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Criticman17
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3,5
Publiée le 28 mai 2018
Le rire de ma mère aborde le sujet de la maladie grave (cancer) d'une mère qui prend trop de place avec cette maladie. Le film montre une famille composée d'un père en couple avec une nouvelle femme et un fils de sa première union; Adrien. Son fils tente de s'échapper de cette maladie qu'à sa mère à travers la rencontre d'une fille dont il tombe amoureux, il parvient à ne pas y penser aussi quand il range tout de manière obsessionnelle, ou quand il est dans l'eau, une manière de se laver le corps et l'esprit. L'eau (piscine, mer) est souvent représentée dans le film, elle a une représentation de purification, et elle réceptionne les malheurs d'Adrien comme si l'eau nettoierait et soignerait les douleurs psychiques. Les acteurs jouent très justes et ce film touche énormément. La maladie s'installe durablement dans le film, invisible mais omniprésente. Cette mère a des sauts d'humeurs dérangeants, et installe une instabilité dans des moments du film. Adrien capte le rire de sa mère et le fige comme image mentale pour avancer dans sa vie et créer sa propre histoire pour devenir lui comme il est avec tout le poids de ce que crée une vie. Beau film à voir.
Un film tout en sensibilité qui tourne autour d'un trio d'acteurs . Une femme dynamique et jovial condamnée par un cancer s'appuie sur son ex mari pour sauver les apparences vis a vis de son entourage et surtout de leur fils déjà pas mal perturbé par leur séparation .Tout se déroule avec une certaine délicatesse avec de bons dialogues et des regards justes sans trop de pathos mais avecparfois quelques petites longueurs .
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4,0
Publiée le 25 mai 2018
Inspiré d'un événement personnel, le premier film de Pascal Ralite et Colombe Savignac est d'une grande pudeur et très émouvant. Les deux réalisateurs nous plongent dans le quotidien de cette famille recomposée à laquelle on s'attache immédiatement. Tout le film est construit autour d'Adrien qui fait preuve d'un grand courage face aux épreuves de la vie qu'il doit affronter et pourtant pendant tout le film, il se demande comment être plus courageux pour faire des choses moins compliquées. Il est le personnage principal, mais les autres ne sont pas en reste. Marie qui est magnifiquement incarnée par Suzanne Clement apporte beaucoup de vie et de légèreté à l'histoire du moins dans un premier temps. Pascal Demolon dans le rôle du père est quant à lui assez touchant et bienveillant. Le thème est lourd, mais l'histoire ne tombe jamais dans le pathos d'ailleurs tout ce qui touche à la maladie est amené de façon subtile puisqu'on remarque tout par nous-mêmes. C'est comme ça pendant tout le film même lors des dernières minutes qui peuvent sembler étranges, mais qui montrent que la vie continue malgré tout... Entre délicatesse, simplicité, justesse, humour et bienveillance, ce film nous fait passer un très beau moment grâce à une histoire pleine d'émotion et d'excellents acteurs.
Adrien est un jeune garçon très timide qui a subi la séparation de ses parents en alternant d’une maison à l’autre. Heureusement, ces derniers l’aiment très fort et ont réussi à entretenir une relation amicale. Subtilement, on comprend que la mère a un cancer et n’en a plus pour longtemps. Partagé entre sa maladie, ses cigarettes et ses désirs, elle va tout faire pour aimer son fils jusqu’au bout. Le rire de ma mère traite d’un sujet bouleversant, mais est traité avec le plus d’optimisme possible. Ainsi au travers de nombreuses séquences cocasses, les parents vont amener le sujet de la mort à un fils déjà perturbé émotionnellement. Suzanne Clément tient son rôle à cœur et joue la mère avec un dynamisme étonnant. Pascal Demolon, souvent cantonné à des seconds rôles, s’avère être sincèrement convaincant dans le rôle du père. Enfin, le jeune Igor Van Dessel, qui n’en est déjà pas à son premier rôle au cinéma, délivre une prestation sensible et délicate. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Le parcours initiatique d'un jeune garçon introverti mais pas insensible. On lit sa lucidité, sa clairvoyance sur son visage, dans son regard. Il affronte la maladie de sa mere, une femme qui prend beaucoup de place, qui ne veut pas qu'on l'oublie apres sa mort. Il tisse une relation pudique et forte avec son pere et sa belle-mere. un tres beau film. un casting formidable, des decors et des costumes qui renforcent l'identite de ses personnages. une bande son original et subtil.
Le film est intéressant, bien fait et bien raconté. On comprend très vite 80% de la fin, voire plus. L'intérêt du film réside plus dans l explicitation du chemin parcouru par le film plus que par son résultat, sa conclusion.
On a une superbe peinture de divers personnages. Leurs caractères sont un peu outrés et pas forcément crédible dans la vie, mais ils sont cohérents dans le film.
Le film est un peu exigent pour le spectateur, il ne présente qu assez peu les personnages, les situations, etc. Au spectateur de se débrouiller pour comprendre par exemple que la collègue est aussi la meilleure amie et la mère du meilleur ami du fils.
C'est une mère fantasque, débordante de rires et d'originalité. C'est surtout la formidable actrice de Xavier Dolan dans "Mommy", Suzanne Clément. En face d'elle, son fils tout aussi renfermé et timide qu'elle est dégoulinante d'expressivité. On craint la caricature. Et pourtant, les deux réalisateurs parviennent à tout le contraire. Le film est d'abord une réussite du fait de l'émotion qu'il dégage. On passe tout autant du rire aux larmes. "Le rire de ma mère" traite pourtant d'un sujet absolument dramatique, celui du cancer du cerveau d'une femme d'un âge très raisonnable. On aurait pu tomber dans une sinistrose terrible, ou dans un mauvais téléfilm. Certes, on n'échappe pas à quelques ficelles de la mise en scène un peu stéréotypées. Mais le résultat est très honnête. C'est un film pour les grands et les petits, qui se démarquent avec sa très jolie pudeur. Car "Le rire de ma mère" est tout sauf prétentieux. Les réalisateurs préfèrent la couleur des sentiments aux effets grandiloquents de cinéma. Pour autant, le film demeure parfaitement documenté. On reconnaît la fameuse anosognosie qui atteint les personnes malades du cerveau, les troubles du comportement si particuliers, les difficultés cognitives, que l'actrice principale interprète d'ailleurs avec respect et précaution. En ce sens, "Le rire de ma mère" ne verse jamais dans le voyeurisme médical. Les auteurs évitent avec justesse d'ailleurs les scènes de soin, ou les déambulations hospitalières. C'est d'abord un film sur la maladie, regardée du point de vue des familles qui le subissent et pas seulement des patients. C'est là toute la réussite de ce joli film.
Film d'une grande tendresse. Sujet douloureux, la famille recomposée et la mort de la mère. Émotion, sensibilité, belle interprétation dans l'air du temps�
Je ne sais ce qui se cache derrière un tel film, plein de retenue et tellement plein d’envie pour retenir cet ami, cette mère, qui s’en va et le fait savoir dans un silence ou un sourire. A la fois minimaliste (peu de dialogues, de commentaires, des images qui parlent) et impressionniste, la peinture de Colombe Savignac et Pascal Ralite renvoie au beau et à la contemplation dans la dérive d’un jeune garçon ballotté par la maladie de sa mère. Son père vit avec une autre compagne, mais l’entente parait plutôt cordiale si ce n’était cette réserve, cette timidité de la part d’un presque ado encore enfant dans les bras de sa maman souffrante. Suzanne Clément est extraordinaire dans sa retenue et ses tempêtes réfrénées, laissant au temps et au mouvement du cœur, l’annonce d’une naissance, le départ d’une vie. Une peinture bien française dans un cadre apprêté. Du beau cinéma Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Wow... Le rire de ma mère est une de ces œuvres rares qui semblent être portée par un alignement des astres exceptionnel : depuis l'écriture, le jeu des comédiens (le jeune Igor Van Dessel est tout simplement bluffant, mais je pourrais en écrire autant du reste du casting) jusqu'à une réalisation qui soigne chaque image, pas un étage de la fusée ne semble avoir été ciselé avec amour par ses différents participants, pas un plan du film qui ne semble pas avoir été l'objet d'une attention scrupuleuse, pas une scène qui ne semble viser l'authenticité la plus absolue, pas un comédien qui ne disparaît pas totalement dans son personnage. La musique est généralement très belle et réussie, se fond parfaitement avec la beauté des image. Le film est donc une réussite esthétique mais cette esthétisme n'est pas la star du film, c'est un soutien d'une grande élégance au récit et au propos. Un propos qui, sans doute, grâce à l'élégance de cette réalisation et interprétation, mais aussi grâce à l'intelligence du découpage de l'histoire, échappe à toute lourdeur mélodramatique, ce qui est un tour de force d'autant plus impressionnant qu'il est accompli sans effort apparent. Le sujet est ressentie avec intelligence, sans manichéisme, avec humanité donc, avec ses parts d'ombre, ses ambiguïtés, ses embarras, ce qui décuple son impact émotionnelle, pour le meilleur... Et pour le pire en tant que spectacteur : le pire étant de se retrouver les larmes aux yeux quand la salle s'éclaire, et d'avoir du mal à se remettre dans un état tout à fait serein, tant le film nous laisse des choses à explorer et alimente la persistance de l'émotion longtemps après la fin du générique. C'est sans doute à cela que l'on reconnait une émotion authentique, par opposition à un accès de sensiblerie.
Adrien est un pré-ado (11 ans) sensible et très réservé, qui va devoir affronter une situation terriblespoiler: (la mort imminente de sa mère, atteinte par un cancer inopérable) , et se construire avec (contre ?) cette nouvelle variable. "Le Rire de ma Mère" est donc un récit d'apprentissage, autant que celui spoiler: d'une fin de vie. Histoire écrite et réalisée à 2, c'est la première mise en scène d'une assistante à la réalisation et d'un directeur de production. L'intention (voir plus haut) des cinéastes est louable, mais le résultat n'a ni personnalité, ni originalité. Heureusement le jeune Adrien de fiction (le Belge Igor Van Dessel) est remarquable (maîtrise de jeu, émotion) et le rôle de son père est parfaitement tenu par l'excellent Pascal Demolon. Quand la Québécoise Suzanne Clément (la mère) renoue sans forcer avec des rôles antérieurs de génitrice fantasque - et déçoit plutôt, en rejouant ainsi dans un registre trop étudié.
Je ne savais absolument pas de quoi ça parlait. Uniquement attiré par l'excellente Suzanne Clément et le prometteur Igor Van Dessel. Ils sont tous les deux formidables. L’actrice québécoise trouve là sans doute son meilleur rôle. On la voit beaucoup en ce moment (Espèces menacées, Numéro Une, Le sens de la fête) et c’est tant mieux. Elle est ici aussi agaçante que séduisante mais surtout très touchante. Le jeune interprète de Louis XV dans le récent L’échange des Princesses confirme qu’il faudra bien compter avec lui dans les prochaines années. Le duo fonctionne parfaitement. Les non moins toujours impeccables Pascal Demolon et Sabrina Seyvecou complètent un casting qui fait en grand partie la réussite de ce premier long métrage. A quatre mains, Colombe Savignac et Pascal Ralite nous offre une belle et sensible chronique sur la perte d’un parent et le deuil qui se prépare. Le tout est fait avec un certain dynamisme, une certaine énergie, on peut même dire une certaine joie de vivre, sans pathos, avec quelques larmes et quelques cris mais sans jamais être plombant, et avec toujours une certaine tendresse et un réalisme de tous les instants. L’émotion affleure simplement de temps en temps, ou frappe un grand coup quand on s’y attend le moins. Le rire de ma mère est donc un très joli film plein d’humanité, qui parle finalement plus de la vie que de la mort, bien écrit, mis en scène avec simplicité et interprété avec tact. On attend donc la suite pour le duo de metteurs en scène. En résumé, une bien jolie surprise.
Adrian ( Igor Van Dessel), enfant très réservé se partage entre ses parents divorcés. Alors que sa mère ( Suzanne Clément) joue la carte de la joie et voit sa maladie s'aggraver assez vite, son père a refait sa vie avec une jeune femme peintre. Adrien tombe amoureux d'une camarade de classe et va devoir se remplir de courage.
Une belle comédie dramatique jouée par des acteurs extraordinaires car l'histoire racontée sur la vie d'un petit garçon timide n'est pas facile à vivre des parents divorcés et une maman malade comment va til se comporter pour affronter ce qu'il va se passer allez voir c'est bouleversant