un film d'une puissance forte très bien réalisé et très bien interprété. cela nous montre l'absurdité de ces démonstrations de force avec un matériel non adapté et l'incompétence de ces vieillards séniles qui commandaient les armées russes. ce refus de ne pas être aidé est incompréhensible.
Tout le monde connaît l’histoire, inutile de s’attarder sur ce point. Seydoux à enfin pris des cours de acting, ou alors c’est le réal qui l’a mise proprement dans son second rôle. Pour le reste le film reste assez classique dans la gestion de l’émotion et la mise en abîme, sans longueurs, propre. La transition dans le changement de format est bien vue et plonge le spectateurs avec les marins.
Kursk suit le tragique destin de l’équipage du sous-marin russe éponyme, qui à la suite d’un accident de torpille nucléaire, échoue au fond de la mer de Barents dans l’Océan Arctique le 12 août 2000. 23 hommes réussirent à survivre aux explosions et se réfugièrent dans le dernier sas du submersible en attendant désespérément que les secours arrivent …
spoiler: Il y a 18 ans l'affaire du Koursk avait tenu en émoi le monde entier. Alors que 23 des 118 hommes d'équipages luttent pour survivre, les opérations de sauvetages russes échouent lamentablement et toute aide internationale est rejetée. 9 jours plus tard, la Russie accepte l'aide des Britanniques et des Norvégiens, mais il est finalement trop tard, il n'y a aucun survivants.
Réalisé par le danois Thomas Vinterberg (La Chasse 2012) et adapté de l’oeuvre de Robert Moore ; A Time to Die : The Untold Story of the Kursk Tragedy, le film dramatise cependant le récit en s’éloignant de certaines vérités. Le personnage incarné par Mathias Schoenaerts n’avait par exemple pas d’enfants. Le réalisateur a voulu dresser le portrait de chacun des marins du Koursk et des 71 enfants qu’ils ont laissés derrière eux en combinant plusieurs réalités.
Le casting est européen, Mathias Schoenaerts retrouve son réalisateur après Loin De La Foule Déchainée (2015), Colin Firth incarne un commodore de la Royal Navy, Max Von Sydow un colonel russe et Léa Seydoux la femme du héros. Cette dernière est peut-être la seule à sur-jouer dans certaines scènes dramatiques. Le reste des acteurs sont impliqués et à la hauteur bien qu’il soit déstabilisant au premier abord de retrouver Schoenaerts et Sydow doublés par d’autres professionnels que par eux-mêmes. Mais il n’y quasiment rien à reprocher sur la justesse de chacun.
A l’origine Vladimir Poutine devait apparaître dans quelques scènes du film mais son rôle ne fut au final jamais casté. Luc Besson (producteur du film), souhaitait recentrer l’action sur le naufrage et éviter la question politique. Lors de l’accident, le président Poutine venait de prendre ses fonctions et se reposait calmement dans sa demeure au bord de la Mer Noire. Son absence de réactivité avait alors suscité d’importantes critiques à travers le monde. A l’époque, les causes de l’accident étaient encore inconnues et plusieurs hypothèses furent évoquées ; explosion d’une torpille, collision avec un sous-marin étranger, explosion d’une mine marine de la seconde guerre mondiale. Toutes ces théories seront balayées après le renflouage du Koursk le 8 octobre 2001. Cependant, des controverses existent toujours … Pour cela je vous renvoie vers le documentaire de Jean-Michel Carré : Koursk, un sous-marin en eaux troubles.
Tourné essentiellement en Belgique, le tournage s’est également déroulé dans les bases militaires de Brest et de Cherbourg. Le sous-marin français Le Redoutable a également servi de décors pour quelques scènes intérieures.
Thomas Vinterberg s’aventure ici dans un film de commande mais va légèrement au-delà en s’appropriant l’histoire. Il insuffle aux spectateurs des scènes de tensions assez insoutenables notamment lorsque la caméra suit deux marins nageant dans les sas immergés pendant quelques minutes. Son film est aussi très informatif bien que quelques libertés aient été prises comme soulignées plus haut. Le début du récit est conventionnel et recherche l’empathie du spectateur mais d’une façon relativement humble et solennelle. Si le rythme assez lent de la première heure peine à nous emporter, tout s’accélère par la suite ; l’implication des délégations étrangères pour sauver le reste de l’équipage, les solutions envisagées, la détresse des familles par rapport à la non réactivité des officiels russes et enfin la survie et la démence des marins à bord du Koursk. Le film met aussi bien en évidence les raisons pour lesquelles la tragédie aurait pu être évitée et surtout la gestion accablante de cette catastrophe. Les Russes ont touché le fond dans tous les sens du terme …
Si Kursk présente quelques défauts de rythme et repose sur des formules académiques, il en ressort une histoire relativement poignante, sincère et sobre. Une catastrophe humaine à visée pédagogique espérons-le.
Le film de sous marin semble à la mode ces derniers temps! Celui ci relate assez bein l'histoire vraie du Koursk, naufragé en 2000. Le sujet est bien traité avec un bon équilibre entre décisions en surface et survie au fond et les acteurs, Matthias Schoenaerts en tête font tout pour rendre ce récit palpitant.
Claustrophobes, passez votre chemin, vous ne survivriez pas dans les entrailles exiguës de cet énorme cétacé métallique. Jusqu’à présent nous ne connaissions que le Kursk-évènement dramatique lointain. Ce film nous immerge dans le Kursk-réalité, nous faisant vivre (selon toute vraisemblance) les dernières heures de ces sous-mariniers choqués, tenant le coup grâce à leur courage, à la camaraderie, mais plongés dans l’angoisse, le noir, l’alternance espoir-désespoir, et surtout, toujours, cette eau glaciale qui n’était que l’amorce du froid de la mort. Ce qui fait aussi l’intérêt de ce film, et qui rappelle « Nous étions soldats » avec Mel Gibson, abordant lui aussi un sujet souvent occulté, c’est qu’il traite de l’angoisse des familles quand la nouvelle a filtré, leur impuissance et leur colère devant la langue de bois et les communiqués mensongers des autorités. Ainsi que la frustration des nations étrangères proposant à maintes reprises leur aide, froidement rejetée par la Marine soviétique, des marins ne pouvant porter aucun secours à des frères marins dans la plus extrême détresse. Puis la main tendue finalement acceptée, arrivant trop tard, qui saura jamais peut-être à quelques minutes près ? Honte à vous, sans appel, messieurs du haut commandement, qui avez abandonné ces hommes dont vous étiez responsables et qui sont morts par votre ignominieuse incurie.
Film historique finalement, très émouvant. Claustrophobes s'abstenir..... ! L'ambiance terrible, entre Militaire et Social de ce groupe d'hommes est probablement proche de la réalité, tout en restant une fiction. Grace aux excellents comédiens, citons notamment, Matthias Schoenaerts, Léa Seydoux, ou le grand Colin Firth, cette réalisation bien qu'un peu lente, forcément quelques longueurs, est captivante jusqu'au bout. Heureusement elle n'est pas traitée comme les super productions "catastrophe" ! La dernière scène des face à face entre Commandant et les enfants est très forte et toute la dernière partie aborde le côté spirituel, cette oxygène qui a fait défaut !! **
Vraiment un bon film, très convaincant, avec du réalisme et de l émotion. Certes il y a quelques clichés, mais l essentiel est d être touché après avoir vu ce film, ce qui fut mon cas. Je vous conseille donc vivement de voir ce film, vous ne serez pas déçus.
Film basé sur un fait historique qui n’est pas à la gloire de l’URSS. Haletant de bout en bout, on sombre avec l’équipage dans cet imbroglio politique choquant . Seul reproche le président Poutine n’est pas évoqué.
magnifique de réalisme et malheureusement , histoire vraie. un fiasco total pour sauver des survivants réfugiés à l'arrière du sous marin Kursk , fleuron de la marine russe. Au non du secret militaire russe , les gradés ralentissent le sauvetage des rescapés et lorsque l'OTAN arrive , il est trop tard...!! movie historic. Bravo.
Ce film relate la lente agonie des marins du sous-marin nucléaire russe du même nom suite à l'explosion d'une de ses torpilles.Il y a forcément une part un peu romancée, aucun marin n'ayant survécu pour le raconter. il est également souligné l'omerta et les mensonges des autorités russes vis-a-vis des familles, c'est un peu leur spécialité, on l'avait déjà vu avec Tchernobyl, et leurs atermoiements pour accepter l'aide internationale, les occidentaux possédant une technologie plus avancée en matière de submersibles d’exploration et de sauvetage. Ce retard à très certainement condamné définitivement les marins. Je relève cependant une inexactitude, ce sont les norvégiens et non les anglais qui ont pénétré les premiers dans le sous-marin, hélas trop tard. Film est intéressant par son côté historique , ne tombant pas dans le registre de film catastrophe (on se demande ce qu'en auraient fait les américains !)
Ce film met en scène le malheureux destin du Kursk et de ses passagers suite à une explosion en mer en 2000 ; Cette histoire vraie relate la survie des quelques survivants a bord du sous marin , ainsi que le désarroi des familles face à l'incapacité des secours de la marine russe et le refus d'aide étrangère ... Dans l'ensemble le film est vraiment pas mal , s’appuie sur un bon casting et une belle bande son et arrive à gagner un peu en suspense et tension tout au long du film même si l'on connaît déjà le fin mot de l'histoire 14.5/20
Même si l'on connait l'histoire et la fin tirée d'un fait réel , ce film est bien réalisé avec des acteurs internationaux convaincants ; l'action est concentré sur le sous-marin avec un suspens bien entretenu , les explosions sont superbement filmées . La durée est un peu longue mais on passe un bon moment .
Le film en lui-même est sympa, rempli de tous les clichés du blockbuster américain. Le principe de l'homme fort, de la veuve éplorée, du fiston à son papa, etc etc.
Mais l'action est bonne, très bonne.
Et puis c'est tout.
Pour le reste, c'est un film qui sent la malhonnêteté historique. Pour ne pas dire la propagande dans ce qui se fait de pire.
RIEN dans l'histoire n'est cohérent d'un point de vue géopolitique. Le secret militaire est gentiment balayé par une réplique bas de plafond, pour en arriver à la conclusion que les russes sont irresponsables et ne veulent pas sauver les 21 pauvres gars coincés. 21 vies contre des secrets militaires évidents. Pour n'importe quel pays qui se respecte, il me semble que le choix est vite fait : sauver le secret militaire, qui pourrait sauver bien d'avantage de vies.
Mais non, là on choisit l'attaque frontale à base de bons sentiments (regardez donc notre héros privé de son fiston à cause du méchant général russe vieux et pas beau), pour évacuer proprement toute contextualisation historique.
Oui, l'événement est sale, tragique, misérable, et tout ce qu'on veut. Mais le traitement fait par le réalisateur est tout aussi scabreux, et cherche à réécrire l'histoire de manière évidente.
Un film de propagande, un de plus. Qui prend soin d'éteindre toute réflexion au profit de l'affect. Le pire du cinéma américain.
Le film relate la triste réalité des fait sans accentuer la bêtise russe qui n'a pas de nom pour la nommer. . Un beau jeu d'acteur, un scénario qui est proche de la réalité, pas d'artifices superflus, ce qui fait qu'on ressent bien la détresse de ces familles touchées par ce drame qui aurait pu se terminer d'une meilleure façon.