897 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
100 critiques spectateurs
5
10 critiques
4
47 critiques
3
29 critiques
2
8 critiques
1
4 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
ned123
209 abonnés
1 762 critiques
Suivre son activité
4,0
Publiée le 8 avril 2018
J'ai vu un film... d'une violence rentrée inouie...On prend en pleine face cette histoire de jeune fille pakistanaise qui s'oppose à la décision de ses parents de se marier selon une tradition qui lui est inconnue, pour faire plaisir à ses proches... On ressent toutes les émotions par lesquelles passent les personnages, et on en est horriblement secoué. Ce film sur des situations qui se multiplient en Europe, donne le sentiment que l'échec de la cohabitation entre communautés est un fait. On ne peut qu'être révolté du destin brisé de cette jeune fille qui illustre le destin brisé de tant d'autres. Les dialogues sont vraiment incroyables et forts, et le casting parfait, dans tous les registres... On voit poindre la conclusion, et on espère que l'humanité de chacun des personnages réussira à reprendre le dessus... C'est une fait divers glaçant, une tragédie grecque, et une situation que l'on peut imaginer bien plus fréquente qu'on ne le croit. Les crimes d'honneur sont la honte de ces familles qui ne réussissent à pas considérer l'individu, sans le juger à l'aune d'une communauté... L'Europe a réussi a émanciper les individus pendant toute son Histoire... Un grand défi se présente à elle... Sans réaction, sans action, sans jugement sévère, il est à craindre que l'aspect communautaire prenne le dessus et que l'individu régresse... Ce film parle de cette histoire et de cette pression qui pèse sur tout le monde... quelle tristesse.
Malgré un début plutôt lent et assez conventionnel, le scénario commence à prendre ses marques au fur et à mesure, jusqu'au final d'un choc inouï et hallucinant. De quoi faire réfléchir et des images qui s'imprègnent un bon moment !!
Noces est un film magnifique. Il aborde un sujet délicat et dramatique. L’histoire d’une jeune fille partagée entre sa culture européenne et ses origines paskistanaises. La famille pakistanaise vit en occident mais est toujours confrontée à ses obligations et ses traditions. Zahira est au centre de l’histoire familiale. Ses parents veulent la marier et cherchent un époux au Pakistan. La jeune fille va être alors confrontée à un problème. Elle est prise entre l’amour de ses proches qu’elle ne veut pas décevoir et ses envies de jeune fille de son âge de trouver l’amour et laisser parler son coeur. Elle n’a pas vraiment le choix, ses parents lui font du chantage pour qu’elle cède aux traditions.La vérité est là, les images sont dures. Le conflit intérieur que vit la jeune femme est dramatique. La pression est tellement énorme. Son frère, son allié, va avoir du mal à la défendre et sera obligé de céder lui aussi à la pression de ses parents.
Difficile de rester indifférent à cette histoire. Le réalisateur ne porte aucun jugement tout comme le spectateur. Il s’agit d’une constatation pas d’une critique. Le constat est là. Le poids des traditions est tellement lourd et la confrontation avec l’occident est difficile.
La jeune actrice Lina El Arabi est incroyable. Sincère, elle est parfaite.
Inspiré de faits réels, cette histoire fait froid dans le dos. Une jeune fille d’origine pakistanaise et vivant en Belgique est prise entre un mode de vie à l’occidentale dans lequel elle se sent bien et des valeurs traditionnelles dans lesquelles elles se reconnait aussi. Enceinte, sa famille conçoit qu’elle se fasse avorter pour ensuite enchainer avec un mariage avec un pakistanais de là-bas. Son grand frère Amir accompagne avec bienveillance sur cette petite sœur venant bouleverser l’équilibre familial. La quête de liberté de cette dernière se confronte sans cesse au carcan idéologique familial dont ce grand frère est le garant. Après, on aime ou pas, mais c’est un film à thèse, construit de manière mécanique et linéaire vers une fin terrible et inéluctable que l’on pressent très tôt dans le film. La dynamique du film est claire : la fatalité s’abattra sur la jeune Zahira, c’est un trajet sans retour. Malgré tout, Stephen Streker parvient à se garder de tout manichéisme. La psychologie de tous les personnages est simple, chacun dans son rôle (excepté l’hésitante Zahira), mais pas simpliste. Tous font des choix objectifs en fonction de ce qu’ils sont, jusqu’à un final glaçant, proche de celui de « L’étrangère ». Malheureusement, ce film ne sera vu que par les convaincus des méfaits de l’obscurantisme religieux. Les convaincus ne verront peut-être même pas certaines incohérences. Toute cette liberté laissée à cette jeune fille depuis son plus jeune âge ne colle pas avec la pression qu’on lui fait subir ensuite. Le personnage d’Olivier Gourmet fait office de sparadrap, un ajout pas pertinent, seulement démonstratif et maladroit. Lui, est très intégré dans une famille aux valeurs très communautaires, pourquoi pas ? Mais qu’il s’offusque du mariage forcé de Zahira dans une famille qu’il croit moderne ; a-t-il oublié que la fille aînée a aussi vécu un mariage forcé. Reste une scène forte qui prouve toute la pression psychologique et le chantage affectif que la jeune Zahira subit. Sa sœur aînée vient la voir et lui explique qu’elle ne peut pas refuser ce mariage pour l’honneur de ses parents malades, une douce intimidation ; la violence très contenue de cet échange fait peut être plus froid dans le dos que le final lui-même. Un des rares moments où le film sort de son plan-plan explicatif pour creuser un sillon plus profond sur l’ambiguïté des relations familiales. De subtilités il manque, mais le message passe bien. Et Lina El Arabi y est sacrément pour quelque chose. C’est la grande révélation de ce film, on s’identifie à ce personnage qui porte cette rébellion avec une douceur candide. Un prêche pour des convaincu porté par une actrice convaincante.
**Zahira vit en Belgique avec sa famille, son destin est scellé et elle n’a pas son mot à dire quand ses parents lui annoncent qu'elle doit se marier. Alors qu'elle vient de rompre et qu'elle se fait avorter, ses parents ont choisi pour elle trois prétendants. Zahira refuse, car elle entend se marier avec un homme dont elle tombera amoureuse.**
"Noces" est un drame Franco Belgo Luxembourgeois réalisé par Stephane Streker. Le film est un drame mais aussi un thriller romanesque. A travers le destin de cette jeune fille, c'est le poids des traditions et la condition de la femme dans la société musulmane pakistanaise qui est abordée avec beaucoup de justesse. Le film est à la fois d'une cruauté ordinaire touchante, grâce au jeu des acteurs et prévisible dans son issue tant les antagonismes familiaux et sociétaux sont forts. Le casting est très bon notamment Lina El Arabi (Zahira), Babak Karimi (Mansoor Kazim son père) et Olivier Gourmet (André un ami de la famille). Toute la dramaturgie tourne autour de l'immersion de cette famille traditionaliste dans la société belge, où les droits de la femme sont tellemment différents. L'antagonisme s'illustre très bien lors de la discussion entre Mansoor et son ami André que tout sépare alors que Zahira a fugué. J'ai été personnellement touché par cette histoire tragique mise en image de façon réaliste et talentueuse. Le film fait réfléchir et interpelle car, les années passent et rien ne change, l'honneur passe toujours avant la vie et l'épanouissement des femmes.
"Noces" n'est pas sans rappeler le film allemand "l'étrangère" de Feo Aladag, excellent film dans la même veine du poids des traditions et du crime d'honneur.
Zahira est une fille comme une autre de dix-huit ans. Elle est entourée de ses amis et de sa famille. Mais sa grossesse inattendue va chambouler sa vie. L’avortement n’est pas le sujet. Sa famille est pakistanaise et ce serait une honte pour elle de ne pas se marier avec un pakistanais. Son père et sa mère vont donc la forcer à choisir entre trois prétendants. Ressentant un sentiment d’injustice, Zahira va d’abord se rebeller, puis au fur et à mesure, finir par comprendre ou admettre qu’elle déshonore sa famille. Noces est un long-métrage qui décrit une culture différente de la nôtre. Alors qu’en occident, nous avons ce désir d’émancipation, le mariage forcé se pratique dans certains pays. C’est sous les traits de Zahira que nous souffrons de cette tradition. Mais suite au témoignage d’une sœur aimante, nous admettons certains raisonnements et préférons nous résigner. Noces est un film difficile, voire douloureux, mais qui finalement nous ouvre les yeux sur un fait qui est loin d’être isolé, car 700 millions de femmes sont mariées de force dans le monde. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Noces s’empare d’un sujet douloureux auquel il restitue la complexité de ses enjeux : l’entrelacs de différents discours porteurs chacun de visions du monde antagonistes, en témoigne la très belle séquence entre deux pères qui n’accèdent à aucun terrain d’entente pour dialoguer, a pour effet premier la précarisation du personnage de Zahira, prise au piège dans une galerie de reflets lui réfléchissant l’impasse où elle se trouve. Le réalisateur Stephan Streker livre une mise en scène précise qui énumère les fausses pistes avec fatalisme – là réside peut-être le défaut principal du film, soit la conscience qu’il n’y a pas d’issue possible pour la jeune femme, tributaire de « l’histoire vraie » dont elle s’inspire – en retranscrivant son existence à la manière d’une tragédie : spoiler: l’échappée en moto, la première intervention à l’hôpital, le retour de la sœur aînée offrent autant d’espoirs aussitôt formulés aussitôt balayés par une violence grandissante. D’excellents acteurs contribuent à la réussite d’un long métrage tout à la fois modeste dans sa forme et ambitieux dans son propos.
Ce film est vraiment pas mal de Stéphan Streker, on y voit le mariage dans une autre culture qu'on a l'habitude de voir au cinema en Belgique. C'est très interessant à voir et en meme temps intriguant car cette coutume on ne les connait pas et on ne se rend pas compte a quel point cela peut être oppressant quand on pense différemment. J'ai mis 3,5/5
Basé sur des faits réels, ce film décrit une histoire particulièrement triste qui doit être le reflet d'une série d'histoires similaires. Une jeune fille est torturée entre son amour pour ses parents et sa famille, et le poids des traditions. Ses parents sont aussi torturée par leur amour pour leur fille et leur conviction. C'est un véritable conflit de génération dont la religion, la tradition sont les deux vecteurs. Comment appliquer des traditions de son pays d'origine à une jeune fille qui elle n'a peut-être jamais mis les pieds dans ce pays? C'est un film fort et poignant.
Le génie du film repose sur des piliers assez efficaces. Il est tourné par des acteurs communautaires parfaitement francophones et à la fois "so" pakistanais. Il est d'une parfaite clarté et donne enfin une vue simple et efficace du choc des cultures et de la chape familiale qui s y rattache. Ah l'endogamie est de rigueur !. Enfin il est fluide efficace et cadré à la perfection sans pathos ni excès. Je trouve ce cinéma belge d'une rare précision et surtout très sensible à l'humain profond. On trombe sous le charme de tous les acteurs dans leur doxa ou leurs incertitudes... et on a envie de voir durant cette heure 38 un dénouement à 'l'occidentale"... mais voila il y aura des bouffées des volutes des embardées qui soutiendront un suspens parfait... pour selon chacun donner un sens à la touche finale... Une vraie peinture contemporaine de la difficulté d'être ou de ne pas être en harmonie avec son environnement... Quel environnement? Tout est décortiqué... A voir.. pour effacer ses zones d ignorance.
Film coup de poing pour moi. Je ne connaissais absolument pas ce film que j'ai regardé un peu par hasard et j'avoue avoir été scotché.
L'histoire déjà tirée de faits réels est poignante et on a encore du mal à croire que ces coutumes puissent encore exister de nos jours ( le mariage forcé).
J'ai trouvé la réalisation vraiment parfaite. Des plans très bien amenés pas de partie pris ou de manichéisme. Le réalisateur essaie toujours de montrer le côté humain les différentes facettes de ses personnages pour la plupart écrasé par le poids de la tradition, leur orgueil et leur fierté.
Que dire de l'héroïne principale jouée par Lina El Arabi absolument bluffante sans aucun doute une future grande. Et cette fin ... Je n'en dirais pas plus mais ce film vaut plus que le détour
Zahira a dix-huit ans. Elle vit en Belgique avec son père, sa mère, son frère aîné et sa sœur cadette encore adolescente. A cheval entre deux cultures, elle est à l'aise dans l'une comme dans l'autre : elle fait ses cinq prières chez elle et n'est pas la dernière à s'amuser et à sortir avec ses amis du lycée. Zahira est enceinte. C'est un drame. Pour elle. Pour ses parents auxquels elle ne cache pas son état. Mais ce n'est pas la fin du monde pour cette famille aimante.
Avortera ? Avortera pas ? Se mariera ? Se mariera pas ? Le scénario de « Noces » est remarquable qui maintient sur toute la durée un suspense.
Car « Noces » n’aurait pu être qu’un documentaire sur l’intégration difficile d’une jeune fille musulmane en Occident. Une sorte de « Fatima » belgo-pakistanaise. Cette seule dimension aurait suffi à faire l’intérêt de ce film. Très documenté, il répond à la question : comment peut-on être Pakistanais(e) en Belgique ? Comment concilier sa culture d’origine et celle du pays d’émigration ? « Noces » répond à ces questions à travers deux dialogues bouleversants, qui frise la rigidité théâtrale sans y succomber. Le premier entre le père de Zahira et le père de sa meilleure amie se conclut par un constat douloureux d’incommunicabilité. Le second entre Zahira et sa sœur aînée, mariée contre son gré mais désormais heureuse en ménage, est tout aussi intelligent et tout aussi bouleversant.
Mais « Noces » ne se réduit pas à sa dimension documentaire. « Noces » est une tragédie grecque pleine de rebondissements. Elle a pour héroïne Zahira. Lina El Arabi est de tous les plans. C’est une révélation. Comme la « Rosetta » des frères Dardenne, son énergie est le moteur du film. A plusieurs reprises, on pourrait penser que le film va s’achever, une fois apportées les réponses aux questions posées. Mais une nouvelle question surgit. Jusqu’à la conclusion, aussi surprenante par sa violence que logique par son inéluctabilité.
Dans un paysage très encombré par le nombre de sorties, au milieu de films dont j’attendais beaucoup et qui m’ont déçu (Split, Lion, Certaines femmes…), « Noces » est le film-surprise de la semaine. Mon coup de cœur.
" noces" déjà récompensé dans des nombreux festivals est un drame bouleversant. En effet le film tiré d'un fait divers authentique, évoque le combat d'une jeune pakistanaise pour sa liberté contre les moeurs de son pays qu'elle n'admet pas .super prestation de lina el arabi qui devrait recevoir d'autres récompenses dans les mois à venir .
Une jeune fille d’origine pakistanaise se retrouve confrontée à l’histoire de sa famille désormais installée en Belgique, mais toujours respectueuse de sa religion et de ses traditions. Une famille intégrée, compréhensive, mais pour qui « une pakistanaise ne peut se marier qu’à un pakistanais ». Éprise de liberté, de jeunesse et d’indépendance, Zahira va résister à la fronde familiale : du grand frère à la grande sœur tout le monde est réquisitionné afin de lui faire entendre raison. Si le sujet est assez commun dans le cinéma européen, ce film complète un panel d’émotions sur lequel le cinéaste ne porte aucun jugement. Il accompagne avec attention tous les protagonistes d’une aventure qui aborde parfaitement plusieurs thèmes autour de l’adolescence et du conflit des générations en conservant une histoire qui demeure une histoire de femmes. La jeune Lina El Arabi l’habite de manière prodigieuse. C’est l’autre révélation de ce film ! Pour en savoir plus