À peine j'ouvre les yeux
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57 critiques spectateurs

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Éric De Larmor
Éric De Larmor

20 abonnés 96 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 janvier 2016
À peine j'ouvre les yeux est donc le portrait d'une jeune fille trop libre pour un système autoritaire qui n'a plus d'autres solutions que la répression et la violence pour perpétuer son règne, étendard d'une jeunesse qui fera entendre sa voix quelques mois plus tard. Le film de Leyla Bouzid suit à un rythme effréné la tignasse bouclée et le visage poupin de son héroïne, plongeant à sa suite dans la vie nocturne tunisienne, ses rues, ses bars et ses boîtes de nuits. Il laisse une grande place à la puissance de la musique – rock inspiré des rythmes du mezoued, musique populaire tunisienne – et aux textes chantés par Farah. Et offre deux magnifiques personnages à deux sublimes actrices autour desquelles le récit se resserre peu à peu : la jeune Baya Medhaffar, dont c'est la première apparition, incarne Farah avec une énergie ébouriffante face à la célèbre chanteuse tunisienne Ghalia Benali, remarquable dans le rôle de sa mère Hayet.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 6 janvier 2016
Surprenant premier film. autour de cette chanteuse immature, insouciante, agaçante qui affronte une terrible réalité. Superbes chansons. Bravo capitaine.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 janvier 2016
Film splendide et revigorant, l'histoire d'une magnifique jeune fille Tunisienne avec ses envies et ses convictions, un grand courage !
À voir absolument !!
chas
chas

38 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2016
Elle est belle la jeunesse !
Mais je craignais que ce film soit manichéen :
le pouvoir d’un dictateur vers sa fin, Ben Ali, nous sommes en Tunisie en 2010, et des parents coincés
contre la musique, et les premiers amours.
Pourtant tout est nuancé, fin et fort, complexe et évident. Bien filmé, de près et à distance, avec des temps de tension et de grâce, du punch et de douceur, dans la sensualité et la pudeur, les passions et la retenue.
Ces derniers temps nous avons été gâté par les femmes réalisatrices avec la belle révolte de « Mustang » ou avec « Much loved » du côté de Marrakech.
Le titre est extrait d’une des chansons qui galvanise ce film :
« A peine j’ouvre les yeux,
je vois des gens éteints,
leur sang est volé,
leurs rêves délavés… »
Paroles mélancoliques sur des rythmes rocks qui n’oublient pas le oud, et grand bol d’énergie.
Les actrices sont excellentes et la mère qui préfère pour sa fille des études de médecine à une vie dangereuse est jouée par la belle Ghalia Benali … chanteuse.
L'albatros
L'albatros

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 janvier 2016
Un premier film très puissant, porté par l'universalité de son sujet (jusqu'où revendiquer sa liberté ? jusqu'à quel point en payer le prix ?) et par l'immersion dans une réalité tunisienne singulière et intense... La facture est parfois "à l'arrache" mais l'énergie et la force des interprètes emportent tout. Magnifique.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 24 janvier 2016
Très décevant (je ne me fierai plus aux critiques de Allociné) pourtant il y avait un bon sujet. Une réalisation d'amateur, un scénario ennuyeux, à part le personnage de la mère bien interprétée, on s'ennuie beaucoup.
NewBoorn
NewBoorn

70 abonnés 576 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 février 2017
"A peine j'ouvre les yeux" est à l'image de son actrice, charmant et particulièrement actuel. Entre jeunesse, interdits et vie nocturne tunisienne, l'oeuvre atteint son paroxysme dans les moments musicaux, de petits chefs d'oeuvre d'appel à la liberté et l'émancipation.
Hotinhere

794 abonnés 5 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2024
Une chronique sensible et vibrante qui prend le pouls de la jeunesse de Tunis à l’aube du printemps arabe, incarnée par la lumineuse Baya Medhaffer. 3,25
Charlotte28
Charlotte28

204 abonnés 2 900 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2024
Pamphlet politique dénonçant la corruption des instances juridiques, la domination patriarcale, l'intolérance moralisatrice au pouvoir en Tunisie, ce drame féministe suit le cheminement forcé vers la maturité d'une nonchalante héroïne provoquant le pouvoir par ses chants de révolte. Parfaitement interprétés, les personnages nuancés évoluent vers leur vérité cependant que la narration gagne en force, servie par une caméra qui filme à merveille les émois du corps et les émotions du coeur. Sans dialogues superflus ni pathos, le scénario s'appuie sur l'image, le geste, le regard (terrible scène de violence policière) pour témoigner de l'emprisonnement social d'une jeunesse ou de femmes aspirant à la liberté de choix et d'expression. Puissant.
Christoblog

922 abonnés 1 805 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 janvier 2016
La difficulté à vivre sa jeunesse sous la dictature Ben Ali : on peut légitimement craindre qu'un pitch comme celui-ci engendre un film ruisselant de bons sentiments, parfaite caution morale pour les festivals désireux de soigner leur image.

Le film de Leyla Bouzid semble d'abord cautionner cette crainte : le personnage de Farah est presque trop solaire, et ses élans bigrement naïfs.

Pourtant, plus l'intrigue se développe et plus l'impression initiale s'estompe. A peine j'ouvre les yeux aborde bien des sujets et recèle son lot de surprises en tout genre, y compris de formidables moments musicaux. Même s'il est parfois maladroit ou un peu démonstratif, il intrigue et interpelle.

Parmi les réussites incontestables du film, il faut signaler la performance de la chanteuse Ghalia Benali, jouant la mère, admirable de prestance.

Le film est intéressant par ses ressorts dramatiques, sa mise en scène et son aspect quasi documentaire sur la Tunisie d'avant le printemps arabe : il faudra suivre la suite de la carrière de Leyla Bouzid.
orlandolove
orlandolove

170 abonnés 1 736 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 janvier 2016
Dès son ouverture, la mise en scène sensuelle et énergique nous accroche. La musique titille joliment nos oreilles. La jeune actrice est épatante, très naturelle dans son jeu. Son personnage ouvre en effet à peine les yeux sur le monde, désireuse de vivre pleinement et libre. En arrière plan, une menace plane constamment, celle d'une dictature d'autant plus violente qu'elle se sait en bout de course. Fille, mère, père : chaque protagoniste sera confronté à des choix où se heurtent les idéaux, les responsabilités et le danger. Belle découverte.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 octobre 2016
Une jeune fille tunisienne passe le bac, joue dans un groupe rock, fréquente les bars (d’hommes, bon y’a pas de bar de femmes), chante des chansons très critiques envers le régime Ben Ali. On est en 2010, et elle incarne la jeunesse qui va se rebeller quelques mois plus tard lors des printemps arabes. Le titre du film reprend les paroles d’un morceau phare du groupe et témoigne de l’esprit de révolte de la jeunesse : « à peine j’ouvre les yeux, je vois les gens éteints, leur sang volé, leurs rêves délavés… je vois des gens qui s’exilent, traversant l’immensité de la mer en pèlerinage vers la mort ». Terriblement d’actualité, les migrants comme tout être humain préféreraient vivre sur leur terre si les conditions de vie décentes étaient réunies. Voilà pour le côté politique du film.
Ce premier film engagé de la tunisienne Leyla Bouzid a le mérite de montrer les dérives d’un état policier et la place laissée aux femmes dans une société gérée par les hommes. Après dans sa mise en scène et son scénario, elle ne fait pas preuve de beaucoup d’inventivité et passe bien en revue tous les poncifs condamnant un état autoritaire. Ce petit film, teen movie d’émancipation, révèle un vrai potentiel sur la seconde moitié lorsque l’on rentre dans la relation mère-fille ; la jeune Farah et sa maman. Et on comprend que la génération précédente a tracé la voie pour leurs filles ; la génération des quadras est par contre rentrée dans le rang. Et en essayant d’enterrer les élans révolutionnaires de sa fille en la trainant vers des études de médecine, c’est sa propre jeunesse qu’elle rejoue. Les arcanes de cette relation mère fille constituent le seul enjeu d’un film assez gentil pour le reste.
conrad7893

352 abonnés 1 679 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 décembre 2016
Un film qui nous montre peu de temps avant le printemps arabe, cette jeunesse qui se bat pour la liberté d'expression pour la liberté tout court. L'héroïne , une jeune fille rebelle, libre, utilise au sein de son groupe de rock, la musique pour exprimer son mécontentement envers le gouvernement de Ben Ali.
Un film engagé très réussi avec de très bons moments musicaux.
L'actrice est très convaincante pour un premier rôle.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 246 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 février 2016
Un portrait d'une partie de la jeunesse tunisienne au moment du printemps arabe. Mais cela ne parle pas seulement d'un moment historique du Maghreb. Ce film montre aussi les rapports familiaux et de couple dans un contexte particulier et, de ce point de vue là, il est plutôt réussit. Un bon film, très intéressant pour le scénario et les acteurs mais la mise en scène avec la caméra emporte à l'épaule est un peu agaçant. L'ensemble, néanmoins, est bien fait et louable.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2016
A Peine j’ouvre les yeux est un cri de la jeunesse pour la liberté. Quelques mois avant la Révolution tunisienne en 2010, Farah jeune majeur ne souhaite pas suivre un cursus scolaire normal. La jeune vagabonde aime le rock, aime chanter et aime ses amis. La réalisatrice Leyla Bouzid montre toutes ces soifs juvéniles avec une énergie débordante. Si certaines prestations laissent parfois à désirer, le film dégage un naturel non négligeable. Si les chansons ne seront pas au goût de tous, elles aussi apportent cette touche de spontanéité. Voici un film à replacer dans son contexte, nous ne sommes pas dans un pays où les jeunes peuvent s’exprimer librement et A Peine j’ouvre les yeux nous montre l’insoumission et qu’il existe malgré tout un pouvoir politique chez les jeunes adultes.
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