Le Corbeau
Note moyenne
4,1
4759 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

143 critiques spectateurs

5
56 critiques
4
58 critiques
3
24 critiques
2
4 critiques
1
1 critique
0
0 critique
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2022
Le film se déroule dans une ville Française d’avant-guerre, avec son ambiance et ses rites, mais par son « Une petite ville, ici ou ailleurs » apparaissant sur le premier plan du film, Clouzot indique que les comportements qui seront montrés, sont eux, universels. Premier plan qui se termine sur le cimetière, affirmant d’emblée la présence constante de la mort dans le film, qui s’ouvre sur celle d’un nouveau-né et se clôt sur celle d’un vieillard. Entre temps, le réalisateur, à partir d’une situation inspirée d’un fait divers authentique, aura montré les tourments et turpitudes du genre humain. Le regard de Clouzot est lucide, désabusé, presque cynique, à l’image de son personnage central Germain, ce qui produit un grand film noir. Mais il est en même temps compréhensif et nuancé, apportant relativité, complexité et intelligence. La narration est impeccable, et plusieurs scènes restent dans les mémoires, par leur puissance narrative ou symbolique (la scène de la procession funéraire qui enjambe la lettre anonyme, la scène de la lettre tombant dans l‘église, contredisant le sermon en cours, la scène -mythique- de l’ampoule qui se balance, oscillation entre ombre et lumière, entre vérité et mensonge, entre bien et mal). Un immense film du cinéma français, auquel ne manque qu’une once d’émotion.
Alexcherbourg
Alexcherbourg

23 abonnés 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 31 janvier 2011
Ce film se regarde comme un thriller haletant et aux rebondissements multiples, la gorge nouée par son ambiance nauséabonde, celle du régime de Vichy, où tout le monde espionne tout le monde, et où la délation se subtilise aux procès, où l'humanité ne présente que sa face la plus sombre, manipulation, trahison, haine du prochain... La mise en scène est parfaite, et Pierre Larquey et Ginette Leclerc (le rôle qu'elle joue dans ce film brisa sa carrière) au faîte de leur exceptionnel talent. Même les rares êtres au bon coeur du film se retrouveront vite contaminés par cette misanthropie contagieuse: Pierre Fresnay se met à espionner sa maîtresse, et enverra une innocente à l'asile! Pourtant rien n'est manichéen dans le film: Où est l'ombre? Où est la lumière? On ne pourra que regretter l'autodafé qu'ont subi divers protagonistes du film, qui est une violente diatribe qui a eu le courage de sortir pendant l'époque la plus sombre du pétainisme. Pourtant, malgré sa fin contraire à toute morale, ce film a en lui bien plus de résilience qu'il n'y paraît: le beau rôle n'est-il pas donné à Pierre Fresnay (dont le personnage est porte-parole d'une certaine forme de progrès social et moral, comme l'avortement), vichyste convaincu; montrant ainsi que nul n'est déterminé, et qu'on peut avoir foi en l'homme si tant est qu'on lui donne une chance.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 11 septembre 2012
Un scénario très malin avec beaucoup de mystères, le spectateur soupçonne tout le monde (ainsi que les personnages) et en plus le ton utilisé par Clouzot fait pensé à certains thriller (notamment ceux de Hitchcock). Les dernières minutes sont particulièrement réussies.
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2010
Il fallait oser faire un film en pleine guerre qui dénonce la délation. Car n'oublions pas que sous l'occupation la délation était fortement encouragée. Henri-Geores Clouzot, en nous montrant ce petit village français traditionnel, nous montre en fait la France à mon avis, en faisant un vrai pamphlet contre cette pratique.
Mais... la mise en scène est peu être trop formelle et certains rebondissements sont trop attendus (du moins pour moi)...
Ce n'est pas le chef d'oeuvre annoncé pour ma part, mais un bon film tout de même.
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2010
Clouzot et son "Corbeau" a suscité de vives émotions à sa sortie en 1943. D'abord parce qu'il évoque implicitement une période sombre de notre histoire : la collaboration et puis qu'il dépeint des hommes lâches, mesquins, indignes La noirceur de l'âme est superbement rendu dans une scène de génie où le docteur Rémy Germain (interprété par le très bon Pierre Fresnay) se retrouve sans le savoir avec le Corbeau dans la salle de classe où ce dernier (Pierre Larquey) lui explique le dualisme de la nature de l'homme qui oscille, telle la lampe qu'il agite, entre le bien et le mal.
On est pris au dépourvu jusqu'au dernier moment, ne sachant qui est ce fameux délateur car Clouzot a mis des masques sur tous les visages. Il faut aussi parler du beau rôle de Ginette Leclerc en infirme pathétique qui entretient des rapports passionels avec rémy.
C'est donc encore un beau film français de Clouzot à voir absolument.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2016
Un fameux suspense que ce Corbeau, servi par une pléiade d'interprètes de talent dans une mise en scène au rasoir de Mr Clouzot. Très audacieux vu le contexte de l'époque que de raconter cette histoire qui préfigure tout le cinéma de Chabrol, avec ces personnages de bourgeois provinciaux croqués avec férocité. Pierre Fresnay y est plus impressionnant que chez Pagnol et l'histoire est d'une efficacité diabolique.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2010
Classique des classiques, toujours aussi impressionnant à la troisième vision ou plus. On peut pointer l’influence de l’expressionnisme dans l’utilisation des contrastes d’ombres et de lumières, des angles de vues déséquilibrés (la fuite de la sœur Corbin), mais aussi dans le thème de la folie, du personnage joué par P. Larquey, semblable au docteur caligari ou au directeur d’hôpital psychiatrique du « Testament du docteur Mabuse ». L’analyse de la faiblesse humaine est sans concession, mais aussi sans cynisme ni misanthropie. Quand un film a cette profondeur et cette densité intemporelles, tout en rendant si bien compte de son époque, on est au niveau des plus grands chef-d’œuvres romanesques.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 7 septembre 2008
Avec peu de choses Clouzot arrive à donner une belle épaisseur au film et la tension est entretenu jusqu'au bout.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 853 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 septembre 2023
« Orgueilleux... Depuis qu’il souffle sur la ville un tourbillon de haine et de délation, toutes les valeurs morales sont plus ou moins corrompues. Vous êtes atteint, comme les autres. Vous tomberez, comme eux. »

Accusé à la libération d’avoir collaboré avec l’occupant nazi, Henri-Georges Clouzot fut lavé de tout soupçon peu de temps après. On lui reprochait, outre d’avoir travaillé avec la Continental, société de production sous capitaux allemands, d’avoir, à travers ce Corbeau, donné une mauvaise image des Français et des Françaises, sujet soi-disant repris par la propagande allemande pour justifier l’invasion de la France. Rien que ça. De nombreuses années durant, d’ailleurs, son film sera boudé tant par la droite catholique pour son apologie (pourtant très discrète) de l’avortement et par la gauche communiste pour sa noirceur. En vérité, la seule chose qu’on puisse reprocher à ce film, c’est la coiffure bavaroise de Micheline Francey.

Celle-ci donne la réplique à un fidèle de Clouzot, le fabuleux Pierre Fresnay, en médecin froid et distant. Autour d’eux, on retrouve une galerie de personnages savamment interprétés, Ginette Leclerc en nymphomane hypocondriaque, Pierre Larquey en doyen du corps médical et psychiatre blasé, Héléna Manson en infirmière aigrie, Noël Roquevert en directeur d’école naïf, Liliane Maigné en jeune peste de 15 ans pourtant déjà postière, Louis Seigner en médecin jaloux et Antoine Balpêtré en médecin chef alcoolique.

Le génie de Clouzot, scénariste et dialoguiste, avec Louis Chavance futur scénariste de Cayatte, c’est la tension qu’il fait monter au fil de la narration, opposant ses personnages au gré des dénonciations calomnieuses, laissant planer le spectre de l’indicible dans une pesante ambiance morale, jusqu’à nous plonger nous-même au coeur de la paranoïa collective. Il faut bien le talent des acteurs et actrices ainsi que l’humour noir des dialogues pour percer le pessimisme assumé de son récit, froid et implacable.

Sa palette technique et sa maîtrise parfaite des jeux d’ombres, elles, préfigurent le renouveau du cinéma d’après-guerre, d’Hitchcock à Melville en passant par Carol Reed.

En deux films seulement, Clouzot s’impose comme un génie du suspense et de la noirceur humaine. Le nombre de chefs d’oeuvre qu’égrène sa filmographie en atteste.
VodkaMartini
VodkaMartini

63 abonnés 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Chef d'oeuvre cinglant, qui fit grincer bien des dents et on le comprend car renvoyant dos à dos tout ceux qui pensaient avoir leur bonne conscience pour eux. Un magistral moment de cinéma, à l'économie dan sa réalisation et pourtant d'une tension jamais prise en défaut, et qui fait la part belle à des acteurs en état de grâce, Fresnay, Roquevert, et Larquey, grand parmi les grands. Un des plus grands films de tout les temps.
ASSRANCETOURIX
ASSRANCETOURIX

25 abonnés 319 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 août 2012
Le chef d'œuvre ! Le Chef D'œuvre absolu, par le meilleur metteur en scène Français de tous les temps ! Histoire magnifique d'une cruauté et d'une violence intellectuelle poussés au paroxysme, avec des dialogues et une mise en scène fascinante. Les numéros d'acteurs exceptionnels se succèdent avec un rythme magistral, servis par des mots aussi tranchants qu'un scalpel. L'autopsie d'une Ville, d'une foule, et d'individus en pleine ébullition. L’âme humaine décortiquée avec génie. Il est très piquant d'ajouter que la production de ce film qui dynamite tous les préjugés officiels, (avortement, bêtise des foules, institutions incapables.) se fit grâce à l'Occupation allemande, qui permit au réalisateur d'éviter la censure Française (qui laissait passer tous les films avec le label Germanique), Alors que la censure Allemande ne se préoccupait nullement des affaires entre occupés.
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2013
Durant un enterrement, une lettre tombe du corbillard et c'est depuis cette lettre, en adoptant en quelque sorte son point de vue, en contre-plongée, que l'on regarde les membres du cortège funéraire. Le personnage incarné par Héléna Manson s'enfuit dans les rues de la ville, poursuivi par les voix furieuses d'une foule invisible ; son voile noir vole au vent comme la robe d'un corbeau... Une dictée de lettres anonymes est organisée dans une salle de classe de l'école communale, afin de démasquer l'auteur de ces lettres. Les deux médecins joués par Pierre Fresnay et Pierre Larquey ont une discussion sur le bien et le mal, au gré du balancement d'une lampe qui les plonge tantôt dans la lumière, tantôt dans l'ombre. Une vieille femme portant le deuil quitte une maison, dans la lumière du jour, après avoir appliqué sa justice... Ce sont autant de scènes cultes qui émaillent ce chef-d'oeuvre du cinéma français. Clouzot s'appuie sur des comédiens exceptionnels (Fresnay, Larquey et Leclerc en tête, avec une pléiade de beaux seconds rôles), des dialogues brillants et un scénario diablement habile, tout en fausses pistes, pour donner naissance à un film qui tient à la fois de la satire, du drame et du film noir aux accents visuels expressionnistes. Un film sur les apparences trompeuses, les bassesses d'une bourgeoisie "respectable", la corruption sociale, la mécanique des foules... Tourné en 1943, Le Corbeau offre un tableau au vitriol de la société française et plus largement du genre humain, dans un esprit et un style qui peuvent faire penser à l'oeuvre de Stroheim (notamment Les Rapaces). Bien qu'inspirée d'un fait divers survenu à Tulle dans les années 1920, l'histoire fait bien écho au climat délétère qui régnait sous l'Occupation. Il en restitue admirablement l'ambiance de haine, de paranoïa, de suspicion. Les lettres du corbeau rappellent les trois millions de lettres de dénonciation qui ont été envoyées pendant la guerre aux autorités allemandes par des citoyens français. Pas besoin d'insister sur l'audace d'un tel film dans un tel contexte. Bien accueilli par la critique à sa sortie, Le Corbeau a toutefois soulevé très vite une vive polémique, étant considéré par une bonne partie de la population comme une oeuvre "antifrançaise". Une rumeur, invalidée après la guerre, a même couru, selon laquelle Le Corbeau était projeté en Allemagne dans le but de critiquer les moeurs françaises. Il est vrai que le film a été produit par la Continental, société de production dite "française" mais à capitaux allemands, créée sur l'ordre de Goebbels qui souhaitait voir éclore des oeuvres légères, divertissantes, voire stupides. Mais le directeur de la Continental, Alfred Greven, était surtout un amateur de bon cinéma. Sans souci de propagande, il laissa une certaine liberté artistique aux jeunes cinéastes français qui firent leurs premières armes à cette époque, sous la bannière Continental, alors que de nombreux cinéastes reconnus (Renoir, Duvivier, Ophüls, Feyder, Chenal...) avaient quitté le pays. C'est ainsi que Clouzot, Becker ou Bresson furent paradoxalement plus libres que s'ils avaient tourné en zone libre, sous la censure de Vichy. Le Corbeau (deuxième long-métrage de Clouzot, après L'Assassin habite au 21) n'était donc pas le relais cinématographique d'un discours allemand à l'encontre du peuple français, mais l'expression personnelle d'un cinéaste français observant la société de son pays. Tel ne fut cependant pas l'avis des autorités nationales à la Libération. Ou bien la liberté d'expression avait des limites... Le film fut censuré ; Pierre Fresnay et Ginette Leclerc, notamment, passèrent quelque temps en cellule pour avoir "collaboré" avec la Continental, puis furent mis à l'écart. Clouzot, qui était à la fois superviseur des scénarios, scénariste lui-même et réalisateur au sein de la firme, fut également poursuivi, de même que Guitry ou, dans une moindre mesure, Carné. Il reçut d'abord une interdiction de tourner à vie, peine réduite à deux ans par la suite, notamment grâce au soutien et à l'action de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Jacques Prévert, René Clair... Il tourna son film suivant, Quai des Orfèvres, en 1947.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 janvier 2016
Clouzot est probablement l'un des réalisateurs français les plus sûrs : on sait que le film va être bon. Et Le Corbeau ne déroge pas à la règle. On a là un scénario captivant, une atmosphère malsaine et paranoïaque réussie, une réalisation qui s'amuse à jouer sur les ombres, des acteurs convaincants... Bon, j'ai un problème avec la fin : d'un côté je la trouve bien menée et assez surprenante, de l'autre je la trouve un peu prévisible (c'est un sentiment assez indescriptible, il faut le voir).
En tout cas, voilà un classique qui n'a pas volé sa réputation.
Val_Cancun
Val_Cancun

68 abonnés 764 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 janvier 2015
Un an après "L'assassin habite au 21", on retrouve le tandem H-G Clouzot à la réalisation et Pierre Fresnay en personnage principal, dans un polar éminemment plus sombre cette fois, et plus conforme aux futures œuvres du metteur en scène français.
Dans une sous-préfecture de province, un corbeau sème le trouble dans la population par le biais de lettres anonymes odieuses mais souvent fondées, au centre desquelles on retrouve souvent le docteur Germain, médecin fraîchement arrivé dans la bourgade.
Dans une France occupée, voire collaborationniste, on peut évidemment imaginer plusieurs niveaux de lecture au film de Clouzot, qui par sa mise en scène brillante, ses dialogues ciselés, et sa façon de dépeindre une certaine bourgeoisie provinciale, signe une œuvre que n'aurait pas renié Claude Chabrol.
De plus, "Le corbeau" est aussi un thriller, un whodunit à la Agatha Christie, à la tension oppressante jusqu'à ce double twist final d'un pessimisme effrayant.
Un classique, indéniablement.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juin 2018
Je l'avais vu vraiment jeune et adoré, le revoir me paraissait donc une bonne idée. Et c'est là où on se rend compte de l'immense importance d'un tel film pour le cinéma. Sur une merveille de scénario, faisant la part belle autant à l'intrigue qu'à l'étude de mœurs, Henri-Georges Clouzot jette un regard particulièrement sombre sur la société, faisant alors preuve d'une extrême audace via certains sujets abordés : la bienséance, très peu pour lui. Au-delà du contexte historique, des conditions de production (financé par la Continental, une production allemande établie en France durant les premiers mois de la guerre) ou encore l'incroyable contresens de certains à l'époque vis-à-vis du propos de l'œuvre, lui donnant un statut encore plus particulier, « Le Corbeau » reste avant tout un grand film, doté d'une galerie de personnages inoubliables et superbement interprétés : Pierre Fresnay est remarquable, Ginette Leclerc magnifique et rarement des seconds rôles auront été aussi bien exploités : Antoine Balpêtré est formidable et Pierre Larquey simplement exceptionnel, immense. Il reste, pourtant, un semblant d'humanité derrière ce portrait au vitriol, ces dialogues souvent cruels spoiler: (« -Vous êtes ce qu'il y a de plus étranger à la vie. » « - Un crétin? » « - Oh non ! Un bourgeois » : jubilatoire)
, ces scènes inoubliables spoiler: (l'arrivée des lettres dans l'église)
, comme si Clouzot avait envie d'y croire, juste un peu. Ce n'est pas forcément un film dont on sort enthousiasmé, mais quelle intelligence, quelle insolence, quel brio ! D'ailleurs, plus j'y pense, et plus je le trouve exceptionnel, ce « Corbeau ». Immense réussite.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse