarder autre chose pour aller me coucher l'esprit tranquille.
Tanachou.
Tanachou.

1 abonné 65 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 février 2023
Bon. Je reste assez mitigée quant à mon ressenti sur ce film... D'un côté, quand on parle de ouija, on sait toujours à quoi s'attendre vu que ça tourne toujours autour de la même chose. Le film est sympa, et le casting est largement à la hauteur. J'étais contente de retrouver Elisabeth Reaser qui est une excellente actrice et qui le prouve encore une fois dans ce film. On découvre une mère de famille veuve et ses deux filles qui doivent faire face à de grosses difficultés financières et qui essaient tant bien que mal de sortir la tête de l'eau. Lina, la fille aînée va réveiller le scénario classique du Ouija: une soirée qui finit par une séance de spiritisme... Comme dans tous les films du genre, on sait comment ça continue: la maison est hantée et une personne est possédée. L'histoire, bien que copiant souvent les autres films du genre reste intéressante et ponctuée par des tressautements et effets spéciaux rudement bien menés, même si certains passages traînent quelque peu en longueur. On fait aussi la connaissance d'un prêtre qui à sa manière va essayer d'apporter son aide et ses conseils. Mais ça nous permet d'apprendre des petites choses intéressantes et pas mal d'éclairements quant à la personne possédée et le démon mis en cause. Mais le pauvre, vu comment ça a fini j'ai eu mal pour lui. Au final, c'est comme tous les films de possession, le scénario reste souvent le même à quelques exceptions près. Même si j'ai un avis mitigé, j'ai adoré la fin du film ! On passe d'une surprise à l'autre, mais même si quand on suit le film on s'y attend, j'adore quand les films finissent ainsi.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 janvier 2023
Bien meilleur que le premier opus, cette épisode réalisé par l'excellent Mike Flanagan, donne des frissons, surtout sur l'interprétation, la réalisation inventive malgré des effets spéciaux un peu raté, et une deuxième partie en demi teinte.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 124 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 décembre 2022
Les règles, vous les connaissez dèjà : Ne jamais y jouer seul, ne jamais y jouer dans un cimetière, et toujours dire au revoir! C'est reparti, avec toutes vos mains sur le pointeur de la planche à spiritisme! Esprit de l'au-delà es-tu là ? Allez fais nous un petit signe ? [...] Le monde des esprit est vraiment imprèvisible, certainement moins que cette prèquelle de "Ouija" sorti deux ans après l'original! il y a toujours ce petit truc de peu commun et des choses peu ordinaires auquel on ne comprend pas toujours! il ne suffit pas de claquer le vieux logo de la « Universal » pour faire nouveau! Et pourtant ce deuxième volet est globalement mieux que le premier, le scènario est plus travaillè, et l'interprètation plus attrayante grâce à la très photogènique Annalise Basso et à l'ètonnant Henry Thomas! Ce qui ne veut pas dire que "Ouija : Origin of Evil" (2016) soit un essentiel du genre malgrè quelques effets bien ficelès dans la toute dernière partie...
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 septembre 2022
Le premier épisode était ce qui comptait de plus basique et générique au sein des productions Blumhouse. Cette préquelle, sans être un film d’épouvante extraordinaire, lui est infiniment supérieure sur tous les plans.
Yohan Le sudiste o6
Yohan Le sudiste o6

62 abonnés 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2021
Moi qui suis fan des film d'esprit et bien j'ai été surpris et ravis par ce film captivant du début à la fin. 4/5
STRANGELines
STRANGELines

19 abonnés 102 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 juin 2021
"Ouija : Les Origines" se place dans la continuité des registres de la maison hantée, de la possession, et de l'exorcisme. Essayant de trouver sa place dans un genre horrifique qui a connu il y'a peu une rédemption grâce à la fulgurance de la mise en scène du jeune réalisateur malaisien James Wan dont le savoir faire en la matière venait d'être confirmé par le succès incontournable de ''The Conjuring'', le réalisateur Mike Flanagan : animé par une réceptivité certaine de la vision romanesque de Stephen King, et connu pour ses adaptions originales des romans de fantastique et d'horreur qui lui vaudra sa place dans le rang des meilleurs interprètes des œuvres de l'écrivain américain, revient avec "Ouija : Les Origines", et se libère de sa zone de confort pour côtoyer la possession, et fait de son film un héritier à la fois sobre et original dans la continuité du genre - à nos jours pas si réjouissant ! que nous laisse voir certaines productions.

Jouant avec les codes habituels auxquels on identifie le genre : le réalisateur américain use et a abuse des sauts de peur dans sa dernière partition, mais effraye toujours par son originalité dans le concept et sa manière (diablement efficace) d'esquiver les écueils habituels.

Malheureusement, ne pouvant pas transcender les limites imposées par son cahier des charges : "Ouija : Les Origines" se contorsionne d'idées laborieuses dans ses derniers instants, bourre son spectateur, et s'accorde sur une finalité qui vient s'ajuster à la suite préétablie.
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