Virginie Efira interprète bien le rôle qui lui a été confié, même si on ressent une lassitude dans ce film, quelque chose de redondant, et un déséquilibre entre les thèmes abordés (la famille et le cartel)
C'est un défaut bien français qui affecte nombre de films bâtis sur une idée intéressante mais dont le scénario finit par s'étirer et par perdre toute crédibilité faute de cohérence. Avec "Pris de court", le troisième long-métrage d'Emmanuelle Cuau, nous sommes dans ce cas de figure. Une jeune femme vient de s'installer à Paris après avoir vécu au Canada : elle doit désormais, après la mort de son mari, élever toute seule ses deux garçons, l'un de 15 ans et l'autre de 8. Tout semble à peu près rentrer dans l'ordre, n'était que l'emploi qui lui était promis lui est soudainement refusé. Difficile d'avouer ce qu'elle considère comme un échec personnel d'autant qu'elle a une spécialité dans laquelle elle excelle : elle est joaillère. Le scénario va donc s'échafauder sur un mensonge qui éveillera des soupçons chez l'aîné des garçons, Paul, qui dès lors se mettra à espionner sa mère. Mais il y a plus et c'est là que les choses se compliquent. Paul est en effet entraîné dans un trafic de drogue par un camarade de classe. Le film qui débutait bien va se charger de rebondissements et d'invraisemblances carabinées. Dommage, franchement dommage car Virginie Efira offre un jeu d'actrice saisissant en s'impliquant totalement dans ce rôle de mère désireuse de sauver ses deux enfants coûte que coûte et de les tirer des griffes d'un affreux dealer incarné par un Gilbert Melki qui charge son personnage à souhait. Dommage aussi car le jeune Paul est littéralement habité par un très jeune comédien, Renan Prévot, dont il y a fort à parier qu'on entendra parler de lui dans de prochaines prestations. Le film du reste dégage une réelle humanité et la complicité de la mère et de ses deux garçons y est bien sûr pour beaucoup. Mais le dernier quart-d'heure est dépourvu de toute inspiration et paraît bâclé. N'allons pas toutefois conseiller de quitter la salle avant la fin. Le film ne dure qu'une heure vingt-cinq : juste ce qu'il faut pour ne pas sombrer dans l'ennui mais apprécier les qualités des acteurs et surtout de ce joli trio constitué par la mère et ses deux enfants.
Film sobre et bien joué. Néanmoins on ne décolle ps. Il est pauvrement filmé on point qu'on le soupçonne d'avoir été prévue pour la télévision. La toute dernière séquence semble saluer Casavetes ( dans Gloria, la scène de la cage d'escalier) on se réjouit, on se dit ouais enfin ça décolle, mais hélas c'est fini. On se dit dommage. PS: Madame Cuau par pitié pour le prochain choisissez un cameraman moins feignasse.
Des canadiens qui débarquent a Paris avec l'accent parisien ça commence fort mal, les incohérences s’enchaînent, les dernières 20 minutes sont du grand n'importe quoi, l'ado ne sait absolument pas jouer, je met 2 pour Virginie Efira qui sauve ce (télé)film par son interprétation toujours excellente.
Vu pour l'actrice V.E. qui joue le rôle d'une mère célibataire (veuve) qui se débat avec les affres d'un chômage subit et les dérives d'un adolescent lui tenant tête. Le début du film qui d'emblée fait état de la situation poussant le personnage dans un désarroi très compréhensible laissait présumer une suite de péripéties captivantes mais l'histoire se dirige vers un genre de polar familial où tout s'enchaîne de façon prévisible et donc sans étonner outre mesure. Un dénouement un peu intriguant parachève tout cela qui laisse un peu rêveur.
Si vous aimez Virginie Efira et le film Victoria, allez voir Pris de Court. En changeant de registre Virginie Efira nous montre qu’elle est une nouvelle fois une grande actrice. Ce polar-thriller va comme un gant à Efira. On adore !
Sobriété et concision sont les qualités de ce drame familial "policier". On peut donc saluer la mise en scène minimaliste et les particularités des personnages, bien dessinés. L'interprétation est également de très bonne facture, de la part des vétérans Efira, Melki et Canto, toujours impeccables, mais aussi des jeunes novices (Renan Prévot et Jean-Baptiste Blanc) ou expérimentés (Zacharie Chasseriaud). En revanche, le scénario est un peu convenu et fini en eau-de-boudin alors qu'une apothéose aurait pu le sublimer.
Nouveau long métrage d’Emmanuelle Cuau après l’excellent Très bien, merci (2007). Ce deuxième opus est tout aussi réussi. On retrouve dans Pris de court les mêmes ingrédients et les mêmes qualités. L’ensemble est sans doute peut être un peu moins sombre, un peu moins effrayant, un peu plus invraisemblable aussi, mais le tout se tient bien, les personnages n’étant toujours pas jugés. Le film est relativement court (1h25) mais intense. Le suspens est réel, l’atmosphère est tendue, même si le rythme est une nouvelle fois assez lent. Après Victoria, Virginie Efira est...
On avait laissé la réalisatrice Emmanuelle Cuau il y a déjà dix ans avec l’excellent thriller sociétal « Très bien, merci » qui proposait, à travers un cas banal, de décortiquer les aberrations de notre système administratif et social sous forme de suspense. Un engrenage implacable que l’on retrouve ici au début de « Pris de court » qui prend à la fois et successivement la forme d’un drame social et familial puis d’un polar. L’étau qui se resserre contre le personnage principal est une nouvelle fois au centre du cinéma de Cuau. On y retrouve d’ailleurs Gilbert Melki dans un second rôle de gangster, lui qui jouait le personnage principal du film pré-cité.
Virginie Efira, qui se frotte décidément à tous les genres avec une aisance folle, nous prouve qu’elle est encore une fois une tête d’affiche probante au jeu impeccable et juste. Les enfants choisis pour lui donner la réplique ne sont pas en reste et montrent que l’étape du casting fut judicieuse pour un rendu homogène. Cela permet en effet de croire à ce cocon familial à trois, ce qui implique une empathie maximale envers les personnages. De la même manière, l’aspect très réaliste du long-métrage est réussi et la réalisatrice sait poser un contexte vite et bien. Que ce soit au niveau social (fins de mois difficile), moral (l’engrenage du mensonge) ou du suspense (glissement vers le film de braquage), il n’y a aucune longueur ou baisse de rythme, la courte durée du film n’étant pas un frein mais au contraire un gage d’efficacité.
Cependant, « Pris de court » souffre peut-être d’un manque d’enjeux et d’ampleur qui rend sa facture cinématographique très vite anodine et triviale. Le choix de délaisser l’aspect social comme la piste du mensonge aux enfants, de manière à se focaliser sur les contours d’un polar à la limite du film noir, n’est pas forcément la meilleure des idées. Au contraire, cela replace cette œuvre dans une veine plus classique et balisée, au détriment de la situation familiale des protagonistes et de leurs relations, qui s’avère pourtant l’aspect le plus réussi du film. En résulte, certes un beau drame familial mais assorti d’un tout petit thriller anecdotique.
Beaucoup de bonnes choses dans ce modeste film d'une Emmanuelle Cuau que l'on découvre avec intérêt. La présentation de cette famille bouleversée par un deuil et des déménagements récents, par des problèmes d'intégration scolaire ou de chômage nous est apparue - grâce aussi à une belle interprétation des trois protagonistes principaux- plus que bien menée. Un montage nerveux, des plans recherchés, quelques ellipses intelligentes, des dialogues réalistes nous plongent dès l'ouverture dans une atmosphère intéressante et dans un cinéma de qualité. Le paradoxe est que le film, au moment-même où il vire au thriller, perd son rythme à force de répétitions et s'enfonce peu à peu dans le plus grand irréalisme. On a beaucoup de mal à adhérer à une conclusion tirée par les cheveux et qui finit par nous laisser un fort goût de déception.
Le film, porté par une Virginie Efira au sommet de son art, charme par la concision de sa mise en scène et la justesse des rapports entre mère et fils.
j'ai été voir ce film pour "virginie eifira" que j'aime beaucoup comme actrice. ça lui change de registre, elle se livre dans un drame et cela lui va bien aussi. même si le film est plutôt du genre très classique faisant penser un téléfilm cela n'empêche pas le bon rôle de chaque acteur. en résumé je le classe de normal, c'est le moins bon film de l'actrice principale, d'habitude tous ses films sont bons voir parfaits. donc, il peut largement se faire attendre pour le regarder chez soit. il ne restera pas graver dans les meilleurs films de ce premier trimestre 2017.
Film désolant car la fin ratée (on aurait préféré un drame à cette fuite en faux pied de nez) fait oublier les grandes qualités de tout ce qui précède dans le déroulement du scénario et la réalisation. Reste l'image d'une actrice remarquable, crédible, sensible et juste : elle confirme le talent qu'elle avait fait apercevoir dans son précédent Victoria.
Jeune veuve, Nathalie s’installe à Paris avec ses deux enfants. Las ! L’emploi de joaillier qu’on lui avait promis lui échappe. Elle trouve un petit boulot dans un restaurant tandis que son aîné fait de mauvaises fréquentations au lycée.
« Pris de court » est un petit film qu’on aurait aimé grand. Sa réalisatrice a été influencée par Bresson et Rivette dont on reconnaît le minimalisme. Elle tourne dans les rues du 13ème arrondissement, à quelques encablures du lycée Rodin dont elle fut l’élève.
« Pris de court » est un petit thriller qui n’exploite pas toutes les potentialités qu’il ouvre. Le fils de Nathalie se retrouve piégé par la petite bande de malfrats qu’il avait rejoint. Sa mère doit voler à son secours pour l’en libérer. Le dernier tiers du film a des allures de film américain avec arnaque à double tiroir. Mais le minimalisme de la mise en scène et le manque de complexité du scénario le privent de la rouerie auquel les films américains du même registre nous ont habitué.
« Pris de court » repose sur les épaules de Virginie Efira, de chaque plan. On l’a beaucoup vu en 2016 sur les écrans, notamment dans Victoria où elle fut excellente. A-t-elle atteint le sommet de son talent ? ou est-ce le début d’une carrière de star ?
Après avoir vécu au Canada et à Perpignan, Nathalie, est interprétée par Virginie Efira, s'installe à Paris avec ses deux enfants de 15 ans et de 8 ans afin de travailler dans une bijouterie suite au décès de son mari. Elle append le jour où elle devait commencer que son poste a finalement été donné à quelqu'un d'autre. Au même moment, son fils aîné fait la connaissance d'un autre lycéen faisant du trafic. Bien que je le trouve difficile à définir, ce film m'a captivé sur toute sa durée. Dans un premier temps, il aborde de manière presque parallèle l'histoire de la mère et de son fils développant judicieusement la thématique du secret et des non-dits, avec un certain aspect social. spoiler: Lorsque les secrets de chacun sont révélés les enjeux changent, avec une ambiance relevant un petit peu plus du thriller. La toute fin des l'histoire m'a tout de même parue un peu interrogée car j'ai trouvé étrange le choix de Nathalie de spoiler: remplacer le collier sur lequel elle travaillait pour qu'il soit dérobé et qu'elle retourne au Canada avec la pièce authentique . L'interprétation générale est bonne avec une mention particulière à Virginie Efira, les échanges entre les personnages paraissant authentiques.