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sonialu
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3,5
Publiée le 30 décembre 2017
L histoire d une famille pakistanaise ou le déshonneur arrive au drame Le fait que cette histoire est réelle nous touche plus profondément L actrice incarné parfaitement son rôle de jeune fille de nos jours moderne et qui a ses convictions malgré sa famille
Voilà un film d'une force incroyable, inspirée de faits réels. L'histoire se passe dans une famille pakistanaise vivant en Belgique. Une jeune fille est déchirée entre sa soif de vie comme ses amies occidentales, et le poids des traditions familiales. Lina El Arabi, que l'on avait vu dans le remarquable téléfilm "Ne m'abandonne pas", est vraiment exceptionnelle dans son rôle de Zahira. Un chef-d’œuvre puissant et bouleversant.
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3,0
Publiée le 11 mars 2018
"Il faut savoir vivre avec son temps". Cette phrase prononcée par la mère de Zahira pouvait avoir un effet libératoire seulement cela ne concernait que les nouvelles technologies et non pas ces vieilles traditions qui ont la dent dure et qui obligent Zahira à se marier avec un homme qu'elle ne connait pas ce qu'elle refuse de faire et ce qui va causer beaucoup de problèmes. Dans son film, Stephan Streker met surtout en avant ce contraste et ces contradictions avec une jeune femme tiraillée entre deux cultures et entre son mode de vie occidental et les croyances de ses parents. Le réalisateur aborde ce sujet délicat de façon juste puisqu'il dénonce sans jamais juger. Le sujet est fort donc le propos l'est également seulement le traitement reste très classique notamment dans la dernière partie qui mène à un final fort, mais totalement prévisible. Lina El Arabi est superbe dans ce rôle, elle incarne parfaitement cette fille moderne qui ne peut vivre sa vie comme elle l'entend. Le film est bien, mais dans le même style à savoir une famille qui veut imposer quelque chose à son enfant par rapport à une tradition, j'ai préféré le film indien "Sairat" qui est bien plus puissant.
Entre poids des traditions familiales et désir d'émancipation féminine, un drame puissant mais pas complètement captivant et traité de manière assez conventionnelle, porté l'interprétation sensible de Lina El Arabi.
en Belgique de nos jours une jeune fille majeure encore en cours et qui vit chez ses parents voit ses derniers lui demander d'épouser un pakistanais qu'elle ne connaît pas. on se retrouve nous devant une situation qui semble évidente mais le poids des traditions met la jeune fille dans le doute la peur et l'envie de fuir. un très joli film qui évoque une fois de plus la religion omniprésente qui fait du mal et qui prive les jeunes filles de liberté et le pouvoir de choisir leur époux. Lina El Arabi est magnifique de justesse.
Le sujet paraît connu, son importance et son actualité n'en demeure pas moins essentiel. Ce qui donne d'autant plus de justesse à ce portrait de famille c'est ce désir de liberté et d'émancipation féminine qui est abordé plus frontalement. L'héroïne ne lutte pas contre sa famille, elle lutte pour son libre-arbitre. Pas pour une histoire d'amour parallèle, ou contre une religion. C'est un détail fondamental qui donne toute son ampleur et son écho sur la dynamique du film. Oui, la famille est sclérosée par ses traditions. Mais ce n'est pas un procès à charge. C'est un fait divers terrible, une histoire qui donne à réfléchir.
Film correct mais qui a du mal à sortir du lot. Depuis le début de l'année, je crois que c'est le quatrième film que je vois sur le même thème, le mariage forcé. Les comédiens sont bons, mais le scénario un peu mince, on devine très rapidement l'issue du film. A voir si on n'a pas vu les films sortis précédemment.
Superbe film avec des interprètes remarquables! notamment la jeune actrice , sublime. on vit de l'intérieur les traditions difficiles a supporter pour la jeune fille plus habituée au mode d3 vie occidental. c'est très fort
film dans l'ensemble bien fait, un peu didactique et insistant parfois mais intéressant car il nous montre une version modérée de l'islam (la famille est très bien intégrée acceptant même sans trop d'hostilité la grossesses non désirée de l'actrice et son avortement) ... modérée enfin c'est qu'on espérerait ... mais hélas ...
Racontant le dilemme d’une jeune femme pakistanaise vivant en Belgique coincée entre son désir de liberté et la volonté de sa famille de la marier à un homme qu’ils ont choisi pour elle « Noces » est un drame subtil évoquant la condition féminine et le poids des traditions avec une profonde justesse et une intelligence du propos, nuancé, où le réalisateur filme avec une distance dépourvue de tout jugement qui est appréciable.
Ce n'est pas par ce que l'on peut tolérer le supportable qu'il faut supporter l'intolérable !!! Le film retrace l'histoire, et le meurtre, de Sadia Sheikh le 22 octobre 2007, à Charleroi, par son frère ainé. Il n'y a pas de mot pour qualifier les ravages de ces traditions mortifères et ses génito-meurtriers qui ne tolèrent pas que leur enfant s'insurge contre l'esclavage. Combien de Sadia ici en France et en €urope ??? Des centaines de milliers de jeunes filles contraintes à des mariages forcés avec des "cousins éloignés". Le meurtre d'honneur reste une pratique courante dans certains pays du Moyen-Orient, notamment au Pakistan, en Égypte, en Jordanie et en Turquie. 636 femmes furent les victimes de crime d'honneur en 2007 au Pakistan et au moins 288 en Turquie entre 2001 et 2008 et il ne sera JAMAIS assez dénoncé et réprimé. À toutes les victimes de la barbarie la plus absolue. Même les animaux les plus ingrats protègent leurs petits !!!
porté par la lumineuse jeune actrice Lina El Arabi, ce "Noces" dénonce ces méthodes d'un autre temps où la femme est destinée au mariage arrangé. Un autre temps qui utilise cependant les moyens les plus modernes de communication, Internet. Sacré paradoxe ! Construit comme une tragédie moderne où l'on sait que cette petite Antigone moderne qui se dresse contre l'injustice(métaphore soulignée par une scène qui lui est d'ailleurs dédiée dans le film par une lecture en classe) n'aura le dernier mot contre le pouvoir en place, Créon est ici la famille soudée jusqu'à la plus jeune ( Ismène). Un film puissant, révoltant, donnant une fois encore la vision des sociétés communautaires et de leur difficulté à s'intégrer...
Dès la première scène de ce film, le ton est donné et l'on sait aussitôt que l'on est en présence d'une actrice d'exception (dont c'est pourtant le premier grand rôle au cinéma). Nous sommes en Belgique et la jeune fille que l'on voit à l'écran se prénomme Zahira (Lina El Arabi). Sa famille est d'origine pakistanaise. Tout ce que l'on apprend sur elle, dans cette première scène, c'est qu'elle est enceinte et qu'il est question d'un éventuel avortement. La gynécologue avec qui elle s'entretient (et qui n'est jamais filmée) l'oriente manifestement vers ce choix en essayant de le banaliser. Mais l'on découvre aussi, à cette occasion, qu'on a affaire à une jeune fille volontaire qui ne s'en laisse pas conter si facilement. « Est-ce que vous-même, vous avez déjà vécu la situation qui est la mienne ? », demande-t-elle avec insistance à son interlocutrice. Il faut en effet que Zahira fasse preuve de beaucoup de détermination, étant donné le poids des coutumes et des traditions auxquelles les membres de sa famille restent très attachés. Il y a son père, sa mère, son frère et ses deux sœurs (dont l'une, l'aînée, a déjà été mariée à quelqu'un qu'elle n'a pas choisi). Pour ses parents, non seulement Zahira doit avorter, mais elle doit se plier sans tarder au rite du mariage traditionnel. On veut bien lui laisser le choix entre trois garçons, tous trois habitant au Pakistan, et avec qui elle ne peut s'entretenir que par le biais de Skype sur son écran d'ordinateur. L'un d'eux parle français et lui semble un peu plus cordial que les deux autres, mais de là à se marier avec lui ! Zahira se trouve comme écartelée entre ses désirs d'indépendance et son attachement réel et profond à sa famille. Son frère fait office de confident, mais pour lui non plus ce n'est pas facile. Peut-il prendre totalement le parti de sa sœur, alors qu'il est témoin des souffrances et des déchirements des parents ? Car, pour eux, il est inconcevable de déroger ausx traditions ; le faire, ce serait se couper de toute relation au Pakistan, être montré du doigt et ne plus pouvoir y mettre les pieds. Il n'y a manifestement aucune caricature dans ce film. Personne n'est mauvais, personne ne veut le malheur de l'autre. Les parents de Zahira sont persuadés d'agir pour son bien. Pour eux, il n'existe d'autre façon d'agir que celle qu'ils ont toujours pratiquée. Quant à la jeune fille, tout en se révoltant contre l'idée même d'un mariage arrangé, elle ne souhaite d'aucune manière nuire à sa famille. Avec grand talent et beaucoup de subtilité, le réalisateur met en scène tous ces tiraillements. Et ils sont encore accrus lorsque, petit à petit, Zahira tombe réellement sous le charme d'un garçon, mais un garçon de son entourage, qui n'a pas été choisi par ses parents et qui n'a rien d'un Pakistanais ! Ajoutons, pour finir, que ce film n'a pas seulement pour thème le choc des cultures, mais que c'est aussi une ode à l'amitié. Car il y a un personnage dont je n'ai encore rien dit et dont pourtant le rôle n'est pas minuscule : c'est celui d'Aurore (Alice de Lencquesaing), l'amie fidèle de Zahira, celle qui répond toujours présente et qui ne rechigne jamais à lui venir en aide. Un beau personnage, de même que celui que joue Olivier Gourmet, l'ami qui essaie, autant qu'il le peut, d'apaiser toutes les tensions. 8/10