Après l'admirable Suzanne qui nous avait - un peu trop vite ? - fait crier au génie, Katell Quillévéré nous assène ici un film ultra classique au scénario simplisme, oscillant sans cesse entre mélo larmoyant et documentaire, ne nous évitant aucune scène prévisible et ne prenant jamais aucun recul. Ce qu'on retiendra de positif, c'est une direction d'acteurs et une distribution impeccables jusque dans les seconds rôles, une très belle image ainsi qu'un montage nerveux et intelligent. Et même un éclair de génie avec la scène du funiculaire ! Mais pourquoi doit-on subir cette énorme musique à gros sabots qui marque les effets comme au théâtre de Guignol ? Était-on vraiment obligé de nous exposer aux opérations médicales avec un tel luxe de détails ? Jouant habilement des bons sentiments, un brin manipulatrice, la réalisatrice nous prouve ici ses compétences professionnelles mais pas son talent d'artiste. Dommage!
Film que j'ai trouvé à la fois étrange et agacant, et inintéressant et plat... Je crois que c'est parce qu'il oscille entre des scènes mélodramatiques qui suscitent trop d'émotions (et donc en deviennent artificielles et trop distantes), une recherche de poésie visuelle (que je trouve totalement ratée car basée sur des plans trop longs qui m'ont agacée car hors-sujet, ou n'apportant rien) et des scènes dignes d'un documentaire (l'opération où j'imagine que beaucoup de gens peuvent être choqués par le bistouri que l'on voit par deux fois, et pour l'incision du thorax complète !).... Comme si le réalisateur n'était pas arrivé à faire son choix sur la façon dont il voulait raconter cette histoire ! J'aurai voulu soit voir un film "psychologique" qui explore le vécu intime des deux familles face au don (celle qui donne, celle qui reçoit), soit un film où je découvre plus en profondeur le système de don d'organe et où j'apprend des choses que l'ignorais... Mais pas que de façon brouillonne on fasse un mélange très maladroit des deux. Put-être le but recherché était de le rendre accessible à un public large pour sensibiliser au don d'organe ? (Raté, le film "la famille Bélier" pour sensibiliser au monde des sourd-muets est bien plus réussi car simple et ciblé) Je n'y ai trouvé que deux belles choses : de belles images de mer et de vague (lors du surf) et le sourire magnifiquement doux d'Anne Dorval, même si la scène où elle fait semblant d'être évanouie-morte est bête et méchante.
Après une entrée en matière saisissante de par ses belles images, la photographie prend vite le pas sur l'émotion. En effet l'histoire est belle et devrait être bien plus touchante que ce n'est le cas mais on suit l'ensemble comme une sorte de documentaire finalement assez loin de toute tension dramatique. Quelques choix artistiques apparaissent également douteux tels l'opération à coeur ouvert en plans serré hyper documentée qui désamorcent de toute façon toute charge émotionnelle. En revanche la jeune réalisatrice s'est entouré d'excellents comédiens et même si les Bouli Lanners ou Tahar Rahim ne forcent pas leur talent, certains sortent du lot, Karim Leklou, Kool Shen ou encore le très prometteur Finnegan Oldfield. En fait je suis autant déçu du film en lui-même que de mon ressenti, je m'attendais véritablement à être ému, embarqué et je suis resté en marge face à trop de longueurs et une impression de contemplation stérile. Vraiment dommage car le scénario est très bon et l'idée plaisante, tant pis.
esthétique, un peu trop aseptisé émotionnellement ̂ pour ce sujet, ce film militant prêche pour les convaincus .les scènes chirurgicales semblent réalistes, bonne distribution mais je.n arrive pas à m'attacher aux personnages
Un casting convaincant (Emmanuelle Seigner en tête) et des scènes d'émotion touchantes, là, où on ne les attend pas forcément. Cependant, le montage étiré et trop hasardeux, rend l'ensemble peu convaincant. Les éléments les plus difficiles à réaliser sont réussis, mais noyés au milieu de parties secondaires inintéressantes. Les musiques additionnelles sont également décevantes. Dommage.
Je n'ai pas lu le roman de Maylis de Kerangal dont ce film est l'adaptation, mais, si j'en crois ce que j'ai lu sous la plume de certains critiques, c'est le même souci de tout raconter, de manière clinique, qui préside à l'un et à l'autre. A chacun d'en penser ce qu'il veut, quant à moi je n'apprécie guère cette manière de faire. Katell Quillévéré, la réalisatrice du film, avait réussi, avec son précédent film "Suzanne", quelque chose de remarquable: elle racontait des destinées en omettant des pans entiers de leurs trajectoires et en misant sur l'intelligence et l'imagination des spectateurs. Dans "Réparer les vivants", malheureusement, elle opte pour la méthode opposée: tout raconter, tout montrer, jusqu'à satiété. Elle fait d'une histoire qui devrait être riche en émotions rien de plus qu'un spectacle et de nous rien de plus que des spectateurs passifs qui avalent des images. Du coup, hormis lors de quelques scènes, ce film nous laisse apathiques, sonnés peut-être mais désespérément froids. 5/10
Troisième film de la réalisatrice Katell Quillévéré. Un poison violent et Suzanne, même s’ils étaient assez réussis, m’avaient un peu laissé sur ma faim. Même chose ici. Le film part et se finit très bien. Toutes les scènes à l'hôpital autour du jeune homme m’ont beaucoup touché. Par contre, je n’ai pas du tout accroché à l’histoire de la femme en attente d’un coeur, et de ses deux fils. J’ai donc décroché à ce moment là. La mise en scène est malgré tout sensible et rigoureuse. Peu être un peu trop clinique. Et il manque une certaine émotion que j’aurai aimé trouver. Je n’ai pas lu le livre mais il paraît que c’est bien adapté. Reste l’interprétation, formidable. De ce film chorale, je retiendrai surtout les belles prestations d’Emmanuelle Seigner, d’Anne Dorval, de la toujours parfaite Dominique Blanc, et, une fois n’est pas coutume, de Tahar Rahim. A noter une superbe photo et la très belle musique d'Alexandre Desplat. Dommage, il manque donc, à mon goût, un petit quelque chose pour en faire un grand film.
« Réparer les vivants » est un drame sur le don d’organes qui, pour être franc, n’avait pas soulevé mon intérêt tant la bande-annonce prédisait un tire-larmes intégral. Pourtant, je me suis fait un peu violence et je ne l’ai pas regretté. Alors, certes oui, le film ne ménage pas ses effets tragiques (après tout avec le décès d’un enfant c’est difficile de faire autrement), mais il n’en fait finalement pas trop et, à l’image de ces parents qui doivent dire au revoir à leur fils, le film montre une certaine sobriété, j’allais dire dignité, dans les scènes dramatiques. A l’autre bout du spectre on a Claire son insuffisance cardiaque et ses deux fils qui attendent le cœur providentiel qui prolongera sa vie. Là aussi beaucoup d’émotions dans les petits secrets que chacun d’eux garde pour ne pas gêner l’autre. Au milieu les médecins qui doivent permettre ce passage de relais entre un mort dont le cœur bat toujours et une patiente en sursis qui pourrait en bénéficier. Gros casting pour ce film, qui finalement à des allures de film chorale et où donc chacun des acteurs effectue sa modeste partition avec une très belle intensité et une sobriété jamais prise en défaut. Très honnêtement certains moments (comme quand le médecin parle à Simon sur la table d’opération) m’ont fait venir la larme à l’œil, un exploit que seuls les films qui n’en font pas trop réussissent en général. Un drame juste sur un sujet sensible qui ne fait irruption dans la vie des gens que dans les pires moments et qui est traité ici avec beaucoup de tact et une sincérité poignante. Un long-métrage qu’il faut vraiment prendre le temps de voir tant il est réussi.
Une dynamique intéressante malgré un rythme très lent. Un film-documentaire de grande qualité qui met en scène un sujet grave et important en exposant clairement les étapes d'un don d'organe.
Que dire Sur ce film a côté de la plaque ... il nous montre un meurtre completement légalisé par le corps médical qui ont une fois de plus échanger leur blouse blanche pour celle de D...et légalisé par notre époque jusque dans le système de loi où il devient tout à fait normal de tuer qqn Pour faire vivre qqn d'autre... de la médecine de merde y'a pas d'autre mots et une idée des plus saugrenue possible. Au lieu d inventer un traitement pour soigner ils se sont dit : pk pas prendre l'organe de qqn d'autre ! Tant qu à faire ... Quelle époque ....quel delirium
Un film choral fort et sobre bien interprété par les actrices et acteurs. Un film intelligemment réalisé qui ne sombre pas dans le pathos vu le sujet délicat abordé. Tahar Rahim est comme à son habitude magistral, ainsi que kool shen qui est très juste dans son rôle de père meurtri c'est la seconde fois que je le vois au cinéma et ma foi il se débrouille pas trop mal il opère une reconversion réussie. j'ai trouvé intéressant toute la logistique autour des dons d'organes et de leurs transferts chose inconnue pour le commun des mortels. Un film utile également qui montre que cette décision n'est pas toujours aisée à prendre surtout dans de telle circonstance.
Si vous pensez apprendre quelque chose sur l'aspect technique des greffes n'y allez pas. Il y a eu moult reportages sur le sujet bien mieux faits. L'émotion alors ? Ben non. Ce film m'a laissé froid, glacial. C'est long, inutilement long !!! Le début du film par exemple (le départ de chez lui du héros malheureux et sa session de surf) s'étire durant plusieurs minutes alors qu'en un temps divisé par deux ou mieux trois le résultat eut dû être atteint. Et il y en a plusieurs de la sorte. Et les séquences de remplissage abondent qui n'apportent rien. Les dialogues sont quasiment absents là par exemple où j'aurais aimé en savoir plus sur l'évolution émotionnelle et psychologique des parents confrontés au drame. En résumé je me suis vraiment ennuyé. Une mention pour Tahar Rahim très juste et pour Emmanuelle Seigner dont le personnage est à mon sens sous exploité, dommage.
J'avais (relativement) bien aimé « Suzanne », très peu « Un poison violent » : « Réparer les vivants » était donc le film qui allait faire « basculer » mon opinion concernant Katell Quillévéré. Et je dois avouer que je ne sais pas trop quoi en penser. Il y a la fois beaucoup de dignité, de pudeur, de retenue dans cette œuvre qui aime ses personnages sans les idéaliser, prenant soin de filmer à la fois les malades et les soignants, à l'instar du beau docu-fiction « Un cœur qui bat ». D'ailleurs, j'avoue avoir été séduit pendant pas mal de temps : même si je trouvais la réalisation un peu trop sèche, quelques scènes un peu trop longues, j'adhérais pas mal à la démarche, d'autant que les acteurs sont globalement à la hauteur de l'événement. Je regrette toutefois que la réalisatrice n'ait, donc, pas su « trancher » à certains moments, finissant par trouver cela presque pesant dans la dernière ligne droite. Pas mal, vraiment. Mais au vu de ce concert parfois extrême de louanges et de « criage de chef-d’œuvre », le résultat m'a légèrement laissé sur ma faim, signe une nouvelle fois de la confusion aujourd'hui si fréquente entre bon et grand film : à voir quand même une fois.
Film intimiste, sobre et sensible sur le sujet délicat des dons d'organes !! Alors certes il y a des longueurs, la bande son est entêtante mais le reste est tellement beau et prenant qu'on pardonne à ce film ses défauts !! Les acteurs sont prodigieux (notamment Tahar Rahim qui est encore une fois exemplaire) et les scènes sont tellement réalistes qu'on entre en immersion totale avec les patients, les parents des victimes, les opérations et c'est fort plaisant !! La scène finale de transplantation est mémorable et j'ai vraiment beaucoup aimé ce film ! A voir absolument pour prévenir et convaincre que le don d'organes est un geste magnifique et nécessaire !!
Un bon film mais qui n'apporte rien et ne dit rien à mon sens. Trop de longueurs cela tourne parfois au documentaire au détriment des sentiments des protagonistes. Je n'avais pas aimé le livre cela explique sans doute mon manque d'intérêt pour ce film. Petit bémol les acteurs sont très bons.