Faute d'amour
Note moyenne
3,9
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208 critiques spectateurs

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Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2017
Après Leviathan, Zviaguintsev continue sa charge contre la société russe. C’est froid. Et c’est gris. Et c’est noir. Et c’est déprimant à souhait. Et ça te donne envie de bannir la fonction Selfie des téléphones portables à vie. Mais c’est un immense film.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 30 septembre 2017
Bons acteurs, une manière de filmer très intime qui fait passer l'émotion, sur ce point c'est réussi et j'aime ça. Mais j'aurais aimé que la 1ère partie du film avec la vie du petit garçon dans ce conflit d'adulte soit plus poussée et je regrette les longueurs des 2/3 restants du film sur la recherche du fils perdu. On ressort en poussant un soupir, car évidemment c'est un film noir. Donc pas mal, mais j'attendais mieux encore.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 octobre 2017
Andrey Zvyagintsev confirme avec ce film qu'il est l'un des 4 ou 5 plus grands metteurs en scène actuels. Metteur en scène, au sens strict. On ne voit quasiment jamais une telle qualité de mise en espace, de plans souvent très longs où des personnages, et parfois la caméra elle-même, se déplacent dans le champ avec une telle fluidité et une telle sophistication. On pense à Nuri Bilge Ceylan, son exact contemporain, qui partage cette qualité. On pense à Antonioni, notamment lors de ces travellings avant vers des fenêtres, évoquant Profession : Reporter. Et évidemment on pense sans cesse à Andrei Tarkovski, dont Zvyagintsev reprend notamment l'esthétique des ruines humides. La musique, très rare, accompagne très bien ces images. Le film est à coup sûr une réflexion sur la Russie contemporaine où les traces de l'Union soviétique sont encore omniprésentes. Le récit relève sans doute de la parabole philosophique, ce que la fin ouverte laisse d'autant plus entendre. Cependant, le sens échappe. L'ambition de la mise en scène s'applique en effet à un récit familial pour une part banal, là où Tarkovski mobilisait l'apocalypse nucléaire (Le Sacrifice), la Russie éternelle et poétique (Le Miroir) ou un monde imaginaire et ouvertement parabolique (Stalker). Donc à ce stade, je reste un peu sur ma fin. Mais allons le revoir, ça vaut bien ça ! (D'ailleurs, après l'avoir revu, j'ajoute une étoile, pour passer de 4 à 5...)
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2017
Film déchirant sur un enfant non désiré qui n'a pas pu souder un couple, hyper glaçant, particulièrement égoïste : le père parle du "gosse" et ne parlons pas de la mère complètement irresponsable qui préfère faire des galipettes et rentre chez elle aux aurores sans même vérifier la présence ou l'absence de son fils dont elle "croit" , par exemple, connaitre le nom de son meilleur copain. Elle a quand même l'honnêteté d'avouer que sa vie de couple a été bâtie sur le fait qu'elle voulait absolument échapper à sa harpie de mère mais elle est incapable de gommer tout ce qu'elle a subi et elle reporte toute sa hargne et son indifférence sur son fils.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2017
Un prodige cinématographique, éblouissant, une émulsion foudroyante, un choc des sociétés, vous serez captivés par l'écran du début à la fin. Dans un contexte Russe, sordide et alarmant, le réalisateur parvient a faire à tenir ses spectateurs en haleine pendant deux bonne heures, en lui faisant vivre des émotions incroyables et inattendues.
La longueur de ce film en fait un avantage, de part l'intrigue formidable que vivent et partagent l'assistance.
L'inévitable clou du spectacle vous laissera bouche bée.
Aucun regret. Foncez ! Bon film !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2017
Un divorce. La garde de l’enfant pose à nouveau problème mais pas dans le sens communément entendu : ni le père, ni la mère ne se précipitent ici pour récupérer le garçonnet.  Dans la Russie de Andrei Zvyagintsev et surtout dans son cinéma pouvait-il en être autrement ? Le réalisateur de « Léviathan » saisit une fois encore l’opportunité de dévier le sens commun pour relater l’état d’une société qui dans le bien être apparent se sclérose et refuse d’admettre sa propre évolution vers une espèce de nihilisme. Au point que la police se désintéresse de la fugue du garçonnet dont les parents demeurent eux aussi bien en retrait. La violence verbale qui les réunit forge par contre une haine de plus en plus destructrice et aveugle. Andrei Zvyagintsev est pessimiste et c’est peu de le dire. Son film est noir, désespéré et d’une efficacité terrible dans le chaos qu’il prévoit plus qu’il ne le dépeint. Sous ses apparences mortifères, il raconte merveilleusement bien (direction d’acteurs parfaite) l’histoire simple et commune d’un couple qui ne s’aime plus et la recherche d’un enfant disparu. Le cinéma nous a déjà conté ce type d’aventures, mais sous l’œil du cinéaste soviétique c’est toujours un nouveau cinéma qui s’annonce.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 septembre 2017
J’ai découvert Andrey Zvyagintsey avec Elena, que j’avais adoré. Après le très beau Leviathan (prix du scénario), il était de nouveau à Cannes cette année avec ce Faute d’amour (prix du jury). D’ailleurs, tous ces films sont passés et été primés sur la Croisette sauf Le retour, son premier (Lion d’or à Venise). Voilà donc une nouvelle vision, toujours très noire, de la Russie d’aujourd’hui. C’est sombre, froid, glacial même, que ce soit les images, le propos ou le traitement. La mise en scène est sèche, minimaliste, sans effets et sans esbroufe mais terriblement puissante. Le récit fait froid dans le dos, nous laissant, au sortir, pantelant. Résultat d’une angoisse sourde qui monte progressivement jusqu'à un dénouement (attendu, ou pas) d’une terrible mélancolie. L’interprétation est de haute volée. Alexey Rozin (déjà dans Elena) et Maryana Spivak (dont c’est le premier film) sont formidables dans le rôle des parents. En résumé, encore une très belle réussite du réalisateur et une nouvelle vision au vitriol de la Russie de Poutine (et plus largement d’un état de l’humanité toute entière), aussi sombre et désespérée que le récent Une femme douce. Un film intense et oppressant.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 septembre 2017
Un couple se déchire. Un enfant en paie le prix.
Boris et Zhenya sont en plein divorce. Ils vivent encore sous le même toit - qu'ils tentent en vain de vendre - mais ne sont plus capables d'y passer cinq minutes sans s'agonir d'injures. Ils ont d'ailleurs recommencer à faire leur vie chacun de leurs côtés : Zhenya a rencontré un homme plus âgé et plus aisé, Boris a fait un enfant à une femme plus jeune qui vit encore avec sa mère.
Entre eux deux Alyocha souffre en silence. Jusqu'à disparaître. Cette disparition rapprochera-t-elle ses parents ? ou les libèrera-t-elle d'un poids ?

Amateurs de feel good movie passez votre chemin. "Faute d'amour" est un film éprouvant. Comme dans L’Économie du couple, on y vit un divorce en temps réel. Comme dans "Le Ruban blanc" de Hanneke ou "Scènes de la vie conjugale" de Bergman, on y entend jusqu'au malaise des disputes d'une effarante violence. Comme dans "Elena" ou "Leviathan", Zviaguintsev y poursuit le procès à charge de la société russe et de sa dérive individualiste.

J'ai été durablement traumatisé par une scène. Elle se déroule au début du film. La raconter n'est pas le spoiler. Il s'agit d'une dispute entre Boris et Zhenya au sujet de leur appartement qu'ils tardent à vendre et de leur fils dont ils ne savent que faire : ils se battent moins pour sa garde que pour s'en débarrasser en le plaçant en internat. La scène s'interrompt quand Zhenya passe aux toilettes. En poussant la porte, le spectateur découvre le petit Alyosha, tapi dans l'ombre, étouffant un sanglot, le visage déformé par le chagrin et la peur, auditeur silencieux de la dispute dont il est l'enjeu. On se demande comment on a pu obtenir d'un enfant de douze ans de tels sanglots, un tel rictus - qui rappelle Le Cri de Munch. Une scène plus effrayante que bien des films d'horreur.

Boris et Zhenya sont des monstres d'égoïsme. Zhenya est la pire des deux. On la voit avec son nouvelle amant, nue et lascive, lui susurrer des mots d'amour en lui racontant l'horreur de sa grossesse, les affres de l'accouchement, le dégoût des premiers contacts avec son fils. Quand elle rencontre sa mère, on comprendra d'où lui vient une telle dureté : on ne donne rien quand on n'a rien reçu. Boris ne vaut guère mieux. Il travaille dans une entreprise exigeant de la part de ses employés le respect d'une stricte orthodoxie. Le divorce équivaudrait pour lui au licenciement. Et on le sent plus soucieux de cacher ses déboires conjugaux à son employeur que de retrouver son fils.

Quand Alyocha disparaît, Boris et Zhenya, qui avaient découché chacun de leurs côtés avec leur compagnon, mettent trente six heures à s'en rendre compte. Ils contactent la police qui refusent de les aider. Ils ont finalement recours à une milice privée, le Groupe de recherches des enfants perdus, curieuse cohorte muette de bénévoles, dans un pays gangrené par l'appât du gain, qui consacrent leur temps à aider des familles à la recherche de leurs enfants.

Alyocha a-t-il fugué ? A-t-il été enlevé ? Ses parents le retrouveront-ils vivant ? On vous laissera, cher spectateur qui avez accepté de regarder ce film traumatisant, le découvrir. Vous serez surpris. Je ne suis pas sûr d'avoir compris la fin du film. J'aimerais en discuter avec vous.
Domnique T
Domnique T

80 abonnés 245 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 28 septembre 2017
La première heure est une mise en place, une description terrifiante des protagonistes. Pas un pour racheter l’autre ! Un père insignifiant et veule se « castagne » verbalement avec son épouse dont il divorce. Il a mis enceinte sa maitresse paranoïaque. La mère haineuse et adultère déteste tout le monde et voue une colère sans limite à son mari infidèle. Aucun échange possible, une caricature de négation du dialogue. Un enfant (que l’on voit peu) est en train de sombrer au milieu de cette ambiance délétère où aucun des deux parents ne veut s’occuper de ce garçon ! Bref, une galerie de portraits monstrueux qui donne la nausée. Durant la deuxième heure, on suit sans passion le recherche du garçon qui a fugué. Cela permet de compléter la galerie par le portrait de la grand-mère maternelle, un mix de Folcoche et de Staline, et d’un policier cynique débordé et inefficace !
Voilà, deux parties distinctes ; la première où l’on s’ennuie et la deuxième est pire ! L’impression d’avoir été puni pour avoir osé entrer voir ce film.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2017
Je ne sais pas pourquoi je n’avais pas mis en ligne sur Allociné ma critique (4 sur 5) de « Léviathan » que j’avais adoré, mais là le dernier Andrey Zvyagintsev « Faute d’amour » mérite un 6 sur 5 !
L’intrigue est simple : la disparation d’un gamin de 12 ans – Alyosha, une âme sensible perdue au milieu de la haine - dans un couple arrivé plus au mur du divorce puisqu’il veut vendre son appartement et que chacun a sa vie de son côté … Un film de 2 h 08 sur l’enfance malheureuse, thème cher aux films des Frères Dardenne mais là je dois dire que ce réalisateur russe de 53 ans surpasse à plusieurs reprises les Belges !
Tout est traité dans une extrême finesse. Alyosha est issu d’une grossesse non désirée qui a conduit à un mariage « sans amour et dont il est responsable » dit la mère qui n’a pas voulu avorter et ne veut pas s’occuper de son « erreur de jeunesse ». Le père lui a peur de divorcer pour ne pas perdre son emploi car il travaille dans une entreprise gérée « par un barbu, orthodoxe pur » organisant même des pèlerinages pour ses employés et leurs familles … et la solution idéale serait de mettre le gamin dans un orphelinat ! Alors qu’officiellement Alyosha « ne sait rien », il perçoit clairement la situation et va disparaitre.
Les paroles et regards entre les parents très durs (mais moins que dans certains Bergman) et vont aller croissant en intensité -mais sans scène de ménage tonitruante - après cet « incident » que la police considère comme une simple fugue car « elle a trop de choses à faire … et toute la paperasse ». C’est finalement un groupe privé – le GREC – qui organisé de façon quasi paramilitaire et avec une aide tacite de la police (visualisation des bandes vidéo de surveillance, accès aux hôpitaux, morgues …), va entamer les procédures de recherche, passant vraiment tout au peigne fin.
Le film est esthétiquement splendide (appartement de l’amant de la mère, la maison de la grand-mère dans son jus des années 50, la « base » = un vieil immeuble abandonné où Alyosha et son seul copain vont parfois se réfugier …) avec une lumière savamment étudiée, des effets superbes (travelling sur l’enfant dans le noir, image de la mère et de son amant faisant l’amour, vues à travers les vitres des fenêtres et la neige symbolique qui commence à tomber, le jeu des troches électriques des personnes qui cherchent l’enfant …), des images à couper le souffle (les arbres morts au tout début, la scène de la battue par ex.), et une bande son extra y compris pour le générique de fin qui vient enfoncer le clou .
II aurait encore beaucoup à dire sur ce film très réussi … Un grand Merci à Mr Andrey Zvyagintsev pour ce cinéma qui traverse les frontières (et – sauf métaphore qui m’aurait échappée - va bien au-delà d’une critique de la Russie … pour être une analyse de la place actuelle des enfants dans les couples se déchirant et partagés entre leur libido et leur culpabilité). Il juste reçu à Cannes le prix du Jury même s’il aurait mérité à mon sens celui du scénario, de la mise en scène.
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2017
Le nouveau film du réalisateur de Leviathan confirme une fois de plus le goût du cinéaste pour la métaphore, celui-ci se débrouillant pour effectuer un commentaire sur son pays en semblant ne s’intéresser qu’à une histoire de couple banale. Ici, la froideur de la réalisation, l’absence totale d’émotion et le caractère affreux de cette histoire de disparition viennent confirmer la mauvaise passe d’un pays de plus en plus individualiste. Certes, les effets utilisés sont parfois un peu trop surlignés (la mère branchée 24/24 sur son téléphone portable), mais il transparaît du métrage un tel manque d’affection et d’amour que l’on finit presque par oublier – comme les personnages finalement – la disparition d’un petit garçon malheureux. Le fait qu’aucune explication ne soit donnée à la fin ne doit pas être vu comme une facilité d’écriture, mais bien comme une confirmation de la volonté du cinéaste de traiter son sujet jusqu’au bout. Glaçant.
Archibald T.
Archibald T.

20 abonnés 209 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2017
Bouleversant.
Le film est d'une froideur tout du long, les sentiments explosent d'un coup en fin de film pour mieux disparaitre.
Son meilleur film à mes yeux.
Enrico M
Enrico M

57 abonnés 24 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 septembre 2017
Un chef d'oeuvre. Le réalisateur renoue avec la veine d'Elena tout en gardant le souffle de Leviathan. 2h de film dont on ressort battus, secoués, bouleversés mais tellement heureux d'avoir vu un grand film qui reste, un grand film mystérieux qui ne livre pas tout, tout de suite, sinon sa force et sa puissance.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 septembre 2017
Oui très moyen, un enfant fugue parce qu'il se sent mal aimé par ses parents qui divorcent, le film se contente de montrer les nouvelles relations amoureuses de ces parents et les moyens mis en œuvre pour le retrouver.
Scènes de c.. et scènes de chasse (a l'enfant) occupent une trop grande partie de ce film.
Il aurait été bon de montrer un peu plus la vie quotidienne de l'enfant afin que l'on s'y attache davantage, ce qui aurait donné plus de force à ce film que je qualifierais de banal car du début jusqu'à la fin on reste sur sa faim !
Reverdy
Reverdy

25 abonnés 92 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2017
Ce film est un chef d’œuvre : il dépeint, de manière très esthétique -le film est beau-, une Russie contemporaine, sans oublier toutefois son histoire et son héritage culturel. En effet Aliocha, un des frères Karamazov, est le nom du fils qui disparaît, comme pour s'effacer de ce monde où les individus sont égocentrés, concentrés sur leur plaisir personnel. Pourtant ce chemin de recherche du plaisir n'est manifestement pas un chemin de bonheur : les protagonistes principaux (un père et une mère) semblent épuisés par la vie, et se réfugient dans le divertissement (smartphone), et le sexe. Il n'y a pas d'amour en effet dans ce film. Le seul qui aime c'est Aliocha, comme le héros pur et innocent de Dostoïevski ; âme sensible perdue au milieu de la haine.
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