The House That Jack Built
Note moyenne
3,6
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184 critiques spectateurs

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27 critiques
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62 critiques
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32 critiques
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28 critiques
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15 critiques
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20 critiques
Trier par :
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 17 décembre 2018
Enfin ce film a été projeté hier dans le petit cinéma de ma commune ! Nous étions 8 personnes intéressées au début du film... et toujours 8 2h30 après. Personne n'a quitté la salle, personne n'a crié de dégoût ou que sais-je encore. Personnellement, j'ai bien ressenti le côté ironique, humour noir, que Lars von Trier a voulu exprimer. J'ai ri à de nombreuses reprises, en particulier lors de l'incident numéro 4 : Miss Simple explique au policier que son copain est étrange et qu'il a tué 60 personnes mais il croit qu'elle est soûle, Jack arrive et confirme ses dires, mais le policier n'y croit toujours pas... Et plus tard Jack fait crier la blonde mais rien ne se passe, "tu peux toujours crier dans ce putain d'immeuble, dans cette putain de ville, dans ce putain de monde, personne ne viendra t'aider". LVT met donc le doigt comme d'habitude sur nos sociétés actuelles. La forme du film est au final dans le même genre que ses précédents : le parcours d'une vie narré avec philosophie, dans le but de nous faire réfléchir, comme "Nymphomaniac", "Dogville", etc. À lire les critiques de ceux qui n'ont pas aimé, il s'avère qu'ils n'ont surtout rien compris au propos.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 10 décembre 2018
spoiler: Film vu cet apre midi, a la base faut aimer le style de Lars Von Trier, il a une vision bien particuliere de traiter ses films. Perso j aime beaucoup sa maniere de nous emmener dans son monde. The house that Jack Built est vraiment bien dans son genre. UFilm vu cet apre midi, a la base faut aimer le style de Lars Von Trier, il a une vision bien particuliere de traiter ses films. Perso j aime beaucoup sa maniere de nous emmener dans son monde. The house that Jack Built est vraiment bien dans son genre. Une autre maniere assez efficace d entrer dans la tete d un tueur en serie. Mat Dillon est juste terrifiant dans son role. Un acteur que j apprecie enormement et de le revoir au cinema en tueur sans aucune pitie c est juste Un Regal! Qu on aime ou pas ce film Lars Von Trier sait sortir le specteur du film habituel du genre. Un tres bon film pour ma part. A voir .ne autre maniere assez efficace d entrer dans la tete d un tueur en serie. Mat Dillon est juste terrifiant dans son role. Un acteur que j apprecie enormement et de le revoir au cinema en tueur sans aucune pitie c est juste Un Regal! Qu on aime ou pas ce film Lars Von Trier sait sortir le specteur du film habituel du genre. Un tres bon film pour ma part. A voir .
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 4 décembre 2018
« Infligé », le réalisateur m’a infligé durant 2 h35 de regarder une horreur sans nom. Les premiers films de Lars Vas Trier, malgré toujours cette envie de créer des atmosphères au sein de ces film assez froides et violentes, étaient plutôt esthétiquement bien travaillées.
The house that Jack built ne présente aucune mise en scène, on a toujours l’impression d’être au même endroit durant tout le film alors que les épisodes se déroulent dans des endroits différents. Nous n’avons aucune explication sur les choix de ces lieux, Jack décide de tuer des enfants dans une forêt, pourquoi ? Pourquoi cette envie d’être dans ce lieu ? Pourquoi cette mascarade ou il fait croire qu’il est chasseur ? Qu’est ce qui stimule ce choix ? Nous n’avons aucune réponse. L’épisode démarre d’emblée sur un plan de la petite famille comparée par le tueur d’une biche et ses petits. Et le bain de sang commence. Et c’est la même chose durant tous les épisodes. On déplace le spectateur de place en place sans aucune raison, juste pour le plaisir de voir de la torture dans un lieu différent. Nous avons une mise en scène brouillon.
Le montage est dès plus simple, mis à part la fin du film esthétiquement mieux travaillée, nous avons du montage cut tout le temps. On dirait que la seule chose qui a stimulé le montage est d’en rajouter une couche à chaque fois. Toujours plus de sang, toujours plus de torture, toujours plus de cries. Peu importe l’histoire, peu importe les choix techniques adoptés, le réalisateur est libre de créer l’œuvre qu’il souhaite. Mais il faut que cela raconte quelque chose !!! On ne peut pas nous montrer de la violence extrêmement traumatisante sans aucune raison ! A quoi cela sert ? Ce film n’offre aucun point de vue, il n’y a pas d’histoire !!! On assiste juste durant deux heures aux meurtres d’un fou. Un choix extrêmement mauvais et qui ne sert juste qu’à rajouter des minutes en plus dans le film est l’utilisation des flash backs, on replonge Jack dans son enfance. Mais dans cette décente dans le passé, on n’apprend rien de plus à part comprendre effectivement que Jack était tout aussi dérangé, il ne tuait pas des gens mais il découpais les pattes des canards par exemple, à quoi cela sert de nous montrer ça ? Pourquoi ce personnage est-il dévoré par cette haine envers autrui ? Ou se trouve sa famille ? Alors, oui, le scénario n’est pas toujours obligé d’être clair. J’adore les films de David Linch et pourtant on y comprend pas grand-chose, je pense néanmoins à Mulhand drive. Mais dans ce film de Lars Van Trier, le scénario est inexistant, juste on regarde un homme tuer, et re tuer. Alors on change évidemment, un coup on traîne une femme derrière un camion sur une route national, ensuite on découpe les seins d’une autre femme, on tire les enfants à la carabine, on congèle les corps, on étrangle, on poignarde… Ce film ne dit rien sur rien. On dirait que son seul but est de nous faire vomir sur nos genoux, voir même de nous faire quitter la salle.
De plus nous sommes plongés dans du « déjà-vu », l’histoire de ce meurtrier en série a déjà été faite mainte et mainte fois au cinéma, on a compris, donc il n’y aucune originalité.
Ce film provoque une ambiance dans la salle incompréhensible, on a des gens qui quittent la séance, d’autres qui se cachent les yeux, d’autres qui rient !!! Une atmosphère pathétique. On s’inflige à nous même de la torture. Et pour finir, pour féliciter les gens d’être resté jusqu’au bout, on assiste à la construction de la maison de Jack uniquement constitué de cadavres.
En échangeant avec mes camarades, j’ai apprit que apparemment il y aurai eu une quelconque dimension humoristique. Moi, la dimension humoristique elle m’est passée à 3 km.

Néanmoins, la fin du film est plus intéressante. On assiste à la descente aux enfers de Jack. Le réalisateur retranscrit cette descente aux enfers dans une dimension antique ( Virgil et Dantes dans la barque de Phlégias entouré par les damnés) avec une touche, quand même, de contemporain. Je dirai que c’est ce final qui a attiré mon attention. Elle est subtile et bien travaillée, on a enfin une mise en scène travaillée et un décor intéressant. On a un travail avec la lumière extrêmement captivante. Ce jeu entre le clair et l’obscur est bien fait.

Pour conclure, ce film est d’un ennuie abyssal qui délivre de la violence gratuite et le tout accompagné d’une mise en scène et d’un scénario brouillon. La fin est mieux filmée et stimule un peu plus mon attention. Cela ne rattrapera pas la totalité de l'oeuvre.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 22 novembre 2018
« Nymphomaniac » était abominable et bête. « The house that Jack built » s’inscrit dans son exacte continuité. Ça commence plutôt bien pourtant : l’humour est très noir, mais fait encore rire. Mais à force de provocations de plus en plus extrêmes, le rire du spectateur s’étrangle. Puis ses yeux se ferment : Lars von Trier va trop loin. Les jeux macabres qu’il décrit, le discours nauséabond tenu par son personnage (illustré selon sa nouvelle méthode de montage – cf « Nymphomaniac » – de photos tirées de Google images), sont tellement atroces que le film en devient irregardable.
Complètement mégalomane, Lars von Trier fait en plus au travers de ce serial killer son propre autoportrait. On peut reconnaitre que c’est l’un des rares cinéastes qui cherche vraiment à bousculer ses spectateurs (comment ne pas penser que ce film est dangereux pendant la projection ?), ce qui serait quelque part admirable… si ce n’était pour raconter en fait des banalités, ici sur le mal.
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 novembre 2018
Comme à son habitude, il nous livre une fois de plus un film ou règne la violence. Mais une violence esthétique si je puis dire ultra percutant ou son escalade ne cesse de progresser dans l'ultra violent. A cela s'ajoute la violence psychologique qu'il sait très bien maitriser. Peut être comme but de provoquer? Puisque tout est justifié jamais dans la violence gratuite.
Une histoire de la violence. LE personnage principal rentre parfaitement dans la peau de son personnage avec une bonne mise en scène qui dans l'ensemble pourra en choquer certains (meurtre, infanticide…). Mais toujours avec sa petite touche personnel comme dans ses précédents films. Le film n’est pas un film d’horreur, sinon une comédie (très) noire sur le Mal, presque jouissif et plaisante, ou on a parfois l'impression qu'il veut nous emmener avec lui dans sa descente au enfer...Bref Loin de se limiter à un simple spectacle sanglant, The house that Jack built est brillamment interprêté sans aucune censure. Une fois de plus il tape haut et fort et la violence psychologique est parfois plus percutant que la violence physique… Bonne petite surprise.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 19 novembre 2018
Complètement hard, on a l’impression d’y être! On voit tout! Âmes sensibles s’abstenir...
Le jeu d’acteur est fou!
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2018
Si ce nouveau pamphlet signé Lars Von Trier est loin de n’avoir que des qualités - le réalisateur est fidèle à lui-même et son goût immodéré pour la polémique dessert souvent ses œuvres - force est d’admettre que la puissance et l’ambition de ses propositions cinématographiques finissent par emporter l’adhésion. À travers une succession de séquences plus violentes et abjectes les unes que les autres, on suit ici le parcours sanglant d’un tueur en série - figure du mal absolu - qui considère ses crimes comme autant d’œuvres d’art, ponctué de digressions sur des sujets liant homicides et esthétique artistique. L’ensemble, à déconseiller aux âmes sensibles, est mâtiné d’un humour noir bienvenu. Oui, le cinéaste danois a encore des choses intéressantes à nous proposer.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 novembre 2018
Un très bon film de Lars von Trier, plein de métaphores, de clins d'oeil, de passages philophiques. Sans oublier l'humour noir, assez présent, surtout dans le "3e incident" ou lorsqu'il déclare au flic qu'il a 60 meurtres à son actif mais n'est pas pris au sérieux... Ce n'est pas un film gore et malsain ou sexiste comme une certaine presse a pu le présenter, mais un drame, celui d'un psychopathe dont le cheminement l'amène à commettre des crimes de plus en plus nets et précis. Son TOC de la propreté l'oblige à revenir sur la scène de crime et donc à prendre des risques. L'architecture le passionne et ainsi il aimerait que tout soit aussi bien agencé. Il a fait vivre l'enfer à la société et finira donc en enfer. La fin avec Bruno Ganz est magistrale. Il y a juste le "2e incident" que j'ai trouvé trop long et ennuyeux à cause du dialogue qui n'en finit pas.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2018
The House that Jack built se construit comme un négatif, une réponse-miroir dans laquelle la chaleur de l’orgasme se serait rangée parmi les corps inertes peuplant ce vaste congélateur humain. Car à la chaleur de l’alcôve se substitue la glace de la chambre froide avec, en point de jonction, une réflexion sur l’origine de la création artistique. Le négatif capte l’envers de la lumière, Lars von Trier absorbe Lucifer. Ici la violence n’est pas le propos, et s’égosiller sur l’épanchement putride avec lequel le réalisateur construit son récit est un leurre. La violence est, comme le corps, un matériau. Le matériau de l’artiste. Ce qui importe n’est pas là, ni d’ailleurs dans le résultat, notion purement matérialiste et des plus ternes. Tout réside dans le chemin suivi. C’est en cela que The House that Jack built est une route, celle tracée par le sang d’un cadavre traîné depuis une camionnette de la même couleur, conduite par le créateur-destructeur qui ne tardera pas à revêtir le chaperon rouge, rappelée sans cesse par un câble de téléphone tel le fil d’Ariane destiné à sortir du labyrinthe pour mieux lui donner vie et sens. Lars von Trier convoque un imaginaire qui emprunte à la religion et au conte dans un même traitement grotesque : des sept nains nous avons Grincheux défiguré et Simplet à la blondeur caricaturée, le rôle de Prof étant assumé par le bourreau, du Petit chaperon rouge demeure la cape et la lutte entre innocence et prédation, agneau et loup (ici tigre). La religion imprègne elle aussi l’œuvre puisque cette dernière se découpe en chapitres tels les sept cercles du Purgatoire dantesque. Car Trier réécrit Dante : le Virgile éclaireur devient la Verge, les sept péchés capitaux tous réinvestis dont le dernier, la luxure, ultime cercle du Purgatoire, n’a d’équivalent que dans la posture même de l’artiste qui laisse entrer en lui, chez lui, dans sa demeure par les crimes construite, le public ici représenté par les policiers et, avant eux, les spectateurs. Inutiles donc les mots de perversité, de complaisance, de violence gratuite, de provocation. The House that Jack built est une œuvre d’art sur l’œuvre d’art, didactique dans sa volonté de rejeter la didactique en se ponctuant de peintures et en se doublant d’une voix off, rhétorique dans sa volonté de rejeter la rhétorique pour mieux, dans ses paradoxes, épouser les paradoxes de la création. Soit l’incapacité de l’artiste à saisir ce qu’il sort de lui et met au monde, à escalader l’Enfer pour espérer retrouver la lumière et, avec elle, le bruit d’une plaine de l’enfance respirant tout entière par les faucheurs, l’être sensible et sa perception du monde, la mort. Aussi inaccessible que l’idée de naïveté originelle lorsque l’enfant amputa le caneton, symbole de la tyrannie artistique et de la volonté de contrôler, par l’art, le monde. "Hit the road Jack and don't you come back no more".
sebou36
sebou36

93 abonnés 386 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 novembre 2018
Le sujet semblait sympa, mais le résultat n'est pas à la hauteur. La faute a un scénario confus qui n'exploite pas les situations. Là où Henri (portrait of a serial killer) gagnait en intensité , Jack se perd en longueur à force de digressions et de manque de logique scenaristique. Et le dialogue avec le diable est tellement pompeux et ridicule!
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mai 2026
Ce qui se dégage du film Lars Von Triers est sa profonde vacuité, et un certain talent de narration. Le discours du cinéaste y est inintelligible, et ses provocations alternent entre malaise et absurdité. Car comment ne pas trouver absurde l'histoire d'un homme qui veut nous faire passer ses crimes pour une oeuvre d' House That Jack Built montre un homme profondément dérangé théoriser sur ses exploits criminels qui le film montre avec gourmandise (plus de 2h30, ce fut long). LVT Nous met dans les pas de cette homme et son gout pour le meutre, ses obsessions. Si c'est parfois intriguant, ce n'est pas réflexif pour un sou, abject par moment, mais il faut le dire parfois hilarant comme cette scène ou Jack retourne sans cesse faire le ménage chez sa dernière victime mais encore une fois, ce film n'apporte rien au spectateur sinon du sarcasme.. L'épilogue final dans les entrailles de l'enfer, est assez impressionnant par la force et la beauté de ses images.
BabsyDriver
BabsyDriver

98 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2018
Sept ans après la conférence de presse polémique de Melancholia, Lars Von Trier faisait son retour à Cannes avec The House That Jack Built, prudemment présenté hors compétition. Et cette fois, le cinéaste danois n'a même pas eu besoin de dire un mot pour se mettre les festivaliers à dos puisque les violentes aventures de son alter ego serial killer, brillamment interprété par Matt Dillon, auront suffi à vider la salle. La provocation, teintée d'une bonne grosse dose d'humour noir, est évidemment assumée à 100% par Lars Von Trier qui, derrière la subversion, livre aussi une passionnante réflexion sur la création artistique, non sans une certaine nostalgie pour la liberté des années 70 durant lesquelles l'action du film se déroule.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 6 novembre 2018
Un film qui mélanche horreur et comique, à ne pas mettre dans les mains des âmes sensibles qui ne se remettraient pas de certaines scènes. spoiler: Comme lorsqu'une mère est forcée à nourrir ses enfants déjà morts lors d'un petit pique nique,et ce avant de se faire abattre
. J'ai personellement beaucoup aimé, mis à part les 30 dernières minutes, dont je ne saisis pas l'intérêt.
Kowalski
Kowalski

4 abonnés 169 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2018
Une fois de plus le nouveau film de Lars von Trier, encore (et heureusement) présent à Cannes, divise la critique, partagée entre dégoût et émerveillement, et c’est à mon avis toujours le but recherché. Car ce grand auteur n’aura cessé tout au long de son œuvre de s’interroger sur notre condition humaine (ses vices et vertus) en bousculant la décence commune et les conventions narratives. À chaque fois il aura cherché de nouvelles façons de faire du cinéma, convoquant tous les arts, peinture, musique, littérature, théâtre, comédie musicale, pour inciter le spectateur à penser un moment (plutôt qu’à passer un bon moment). Impossible de rester indifférent à ses films, sauf peut-être les trois premiers, et encore.
The House That Jack Built n’échappe pas à la “règle�, et représente sans doute la quintessence du style du réalisateur, qui à travers l’autoportrait de ce serial killer (Matt Dillon fascinant) interroge sa propre maniaco-dépressivité sous la forme d’un conte cruel et amoral d’une noirceur absolue. En déjouant sans arrêt l’attente du spectateur (qui espère un éventuel retournement de situation, le pauvre) Lars von Trier sacrifie tout sur l’autel de la création, et érige une figure grotesque de l’artiste contemporain (la sienne) à la fois photographe & architecte, en faisant preuve d’un humour glaçant. Un peu trop didactique par moment (du type leçon de choses qui enfonce le clou) ça manque parfois de légèreté, mais quelle formidable proposition de cinéma, magistrale et diabolique.
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 novembre 2018
Critiquer un film de Lars von Trier est devenu compliqué tant il est difficile de séparer la création de son créateur. Car s’il l’on s’arrête à son créateur, il y a fort à parier que seul le rejet va subsister, tant ses propos et ses actes (réels ou supposés) ne sont pas réjouissants (et là je suis politiquement correcte, mais rassurez-vous, ça ne va pas durer).
Cela devient encore plus compliqué avec son dernier film "The House that Jack Built" car chaque pierre de l’édifice est empreint du réalisateur. Véritable plongée dans les profondeurs d’une abyme Nietzschéenne, on peut être certain que Lars a passé beaucoup de temps à contempler les profondeurs… Pour nous livrer un film des plus étonnant.
Le film est évidemment violent mais il serait réducteur de s’en tenir à cet aspect tant l’ensemble fourmille de quantités d’idées dont une large partie est excellente.
L’étude de l’obsession meurtrière est aussi bien ficelée et profonde qu’une victime dans attachée au fond d’un puit !
La prestation de Matt Dillon est absolument impeccable de froideur, d’opiniâtreté et de démence.
Tour à tour amusant, répugnant, bête, ou inquiétant, que dire de sa pâleur, de son stoïcisme et de ses yeux noirs qui sont pourtant toujours expressifs et toujours dans la bonne tonalité !
Du grand art sombre et non dénué d’un humour noir fort bienvenu pour supporter la construction de l’édifice, brique par brique, au ciment rouge sang et aux outils variés.
Lars nous live comme une forme de justification de la part très sombre de ses créations, qu’il disperse tout au long du film telle une mise en abyme de « celui qui doit combattre des monstres doit prendre garde de ne pas devenir monstre lui-même ». Même si le passage sur les camps de concentrations sont malvenus de prime abord et rappellent ses récents dérapages oraux… En bonus de provocation très actuelle, la position des femmes dans le film n’est pas du tout « me too » approved !
Etrangement (ou pas), le personnage de « Verge » vient mettre de l’ordre. Conflit Freudien ou pas, Verge semble redresser le tout dans la bonne direction…
Le final est de toute beauté, Dantesque en tout point, il faut voir la maison que Jack a construit pour le croire, mais aussi et surtout, l'exploration de son "sous-bassement".
Une pépite macabre qui demandera beaucoup à son spectateur mais s’il parvient à éviter les pièges (de plus en plus grossiers) de la provocation, alors la récompense sera livrée sans équivoque.
Du moins je l’espère.
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