Faute d'amour
Note moyenne
3,9
1939 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

209 critiques spectateurs

5
40 critiques
4
88 critiques
3
44 critiques
2
20 critiques
1
9 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 septembre 2017
Film poignant dont on ne ressort pas indemne ! Des parents se déchirent, ils vont divorcer, l'enfant les gêne, la mère ne ressent pas d'amour pour son fils, elle n'en a pas reçu non plus de sa mère. La scène entre la mère et la fille est particulièrement éprouvante. Lorsque l'enfant disparaît les parents au lieu de se ressouder autour de sa recherche ne font que se haïr d'avantage, reportant toutes les fautes sur l'autre. Personne dans ce film ne porte d'attention à ce pauvre gamin perdu, sauf une association qui pallie au manque de l'Etat, la police déclarant clairement n'avoir pas les moyens de rechercher l'enfant. Tout cela sur dans une Russie d'aujourd'hui où l'individualiste et l’égoïsme gagnent tout le monde.
nadège P.
nadège P.

149 abonnés 538 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2017
Je dis bravo à ce film très maîtrisé, implacable et bouleversant.
Nous sommes comme l'enfant qui disparaît c'est-à-dire témoins des parents qui viennent de se séparer, essayent de vendre le logement commun, qui ont refait leur vie sentimentale et qui sont accaparés par leurs jobs.
Ils pensent en plus le mettre en pension.
Ce pauvre enfant est en grande souffrance.
Un beau jour il quitte le domicile familial mais ne se rendra pas à l'école et ne rentrera pas le soir (comme il a 12 ans les parents le font aller à l'école et rentrer le soir seul)
Le soir en question, le père est chez sa nouvelle compagne enceinte et la mère avec son nouveau compagnon et elle ne rentrera qu'en pleine nuit pensant son fils au lit dans sa chambre.
Quand elle se lève le matin suivant très tard, elle pense son fils à l'école mais elle sera averti que depuis deux jours son enfant n'y est pas venu.
Cet enfant a décidé de fuguer et ensuite ? que lui est-il arrivé précisément ?
Les jours passent et ni la police ni l'association de recherche bénévole n'arrive à le retrouver, malgré tous les moyens déployés.
Et là c'est nous les spectateurs qui sommes témoins de la suite, que l'enfant ne verra pas, c'est-à-dire, de l'enquête, des recherches, des informations nouvelles qu'on apprend sur les parents (notamment la grand mère du petit garçon) etc...
Ce qui rajoute au coté extrêmement dramatique de l'histoire, c'est la période hivernale, grise et froide et effectivement l'ambiance du film est grise et froide.
Nous sommes en pleine tragédie.
Les sentiments humains, les relations entre les gens, les désespoirs, la survie des gens, tout cela est bien analysé et retranscrit.
Un petit chef d'oeuvre à voir d'urgence.
sabina77
sabina77

14 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 octobre 2017
Je ne comprends pas les bonnes notes attribuées à ce film...
Il est d'une lenteur et d'un ennui sans nom, le scénario se résume en une seule phrase, bref je vous le déconseille!
Edouard64
Edouard64

8 abonnés 46 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2017
Il faut commencer par le titre, magnifique : Faute. Pas une « faute d’amour », assurément, ou guère, mais le manque, l’absence d’amour, et de tout. Car Faute d’amour est un film sur le vide, l’insignifiance, sur la douce léthargie, et la lancinante souffrance du néant.
Du néant de nos vies, quand même un enfant ne suffit pas à la remplir, l’enfant d’une nuit d’amour qui n’en portait que le nom. Un soir justement, alors que ses parents s’en sont allés dormir chacun avec son amant/amante, il s’en va. Tout le film ou presque est l’histoire, si c’en est une, de cette quête, qui semble seule redonner un sens au travail pour une église orthodoxe équipée de batteries d’ordinateurs, mais dont les stricts préceptes restent lettres mortes, à ces nuits de longues caresses incertaines aussitôt le désir assouvi… Quête la nuit dans les escaliers fantomatiques de gigantesques immeubles – quelles images poignantes et belles dans cette architecture amère à force de hideur , quête le jour le long de fleuves jaunies de crasse, dans de lugubres maisons abandonnées corps et biens dans des forêts louches, au pied d’antennes satellitaires gigantesques qui semblent soudain écraser l’écran et la salle toute entière. La fin arrive sans crier gare et vous laisse vide vous aussi, et l’on serait à demi-asphyxié si la beauté étrange des images ne rédimait la vacuité de tout…
Agathe R.
Agathe R.

15 abonnés 83 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 octobre 2017
Film beaucoup trop long!! Quel ennui!!. Description des protagonistes tous plus odieux les uns que les autres durant la première heure du film puis mise en œuvre des recherches menées pour retrouver l’enfant disparu la deuxième heure. Un sujet fort mais traité avec une telle froideur que le film ne parvient pas à captiver le spectateur.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 669 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 octobre 2020
En racontant l'histoire de la disparition d'un enfant, 'Faute d'amour' dépeint une société individualiste et malade, incapable de changer malgré le drame. La démonstration, néanmoins, est un peu plombée par une certaine lourdeur dans l'écriture des personnages, et plus encore par l'incapacité de Zvyagintsev à définir précisément ce qu'il veut critiquer (religion, réseaux sociaux, populisme, etc., tout y passe, sans que ne soit articulée une vision du monde véritablement cohérente). On retiendra tout de même le pessimisme radical du film qui, bien que peut-être un peu paresseux intellectuellement, ne pourra pas laisser indifférent.
Barry.L
Barry.L

37 abonnés 136 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 mai 2020
Récompensé par un prix du Jury à Cannes en 2017 et par un césar du meilleur film étranger, ‘’Faute d’amour’’ est venu confirmer le statut d’Andreï Zviaguinstev comme étant le meilleur analyste du monde russe actuel. Certains critiques se sont pâmés d’admiration devant le film en invoquant rien de moins que Tchekhov, Dostoïevski, et Ingmar Begman. C’était certainement faire trop d’honneur à une œuvre qui ne brille pas par sa finesse.

Genia et Boris forment un couple qui va bientôt divorcer. Se déchirant continuellement, ils ne savent pas quoi faire de leur fils Aliocha, qui se sent délaissé. Un jour, Aliocha disparaît. Ses parents vont alors se lancer à sa recherche.

Les influences bergmaniennes qu’ont cru bon de mettre en avant les critiques sont sans nul doute dû au projet initial du réalisateur. En effet, ce dernier souhaitait faire un remake de ‘’Scènes de la vie conjugale’’, la mini-série/ le film de Bergman qui racontait la dislocation d’un couple. N’ayant pas réussi à obtenir les droits (ouf!), Zviaguinstev s’est résolu à écrire et mettre en scène une histoire originale. Le film se démarque de celui de Bergman par un aspect (bon en vérité il y en a beaucoup plus) : la présence d’un enfant. Sur le papier, cela pouvait être intéressant : voir un couple en train d’exploser et les effets désastreux que cela peut avoir sur l’enfant (on devine que l’enfant a disparu car il ne supportait plus le climat familial). Malheureusement, le point de vue du réalisateur pulvérise tout notre intérêt. Le plus gros reproche qu’on peut faire au réalisateur, c’est sa haine très exagérée pour ses personnages. Certes, un réalisateur a tout à fait le droit de ne pas aimer ses personnages, voire de les mépriser complètement. Mais il doit savoir diluer sa haine et nous faire comprendre avec subtilité la raison de son regard désespéré sur la nature humaine. Quel intérêt d’aborder une œuvre où, dès les premières images, le réalisateur cherche excessivement à cracher son mépris sur ses personnages, lesquels ne sont plus que de vulgaires marionnettes ? Des marionnettes qui font du surplace, non pas victimes d’un tragique destin, mais d’un réalisateur au point de vue hautain. L’autre possibilité qu’à un réalisateur pour faire passer son hostilité à l’égard d’un protagoniste est de le rendre suffisamment fascinant dans un premier temps pour attirer l’attention du spectateur. Une fois le spectateur happé, le réalisateur peut alors régler ses comptes avec le héros (le meilleur exemple est sans conteste ‘’Le Casanova de Fellini’’ où Casanova, bien que haï par Fellini est suffisamment intriguant pour attirer l’attention du spectateur). C’est tout le contraire avec ‘’Faute d’amour’’ : en plus d’être détestable, Genia et Boris n’ont pas le moindre intérêt. Dès le début, Zviaguinstev, véritable démiurge s’acharne sur la nature humaine en cherchant à chaque plan à nous faire détester encore plus Genia et Boris. L’idée de base de ‘’Faute d’amour’’ n’était pas mal du tout, mais le traitement au marteau-piqueur, la vision très étroite de ce sentiment si complexe qu’est la haine affaiblissent le résultat final.

Après ce désastreux début, d’une incommensurable lourdeur (Génia est bien évidemment sur son portable les trois quart du temps, image d’une colossale subtilité pour nous faire comprendre à quel point les humains sont dorénavant déconnectés des réalités) survient la deuxième partie du film : la disparition de l’enfant. Cet événement, normalement très impactant devrait chambouler Genia et Boris jusqu’à les pousser à se remettre en question. Mais non. Il faut se souvenir que Genia et Boris ne sont pas des personnages ou encore moins des êtres humains, mais bien deux pantins de bois manipulés par un réalisateur qui avant de donner du corps à son histoire cherche avant tout à illustrer un propos. ‘’Faute d’amour’’, c’est ce genre de cinéma où le théorique l’emporte beaucoup trop sur la pratique. Ainsi, la disparition de l’enfant est-elle pour les parents un moyen de se remettre profondément en question ? Entre les mains d’un réalisateur compatissant, la réponse aurait été naturellement oui. Pas entre les mains de Zviaguinstev : les personnages ne changent pas d’un iota. spoiler: Les révélations faites par Génia sur les raisons qu’elle avait pour se mettre en couple avec Boris sont le coup de grâce : pour le metteur en scène, pas de réel amour possible dans cette Russie là
. Là encore en terme de ton, Zviaguinstev livre un film sans nuance : il peut même perdre toute crédibilité à force de vouloir caser à tout prix des effets, soi-disant fins mais qui sont d’une colossale lourdeur. spoiler: D’un message prédisant la fin du monde à l’annonce de la guerre en Ukraine
, le réalisateur en rajoute une couche dans les situations dramatiques : Zviaguinstev semble dire que la totale déshumanisation des personnages est directement liée au monde russe. Peu importe le bien fondée de la pensée du cinéaste, dès lors qu’il réalise un film où tout espoir (même le plus minuscule) est balayé par un nihilisme hautain, la portée de son film en est nécessairement diminué. spoiler: Les personnages ne peuvent pas avancés, ils sont à jamais emprisonnés dans leurs travers
( spoiler: le père est toujours aussi peu attentif avec sa nouvelle famille à la fin du film
) et n’évoluent pas. Tel semble être le message final de Zviaguinstev. Doté d’une telle vision de l’humanité, le résultat est logique : ‘’Faute d’amour’’ est un film au cynisme limité, totalement unilatéral et finalement assez bête à force de verser dans cette surenchère de froideur et de mépris. Où est ce mélange unique entre tragique, comique, farce et fable qui caractérisent Tchekhov ? Où est cette ampleur métaphysique riche en dialogues réfléchis propres à Bergman ? Nul part, ici vous ne trouverez nulle richesse, nulle zone grise, nulle sagesse. Juste un metteur en scène qui semble nous répéter en boucle que tout est foutu et qu’il n’y a aucun espoir. Ce serait un contre-sens total d’y voir là une version russe de ‘’Scènes de la vie conjugale’’ : là où Bergman avait de la compassion pour son couple qui ne passait absolument pas tout leur temps à s’engueuler, Andreï Zviaguinstev ne laisse aucun chance de salut à son couple.

Et ce point de vue est d’autant plus terrible que sur de nombreux autres aspects, le film se tient et présente des éléments très intéressants. Déjà, le réalisateur parvient à prendre efficacement en otage le spectateur (malgré l’indifférence envers Genia et Boris) car un troisième personnage, l’enfant, a lui toute notre attention. Si physiquement il disparaît rapidement du film, son esprit plane et hante le film. Les lieux où il s’est rendu, les espoirs de le retrouver… Tous ces éléments sont bien assez forts pour sauvegarder in extremis notre attention. Au milieu des cris, des larmes et de la haine, l’enfant choisit en définitif la disparition. Paradoxalement (et même tristement) c’est durant ces séquences de recherche, censées être tendues, que le spectateur peut respirer. Ces scènes d’extérieures sont de véritables bulles d’air : les spectateurs (et l’enfant aussi) sont ainsi libérés. Libérés de tous ces appartements sombres et glaçants. Libérés surtout de ces engueulades perpétuelles. En suivant un groupe de recherche et en se détachant (un peu) des insultes que se lancent sans cesse le couple, le spectateur peut donc reprendre son souffle. Bien entendu, le fait que le cinéaste soit russe ne gâche rien : les Russes ont toujours été capables de filmer merveilleusement la nature, dans ce qu’elle peut avoir de plus magnifique, mais aussi de plus étrange et de mystérieuse. ‘’Faute d’amour’’ n’échappe pas à cette règle : à côté de cet environnement urbain d’une grande laideur se trouvent de superbes espaces sauvages. spoiler: Une forêt, une maison abandonnée, un cours d’eau, un arbre où se trouve le dernier témoignage de la présence d’Aliocha…
Tout à coup, ces espaces semblent vivants, habités par le passage de l’enfant disparu. La beauté plastique de ces séquences est renforcée par le contraste entre les lumières bleutées et froides des environnements et le rouge très vif des gilets de l’équipe de recherche. Equipe dont les membres ne sont plus que de minuscules points, tout petits et insignifiants dans ces grandes étendues neigeuses spoiler: qui dissimuleront probablement à jamais Aliocha
.

Difficile donc de tirer des leçons d’un film aussi radical. A force de filmer avec une complaisance glaçante les cris, les pleurs et la haine, le metteur en scène finit par nous laisser de marbre. Voulant éviter à tout prix des choses qui lui paraîtrait sans doute aberrantes (comme la nuance, la subtilité ou la finesse…), le réalisateur ne cesse d’en rajouter et livre un film surchargé au cynisme complètement factice.
Daniel G.
Daniel G.

8 abonnés 22 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 17 octobre 2017
On est dans la noirceur qui côtoie le sinistre qui se marie avec l’ennui.
Quelle famille dramatique. A la sortie on a envie de se jeter sous une voiture.
Ykarpathakis157

6 209 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 21 septembre 2020
Tout d'abord je n'aime d'Andrey Zvyagintsev. Faute d'amour est vraiment un film surestimé qui est beaucoup trop long. L'histoire elle-même aurait facilement pu être racontée en 90 minutes au lieu de plus de deux heures. Parfois les longs films contribuent avec les personnages à se développer mais dans ce film les personnages restent superficiels. Le garçon qui disparaît n'a aucune profondeur dans son rôle de personnage quoi qu'il en soit, il est donc très difficile de ressentir la douleur de sa disparition. Et aussi parce que les deux principaux acteurs, mari et femmes montrent un manque de profondeur dans le personnage il est assez difficile d'établir une sorte de connexion avec les acteurs. Mais vous avez aussi cet aspect ennuyeux et le plus terrible de ce film, la qualité du jeu ou plutôt, un manque de qualité du jeu des acteurs. La seule chose que vous voyez du personnage de cette femme est la colère, les frustrations ainsi que lorsque vous regardez son mari. Vous ne voyez que de la colère, de la frustration et de la peur, la peur de la réaction des colloques sur le travail quand il déclarerait qu'il a divorcé. Littéralement tout dans ce scénario va dans le même sens, les parents sont tous des gens égocentriques, indulgents et en colère qui ne s'intéressent qu'à eux-mêmes ou aux conséquences éventuelles d'un divorce imminent. La victime est sans aucun doute l'enfant...
mat niro

467 abonnés 2 170 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 octobre 2017
Voulant dénoncer le capitalisme de la société russe et l'égocentrisme ambiant, Andrey Zvyragentesv nous livre un film souffrant de nombreuses longueurs. L'ambiance voulue est lourde et pesante après la disparition de ce jeune enfant de 12 ans qui va cristalliser la haine déjà bien présente dans cette cellule familiale. La mise en scène est parfaite avec ces personnages au jeu excellent mais il faut bien se rendre à l'évidence : le film est beaucoup trop long (la deuxième partie avec la traque de ce garçon est interminable). Un constat amer de la vie actuelle sous Poutine que j'ai trouvé moyen.
Revo67
Revo67

17 abonnés 175 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 1 octobre 2017
Poignant et bouleversant ,on est happé par l'histoire de cet enfant mal aimé qui disparaît . Ce film nous suit au delà de la séance et se bonifie encore au fil de la réflexion. Les plans sont superbes, l'oeil photographique très fin et pudique. On en oublie presque la langue et l'austérité de cette Russie.
Padami N.
Padami N.

63 abonnés 514 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 octobre 2017
après la bande annonce je pensais qu'on parlerait plus de l enfant et du couple....en fait on voit leur nouvelle vie égoïste de chaque côté sans. l enfant...pluis a recherche sous entendant la fugue ou disparition est chose commune en Russie contemporaine...trop lent
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 11 novembre 2018
D'un ennui à mourir... Il ne se passe rien dans ce film! L'intrigue inexistante, les décors déprimants, des scènes trop longues et peu intéressantes...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 septembre 2017
Oui très moyen, un enfant fugue parce qu'il se sent mal aimé par ses parents qui divorcent, le film se contente de montrer les nouvelles relations amoureuses de ces parents et les moyens mis en œuvre pour le retrouver.
Scènes de c.. et scènes de chasse (a l'enfant) occupent une trop grande partie de ce film.
Il aurait été bon de montrer un peu plus la vie quotidienne de l'enfant afin que l'on s'y attache davantage, ce qui aurait donné plus de force à ce film que je qualifierais de banal car du début jusqu'à la fin on reste sur sa faim !
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 novembre 2019
Un couple se déchire dans la Russie d'aujourd'hui. Leur enfant disparaît.
Avec une froideur effrayante, le film dresse un sombre portrait de la société modernisée d'une nation bouleversée en trois décennies. Cet homme et cette femme, obsédés par leur égo, leur confort, leur statut font froids dans le dos. Ils en oublient leur enfant, ou plutôt leur enfant devient un instrument pour obtenir ce qu'ils veulent sauvegarder. Plus que des individus matérialistes, il s'agit de personnages qui ont perdu leur humanité. Calculateurs et égoïstes.
C'est magistralement filmé: on pense souvent à Haneke pour ce côté clinique et distancié des horreurs sourdes qui se trament sous nos yeux. Pour autant, jamais on ne se dit que c'est un constat de misanthrope aigri. Au contraire, le tragique n'a pas l'exclusivité de la Russie: le sentiment est universel. Un grand film qui met mal à l'aise.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse