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Un visiteur
3,0
Publiée le 16 septembre 2017
Le film "Good Time" m'a laissé un peu mitigée. D'un côté, je ne peux pas nier le jeu incroyable de Robert Pattinson, qui n'est pas de base un de mes acteurs fétiches. Cependant, le film est centré sur la cavale de Connie, il est difficile de s'attacher à un quelconque personnage, et finalement, il n'y a pas vraiment d'intrigue précise.
Ce n'est pas un mauvais film, loin de là, mais il ne m'a pas totalement convaincu, ce qui justifie ma note.
"Good Time" des frères Safdie possède une signature bien à lui, un style nerveux et personnel, une forme très soignée aux éclairages différents et très intéressants, dont une musique électro omniprésente bat la mesure sans répit ! Et tout semble commencer pour le mieux, avec l'entrée en scène d'un de ces deux frères dont Benny Sadfie lui-même endosse le rôle, et ce avec réussite tant ce personnage déficient intellectuel est crédible, voire touchant à l'écran ! La suite va nous faire basculer brutalement dans une course-poursuite frénétique complètement improvisée dont un braquage sera le point de départ... Sur une seule nuit comme élément de durée, le film va enchaîner des rebondissements et des situations folles, où rien ne sera calculé, où tout ne sera que hasard et adaptation ! Le spectateur va assister aux tentatives désespérées de Connie qui pour sauver son frère, se raccrochera désespérément aux branches de tout ceux qu'il croisera sur sa route... La vie de ces exclus promettait ainsi de nous livrer une peinture sans concession, ou un portrait cru à travers ce duo infernal ! Hélas, les réalisateurs se sont pris au piège de leur propre style pour privilégier la forme pour la forme, même si certains temps forts, certaines images nous saisissent vraiment... Comme si le spectateur n'arrivait pas à s'impliquer dans la vie de ces deux frères, comme si leurs problèmes profonds restaient sous silence. C'est bien le risque de ce genre de film qui vise plus une expérience inédite à travers la mise en scène,en ne pensant qu'à la performance pour la performance. Il y manque notamment un scénario solide et construit, et surtout de vrais sentiments qui restent trop enfouis, en oubliant la véritable émotion, ce qui aurait permis d'être happé par cette histoires et de vibrer avec nos deux "abandonnés de la vie". Intéressant d'ailleurs de constater que bon nombre de critiques positives déplorent cependant et également cet aspect... C'est ainsi que l'on reste toujours dans une forme de gratuité qui nous prive de réelle identification, ou au moins d'une certaine empathie pour ces personnages, et également d'un vrai message, d'une justification à vouloir nous montrer cette nuit de folie. Robert Pattinson utilisé à contre-emploi n'a sans doute pas l'étoffe nécessaire pour occuper l'écran à lui seul, ce qui aurait déjà donné plus d'intensité au film... Tandis que Benny Sadfie, plus en retrait, offre une composition tout en retenue, très émouvante. Un peu dommage d'être passé à côté du vrai problème de ces voyous de quartier, complètement laissés pour compte, qui deviennent ainsi plus des prétextes à cette histoire de cavale, que le véritable sujet à travers leur propre histoire !
Je me suis ennuyée. En gros c'est l'histoire d'un délinquant qui poursuit sa vie de délinquant... La musique est un peu pénible ainsi que certains mouvements de caméra. A noter toutefois un Robert Pattinson crédible dans son rôle.
La performance de Robert Pattinson, méconnaissable, c'est tout ce que je retiendrais de ce film. Pour le reste, c'est une mauvaise histoire de paumés sous forme de bad trip. Je n'ai rien contre la musique électro, au contraire, mais là, le son trop fort vous prend la tête, surtout que les airs sont répétitifs et pas vraiment travaillés. On est content quand ça s'arrête. Pour ce qui est de l'histoire... rien de bien terrible non plus, pas mal d'improbabilités et on ne voit pas trop la finalité de l'ensemble. Pour finir, des mouvements de caméra franchement instables visuellement pénibles.
on comprend vite que cela va mal finir comme l indiquait la bande annonce . la réalisation semble simpliste et très visuelle . parfois on dirait un reportage., l histoire est secondaire comme sa finalité seul la sensation des personnages qui s enfoncent dans une loi de Murphy sauve de l ennui.
Les frères Benny et Josh Safdie franchissent un cap avec Good Time. Leur sixième film, porté par la star Robert Pattinson, a fait passer le tandem de l’underground new-yorkais à la compétition officielle cannoise. Un film sans temps mort sur leur sujet de prédilection : les oubliés de l’Amérique. Une belle réussite.
Cela fait énormément de bien d’entrer dans une salle de cinéma et de découvrir une œuvre qui ne ressemble à pas grand-chose de connu. « Good Time » fait partie de celles-là. Il vous attrape la rétine dès ses premières images pour ne plus vous lâcher pendant plus d’une heure et demie. Si l’on ne devait retenir qu’un mot du long-métrage des frères Safdie : imprévisible. Et ce que ça fait du bien d’être emporté dans un voyage complètement barré sans jamais savoir quelle direction il va prendre. On est même étonné qu’un tel film ait pu être sélectionné au Festival de Cannes cette année en compétition officielle tant il ne correspond pas aux canons habituels de la sélection. Ou alors à la limite en séance de minuit, comme quoi... On est plongés dans un trip nocturne dans les bas-fonds de New York comme on en voit trop rarement.
La ville est d’ailleurs un personnage à part entière de « Good Time ». Mais pas vraiment la Grosse Pomme qu’on a l’habitude de voir sur grand écran. Non, loin des clichés touristiques ou des endroits phares et reconnaissables de la mégalopole, les cinéastes nous entraînent dans les quartiers oubliés et anodins du Queens. Des endroits mal famés et malsains où la pauvreté est reine et les monsieurs et madames tout le monde vivotent loin de tout le clinquant assimilé à la ville. Des drogués, des dealers, des flics fatigués, des prêteurs sur gage, des paumés et autres spécimens dérangés constituent la faune interlope orchestrée dans le scénario de la fratrie pour un joyeux bordel hallucinogène parfaitement réjouissant. Mais si tout cela peut sembler approximatif au premier abord et bordélique, leur film est au final parfaitement maîtrisé dans son genre. Un diamant noir de violence azimutée et de glauque à l’humour extrêmement sombre.
On est face à une espèce de petit polar nerveux qui ne vous lâche pas d’une semelle et marque nos esprits de son empreinte. C’est très original et on adore être baladé sans ménagement pour suivre les péripéties malheureuses du personnage joué par Robert Pattinson. Ce dernier montre encore une fois l’étendue de son talent et ses velléités de cinéma indépendant, pointu et risqué fascinent. Car c’est clair, on est en plein dans le ciné d’auteur fauché, avec en ricochet certains tics inhérents à ce cinéma. Mais « Good Time » transcende ce constat en nous surprenant toujours dans sa progression dramatique et les différents rebondissements de son scénario en forme de course contre la montre. Et, au-dessus de tout ça, retentit la magistrale bande son composée par un trio de musiciens adeptes de synthétiseurs qui obsèdent nos oreilles. Cela rend ce film à la fois complètement hypnotique et purement jubilatoire.
Avec « Good Time », on ne passe pas vraiment un bon moment, ni du bon temps : on passe d’abord du temps à se demander pourquoi on est venu voir ce film, puis à se demander ce qui s’y passe vraiment, et enfin comment cela peut finir. Mais on est manipulé ! On déteste voir ce film avec une telle passion qu’on se dit finalement qu’on l’aime. Parce que tous les personnages (les deux principaux d’abord) sont complétement crédibles, et que l’on finit par croire la misérable odyssée urbaine et souterraine qui est racontée. Du début à la fin, on est déchiré entre la sympathie pour ce jeune mec qui veut aider son frère, et la colère de le voir se mettre dans des situations de plus en plus glauques. Ces deux frères n’ont pas de chance, l’un avec un handicap mental officiel, l’autre avec un handicap aussi mais non identifié. C’est quand même ce dernier (Pattinson) qu’on suit de près, car sa folie non folle inquiète beaucoup, même si c’est sur le premier, l’autiste, que le film se termine (sauvé de son frère ? condamné aux thérapies ?). La situation de l’un pourrait expliquer celle de l’autre (la « folie » de l’un abîmerait l’autre et inversement). Ou pas (l’histoire de chacun pourrait être racontée sans l’autre). On peut ainsi s’interroger beaucoup sur ce film, si l’on veut, qui est pourtant un film sur du très ordinaire. Il y a beaucoup de place laissée au spectateur pour conclure selon sa sensibilité. En tout cas, Pattinson est magnifique et juste dans ce rôle déchirant (déchiré et qui déchire). On a oublié pourquoi il finit avec les cheveux oxygénés (à moins qu’on n’ait jamais su pourquoi), mais c’est peut-être la force du film de nous faire côtoyer la folie, la loose. Il y a eu intelligence, celle de Pattinson de jouer ce rôle aux antipodes des siens, plus celle du réalisateur qui signe ce film (les frères Safdie, en fait, qu’on découvre).
Une course poursuite dans les bas-fonds de New York, avec pour guide un Robert Pattinson impressionnant ... La structure en échafaudage, d'une rencontre à une autre, d'un environnement à l'autre, est fluide, admirablement mise en scène, avec des effets visuels magnifiques.
Indépendamment de la performance réellement habitée de Pattinson, son personnage est un salopard, stupide et égoïste que rien ne peut excuser, rien pour attirer un temps soit peu d'empathie. Difficile donc ensuite de s'attacher aux personnages et donc d'avoir un minimum d'émotion tant on sait comment ça va finir. Ensuite le scénario laisse passer quelques moments invraisemblables et niveau musique on a surtout un tintamarre sans aucune finesse. A vouloir rajouter de la dramaturgie quand on est déjà en plein dedans ça crée forcément des décalages pas toujours judicieux. Un thriller de la loose sur un fond social trop effleuré qui méritait mieux. Site : Selenie
Le film le plus bruyant, le plus assourdissant de toute l'histoire du cinéma … à moins que ce soit un nouveau style ! Au point de carrément masquer les dialogues … à moins qu'il n'y avait rien à dire !
Il fallait y penser ! Mettre en scène deux frères qui braquent une banque, ça peut être une bonne idée pour un film réalisé par deux frangins. Et pour ajouter un peu de piment, l’un des deux (à l’écran, pas dans la vraie vie) est handicapé mental. La scène d’ouverture est prometteuse ; elle décrit les troubles de ce dernier lors d’un entretien d’évaluation avec un psy. Et puis plouf, le malheureux disparaît rapidement de la circulation pour laisser le frère normal assumer seul les tribulations d’un voleur poursuivi par la police dans les rues obscures du Bronx et de Queens. Que du déjà vu cent fois… L’ultime scène permet de retrouver le frère débile : c’est émouvant, mais si l’on considère que ce qui semble être le fil conducteur de ce film ce sont les liens forts de la fratrie, 90% des développements sont hors sujet. Le reste n’étant que gesticulations. Une mention favorable va quand même au coréalisateur Ben Shafdie pour son interprétation de l’autiste. Est-ce parce qu’il était trop occupé à la mise en scène que son personnage est absent des trois quarts du film ?
Comment ce film a-t'il pu repartir bredouille de Cannes cette année? Un avant-générique totalement incroyable, un rythme effréné qui nous force à être en apnée pendant la quasi totalité de la séance, un uppercut magistral. Avec une économie de moyens qui force le respect les frères Safdie nous livre un petit bijou dont on ne ressort pas indemne, une ode à la fraternité, une symphonie pour gueules cassées, une descente aux enfers totale. L'interprétation est sublime, la mise en scène parfaitement anxiogène idéalement soulignée par la musique du petit prince de l'électronique pointue, Oneothrix Point Never. Je suis resté scotché sur mon siège de la 1ère à la dernière image. A voir absolument.
sur une bande son assourdissante et omniprésente la descente aux enfers programmée d'un homme qui déambule dans les bas-fonds de New York et tente le tout pour sauver son frère déficient mental. un film un peu marginal et qui sort des sentiers battus. Robert Pattinson est formidable.