The End
Note moyenne
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53 critiques spectateurs

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cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2016
Entre blague et génie. Si Depardieu est absolument fascinant lorsqu'il appelle son chien ou qu'il gare sa voiture, le film en lui même manque peut être de substance, d'un autre côté c'est aussi sa force de nous faire vagabonder dans cette espace si pur. En effet, c'est joli de mettre un rêve en image en rajoutant une musique énigmatique (2 cordes de piano et 3 de violon), mais la difficulté à comprendre le moindre message m'amène forcément à douter de l'intérêt de "The end". Pour la petite analyse personnelle, spoiler: le film nous transporte dans les songes d'un homme qui cache une vérité (cours monologue de Depardieu) représentée par les scorpions qui font irruption en plein milieu de son rêve qui vire alors au cauchemar. Le vieux chasseur est solitaire (il va même jusqu'à rêver d'avoir un chien!), isolé, méprisé et méprisant de la jeunesse (le voyou qui met au même niveau chasse et cruauté), et finalement détruit par son impossibilité d'aimer une autre femme (femme-viande qui le prévient qu'il n'y a pas de place pour "lui"). Le chasseur se réveille, part à la chasse, et se rend compte que sa vie est un cauchemar (il retrouve le fusil perdu dans son rêve). Je suis obligé d'avouer que le final est génial (mon interprétation en tous cas).
Un film qui amène à réfléchir est forcément bon.
traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 avril 2016
Fastidieux ou fascinant, The End ? Pour ceux qui aiment tout comprendre et apprécient les nombreux films aux scenarii prémâchés qui encombrent les écrans, le verdict sera dans appel ; ennuyeux à mourir. Dommage, parce que pour une fois qu'un film, tourné comme en état d'urgence et écrit à partir d'un rêve du réalisateur Guillaune Nicloux, oui, pour une fois que liberté nous est donnée de trouver une signification à cet objet opaque et mystérieux, il y a de quoi se réjouir. Si l'atmosphère de The End baigne dans l'onirisme, voire dans le fantastique, elle n'est pas exempte non plus d'un humour particulier au-delà de la vision d'un homme soudain seul au monde et dépossédé de tous biens matériels ou sentimentaux. Depardieu est évidemment l'homme de la situation : il est passionnant même quand il tente de se souvenir des tables de multiplication. Son corps déformé est une carte de géographie, son visage raviné toute une histoire (la sienne et celle du cinéma français depuis les années 70). Le plan final du film laisse la place à une ultime interrogation. The End ?
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 avril 2016
Mouais, si le film arrive à ne pas être trop chiant et au contraire à installer une atmosphère assez pesante et angoissante, où l'on ne sait jamais si c'est du lard ou du cochon et où l'on élimine assez rapidement l'excuse assez bidon du "il est mort depuis le début", il se foire totalement sur sa fin qui n'arrive pas à créer un réel impact, ou une réflexion, une surprise, ou que sais-je encore.

Je pense vraiment que le film aurait dû se terminer quelques minutes plus tôt, quelque chose comme 2 min afin que l'on termine sur un truc vraiment étrange, qui ne semble pas avoir de sens, mais qui pourrait en avoir un. En voyant cette fin là j'ai juste l'impression que le réalisateur a fait n'importe quoi.

Alors oui, ça n'enlève pas d'autres qualités au film, comme son Depardieu absolument génial, comme à chaque fois qu'il tourne dans un projet intéressant, ou bien l'idée tout simplement de perdre de manière quasiment fantastique un acteur pendant 1h20 dans une forêt à la fois étrange, mais aussi assez flippante par son côté étonnamment simple. Je veux dire, cette forêt c'est la forêt qu'on a à côté de chez nous (si on a la chance de ne pas être un citadin) et pourtant on sent que quelque chose ne va pas, quelque chose cloche, que ça soit les réactions des gens, les choses qui disparaissent, etc. Et ça créé une atmosphère.

Et j'aime ça, quand un film a une atmosphère.

Par contre, tout comme dans l'autre film que j'ai vu du réalisateur, il gère très mal le côté limite métaphysique du truc, il n'arrive pas à donner un réel corps à son film, quelque chose qui le ferait dépasser le côté "bonne idée" pour lui donner une réelle âme. Parce que le film marche uniquement parce que Depardieu est Depardieu et qu'il ne triche pas... Le reste me semble bien terne, les relations fonctionnent très moyennement entre les personnages, les choses étranges qui se passent n'ont pas assez d'impact pour réellement marquer et servent juste à une ambiance, enfin plutôt pour faire un peu de surenchère, parce que honnêtement on aurait pu passer 3h à voir Depardieu tourner en rond et gueuler : "Mon fusil, on m'a volé mon fusil".
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 avril 2016
Après Gégé éléphantesque dans la Vallée de la Mort, avec ex famélique, à la recherche des mânes de leur fils ("Valley of Love"), voici Gégé éléphantesque dans la Forêt de la Mort, avec x, femelle (de rencontre - ou retrouvée ?) plus famélique encore, à la recherche de.... Lui-même. Peut-être. Guillaume Nicloux, de plus en plus hermétique !... Là où son précédent opus était sauvé par la dimension mystico-théâtralisée, perceptible, intégrable, compréhensible... ce "The End", façon ouroboros filmique, atteint des dimensions absconses gênantes - en forme de grand n'importe quoi.... Reste (à nouveau) un Depardieu impérial. Au bilan, on comprend que cet objet expérimental ne sorte pas en salles....
JimBo Lebowski

447 abonnés 1 080 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 avril 2016
De la vallée de l’amour à la forêt de la mort, la continuité cinématographique selon Guillaume Nicloux, le réalisateur français entreprend cette marche à suivre comme l’exorcisation d’un rêve perturbant pour en retirer un scénario on ne peut plus étrange. Il s’épaule une nouvelle fois de Gérard Depardieu qui interprétera cet homme perdu dans les bois après une partie de chasse matinale avec son chien, son fusil et sa bouteille de Schweppes Agrumes, se retrouvant finalement seul avec rien d’autre que son mal de genoux et un t-shirt trempé de sueur, suffoquant, délirant et hurlant à qui veut l’entendre de lui venir en aide, chercher désespérément la sortie de ce labyrinthe, le temps s’écoule, les sentiers se ressemblent tous, chercher l'issue.

Nicloux semble proposer dès les premières secondes un film d’ambiance inquiétant, comme le laissait présager la bande annonce, le plan d’une route en clair obscur en guise d’introduction comme signe annonciateur d’un sombre mystère, puis le bruit d’un réveil, la grosse baleine Gégé se lève péniblement de son matelas, l’heure de la chasse. La mise en scène a pour objectif de nous faire ressentir le quotidien de ce type divorcé et solitaire, collectionnant les bibelots kitschs et remplissant sa feuille de mots-croisés entre deux bouts de pain offert à son chien Yoshi au petit déjeuner, mais cette apparente austérité se retrouve assez rapidement contrebalancée avec les notes de piano dignes d’un film d’épouvante. C’est d’ailleurs ce que je trouve principalement réussi dans ce film, cette volonté de cultiver l’intrigue avec très peu d’éléments, une simple atmosphère sonore et un cadre confrontant Depardieu à la nature, cette même nature qu’il semble ne plus reconnaitre au fur et à mesure où il s’y enfonce, et nous spectateur sommes dans l’inconnu le plus total.

La frontière du surnaturel est plus ou moins évidente, les événements laissent perplexe, d’une seconde à l’autre un marécage et des scorpions apparaissent, son chien et son fusil disparaissent, son téléphone faisant écho à lui même, puis surtout l’apparition d’un jeune homme inexplicablement évasif sur sa propre présence dans cette forêt bien trop vaste pour ce genre de rencontre impromptue, il en ressort une impression de monde fermé, une perte de repères. Le personnage de Depardieu peine à rationaliser la situation, tout comme nous, il s’accroche à ses vieilles cannes soutenant son imposante bedaine de mammifère se retrouvant à son tour chassé par d’hypothétiques prédateurs, il est devenu la proie d’une nature se jouant de lui. Et l’ambiance cauchemardesque ne fait que s’accroitre sans jamais user d’artifices de mise en scène, elle sera d’ailleurs personnifiée par cette femme silencieuse et livide, sorte d’ange de la mort venant des profondeurs de la nuit, attirée par le feu.

Le projet doit je pense également beaucoup à l’aura qu’émane Gérard Depardieu, possible qu’avec un acteur lambda la proposition eu été un tantinet affaiblie, car au delà de l’atmosphère pesante qu’instaure Nicloux c’est également un film de stature, Gégé est connu de tous comme la figure mythique et insoumise du cinéma français, un ogre qui bouffe la pellicule, cette tentative de le laisser se faire dévorer par le décor et surtout le silence est à mon sens plutôt audacieuse. Le voir s’essouffler, se parler à lui-même, se confronter à des murs c’est aussi une manière de voir comment le comédien réagit seul face caméra, face au public, se livrer en quelque sorte sur sa personne, loin de tout le foin médiatique et de l’étiquette politique qu’on veut bien lui coller, il est simplement invité à vivre le cauchemar de son réalisateur. Le scénario lui délivre quelques pistes pour laisser ce final répondre à certaines interrogations, il y a de bonnes idées en terme de schéma cyclique, l’avant dernière séquence est pétrifiante, cependant le tout dernier plan m’a un peu déçu, libre à vous d’en juger (ou pas).

The End est un film qui certes ne paye pas de mine au niveau des enjeux qu’il soumet, affublé d’une lenteur et d'une abstraction qui pourront inconforter plus d’un spectateur, mais au delà de ça c’est le duel entre notre Gégé national et la forêt des songes qui remporte la timbale, plongé dans ce purgatoire verdoyant tellement insondable qu’il en devient étourdissant, Nicloux réussit à nous immerger dans un univers où la notion d’espace-temps est absorbée, la fameuse frontière entre le rêve et la réalité. Règne donc cette précieuse confusion qui inquiète et fascine, sans éclats, sans grossièreté, juste une issue à dénicher pas à pas par delà les arbres et les mystères, une bonne petite expérience en somme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 avril 2016
Ah notre Gégé, toujours plus gros, toujours plus grand ! Je me suis aussi un peu perdu dans ce film
mais c'est beau, pesant, d'un lent rythme cauchemardesque. Il existe sans doute plusieurs façons d'interpréter cette histoire, chacun pourra y trouver son explication. La solitude, la vieillesse, le cauchemar
et la mort, nos peurs aussi sont dans cette œuvre puissante merveilleusement jouée par un Depardieu au
naturel, brut et humain. Swann Arlaud et Audrey Bonnet dans Leurs apparitions ajoutent beaucoup de fantastique et d'étrange dans cette forêt hostile dans laquelle se perd le personnage principal.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2016
Une demi-heure à chercher son chien japonais. Ça commence tout doucement...... Musique contemporaine, forêt étrange, personnages rencontrés étranges et film étrange sur la solitude. Énigmatique et troublant. A qui parle-t-il? À des chimères ou bien tout simplement à lui-même; c'est une introspection de l'âme humaine. Doux et pénétrant dans un long monologue jusqu'à cette fin brutale dont le sens est à chercher....
JR Les Iffs
JR Les Iffs

101 abonnés 1 151 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 juillet 2016
Très bon film de Nicloux. Très bien réalisé, ce film prenant du début à la fin grâce aussi à un Depardieu extraordinaire nous emmène dans un monde fantastique mais réel. Scénario simple, original mais fort, on reste scotché à cette aventure de Depardieu. Suspens, angoisse, étrangeté, sommes-nous dans le réel, le rêve, l'imaginaire ? La fin nous claque dans la tête. Grande oeuvre, philosophique, métaphysique, cinématographique.
Le NanarPhile
Le NanarPhile

14 abonnés 117 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 avril 2016
Un très bon film. Énormément de tension au fil des scènes, plusieurs questionnements sur le personnage avec des éléments parfois incompréhensibles, mais cela fait le charme de ce long-métrage. Même si l'on ne comprend pas forcément tout, la façon de mettre en place certains éléments est très bonne, les plans sont excellents dans un cadre naturel très beau et Depardieu est excellent dans son rôle... Il y a juste peut être quelques moments un peu longs, mais sinon ce film est super !
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 septembre 2018
Sorti en e-Cinèma, "The End" a de quoi dèrouter le spectateur! On sent dans ce film onirique cette urgence, conçu spècifiquement pour du e-Cinèma! Ce qui veut dire aucune sortie dans les salles obscures messieurs-dames! spoiler: C'est l'histoire d'un homme qui part chasser et qui se perd dans la forêt! il ira jusqu'à perdre son chien puis son fusil avant de perdre la raison!
Bref, voici une histoire très sensorielle qui se perd tout doucement dans le fantastique! Une plongèe à nul autre pareil, typique de la figuration du cauchemar au cinèma. "The End" repose grandement sur la puissance de l'incarnation de Gèrard Depardieu! Une voix, un corps « monstrueux » , une prèsence à l'ècran! Gègè n'est pas tout à fait seul dans cette forêt puisqu'on y trouve Swann Arlaud (le nouveau visage du cinèma français) ou Xavier Beauvois! Inabouti, Guillaume Nicloux va pourtant à l'essentiel, et c'est avec audace qu'il rèalise un film que son aspect documentaire rend particulièrement ètrange! On pense à ce qu'aurait tirè de ce sujet Pier Paolo Pasolini ou Bruno Dumont...
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2017
Un film assez étrange que nous propose le cinéaste Guillaume Nicloux dont le sujet est issu par un cauchemar de nuit qu'il a adapté !! Long métrage inédit dans les salles sortit en "E-cinéma", "The End" raconte l'histoire d'un chasseur qui part avec son chien dans la foret, un lieu qui va devenir assez glauque puisque le personnage central va s'y perdre, perdre son chien, son fusil et se sentir seul au milieu de nulle part. Il tourne en rond, parle tout seul et va rencontrer un jeune homme un bref instant et une femme nue qui ne parle pas beaucoup. "The End" est un drame psychologique très bien mené fait en petit budget mais avec un scénario bien construit. Après "Valley of Love" que j'avais bien aimé, Guillaume Nicloux continue avec brio son petit bout de chemin et demeure ètre un metteur en scène a suivre. Gérard Depardieu est grandiose et prend chaque plans du film par sa présence et il faut saluer l'actrice Audrey Bonnet qui joue la femme mystérieuse qui a un regard assez inquiétante. A ne pas mettre sous les yeux des plus sensibles mais qui reste a découvrir.
Gustave Aurèle
Gustave Aurèle

184 abonnés 2 626 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 août 2016
Un film étonnant et plein de réflexion à partir du parcours initiatique spoiler: d'un homme en fin de vie
.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 mars 2019
The End se drape de la matière du rêve comme simple dramaturgie et laisse aller au rythme de l’errance intérieure. Notre personnage n’a pas de nom, il se dérobe sans cesse à l’écran malgré son omniprésence et la carrure qu’il arbore. En cela, Nicloux désamorce toute projection de la part d’un spectateur-voyageur aussi perdu que le film lui-même ; la posture du cinéaste petit malin tend à s’effacer au profit d’un égarement constant, et la forêt devient le cadre d’un imaginaire recomposé par les fantasmes. Dommage alors que l’imaginaire cède le pas au grand-guignolesque final : l’impression de contrôle se rétablit soudain, la caméra ne flotte plus, et moi, spectateur, me sens tenu à l’écart d’une marche jusqu’alors envoûtante. On m’a précédé. Chasse gardée.
ORbit708
ORbit708

2 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2016
Ca fait plaisir de voir que le cinéma français peut encore nous surprendre. Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre car je n'avais vu ni bande annonce ni interview. Ce film installe réellement une ambiance pesante qui nous fait ressentir cette lourdeur, cette lassitude et cette fatigue que le personnage principale éprouve ( les longueurs dans le film sont là pour ça; à bon entendeur..salut ) avant de basculer dans le fantastique voire dans l'onirisme. Gérard Depardieu porte ce film à bouts de bras ou plutôt à bouts de jambes. spoiler: Je conseille ce film pour tout ceux qui veulent regarder un homme se débattre contre lui même.
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 novembre 2016
Venez-vous perdre en forêt avec notre bon vieux Gérard...
"The end" tente de maintenir le spectateur alléché par le destin de son personnage, mais ne sera pas à l'abri de l'égarer sur le sentier du sommeil. C'est mou, c'est répétitif, et c'est quelque peu barré (concernant l'intervention des personnages secondaires). Le film désintéresse peu à peu, même en tentant le virage sur son final, et ce malgré un excellent Depardieu (comme toujours).
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