Le Lendemain
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dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2016
Difficile d'être pour ou contre ce film : il est vrai que le scénario est improbable (pourquoi un lycéen coupable du meurtre de sa copine voudrait revenir dans le lycée d'où il vient ?) et que la fin est une non-fin, très frustrante et montre une certaine absence de maturité dudit scénario. Le pour est plutôt d'ordre cinématographique : en plan large, des scènes longues laissant venir la psychologie des personnages, un gros travail sur le son pour matérialiser à la fois les scènes de vie quotidienne et le hors champ. Beaucoup de références cinématographiques : on pense à Éléphant, La chasse, We need to talk about Kevin, entre autre. Difficile d'adhérer complètement au film, le truc génial c'est la tension extrême et permanente, surtout dans les plans larges, mais la catharsis finale
n'est pas complète.
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 juin 2016
Un jeune homme a étranglé sa copine. Deux ans après l'évènement, il sort de prison et réintègre son lycée, et .... la classe même où il était !

Difficile pour moi de me concentrer sur un film qui part d'un postulat aussi grotesque.

Je vais quand même essayer de donner un avis objectif. L'histoire dévoile progressivement le terrible passé, en n'évitant aucun effet prévisible et dramatique. Exemple : la mère de la victime pique une crise en croisant l'assassin au supermarché (on la comprend !). On ne peut pas dire que le scénario fasse dans la subtilité. Deuxième exemple : en parlant de sa nouvelle copine, son frère lui demande "Tu vas aussi la tuer, celle-là ?"

Le script fait vraiment l'effet d'un bulldozer enfonçant les portes ouvertes et écrasant toute véllléité d'originalité. Le film est bâti sur des principes tellement aberrants (personne n'appelle la police) qu'il se dégage du Lendemain un profond sentiment d'irréalité.

Les histoires de lynchage semblent intéresser particulièrement les cinéastes scandinave (voir La chasse), comme si l'aspect très lisse de ces sociétés cachaient de terribles pulsions.

L'acteur principal joue le mutisme obstiné avec une constance absolue (et entre nous, n'a pas l'air dévoré par le remords...), alors que les autres acteurs adoptent des jeux très stéréotypés. Le film semble vouloir hurler silencieusement son "message" : tout le monde a droit à la rédemption. Amen.

Il serait risible s'il n'était pas terriblement ennuyeux.
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2016
Il est des films qui ne sont pas de tout confort. De par son sujet et son apparente austérité, « Le Lendemain » fait partie de ces long-métrages. Mais il serait dommage de ne pas se laisser tenter tant le film est fort. Il n’est d’ailleurs pas sans rappeler le cinéma de Haneke en général ou le film de Thomas Vinterberg, « La Chasse », avec qui il partage beaucoup de similitudes en plus de la Scandinavie comme terre de production (le Danemark pour ce dernier et la Suède ici).

Le retour à la maison d’un adolescent qui sort d’une maison de redressement après un crime que l’on présume très grave va bousculer les habitants d’une petite ville de Suède. Le réalisateur Magnus van Hoorn décortique alors les mécanismes psychologiques de chacun, de l’adolescent à sa famille en passant par ses collègues de classe et sa nouvelle petite amie, avec objectivité et une précision chirurgicale. « Le Lendemain » nous entraine dans une spirale de violence psychologique et physique qui semble irrévocable ; le souvenir et la rancœur de ce drame passé agissant comme un poison persistant dans la mémoire collective.

Le rythme est parfois un peu languissant, certaines scènes s’étirent et il faut faire abstraction des nombreuses zones d’ombres qui parcourent le film (l’absence de la mère par exemple). De plus, le film est d’une froideur clinique qui peut rebuter au premier abord mais ce naturalisme voire cet ascétisme dans la mise en scène sert le propos. On est face à un drame psychologique intense aux thèmes lourds allant du pardon au poids du passé en passant par la culpabilité, mais tous traités magistralement. La prestation du jeune Ulrik Munther fait beaucoup dans la réussite du film car beaucoup de sentiments et de ressentiments passent par les silences, les regards et les gestes dans le film. Et l’intériorisation puis les explosions de son jeu collent parfaitement à ce personnage d’adolescent broyé dans sa jeunesse par son acte malheureux.

Le réalisateur fait le choix d’uniquement relater les faits sans porter de jugement. C’est à nous de décider si John mérite ou pas la rédemption bien que le fait de ne pas voir le crime dont il est coupable et qu’il ne soit pas décrit dans les détails plaide davantage en faveur du pardon. Plusieurs scènes, par leur réalisme et leur violence sèche qui arrive sans crier gare, impressionnent mais la dernière est d’une puissance émotionnelle rare et sert de catharsis aux deux parties. Un moment très intense pour un film fort aux thématiques peu aimables mais réellement bien traitées. Un drame de la vie qui glace le sang et vous imprègne durablement.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2016
Un premier film qui ne souffre guère des scories habituellement posées dans un premier essai. Du genre voyez tout ce que je sais faire. Bien au contraire. Le réalisateur suédois œuvre avec sensibilité et même délicatesse pour révéler l’histoire d’un gamin coupable d’un passé que son entourage ne lui pardonne pas. Un sujet difficile, habilement posé sur les sentiments et les états d’âme sans jamais en tirer de conclusions fiévreuses et partisanes. Un premier film, un premier choc.
Pour en savoir plus
dagrey1
dagrey1

107 abonnés 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2016
John, un adolescent, rentre chez son père après avoir purgé sa peine de prison et retrouve son ancien lycée. Mais la communauté locale n’a ni oublié, ni pardonné son crime. Sa présence exaspère ses camarades de classe, l’atmosphère devient irrespirable.Suscitant le rejet et la peur, John perd espoir et la violence qui l’a conduit en prison refait peu à peu surface....

"Le lendemain" est un film réaliste sur la "deuxième chance" et le pardon. Magnus Von Horn filme avec sobriété la difficile tentative de réinsertion d'un adolescent dont le retour dans son village natal réveille les mémoires et suscite l'hostilité, bouleversant même son propre milieu familial. Le réalisateur fait le choix de ne pas révéler clairement de quel crime John est coupable.

Le film centré sur un sujet aride mais intéressant pêche cependant par sa lenteur. Magnus Von Horn prend un malin plaisir à filmer en temps réel la sortie de prison de John, ses retrouvailles avec son père, les scènes de repas à table où se croisent des bruits de mastication -comme dans "la vie d'Adèle"- mais sans gros plans. Ces plans m'ont personnellement semblé interminables..

Le film se caractérise également pas une tension sous jacente constante.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juin 2016
Une claque.
Un premier long-métrage fort et implacable sur la question de la rédemption d'un jeune adolescent au sein d'une communauté suédoise violente et hypocrite. La mise en scène est âpre, épurée et doublée de la sublime image du chef opérateur de "Ida". Le regard est à la fois humain et intense.
Magnus von Horn n'est pas un futur grand cinéaste, il l'est déjà.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juin 2016
Excellent film sur les conséquences du non-dit dans une société patriarcale où la parole (des dires mêmes du réalisateur) ne fait que très peu état des sentiments.
Ce film juste et sensible d'un futur grand réalisateur pose la question de la réhabilitation dans la societe des jeunes délinquants.

Peut-on laisser une seconde chance? Et surtout comment éviter, à travers un travail en amont dans la société, que des drames tels que celui évoqué dans le film ne se produisent?

A travers une mise en scène implacable, l'auteur peint un tableau sans concession d'un pays souvent présenté comme idéal dans les médias.
Une autre vision donc, à confronter à ce que l'on entend sur le modèle idéal des pays nordiques!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juin 2016
Magnifique ! Sensible, juste, terrifiant et émouvant.
Le premier film d'un cinéaste à suivre, un futur Grand.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 juin 2016
Le Lendemain – entre esthétisme narratif et puissance émotionnelle

Comment vivre après avoir commis un crime alors qu’on à peine 16 ans ? C’est la question que se pose Le Lendemain, film polono-suédois réalisé par Magnus Von Horn. Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2015, ce premier long métrage allie avec intelligence esthétisme et puissance émotionnelle.

Si le cinéma danois est devenu monnaie courante dans nos salles avec par exemple Men & Chicken ou A War actuellement visible partout en France, le cinéma suédois se fait plus discret. En 2015, on avait pourtant été subjugué par Snow Therapy de Ruben Östlund, jeune cinéaste suédois qui avait avec brio mis en scène les vacances tumultueuses d’une famille suédoise dans les Alpes. Cette année, c’est une nouvelle pépite nous vient du pays de Zlatan et d’Ingmar Bergman. Le Lendemain est le premier film de Magnus Von Horn, réalisateur suédois, mais qui a fait ses classes en Pologne. Pour son premier long métrage, Von Horn, s’est d’ailleurs associé avec le producteur Mariuz Wlodarski et le chef opérateur Lukasz Zal. Ce dernier s’est fait notamment remarquer pour son travail sur Ida, film de Pawel Pawlikowski récompensé aux Oscars (meilleur film étranger) en 2015. Le Lendemain raconte l’histoire de John, adolescent qui rentre chez son père après avoir purgé sa peine de prison et aspire à un nouveau départ. Mais la communauté locale n’a ni oublié ni pardonné son crime. Dans l’impossibilité d’effacer le passé, il décide d’y faire face.

La Force du hors-champ

Une nouvelle fois, Lukasz Zal fait preuve d’un sens de l’image remarquable. Le Lendemain marque en effet de prime abord par son esthétisme. Ambiance froide d’un village du sud de la Suède rongé par le silence, plans fixes sur une famille qui doit faire face… Von Horn et son chef opérateur arrivent à représenter la tension permanente pour au final produire un film sensible et touchant. L’émotion se transpose dans ce qui ne se voit pas, dans les non-dits, les plans hors-champ ont ici une place prépondérante et sont d’une justesse impeccable. La scène du déjeuner au retour du supermarché est un grand moment de cinéma et restera l’un des moments marquants de ce film.

La mise en scène ne prend absolument pas parti pour un camp ou pour un autre, Von Horn reste le simple spectateur d’un monde renfermé sur lui-même et sur ses démons. Avec Le Lendemain, le cinéaste porte un regard froid et clinique sur la société suédoise. Dans une certaine mesure, le film nous fait penser à La Chasse, l’injustice en moins. Mais contrairement au film de Thomas Vinterberg, il n’y a ni de bons ni de méchants. On est à la fois touché par dans le destin tragique de cet adolescent (magnifiquement interprété par Ulrik Munther), mais aussi par son père, par la famille de la victime et par tous ces personnages touchés de prêt ou de loin.

Glaçant et puissant, Le Lendemain est un premier film très réussi. Avec ce long métrage Magnus Von Horn maîtrise son sujet avec grâce, esthétisme et intelligence. À la croisée des chemins entre La Chasse et We Need To Talk About Kevin, Le Lendemain ne laissera pas indifférent. Notre gros coup de cœur de la semaine
WutheringHeights
WutheringHeights

131 abonnés 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2016
Une mise en scène clinique au service d’un scénario implacable. Naissance d'un metteur en scène.

LA SUITE :
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2016
Réalisateur suédois de 32 ans, Magnus von Horn a étudié le cinéma en Pologne, à l’école de cinéma de Łódź. Après plusieurs court-métrages tournés en Pologne et en langue polonaise, c’est en suédois mais toujours avec une production polonaise qu’il a tourné en 2011 le court-métrage" Neige Tardive". "Le Lendemain" est son premier long métrage. Ce film, présenté en 2015 à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes, est une production polonaise, en langue suédoise et tournée en Suède. Ce film sur le retour très difficile d'un adolescent dans son village d'origine après 2 ans de prison suite à l'acte terrible qu'il a commis, s'avère souvent proche, par certains côtés, de ce que nous a proposé Haneke dans le passé, Ce film à la fois polonais et suédois, s’avère donc très prometteur. Même si on peut regretter que la première partie soit un peu trop longue, la façon dont Magnus von Horn nous dévoile petit à petit le passé de John, le personnage principal, la peinture austère et acérée qu’il fait de sa famille et des élèves du lycée dans lequel il espérait arriver à tourner la page, tout cela montre des qualités évidentes de mise en scène et de direction d’acteurs. Quant au chanteur pop suédois Ulrik Munther, il fait une entrée remarquée dans le monde du cinéma.
Felipe Dla Serna
Felipe Dla Serna

32 abonnés 245 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2016
On est bien loin, ici bas aux pays latins, de l'univers nordique en ce qui concerne la communication verbale et c'est justement ça la source des problèmes d'acceptation: quand on se parle pas il faut que ça pète... On comprend aisément que le protagoniste a fait une grosse bêtise et son retour à la vie quotidienne dans son lycée et chez lui, à la sortie du centre de redressement, est plutôt dure et sa famille ne l'aide pas vraiment non plus. Le message d'impasse n'est pas très encourageant, mais ç'a le mérite de poser crûment le problème sur la table....euh pardon, sur l'écran. Des longueurs et silences trop pesantes lestent le film qui est par ailleurs d'une violence parfois insoutenable.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 14 juin 2015
Ce film est extraordinairement bien construit, réalisé et joué. J’ai beaucoup aimé ce fonctionnement psychologique qui se répète de génération en génération. Le petit-fils ressemble au grand-père, il est rempli d’une violence prête à exploser lorsqu’elle est trop pleine. Cette violence prend son origine Dans la conformité du père à la société ambiante Il faut faire comme ci et comme ça pour satisfaire le Surmoi paternel et le Surmoi du village qui lui aussi met sa pression. La violence prend aussi son origine dans un mauvais fantasme de naissance : le jeune homme étrangle sa victime comme le vagin lors de l’accouchement et la mère de la victime à son tour voudra étrangler John. Ces violences fondent le suicide et le crime (qui est un suicide projeté sur les autres) c’est contre ces pulsions que luttera John pour échapper à la répétition de la violence générationnelle...
Très bon film d’un très bon niveau psychologique et filmographique.
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