Churchill
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benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 juin 2017
"Churchill" ou un biopic mené avec finesse, psychologie et surtout une grande pertinence...
Ce portrait d'un monument nommé Churchill est d'une part porté par Brian Cox qui donne une densité au personnage comme jamais, et d'autre part vu sous un angle différent qui apporte beaucoup.
En effet, tout au long de ce moment crucial de l'Histoire, les quarante-huit heures avant le débarquement, on nous montre un premier ministre dévasté, ravagé, traumatisé par le massacre de la première guerre dont l'homme porte toujours les stigmates profondément ancrés au fond de lui...
C'est toute cette fragilité et cette incertitude, à la veille du "jour J", que l'acteur va réussir à faire passer avec persuasion au spectateur !
Et quel tour de force !
De voir ce roc qui s'érode, se fissure et s'effrite par les doutes qui le harcèlent, par les démons qui l'obsèdent, est une révélation franchement passionnante...
Tout comme ces idées et cette place, que ce ministre de la guerre essaie de maintenir vaille que vaille face à Eisenhower !
Là aussi impressionnant et riche de réflexion !
Un biopic de plus filmé avec soin, privilégiant une ambiance intime, où plus d'une fois se dégagent des instants clés, des messages décisifs mettant en scène un personnage magnifique et tourmenté, tout en contradiction, face à une guerre dont l'équation à résoudre avait de quoi faire frémir !
À titre d'exemples, rien que les échanges avec son épouse, Miranda Richardson remarquable elle aussi, sont des moments tous éloquents et puissants en tant que retentissements sur le fonctionnement de cet homme hors du commun.
Un caractère phénoménal sans doute qui cachait une sensibilité à fleur de peau...
Un film de Jonathan Teplitzky qui mérite sans aucune crainte d'être découvert !
janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 juin 2017
Ce film retrace les jours précédents l'opération Overlord de Juin 44, aux travers des sentiments - prises de position du Premier Ministre Anglais face aux deux responsables militaires intransigeants que sont Eisenhower & Montgomery.
Malgré beaucoup de cigares et pas mal d’alcool, on suit de près ce vieil ours, en proie à ses vieux démons ( Gallipoli et les Dardanelles ) que l'on sent bientôt impuissant devant une situation exceptionnelle qui lui échappe inéluctablement.
Brian Cox trouve là un rôle en Or 24 carats qui lui permet d'en faire parfois beaucoup, mais avec un tel
personnage... Miranda Richardson plus sobre s'en tire aussi très bien.
Une Bio soignée et luxueuse qui mérite le détour.
Freakin  Geek
Freakin Geek

281 abonnés 916 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2017
Au moment où certains dirigeants de la Planète semble vouloir à tout prix provoquer une troisième Guerre Mondiale, il serait bon qu’ils puissent voir ce nouveau Churchill pour se rendre compte ce que cela implique. Très réussi dans sa peinture de la diplomatie et de la stratégie militaire, le film n’en aurait été que meilleur si il nous avait montré des scènes de batailles. Mais le réalisateur Jonathan Teplitzky semble plus rechercher la petite histoire dans la grande en se focalisant uniquement sur trois jours de la vie de Churchill. Il a en tout cas trouvé l’acteur parfait pour cela tant Brian Cox a réussi à coller aussi bien physiquement que vocalement à ce grand homme de l’Histoire du Royaume Uni. Une prestation qui fera date dans la carrière de l’acteur.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 juin 2017
Le film est très bien réalisé et interprété.
Aussi, c'est très intéressant de rentrer ainsi dans les coulisses de la vie de Churchill et de son entourage pendant les 48 heures qui précèdent le débarquement.
Je trouve que c'était vraiment nécessaire de faire ce film.
Le souci c'est que le film dans son ensemble est monotone et ennuyeux.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 juin 2017
N’étant pas fan du tout des biopics, il n’était pas acquis que j’aille voir ce « Churchill ». Seulement voilà, appréciant quand même pas mal l’acteur Brian Cox, et connaissant plutôt bien le personnage dont il était ici question, j’avoue que le projet m’a rendu assez curieux. Le résultat, c’est qu’au final je m’y suis quand-même risqué, et que le bilan fut, pour moi, en fin de compte bien mitigé… Pour être honnête, j’avoue même que sur sa première demi-heure, je ne donnais pas bien cher de ce film. Pour le coup, le début de ce film a coché absolument toutes les cases qui m’horripilent d’habitude dans un biopic : forme académique outrancière, accumulation de personnages historiques dont on se plait à montrer à quel point chacun a bien été grimé par l’acteur qui l’incarne, scènes d’expositions interminables qui minent la dynamique et l’immersion dans l’intrigue, choix discutables sur les événements choisis d’être traités… D’ailleurs, de tous ces points, ce fut sûrement le dernier qui m’a le plus ennuyé dans ce film. Décider de ne traiter le personnage qu’au travers de ces quelques jours avant et après le débarquement de Normandie, j’avoue que ça m’a considérablement déstabilisé. Il y a tant de choses à dire sur le personnage ! Ne le regarder qu’au travers de ce moment, je trouve que c’est incroyablement réducteur. Alors après soit, c’est un choix. Puisqu’il y a déjà eu quelques films sur ce personnage et qu’il y en aura encore par la suite, pourquoi ne pas adopter un angle original ? Certes… Mais bon voilà, le film s’appelle « Churchill ». C’est vraiment bête mais avec un autre titre et avec une démarche moins focalisée sur Churchill ; j’entends par là une démarche prenant aussi davantage en compte les personnages d’Eisenhower, de Montgomery, voire de quelques autres ; je pense franchement que ce film en serait devenu beaucoup plus intéressant et surtout beaucoup plus riche. Parce que oui, pour moi le vrai problème de ce « Churchill », c’est qu’à vouloir absolument focaliser son attention sur ce personnage là, et cela seulement au travers de cette fenêtre de temps très réduite, on se retrouve selon moi avec deux gros problèmes. Le premier, c’est que ça réduit le personnage de Churchill. Le second c’est que le film se retrouve du coup avec trop peu d’éléments à traiter pour occuper les 1h45 de métrage. Et c’est dommage, parce qu’à desserrer l’étau autour du personnage de Churchill, on aurait pu éviter bien des lourdeurs, et on aurait pu développer des situations de manière bien plus riche. Là, avec ce choix très « winstonocentrée » auquel se risque le film, on se retrouve finalement avec pas mal de remplissage ; et du remplissage pas toujours très original et varié. On nous cale pas mal de scènes de pathos, pas mal de passages obligés avec sa femme (qui, ici, relèvent plus du cliché qu’autre chose), ou bien encore pas mal de redondances de propos qui, du coup, tournent souvent en rond ( spoiler: …parce qu’au final, on s’en tape quand même pas mal des scènes venant simplement illustrer l’idée selon laquelle Churchill est surtout tourmenté par le fait qu’on le laisse sur la touche !
) Et pour le coup, pour moi, celui qui aurait été le grand gagnant d’un tel choix, outre le spectateur, ça aurait été Brian Cox lui-même. Parce que franchement, la tache qu’on lui a donnée était quand même sacrément ardue. Et à lui donner une telle plâtrée de moments aussi peu pertinents à jouer, ça lui arrive parfois de sombrer dans une légère surenchère, ce qui est triste parce que globalement, il fait quand même clairement bien le job, surtout sur le dernier quart. Au final donc, je trouve que même si ce « Churchill » est loin d’être une purge, il n’a donc malheureusement pas su éviter tous les écueils qu’il aurait été préférable d’éviter. Je disais en début de critique que je n’aimais pas les biopics pour toute une flopée de raison ; eh bien malheureusement ce « Churchill » n’est pas venu changer la donne. Au contraire, il est venu la confirmer. Dommage…
PLR
PLR

556 abonnés 1 768 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juin 2017
Excellent focus non pas sur toute la vie et la contribution publique de Winston Churchill (dont, pour mémoire, la promesse politique aux Britanniques ne fut que : "du sang et des larmes") mais sur les trois jours qui précédèrent le Débarquement des Alliés en Normandie. Ce pourrait autant être un film, parmi d'autres, non pas sur les derniers préparatifs de l'opération militaire mais sur la décision finale d'y aller ou pas. Avec un Churchill, pour le moins hésitant, incrédule, inquiet. Et on le serait à moins. Dans les moments de tension extrême que l'illustre homme a dû affronter dans son entourage a été glissée une situation pour le moins émouvante et émotionnellement éprouvante. Ce n'est certainement pas un fait historique (encore que, qui sait ?), mais probablement un choix scénaristique pour que derrière l'image de l'homme fruste apparaisse quelque chose de profondément humain. Lorsque sa secrétaire évoque avec lui son fiancé lancé dans cette opération du Débarquement et dont le sort, comme celui de l'ensemble des soldats, est par nature des plus incertains. Je ne "spolie" pas car c'est dans la bande annonce. Au final, un très grand film avec le personnage historique titre interprété magistralement. Les "seconds rôles" au cinéma, mais pas dans l'Histoire avec un grand H, n'étant pas en reste. Un seul regret peut-être pour le public Français : ne pas avoir aperçu l'ombre de la casquette ni la silhouette du Général de Gaulle ! Perfide Albion.
Yves G.

1 845 abonnés 4 017 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 juin 2017
À la veille de déclencher l'opération Overlord en Normandie, Churchill hésite. Responsable en 1915 du désastre de Gallipoli en Turquie, il ne veut pas une seconde fois être responsable d'une boucherie.

Comme son titre ne l'indique pas, "Churchill" n'est pas un biopic. Il ne s'agit pas ici d'englober dans toute sa richesse, l'histoire du plus grand homme d’État britannique que le vingtième ait connu mais - comme le faisait avec autrement plus de talent "Jackie" sur la veuve de John Kennedy - de raconter quarante huit heures de sa vie : les quarante-huit heures qui précédèrent le débarquement en Normandie.

"Churchill" est lesté de tellement de défauts que les épingler l'un après l'autre confine au jeu de massacre.

Le moindre n'est pas son académisme. "Churchill" se veut un film en costumes. Hélas, il ne quitte guère les sous-sols du 10, Downing Street sinon pour quelques échappées en bord de mer - bizarrement filmées sur le littoral écossais.
Brian Cox, un des plus grands acteurs shakespeariens vivants, y cabotine à loisir. Comme si son personnage s'y résumait, il ne cesse de tirer sur son cigare - au point qu'on se demande si l'équipe technique a dû filmer avec un masque à gaz pour se protéger de ses volutes.

Mais plus fondamentalement, "Churchill" repose sur un grave défaut de structure. Toute l'intrigue est construite autour d'un faux suspense. Le débarquement aura-t-il lieu ? On sait que oui. Dès lors, les états d'âme du Premier ministre font long feu. Pire : ils donnent de lui l'image d'un homme qui manque cruellement et de flaire et de détermination, alors que sa vie aura au contraire donner l'exemple du contraire.
Xavier BLANCHARD
Xavier BLANCHARD

29 abonnés 415 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 juin 2017
Le film montre assez bien le ‘‘vieux lion’’ à la fois anxieux du bain de   sang qu’il redoute, mais aussi vexé de constater qu’il est désormais sur   la touche s’agissant de décisions militaires.

Le personnage de Churchill n’a cependant pas, mis à part ses barreaux   de chaises et ses superbes flacons à whisky, un charme fantastique et le spectateur n’a pas assez d’empathie avec lui pour se passionner pour le sujet…

Il reste intéressant de relire l’histoire à travers la personnalité et les sentiments de ceux qui l’ont faite. D’autres spectateurs s’interrogeront sans doute comme moi sur la responsabilité qu’aurait pu avoir le Churchill qu’ils ont vu dans le bombardement de Dresde en février 1945, parfois considéré comme un crime de guerre majeur…
mat niro

462 abonnés 2 156 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2017
Cette oeuvre résume les 3 jours qui précédent le Débarquement des alliés le 6 juin 1944. Le film ne montre pas de scènes de guerre mais suit le destin du premier ministre anglais incarné par un Brian Cox extraordinaire. On peut y voir un homme dévasté par sa participation à la Grande Guerre et miné par le fait d'envoyer des jeunes se faire tuer au front. Un biopic, enfin un pan de sa vie, d'une grande pertinence sur un homme torturé qui a marqué son époque.
Carole P
Carole P

2 abonnés 18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 mai 2017
Très bon film qui décrit très bien le vieux lion qu'était Monsieur Churchill. Très bon jeu des acteurs pour décrire cette période difficile. Pour les passionnés d'histoire, ce film est à complèter avec les mémoires de guerres de Winston Churchill qui permet encore mieux de cerne le personnage et de mieux comprendre pourquoi il ne voulait plus du débarquement de l'opération Overloard.
Pascal I

904 abonnés 4 256 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 27 octobre 2017
Le bonhomme est intéressant sur son parcours mais fallait-il faire un film sur ces quelques jours où il ne se passe pas grand chose coté Churchill ?
A part l'introspection, intimiste, la peur et les émotions, tout cela pas forcément bien mis à l'écran, l'ensemble est bancale et peu passionnant. 1.5/5 !!! (pour ma part). J'attendais mieux.
Cinéphilion
Cinéphilion

71 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 août 2017
Au cœur des entrailles du pouvoir diplomatique, « Churchill » dresse un portrait intimement réussi de l’Ancien Premier Ministre britannique, confronté à la plus grande décision de la Seconde Guerre Mondiale.
Difficile d’établir un biopic sur un homme politique d’une telle envergure, l’histoire de ces figures historiques étant marqués par des moments dont l’ampleur nous dépasse. « Le Discours d’un Roi », « Invictus », « Imitation Game » ou dernièrement « Jackie » avec Nathalie Portman, chacun retrace un instant clé de la personne au sein d’une histoire marquante de notre civilisation. « Churchill » suit habillement le complexe processus de décision qui a mené le gouvernement britannique a décidé du Débarquement de l’été 1944.
Là où l’oeuvre biographique excelle est sur le jeu d’acteur impressionnant de Brian Cox. Cigare constamment en bouche, alcoolique, légèrement bedonnant et vieillissant, la figure politique épate et surprend par une personnalité auto-dérisoire avec une pointe de cynisme et de dramaturgie. Par grand étonnement, il se révèle comme sentimentalement dépassé par les événements. Une délicatesse et un altruisme lève le voile sur un homme d’une humanité inopinée divisé entre la tragédie humaine de la guerre et la fin de cette dernière.
Nombreux sont les monologues vitaux quant à l’avancée du film qui nous en apprennent toujours un peu plus sur le déroulé de l’opération. D’échanges diplomatiques houleux jusqu’à des accords politiques émouvants, le récit s’appuie sur le difficile rôle que l’entourage caché du Ministre a subit : Sa femme, sa greffière, le Chef de Armées, le philosophe Jan Smuts, chacun à son tour à le droit son hommage mémorial dans le scénario.
Quelques scènes clés magistrales raisonnent comme ce discours radiophonique officiel d’annonce après le début du Débarquement. Sous une heure grave, Winston Churchill se doit d’encourager les troupes et de donner espoirs aux citoyens que cette bataille sera la dernière.
Bilan : « Churchill » signe le portrait intimiste d’une homme vieillissant confronté à l’un des plus grands événements historiques.
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Hervé L
Hervé L

92 abonnés 717 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 juin 2017
Un film intéressant qui dévoile en partie la personnalité vieillie et hésitante du vieux lion maté poursuivi par la culpabilité du désastre de Gallipoli ou Churchill avait envoyé à la mort des dizaines de milliers de soldats dans un débarquement très mal préparé. La vieillesse est un naufrage et heureusement Churchill dépassé n à plus de prise sur les événements et n arrêtera pas l opération Overlord menée avec intelligence par Eisenhower
Mais Churchill garde sa maîtrise des mots et sauvera la face. Un seul regret historique: comme d habitude pas un mot sur les russes qui ont tant mobilisé l armée allemande pour degarnir le front de l ouest et rendu possible le débarquement
Marie-francoise C.
Marie-francoise C.

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 juin 2017
Superbe film du un morceau d'histoire qui changera l'histoire de notre pays.
Les acteurs sont authentiques et sont parfaits dans leurs rôles
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 juin 2017
Le titre est trompeur car il ne s’agit pas du tout d’un biopic de Winston Churchill, le film de Jonathan Teplitzky s’attache à 4 petits jours de la vie du célèbre Premier Ministre britannique. Ces 4 petits jours qui ne sont pas les plus forts, les plus importants ni même les plus glorieux de sa vie, mais les 4 jours où il est apparu clairement que Churchill avait perdu la main sur la guerre que menait son pays et sur les évènements ô combien cruciaux sur le point de se produire. Pourquoi diable s’attacher à ce moment précis de la vie de Churchill où, clairement, il s’est montré défaitiste, ou objectivement, il s’est trompé ? Modestement, je dois avouer que je ne savais pas à quel point Churchill était opposé au Débarquement en Normandie, et qu’il avait même tout mis en œuvre pour le faire capoter. Du coup, la première qualité de ce film aura été de mettre le focus sur un aspect que la légende Churchill a bien occulté après la guerre, et c’est une qualité historique non négligeable. Jonathan Teplitzky propose un film honnêtement réalisé, sans fausse note mais sans génie. Je m’interroge néanmoins sur son utilisation fréquente, pour ne pas dire abusive du flou. Surement qu’il devait trouver que cela apportait de l’eau au moulin de son personnage (en plein flou lui aussi) mais j’ai trouvé que cette façon de filmer n’était pas toujours pertinente. Musique omniprésente mais sans imagination, montage chronologique sans originalité, quelques scènes qui tirent en longueurs et d’autres franchement bavardes, Teplitsky ne parvient pas à sortir du lot en terme de réalisation. Il nous offre même quelques scènes vue, revues et re-revues (la scène du discours qu’on écoute religieusement autour du poste, celle de la secrétaire qui parle de son fiancé…), et au bout du compte, le film parait un peu long, un peu bavard et un peu formaté, ce qui est quand même dommage quand on met en scène un personnage aussi truculent que Churchill. Brian Cox lui donne corps de manière convaincante, et les seconds rôles sont également très bien tenus, notamment par John Slattery, Julian Wadham et Miranda Richardson. Tous tentent (et réussissent) à rendre compte de l’extrême tension qui régnait au cours des 6 premiers jours de juin 44. Cela fait des mois que le Haut Commandement Allié prépare le plus grand débarquement maritime de l’Histoire, c’est un coup de poker dans tous les sens du terme puisque le grand bluff a été mis en place avec l’Opération Fortitude. Cette opération (passionnante) de contre-espionnage, qui consistait à faire croire aux Allemands à un Débarquement dans le Pas-de-Calais, a été pour beaucoup dans le succès du D-Day et c’est un grand succès pour le MI-6. Du coup, on ne comprend pas bien que le sujet ne soit même pas évoqué dans le film, tant il est une composante essentiel du succès (ou non) du Débarquement. Ce n’est pas le seul petit oubli, le nom de De Gaulle n’est même pas prononcé non plus. En fait, le Débarquement en lui-même n’est qu’une toile de fond pour le film de Jonathan Teplitsky, et plus on avance dans le film plus on comprend que ce n’est pas cela qu’il cherche à montrer. Ce qu’il veut montrer à l’écran, et il y parvient, c’est le décalage terrible entre Churchill (vieillissant, obnubilé par ses souvenirs de la Grande Guerre, par les tranchées, par le gaz moutarde, et surestimant de beaucoup son pouvoir en terme de décisions militaires) et Eisenhower (plus jeune, militairement plus audacieux, plus conscient de la réalité de la Guerre). Même si les USA ne sont entrés en guerre qu’en décembre 1941, c’est en leur faveur que le rapport de force a basculé. Face à face on a un Premier Ministre vieillissant et apparemment frileux, à la tête d’un Empire qui n’en est déjà plus un et un futur Président des Etats-Unis d’Amérique. C’est le basculement du centre de gravité du monde occidental qui est montré à l’écran. Churchill, en 1944, est déjà un homme du passé, soucieux du sang versé comme l’ont été tous ceux qui ont connu la Grande Guerre (il évoque la Guerre des Dardanelles, qui l’a visiblement traumatisé) mais resté bloqué sur des tactiques militaires « à l’ancienne ». Ce n’est pas un militaire, c’est un politique, spoiler: et il faut que ce soit le roi George VI lui-même qui lui fasse comprendre qu’on ne peut pas être l’un et l’autre dans le même temps
. Sur tous ces aspects, le film est réussi et assez pertinent. Mais son coté formaté, bavard et longuet le dessert. Et pour couronner le tout, le générique de fin prend le spectateur pour bien plus bête qu’il n’est en nous précisant que « le Débarquement a réussi et que l’Allemagne à capitulé le 8 mai 1945 ». Franchement…
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