Les Garçons sauvages
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claude O.
claude O.

8 abonnés 116 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 décembre 2018
Un film douteux avec une certaine image obsedante du sexe ,des garcons androgyne ou plutot des filles deguises en garcons
degoutant ,,cela me rappelle la prose d´un ecrivain qui termina ses jours en asile psychiatrique(antonin Artaud il me semble) ,un noir et blanc voulu et une histoire etrange et derangeante ,ce film vous met les nerfs en pelote ,a ne jamais aller voir et je regrette de l´avoir vu ,
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2018
J'ai entendu pour la première fois parler de ce film lorsqu'il a fini en tête des films préférés des Cahiers du Cinéma pour l'année 2018 (devant le Bruno Dumont qui plus est !) et je dois dire que je ne regrette absolument pas de l'avoir vu, c'était une claque monumentale.

En fait j'avais juste lu le synopsis, je ne crois pas avoir vu une image du film et quelle surprise de voir un film aussi abouti visuellement, aussi fou, osant autant de choses. Dès le début on est happé dans un univers onirique, avec des garçons (qui ont des voix de filles) qui racontent leur histoire, comment ils ont tué leur prof de français, comment ils se sont retrouvés abandonné à un Capitaine étrange qui prétend pouvoir les mater.

Visuellement, c'est clairement à toute épreuve, le mélange entre les séquences qui semblent tout droit sortir d'un film du début du XXe siècle et celles aux couleurs éclatantes, notamment les apparitions du fameux Trevor, est juste parfait. On passe de l'un à l'autre sans se poser de question, sans que cela ne sorte du film, bien au contraire, ça aide à renforcer cet aspect délirant que peut avoir le film.

La force du film est clairement là, dans sa mise en scène, dans ses idées absolument géniales et perverses, voire carrément flippantes. Le début du film, avec ces garçons qui portent des masques et qui regardent droit vers la caméra en contre-plongée, c'est flippant, on se croirait dans Orange Mécanique. Et puis il y a ce procès, ces gamins qui mentent, difficile de faire plus amoral et derrière ces garçons au premier plan on voir le procureur grossir, grossir jusqu'à que sa tête les domine totalement et prenne tout l'écran.

Ce qui est fabuleux, c'est que la mise en scène de génie est au service de quelque chose de réellement pervers, on voit ces garçons manger, boire des choses bien plus ressemblantes à des sexes masculins ou féminins qu'ils ne devraient l'être en temps normal... on les voit fantasmer... désirer... Et au lieu que ça soit glauque, peut-être parce que ces garçons sont incarnés par des filles (dont la délicieuse Vimala Pons, qui encore une fois tourne avec un réalisateur qui sait la déshabiller), peut-être parce que tout ceci ressemble plus à un rêve qu'autre chose, ça arrive à être fascinant, sans jamais être dégoûtant.

Par contre la grande inconnue c'est pour moi ce qu'a bien pu vouloir dire le réalisateur avec film, que les garçons c'est pas civilisé ? que les filles c'est la civilisation ? que la civilisation passait pas la castration ? Peu importe le flacon... l'essentiel est l'ivresse !
elriad

518 abonnés 2 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2018
pour un premier long-métrage, quelle maîtrise ! Bertrand Mandico ne cède pas à la facilité et certes, son film en rebutera plus d'un car il fait partie des films qui se méritent. Qui s'apprivoisent. Qui nécessitent une véritable ouverture d'esprit. On peut y retrouver du Cocteau poétique, du Genet fantasmatique, du Bunuel métaphorique, ou encore du Pasolini décadent, mais Bertrand Mandico marque de son empreinte avant tout en se révélant un réalisateur exigeant, tel le réalisateur chilien Alejandro Jodorowsky, en nous proposant un véritable rêve éveillé, une fable cruelle et hypnotique. Le tout magnifié d'une photo en noir et blanc mâtinée de couleur saturée. Un coup de cœur et un réalisateur à suivre de très près.
Vinz1
Vinz1

272 abonnés 2 826 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2018
On prend un peu de « Orange mécanique » de Stanley Kubrick pour le look des jeunes dépravés, un brin de « La montagne morte de la vie » de Michel Bernanos pour la bizarrerie et l’hostilité de l’île, un soupçon de « L’île du docteur Moreau » de H.G. Wells pour les expériences en territoire tu aux yeux de tous et un poil de Jules Verne pour une partie de son œuvre et l’on obtient ce film hyper singulier. C’est certes créatif, hyper onirique, visuellement magnifique mais on a l’impression qu’on nous balance des plans çà et là sans aucune réelle ligne directrice et les symboles sexuels sont un peu trop appuyés à mon goût. Le métrage semble alors être plus préoccupé par sa forme que par son fond alors que pourtant le message voulant que l’avenir des hommes, ce soit la femme est d’une redoutable puissance ! Voir un tel OVNI est toutefois tellement rare dans le cinéma hexagonal qu’il faut derechef encourager ce genre d’initiative !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 novembre 2018
Film incroyable à l'esthétique troublante. Comme toute oeuvre presque culte, elle divise la critique. Une bonne vingtaine de personnes sont sorties de la salle au bout d'une quinzaine de minutes. D'autres ont applaudi jusqu'à la dernière seconde du générique de fin.
gabdias
gabdias

120 abonnés 2 000 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 15 novembre 2018
On ne pourra pas reprocher à Bertrand Mandico de tenter une fable en noir et blanc aux personnages burlesques et aux dialogues aux frontières du réel autour d’un scénario fantastico-onirique, un monde nouveau s’appuyant sur des hallucinations visuelles violentes. Mais l’ensemble est déplaisant, peu intense et fout la nausée. Perso je n’adhère pas .
FaRem

10 571 abonnés 11 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 novembre 2018
"Les garçons sauvages" est en quelque sorte le prolongement de tout ce que Bertrand Mandico a fait avant avec ses nombreux courts-métrages. Non pas au niveau de l'histoire, bien sûr seulement, le réalisateur a depuis toutes ces années l'habitude de nous proposer des histoires particulières et originales. Et pour ce qui est de son premier film, on peut clairement dire que c'est très original et particulier. C'est un film difficile à cerner qui se dévoile et nous surprend au fil des minutes. D'emblée on est plongé dans un univers proche du nôtre, mais quand même différent comme on s'en rend compte rapidement. On a aucune idée sur l'époque et pas même sur la nature de ces personnes qui ont une certaine particularité sur laquelle le réalisateur insiste fortement tout au long de ce film. S'il y a vraiment quelque chose qui sort du lot, c'est ce rapport au sexe, que ce soit l'acte, mais aussi l'organe. Ce qui commence tout d'abord comme une immersion dans un original camp de redressement pour adolescents à problèmes se transforme peu à peu en une expérience surprenante une fois arrivée sur cette île mystérieuse. Peut-être que si j'avais fait attention à la distribution, j'aurais pu voir venir ce qui arrive, spoiler: car les personnages sont joués par des actrices
, mais là, je dois dire que je ne m’attendais pas du tout ça. Au-delà de l'histoire qui a déjà quelque chose de fascinant, c'est surtout l'expérience dans son ensemble qui marque et surprend. Le réalisateur propose quelque chose d'unique et envoûtant se déroulant dans un univers érotico-mystique à l'ambiance onirique. La photographie en noir et blanc, les décors aussi minimalistes que superbes, l'habillage sonore, tout est fait pour rendre l'expérience aussi captivante que déconcertante. Je ne suis pas sûr d'avoir tout compris, mais c'est un film, ou plutôt OFNI, réussi qui a le mérite d'être très original.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 10 septembre 2018
Le film le plus envoutant de l''année. Un voyage dans un imaginaire riche et sans cesse surprenant . Des actrices inspirées et une musique sublime.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 août 2018
Le film est en noir et blanc avec quelques scènes en couleurs (généralement oniriques). Dans une île tropicale (La Réunion), au début du XXe siècle, 5 adolescents de bonne famille sont amoureux de leur professeur de lettres spoiler: et sous l’effet de l’alcool, à l’occasion d’un pique-nique dans un champ de cannes à sucre, ils se masturbent devant elle (scène ayant entrainé la sortie de quelques spectateurs) et la ligotent à moitié nue sur un cheval qui s’enfuit au galop, provoquant sa mort.
Malgré leurs mensonges pour se disculper, ils sont jugés coupables et condamnés à quitter l’île, pris en charge par un capitaine qui transforme les loups en agneaux. Il les attache sur son bateau, les nourrit de fruits exotiques poilus et gagne une île, non répertoriée sur les cartes, à l’odeur d’huitre et à la végétation luxuriante. Le film provoque un véritable choc émotionnel car sortant de l’ordinaire, tant par la forme que le fond : film baroque, conte fantastique, à la belle photographie en noir & blanc, rappelant l’expressionisme allemand, ambiance de romans d’aventures façon Jules Verne [« Les enfants du capitaine Grant » (1868), « L’île mystérieuse » (1875)], création d’une flore insulaire originale mais aussi performances des actrices, discours sur un monde meilleur dirigé par des femmes et plein de sensualité, rejet de la violence des hommes [cf. « Sa majesté des mouches » (1963) de Peter Brook où des adolescents, naufragés sur une île, retournaient à l’état de barbarie], bande son éclectique (« danse de la fée Dragée » de Piotr Tchaïkovski, jouée au célesta, « Barcarolle » des « Contes d’Hoffmann » de Jacques Offenbach et même Nina Hagen), sans oublier Pierre DESPRATS pour la musique originale. .
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2018
Choc visuel de tout instant, déroute totale, nous sommes victimes d’un phénomène insulaire au point de perdre nos repères, nos marques, nos attributs dans cet au-delà des apparences que constituent ces Garçons sauvages. Relecture sadienne, si l’on peut dire, de Sa Majesté des mouches, le film s’érige en vaste récit d’apprentissage au terme duquel l’homme quitte son enveloppe barbare au gré de vicissitudes physiques et morales ; la renaissance de l’humanité couronne ce long et périlleux baptême désacralisant le phallus sceptre de pouvoir pour privilégier le mundus… Pierre Louÿs n’est pas loin ! La tempête esthétique explose dans l’œil cinéphile de ses mille et une références magnifiquement parsemées et constitutives d’un tout homogène qui fait sens ; le spectateur oscille entre malaise et fascination devant cet objet cinématographique unique, odyssée sexuelle foisonnante. Acteurs parfaits, composition musicale géniale, réalisation fourmillant d’idées plus audacieuses et pertinentes les unes que les autres… Bertrand Mandico signe un conte adolescent troublant et admirable à la puissance graphique sans précédent, trouvant sa place à côté de monuments du cinéma tels qu’Orange mécanique. Chef d’œuvre.
Glouyie
Glouyie

20 abonnés 300 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2019
Film qui dépayse complètement, aux images fantasmagoriques à la composition très riche et travaillée qu'on voit peu aujourd'hui. Il faut accueillir ce film avec un esprit ouvert pour bien l'apprécier.
djams
djams

38 abonnés 124 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2018
Je trouve grotesque l'idée principale du film selon laquelle les filles seraient plus portées par la gentillesse que les hommes qui seraient eux plus violents. Cette croyance vient sûrement du fait que les femmes n'ont jamais vraiment été au pouvoir. Si elle l'étaient je suis sûre qu'elles feraient pareil que les hommes. J'en suis une de femme donc ce n'est pas de la misogynie de ma part juste du réalisme de l'égalité des sexes...
virgileblacksmann
virgileblacksmann

24 abonnés 58 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 mai 2018
Deux étoiles pour l'effort esthétique ! En effet il y a un univers dans ce film, on ne sait pas très bien dans quelle mesure on est dans la réalité ou dans l'onirisme, et c'est plutôt réussi. Et puis le noir et blanc, n'est-ce pas, ça vous habillerait un épouvantail pour le festival de Cannes.
L'histoire est ce qu'elle est, j'avoue avoir renoncé à approfondir cette intrigue androgyne dans laquelle on voit les couilles tomber comme châtaignes en automne (et pour les effets spéciaux il faudra retravailler, parce qu'on a beau savoir que les prothèses sont en plastique, il aurait phallu (sic) les acheter ailleurs que dans un magasin de jouets) .
Mais pour le jeu des acteurs, c'est-à-dire, en majeure partie, des actrices, comment dire... s'ils semblent tous en décalage, hors du coup, faux, faut-il en déduire qu'ils sont mauvais? Je ne pense pas. Je pense surtout qu'ils ont été mal dirigés. Ainsi, l'actrice qui joue cette femme mystérieuse (celle qui dit que cette île est une huître, et qu'elle en est la perle - mon Dieu qui a inventé une réplique pareille ?? - ) m'a fait l'effet d'une sorte de Charlotte Rampling du pauvre, tellement elle semble vouloir à tout prix, mais vainement, nous clamer à quel point elle est FA-TA-LE . Oui, en quelque sorte, cette séance de cinéma m'a été fatale.
konika0
konika0

37 abonnés 778 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 mai 2018
Tu veux une figue ? Attention mesdames et messieurs, on tient là l’objet le plus WTF de l’année. Vous voilà prévenus. Quatre ados dont les hormones bouillonnent à en faire péter la cocotte dans la minute passent en jugement après avoir fait subir quelques sévices à leur prof de français. Les parents bon chic bon genre vont opter pour une solution aussi radicale qu’originale, les confier à un vieux loup de mer qui saura les apaiser. On est dans le bain dès les premières minutes. Le noir et blanc et la couleur alternent. Le cadre est rogné. Les plans sont totalement barrés. Semence et grimaces éclaboussent l’écran. On renoncera à parfaitement comprendre le délire sous LSD auquel on assiste, on s’extasiera en revanche devant tant de beauté formelle. Cela faisait combien de temps que l’on avait pas vu de la couleur au cinéma ? Si longtemps que ça ? Certainement depuis le chaos absolu de The Neon Demon. Alors c’est sûr, j’ai pas pigé pourquoi le N&B est si présent (serait-ce justement pour mieux faire surgir la couleur?), je suis pas bien sûr non plus que tout ça soit du meilleur goût ni même très fin. Mais avouons tout de même qu’on tient là un véritable cinéma de la sensation. Les choses les plus incongrues y sont palpables, odorantes, goûtues. On est à la fois fasciné et dégoûté. Et quelle liberté. Vous ne verrez ici ni concession ni convention, à l’image de ces plans en studio kitsch où la mise au point se fait sur des herbes factices au premier plan plutôt que sur les personnages eux-mêmes. Factice … nous y sommes. Car ici tout est faux, même le corps l’est. Tout n’est que prothèse, illusion ou délire. L’homme et la femme se confondent, mutent. Et justement quelle classe ces ados dans le vent qui peuvent rappeler les personnages de Sa Majesté des Mouches. Reste que la morale de l’histoire semble finalement bien banale : L’homme, débarrassé de ce qui le définit comme tel devient alors un être civilisé. La femme, c’est l’homme qui a évolué. Tout ça pour ça ? Probablement et c’est là la faiblesse de ce superbe exercice de style réservé à un public averti.
DestroyGunner
DestroyGunner

27 abonnés 922 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2018
Une excellente surprise que ce film d'auteur, délibérément formaliste, avec beaucoup de belles images. Si l'on vient au début du dernier tiers du film à douter de ce qu'il ne soit qu'une volonté esthétique, la fin, absolument magnifique, donne toute sa cohérence à l'ensemble. La métamorphose finale est grandiose. Le message est très fort et on est bluffé par la performance des acteurs/actrices. A marquer d'une pierre noire et blanche pour l'année 2018.
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