Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière. Son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune, car bien qu'elle soit douée, elle avait quitté l'agence six ans plus tôt sans préavis, les mettant au pied du mur. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne.
De prime abord, on la découvre mythomane, s'inventant une vie plus reluisante, de toute évidence pas heureuse dans la sienne. On sent qu'il y a un truc qui cloche, un truc malsain. Et pourtant elle est le plus souvent charmante, souriante, agréable. Manipulatrice très douée, mais on la sait sincère aussi. Tant qu'on ne se met pas en travers de son chemin.
Peu à peu le malaise s'installe,
comme lorsqu'on la voit taper le bras de sa mère soudainement,(dont on apprendra que finalement c'est celle de son amant)alors qu'elle est dans le coma, sous prétexte qu'elle se lasse d'être seule à faire la conversation.
, et on se met à craindre qu'elle ne parte en vrille à tout moment. Elle est constamment sur le fil du rasoir, une véritable bombe à retardement.
C'est un personnage complexe admirablement interprété par Marina Fois. Je l'ai vue dans tous les registres, mais ici, pour la première fois, telle une Isabelle Huppert dans ses rôles les plus fous, elle m'a viscéralement inquiétée.
Le suspense est omniprésent, la tension palpable, car on sait qu'elle va déraper. Pas vraiment quand, ni comment ou à quel point, mais c'est inéluctable.