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chloé V.
146 abonnés
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1,5
Publiée le 25 mars 2017
On en est encore là ? Sans blague ? Jai l'impression de l'avoir vu 1000 fois ce film sans prétention (ni ambition), penible et lent comme un jour de pluie..: cinéma pour 3eme âge qui ne veut pas être surpris.
Un film sans émotion, sans humour, sans drame, sans passions, sans intrigue, sans surprise, sans relief, sans action, sans rythme, sans audace, sans image, sans musique, sans dialogue, sans décor, et même, sans sujet... autrement dit un film emblématique de ce qu'est devenu le cinéma français, qui un jour peut-être renaitra de ses cendres. Martin Provost n'y sera pour rien.
une superbe rencontre entre les deux grandes actrices que sont ces Catherine. une histoire simple racontée de belle manière et jouée parfaitement. leur petit coin de terre est magnifique pour cultiver les légumes.
Martin Provost s’est payé les deux actrices françaises parmi les plus bankable du cinéma français pour ce film. Un poids trop lourd pour lui ou alors le désir de faire consensus et de rallier un maximum de monde devant l’écran ; le bilan est sévère, mais son film est raté. On ne croit pas une seconde à l’histoire qui va se tisser entre ces deux femmes que tout sépare et qui ne se sont vu que quelques mois, et ce, il y a des dizaines d’années. On ne croit pas non plus en l’histoire d’amour entre le routier et la rigide Claire. Le scénario, pire que bancale, est truffé d’invraisemblances et suit l’autoroute hyper balisé du mélo durant de trop longues minutes. Répétitif, manichéen, moraliste, facile, racoleur et sans surprise. Un flop avec un scénario bâclé et une mise en scène d’un autre temps. A éviter. tout-un-cinema.blogspot.fr
L'affiche est attrayante. La très bankable Catherine Frot ( elle est devant Deneuve sur l'affiche ) associée pour la première fois à l'autre grande Catherine, voilà un couple qui doit faire frémir les tiroirs caisses. Et puis, après le succès de " Médecin de campagne", prendre une autre profession médicale qui touche le coeur de public, ça c'est avoir du flair coco ! Ca tombe bien Martin Provost a été sauvé à la naissance par une sage-femme qui lui a donné son sang ( le film est dédié à cette personne), demandons-lui de nous trousser vite fait un scénario et roule ma poule! On prend les deux grandes comédiennes les plus aimées par les lecteurs de Notre Temps, de Télérama et par les auditeurs de France Inter, et là mon vieux, c'est le yatch au prochain festival de Cannes. Ca c'est sur le papier. A l'arrivée, le cocktail préparé a le goût fade des histoires improbables autour de la énième retrouvaille de deux femmes aux caractères antagonistes. L'une est coincée, rigide, seule, sérieuse et pas drôle (Frot qui fait du Frot dramatique) tandis que l'autre est jouisseuse, évaporée, joyeuse et bonne vivante ( Deneuve qui arrive à surnager ). L'histoire a l'âge du cinéma et n'offre ici aucune nouvelle idée. Rien dans le scénario n'est cohérent quant à la prétendue évolution du personnage de Catherine Frot, très monolithique pendant deux heures, pendant que face à elle, s'agite notre icône blonde en chemisier panthère, dans un rôle taillé d'une seule mais jolie pièce. Ca traîne en longueur et quand arrive la fin, c'est presque une délivrance. Certes, pour être raccord avec le titre, nous avons droit à quelques scènes d'accouchement qui sentent le réalisme et un très vague discours sur les usines à bébés qui se mettent de plus en plus en place, mais sans que cela soit réellement approfondi (en fait à la façon d'un entrefilet dans 20 minutes). Du coup, le regard et l'esprit gambergent un peu ailleurs. En voyant Deneuve sur un lit d'hôpital, on applaudit aux progrès de la médecine qui fait que dorénavant se faire opérer d'un cancer du cerveau devient un acte chirurgical bénin. On se dit que finalement Quentin Dolmaire a peut être une chance de pouvoir être autre chose qu'insupportable à l'écran comme chez Desplechin, mais que ce sera long. On coche une nouvelle case sur la liste des scènes cocasses qu'est amenée à jouer Catherine Deneuve à l'écran. Ce mois-ci on rajoute la conduite d'un semi-remorque ! La suite sur le blog
Je n’ai pas grand chose à en dire, ce n’est vraiment pas mon style. C’est quasi uniquement un film d’acteur car en dehors des rôles très bien tenus par Catherine Deneuve, Catherine Frot et Olivier Gourmet il n’y a pas grand chose à retenir. L’histoire n’a pas grand intérêt, le film est plat et je me suis profondément ennuyé.
Certes les deux actrices font leur job . C'était le moindre qu'on pouvait en attendre . Vu leur statut de Stars . Et surtout leurs qualités respectives de grandes actrices . Pour autant le film de cette rencontre de ces deux femmes après un très long éloignement ,sonne presque creux . On peine à croire à cette histoire. Histoire limite (parfois ennuyeuse) . Heureusement il y a aussi Olivier GOURMET qui lui amène un' souffre de fraîcheur .
Sur vendu par la presse, ce qui marque au premier abord c'est la pauvreté cinéma de ce film: lumière négligée, caméra sans imagination. Dommage, la confrontation d'actrices est toujours quelque chose d'existant et le casting est alléchant. Et au final, Catherine Deneuve. On ne voit qu'elle, comme d'habitude elle éclabousse le film de son talent et de sa grâce. Catherine Frot est bien, je ne dis pas, mais elle ne lui arrive pas à la cheville. Vivement le prochain Deneuve!
Comment des telles actrices ont-elles pu se fourvoyer dans un scénario aussi nul ? Pas de suspens, pas de surprise, pratiquement pas d’émotion, ce film est totalement creux.
Ce film est un petit bijou... Catherine Deneuve est décidément une immense actrice et j'ai pris un plaisir fou à la retrouver dans cette sage femme. Elle y campe le rôle d'une femme gravement malade, paumée et fauchée qui recontacte la fille d'un ancien amant (Catherine Frot) pour terminer sa vie accompagnée. C'est drôle, c'est touchant, c'est humain, c'est triste... bref j'ai adoré !! Merci Mme Deneuve... vous êtes formidable !
C'est que je vais finir par bien l'aimer, Martin Provost ! Après le traumatisme « Séraphine » (du moins me concernant), voilà que celui-ci signe un second film d'affilée plutôt réussi. Alors c'est vrai que ça reste bien classique formellement, pour ne pas dire assez passe-partout durant certaines scènes, mais le réalisateur est suffisamment sensible et intelligent pour que cela passe, dû à un scénario de belle facture, des dialogues sonnant juste et surtout des personnages dessinés avec talent. Au-delà des seconds rôles et autres apparitions de « guest-stars » jamais gratuites, il y a à la fois une douceur et une tendresse évidentes à filmer ces deux héroïnes, justement tant elles sont imparfaites, marquées par la vie, parfois difficilement pardonnables (enfin, surtout une) : cela fait tout leur charme, leur humanité, justement parce que leur relation n'est jamais simple, une brève rencontre de deux solitudes où se mêle passé, présent voire futur. Surtout, et sans surprise, l'œuvre se repose (à raison) sur les deux Catherine, chacune impeccables (allez, avec une légère préférence pour Deneuve). « Sage femme » ne restera pas gravé dans ma mémoire, faute peut-être d'un léger manque d'émotion et à une forme assez banale, mais c'est un bon film que je suis content d'avoir vu : ça n'est pas si courant concernant notre cinéma hexagonal...
Un joli scénario et une réelle sensibilité confirment l'aptitude du cinéaste à brosser de touchants portraits de femmes. Les interprètes sont tous remarquables.
Il faut avouer qu’on en attendait tout de même plus de la rencontre entre deux des plus grandes actrices françaises, les deux Catherine, Frot et Deneuve. Pas que « Sage femme » soit mauvais, mais on a plutôt affaire à un film tiède alors qu’on était prêt à assister à une confrontation entre feu et glace. Bien entendu, leur jeu et leur art n’est jamais à remettre en question tant les deux comédiennes se glissent toujours avec maestria dans leurs rôles avec une gamme infinie de nuances. Des rôles qui sont d’ailleurs des déclinaisons de compositions dans lesquelles on a déjà pu les voir auparavant. La femme rangée et rigide pour Catherine Frot et la bourgeoise inconséquente et hédoniste pour Catherine Deneuve. Des rôles dans lesquelles elles excellent mais qu’on aurait également pu inverser, si ce n’est l’âge, tant elles savent presque tout jouer et qu’elles l’ont déjà fait dans leurs immenses carrières respectives.
Martin Provost qui n’a pas sont pareil pour dresser des portraits de femmes, ceux-ci constituant l’entièreté de sa filmographie, ne démérite pas et propose à nouveau de suivre deux d’entre elles à la croisée des chemins. L’une est à l’aube de la mort et va pousser l’autre à sortir de la torpeur de sa vie morose. Après le très beau « Séraphine », biographie naturaliste de la peintre éponyme incarnée par Yolande Moreau, ou encore « Violette », autre double portrait féminin avec Emmanuelle Devos et Sandrine Kiberlain, le metteur en scène ne se renouvelle pas vraiment. Sauf peut-être qu’il quitte le passé pour revenir à l’époque contemporaine cette fois. En revanche, il développe toujours cette habileté à croquer la psyché féminine. On aurait cependant aimé que sa caméra soit moins statique et ses images moins ternes, qu’il enveloppe ce « Sage femme » d’un peu plus de folie visuelle de manière à être en adéquation avec un sujet un peu moins triste et gris qu’à l’accoutumée.
Son scénario est peut-être le problème du long-métrage finalement. L’histoire nous paraît quelque peu anecdotique et accessoire pour tenir sur près de deux heures et surtout pour réunir un tel tandem d’actrices dans un film. Il en résulte une impression d’une oeuvre qui manque de ressorts dramatiques, de tenants et d’aboutissants plus surprenants. Du coup, c’est parfois un peu plat. Un peu long aussi. Hormis Olivier Gourmet, les seconds rôles sont quelque peu sacrifiés, on aurait alors aimé que notre duo puisse se laisser aller à davantage d’humour et d’émotions. On aura néanmoins entraperçu un métier méconnu, celui du titre bien sûr, et vécu la rencontre de deux beaux personnages incarné par deux grandes actrices.
"Sage(-)femme" : un joli titre, pour un joli film. Par Martin Provost, le metteur en scène des excellents "Séraphine" et "Violette". Encore une histoire de femme(s), mais là, il ne s'agit ni d'une artiste, ni d'un écrivain, mais d'une modeste "faiseuse de bébés" (quand la maternité de proximité où elle travaille depuis 28 ans ferme, jugée "non rentable",spoiler: la dernière naissance à laquelle elle donne son art - et son amour, est celle d'un petit garçon, naissant d'une jeune femme dont elle avait accouché la mère, au tout début de sa carrière, et qu'elle avait même sauvée !.. ), une presque quinqua rangée, "Claire" (Catherine Frot), qui retrouve la dernière compagne de son père, la fantasque "Béatrice" (Catherine Deneuve). MP se fait lui aussi "maïeuticien" (comme il est convenu de dire maintenant que la profession est accessible aux hommes -spoiler: comme saura l'illustrer d'ailleurs Simon, le fils de Claire ), qui montre le travail délicat, et souvent douloureux, de reconquête des sentiments spoiler: (quasiment mère/fille ) entre Béatrice (spoiler: fragilisée par la maladie) et Claire, à jamais marquéespoiler: par le suicide de son père, alors que jeune ado, drame qu'elle attribue à Béatrice. Une histoire qui sonne juste, narrée sans surcharge, sans pathos - tonique en diable qui plus est ! MP confirme ici qu'il fait, dans le meilleur sens du terme, du très bon "cinéma d'auteur", qui dit beaucoup, en montrant juste ce qu'il faut. Il réussit à rendre Deneuve crédible et attachante, tire le meilleur parti de CF, soigne ses rôles secondaires, et dirige à nouveau avec bonheur Olivier Gourmet ("Paul", le voisin de jardin...).