The Square
Note moyenne
3,3
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311 critiques spectateurs

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desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 octobre 2017
Film affligeant de bêtise. Au bout d'une heure, le personnage principal est toujours à la recherche de son téléphone portable... Tout est caricatural. ça se veut spirituel mais pourtant on a recours à de grosses ficelles pour faire rire, ainsi cette interview d'un artiste ponctuée d'insultes proférées par un spectateur atteint du syndrome de Gilles de la Tourette. Du niveau d'un potache écrivant une comédie.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 octobre 2017
Il est des palmes d’or à Cannes qui laissent perplexe … c’est le cas de « The square » du suédois Ruben Östlund !
Ce film mêle plusieurs aspects :
1) Le concept de l’art contemporain avec des propos « pour les bobos culutureux » parfois si alambiqués que le Directeur du X-Royal Museum de Copenhague ( Claes Bang) doit même relire un propos qu’il a tenu précédemment pour répondre à une journaliste (Elisabeth Moss) … La recherche incessante d’un nouveau concept va aboutir à imaginer ce ce Directeur de musée à imaginer un carré dans lequel chacun qui y entrera devra se faire confiance et être altruiste et in fine être égaux en droits et devoirs. Ce concept va être « détruit » par la mise en ligne sur YouTube d’un clip non validé par le Directeur mais moralement très choquant. La question étant alors de savoir si « l’art peut entraver la liberté d’expression » … alors que la réponse est calirment oui pour les publicistes qui se réjouissent de ce buzz qui a « fait plus de 300 000 clics » ... mais va causer quelques soucis au Directeur.
2) Une histoire dans la rue où ce Directeur très nickel, sûr de ses valeurs morales, garant de la bonne éducation de ses filles (il est bien sûr divorcé) … va suite au vol de son téléphone, de son portefeuille et des « boutons de manchettes de son grand-père », s’engouffrer dans la distribution de tracts dans un immeuble de banlieue où il n’ose pas entrer avec sa Tesla toute neuve... et finalement avoir une confrontation tendue avec un jeune immigré d’une dizaine d’années qui crie « je vais créer le chaos ». Certes on peut y voit l'ambiguïté des bien-pensants mais …
3) Une critique de la société avec d’un côté des milliardaires investissant dans des œuvres d’art moderne et de l’autre à plusieurs reprises des plans de mendiants auxquels notre Directeur ne tend ni une pièce ni même un regard. Et assez curieusement on verra lors d’une conférence de presse annonçant la démission du Directeur, une rom lui posait la question sur « ce qu’il a fait pour les démunis « … C’est probablement cette note « politico-sociale » qui a dû plaire au Jury de Cannes ?
Dommage car il y a de très beaux plans notamment d’escaliers et une « performance » remarquable même si je n’ai pas bien compris le pourquoi de cette performance « agressive et simiesque » au cours d’un repas de gala pour l’inauguration de l’exposition sur le carré ... sauf à vouloir critiquer la « bonne société » forcément de droite qui ne s’émouvra que lors d’une scène de viol simulé ? Je passe sous silence la relation entre le Directeur et la journaliste qui – en dehors d’égratigner un peu plus le masque « soft » du personnage – est assez irréaliste dans les remontrances de la journaliste et une « poubelle à cotes » dont je n’ai pas compris la subtilité. Bref un film qui pour part est souvent confus et bien trop long (2 h 22).
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 octobre 2017
Voir une Palme d'Or et entendre des rires dans la salle n'est pas chose commune et cela arrive fréquemment avec The Square. Critique incisive et juste du milieu de l'art contemporain, de la communication 2.0 et plus globalement du monde moderne. Le film aurait certes gagné a être plus court mais une scène absolument dantesque, totalement traumatisante (autant pour les personnages que pour nous spectateur), une performance artistique radicale vaut à elle seule la vision de cette palme.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 26 octobre 2017
Comment ont ils pu donner la Palme d'or à ce film ? Incompréhensible ! La critique de l'art contemporain n'est ni nouvelle ni subtile, les scènes sont interminables, le film est beaucoup trop long, on s'ennuie ferme...la seule chose à sauver: l'acteur principal est très beau et talentueux, la scène du préservatif est drôle...mais le reste....La Palme devait aller à 120 battements par minute !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 26 octobre 2017
Bien joué entre autre la bête singe mais une série d histoires qui sont difficiles à mettre en commun. Un peu paumé à la fin.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 25 octobre 2017
Le festival de Cannes est capable du meilleur comme du pire. Après avoir consacré récemment des œuvres bouleversantes comme Moi, Daniel Blake ou encore The Tree Of Life, le jury a dut faire face cette année à une cuvée d’un faible niveau. Alors tout n’était pas à jeter évidemment, on aurait imaginé et aimé que la palme d’or revienne à 120 battements par minutes ou Okja, c’est finalement un film suédois passé inaperçu qui l’emporta, The Square.
On suit les pas de Christian, un directeur de musée en pleine préparation d’une nouvelle exposition intitulé The Square, un lieu où chacun s’interroge sur son rapport à l’autre. Pour ce qui est de l’histoire, on s’arrêtera là, en même temps le film ne raconte pas grand-chose de plus. Du réalisateur Robin Ostlund, on ne connaissait pas grand-chose et après ces deux heures vingt interminables, on n’as pas forcément envie d’en savoir plus. Ce film, à la bande annonce alléchante, est vendu comme une critique féroce du monde de l’art et de la bourgeoisie, il n’as en fait rien de mordant. A vrai dire le film est ce qu’il dénonce, le comble ultime d’une œuvre soit disant virulente.
Le quotidien de son personnage principal est filmé dans des scènes d’un ennui abyssal assommé de conversations futiles et inintéressantes. Il passe par exemple la moitié de son temps dans une histoire de téléphone volé dont on se moque complétement. Dans une autre partie du film, le réalisateur tente de la jouer un peu provoc en tirant de très grosses ficelles, ‘Oh regarde comme ma scène est dérangeante’. Tout cela pour se terminer dans une scène de banquet où l’on se coltine une ‘performance’ d’un homme singe malaisante et insupportable. Savoir déranger le spectateur en le scotchant au fond de son siège est un art dont tout le monde ne maitrise pas les codes visiblement. De plus la place donnée aux Roms dans le film est tellement caricaturale, une petite dose de racisme, histoire de conforter certains spectateurs sans doute.
A cela, on ajoute une réalisation plate. Esthétiquement et pour un film parlant d’art, c’est très laid avec une colorimétrie juste repoussante. On pourrait aussi parler de la musique mais ça ne remonterait pas le niveau du film. Ah si, il y a un morceau de Justice plutôt bien amené, pour le reste on doit se coltiner tout le long une atroce reprise de Bach et d’autres morceaux insignifiants.
The Square n’est donc pas loin d’être le plus mauvais film vu cette année. Prétentieux, ennuyeux, insignifiant et surchargé de longueurs, on se demande encore comment il a pu obtenir la si prestigieuse palme d’Or.
Leo N.
Leo N.

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 octobre 2017
le portrait de christian, représentant cette gauche caviar, est pertinent et intelligent, mais le film est long voir ennuyeux.... reste cette scene incroyable que l on voit sur l'affiche...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 2 décembre 2017
Film remarquable par sa construction, son originalité et le goût amer qu'il laisse au spectateur. Le réalisateur, Östlund, débusque l'ambiguité du bien pensant, et montre comment des idées généreuses confrontées à la réalité peuvent produire un désastre moral. On sort très remué par les scènes finales.Mais remarquables aussi certaines scènes font surgir des émotions inattendues chez le spectateur. Une invraisemblance toutefois que le public français ne remarquera pas: l'acteur principal Claes Lang, danois, parle sa langue (alors qu'il s'exprime très bien en suédois dans les interviews avec les journaux du pays) que les intellos du musée peuvent comprendre à la rigueur mais pas les employés de fast food, les gens de la rue et surtout l'enfant immigré et autres personnes d'un milieu pauvre qui jouent un grand rôle symbolique dans le film. Peut-être un élément surréaliste de plus, car ce film est aussi surréaliste et esthétisant tout en se moquant avec une ironie mordante de l'art moderne. Quand à la scène que l'affiche a choisi de mettre en valeur elle se situe à la limite de l'intolérable et laisse pantois, Contrairement à ce disent certains ce film valait largement la Palme d'Or.
Charles R
Charles R

59 abonnés 424 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2017
Voici une Palme d'Or qui a de quoi étonner : un film atypique réalisé par un cinéaste non moins atypique, Ruben Östlund, dont on avait beaucoup aimé le film précédent, "Snow Therapy", à la fois drôle et satirique au possible. Cette fois il est question d'art contemporain : voilà déjà qui est risqué et qui peut virer à la critique facile et populiste. Or il n'en est rien. Ruben Östlund est lui-même l'auteur d'une installation intitulée "The Square" qui présente un carré accompagné d'un message altruiste qui relève bien sûr d'une forme d'utopie sociale. C'est ce même carré tracé devant la façade du musée d'Art contemporain de Stockholm qui va constituer la base du film. Or voici que le conservateur du musée, un certain Christian, lui-même à l'origine dudit carré, se fait voler son portable, devenant ainsi la victime d'une mise en scène d'une grande fourberie. Comment va-t-il réagir, lui le bel apôtre de la solidarité et de la bonne entente entre les hommes ? Tout le film repose sur la réaction de cet homme, sur son comportement qui va désormais prendre des allures névrotiques. Véritable film éthologique, "The Square" nous donne à suivre le parcours de Christian désireux d'en découdre avec son voleur. Rien de moralisateur cependant, contrairement à ce que peuvent prétendre certains. Non, le spectateur se trouve confronté à un zoo humain et ce n'est pas pour rien si la séquence majeure du film présente une performance au cours de laquelle, durant un dîner mondain, un artiste - incarné sans mal par le talentueux Terry Notary, habitué à ce genre de rôle - adopte le comportement d'un singe anthropoïde : d'abord amusée, l'assistance se fait de plus en plus inquiète et même terrifiée lorsque l'homme-singe témoigne d'attitudes d'une grande violence vis-à-vis des invités. Le film est d'une richesse inouïe. Peut-être verse-t-il par moments dans la saturation : c'est le reproche qu'on peut lui adresser. La satire est bien sûr l'élément clé qui permet de le comprendre. Reste à bien cerner la cible de cette critique, corrosive à souhait. Non, il ne s'agit pas d'une critique de l'art contemporain, mais bien du rapport ambigu et hypocrite que l'on peut avoir vis-à-vis de cet art qui par sa complexité peut donner lieu à de fameux malentendus. La critique porte également sur l'attitude des bobos que nous sommes pour beaucoup d'entre nous, qui nous conduit aux pires contradictions dans nos vies quotidiennes. Enfin elle dénonce le pouvoir des médias qui amplifient les faits et en donnent parfois une vision mensongère. C'est beaucoup, c'est un peu trop et voilà où le bât blesse. Sans doute aussi est-ce un film qui dérange, mais qui a eu de ce fait le don de plaire au jury de Cannes présidé par le non moins provocateur Pedro Almodóvar. Ajoutons que "The Square" brille par sa distribution en tête de laquelle il faut citer l'acteur danois Claes Bang dans le rôle de Christian et Elisabeth Moss dans celui d'une journaliste américaine qui deviendra l'amante d'un soir du personnage principal, ce qui nous vaudra l'une des scènes les plus drôles du film.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 octobre 2017
Alors voilà le film qui a volé la Palme d’or à 120 battements par minute. On peut légitimement se demander ce qui a pris à Pedro Almodovar et à son jury d’accorder la récompense suprême à Ruben Östlund, réalisateur du déjà très remarqué Snow Therapy. Même si cela peut se comprendre. Le film ne manque pas de qualités. Je dois dire que je lui trouve même peu de défauts. Je m'attendais à m’ennuyer, cela n’a pas été le cas. J’ai trouvé cela assez fascinant, pour ne pas dire passionnant. Voilà, pour moi, une belle réflexion sur l’art, le pouvoir, la lutte des classes, la puissance des médias et des réseaux sociaux ou la lâcheté (de nouveau donc). La mise en scène est magnifique, souvent virtuose. Le scénario tout aussi bien brillant. Ruptures de ton, scènes surréalistes, grotesques, dérangeantes, l'ensemble ne nous ménage pas, nous pousse à la réflexion sur les sujets cités plus hauts, tout autant que sur une certaine futilité de la vie. L’interprétation est au diapason. L’acteur danois Claes Bang est vraiment très convaincant. Elisabeth Moss (The handmaid’s tale) est aussi très bien, mais le rôle est peu développé. Avec également l’excellent Dominic West. Sans parler de Terry Notary (La planète des singes) génial dans la scène hallucinante du diner. Au final, je pensais en dire du mal et trouver le temps long et c’est tout le contraire qui se passe. Voilà donc une fable sociale satirique grinçante, aussi réussie sur la forme que sur le fond, qui nous bouscule et ne peut laisser indifférent. Même si le palmarès de Cannes aurait dû être l’inverse : Palme d’or pour 120 BPM et Grand Prix pour The Square...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 octobre 2017
Sans spoiler le film, il y a un passage vers le milieu du long-métrage qui vous met face à un choix : Faites-vous confiance dans les autres ou non ?
Selon moi, ça résume assez bien le film, son propos, ses réussites et aussi ses problèmes. Alors pourquoi avoir mis une photo extraite de la séquence du dîner sur l'affiche, vous vous demandez peut-être ? C'est une excellente question qui restera malheureusement sans réponse.
Mais de quoi parle ce film : il suit le personnage de Christian, directeur d'un musée d'art moderne et conceptuel, durant la préparation d'une exposition importante. Au cours d'une rencontre totalement fortuite et explosive en allant à son travail, il se fait voler son téléphone et son portefeuille, qu'il va essayer de récupérer.

Pas besoin d'aller plus loin. Évidemment, ça peut sembler très faible au premier abord, mais ce scénario prenant le partie de la mini-intrigue, l'histoire n'est qu'un prétexte à la mise en scène et au propos du film.
Propos qui est..................assez difficile à cerner et soumis à l'interprétation de chacun mais en gros, l'humanité est pourrie. Rien que ça.

Les mésaventures du protagoniste nous emmène donc vers une réflexion sur l'humain, ses travers et ses faiblesses ; et Ruben Östlund n'y vas pas avec le dos de la cuillère !
Le personnage de Christian peut sembler simple et convenu mais le tour de force est qu'il est représentatif de tout un pan de la société actuelle, que nous reconnaissons immédiatement et auquel il est très facile de s'identifier. Un homme divorcé qui aime ses enfants, qui travail dur, qui semble très agréable, poli, honnête, roule en électrique pour l'environnement ; qui a réussi dans sa vie et le montre, qui s'excuse devant un mendiant qui lui demande une pièce car il n'a pas de monnaie, qui reste discret sur ses conquêtes sexuelles, qui ne sait pas vraiment quoi faire en cas d'agression ou face à quelqu'un de fort...

Maintenant, vous qui me lisez comme moi, soyons honnête et admettons-le : nous nous reconnaissons tous un peu dans ce personnage, autant dans ses qualités que dans ses défauts. C'est là qu'est la force du film : arriver à toucher tout le monde par des personnages qui sont autant universels qu'ils sont uniques. "The Square", et ça se ressent tout au long du film, a l'intention de prendre à partie la société dans son ensemble. C'est réussit, mais ça nous emmène où ?

Eh bien ce film est une immense critique de la société. Tous semble y passé, de l'attitude des gens face à la pauvreté, à la caricature de personnes qui se veulent trop intelligentes pour s'intéresser aux choses simples, en passant le fossé social causé par l'argent. Prenons le cas des ces deux publicistes, chargé par le musée dont s'occupe Christian de promouvoir l'exposition à venir. Ils font un long discours sur l'essence de l'exposition, posent une grande réflexion sur ce discours et, finalement, livrent un concept qui est complètement tape à l’œil et en décalage avec la volonté de l'exposition. La vidéo fait scandale, mais au final les publicistes sont content car ils ont fait le buzz. Comment ne pas y voir une critique des médias actuels, souvent accuser de donner trop dans le spectacle.

Le réalisateur y vas à fond, quitte à grossir un peu le trait. Et c'est là l'un des principaux problèmes du film. Le trait est parfois tellement grossier qu'on a l'impression de voir une caricatures, un concept tel que le film les dénonce. En choisissant de donner à son œuvre un ton résolument figuratif et conceptuel, Östlund est un peu comme le serpent qui se mord la queue, pris à son propre piège. Prenons l'exemple de la fameuse scène du diner de gala ou l'assistance se retrouve face à un homme (l'excellentissime Terry Notary) qui représente la force animale. Cette séquence met en relief la faiblesse et la lâcheté des humains de la société actuelle face à la force brute. La séquence est excellente, certainement la meilleure du film, et s'intègre parfaitement au propos du film, mais elle sort de nulle part ! Rien dans ce qui précède n'amène à cette séquence, et une fois fini, la séquence ne laisse absolument aucun impact dans le film, comme si elle n'existait pas. Elle ne semble servir qu'à mettre en avant le concept du film ; et pour un film qui paraît déjà long de ses 2h22, cette séquence a un arrière goût de longueur amer. Cependant, selon moi, le vrai problème n'est pas là.

Je vais m'appuyer sur les dires d'un homme qui était à côté de moi pour sortir de la salle en fin de séance. Après avoir poussé un léger soupir, il a dit : "Ce film ne sert à rien". Commentaire sans aucun recul et rempli d'amertume ; mais je trouve qu'il y a une once de vérité là-dessous.
Permettez que je m'explique. Lorsqu'un spectateur voit un film, il est en droit de s'attendre à deux choses : se divertir et/ou le faire réfléchir sur un aspect qui fera de lui une meilleure personne. Pour le film qui nous occupe ici, on oublie le premier aspect, malgré quelques trop rare moments d'humour.

Nous avons à faire à un film intellectuel qui se lance dans une grande réflexion sur la société, et qui voit beaucoup trop large ! Comme je l'ai déjà précisé plus haut, tout semble y passé, la pauvreté, la faiblesse humaine, le mépris, le fossé sociétale, etc... Mais pour quoi ?!
En tant que spectateur, lorsqu'un film me pose un problème, surtout un problème d'importance comme c'est le cas ici, je ne m'attends pas à ce qu'il me livre une réponse toute cuite dans le bec, mais au moins une piste de réflexion qui va m'emmener là où le réalisateur veux me guider avec son discours. Mais ce film n'est qu'un exposer de faits qui ne propose pas de solution ! Et ce n'est pas comme dans "Seven" par exemple où à la fin il est impossible de dire qui du bien ou du mal à gagner, ce qui est le propos de David Fincher ; là ça me fait penser à cette situation que vous avez certainement déjà connu où votre professeur vous rend votre copie avec "C'est mauvais" et aucun autre commentaire !

Si seulement cette réflexion en suspend ne concernait qu'un aspect particulier, le spectateur pourrait se faire sa propre réflexion ; qui l'emmènerait peut-être un peu loin de ce que le réalisateur pensait, mais il serait au moins dans la bonne direction. Mais ici, il y a beaucoup trop de directions, beaucoup trop de réflexion en suspend... Si on me disait quelque chose comme "l'humain est foutu...", je suppose que ma réponse serait du genre : "Oui...Et ?... Tout ça pour dire quoi ? C'est quoi le but au bout de la réflexion ?". Au final, le film ne laisse qu'un vide qui n'est même pas comblé par la fin.

De ce fait, ce qui reste du film est sa négativité ; et de critique, il passe à irritant. De nouveau, cet aspect le fait ressembler aux caricatures d'intellectuels suffisants qu'il veut critiquer ; et l'arroseur s'arrose tout seul.

Ce qui ressort de mon avis est également assez négatif, et pourtant je trouve que le film n'est pas mauvais. Les réflexions qu'il propose sont très intéressante et le fait qu'il mette les pieds dans le plat n'est pas pour me déplaire. Mais c'est comme si le réalisateur voulait nous emmener quelque part et nous laissait sur le bord de la route après nous avoir pris la tête tout le trajet. Ce qu'il faut retenir, c'est que je conseil malgré tout de voir "The Square" pour ses réflexions ; mais qu'il aurait largement gagner à avoir 25 minutes de moins, une structure plus simple et une fin plus conventionnelle.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 25 octobre 2017
"The SQUARE est "une branlette suédoise" qui est exactement ce qu'il dénonce..."Palme d'Or" à Cannes, j'aurai dû me méfier! A fuir.

J'ai passé ma soirée devant "THE SQUARE" ... je devrais plutôt dire "j'ai perdu ma soirée" devant "THE SQUARE" heureusement je n'ai rien déboursé (mais j'ai gaspillé mes "points fidélité").

En effet en y allant je m'attendais à une critique virulente de "L'AC" et de toute la "faune" qui tourne autour...
Mais ce "pitch", c'est juste pour "faire le buzz" pour attirer le gogos... On pourrait dire que "THE SQUARE" relève du "Cinéma conceptuel" ... Ce film n'est qu'une interminable "branlette suédoise" sur la différence entre "les bonnes intentions" et le comportement réel... et particulièrement vis à vis... des étrangers!

Prise de tête, culpabilisation, autocritique... en bref "business as usual"..."Nous blancs européens et chrétiens nous ne sommes que d'affreux hypocrites qui n'avons pas la bonne attitude vis à vis des étrangers, des "pauvres, des "sans voix"... bla,bla, bla, et ça pendant deux heures! Pas étonnant que ce film ait reçu la Palme d'Or à Cannes des mêmes qui encensent "L'Art Contemporain" (Qui comme le dit Aude de KERROS, "est tout...sauf de l'Art!").

Si vous ne voulez perdre ni votre temps, ni votre argent, n'allez pas voir "THE SQUARE"! Ne faites pas comme moi!

Enfin je me console en me disant que ce film m'a fait découvrir Aude de KERROS a sa critique tout à fait pertinente de l'Art Contemporain!
ATHMOS.ONER
ATHMOS.ONER

166 abonnés 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2017
Contrairement à ce que son titre peut laisser penser, « The Square » donne le tournis et sort continuellement du cadre ! En voilà un film original, qui, avec son air de ne pas y toucher, ose pourtant nous livrer une proposition peu courante et souvent pertinente.
Véritable satire de nos vies modernes, le scénario attaque sur de nombreux fronts, en exagérant finalement peu le trait, sauf à de rares occasions. S’il use de quelques clichés, il le fait avec une intelligence et une lucidité rare.
L’art contemporain, la bourgeoisie, le monde des médias, des agences de communication, les relations sexuelles, l’individualisme, la pauvreté, l’utilisation excessive de smartphones, la liberté d’expression… La liste des thèmes abordés est touffue. Mais le film va plus loin et nous montre les conséquences d’actions peu banales ainsi que les conséquences de l'inaction, où le fait de manquer d'assumer ses actes et/ou ses responsabilités, a des répercutions surprenantes.
Même si le ton n’est pas vraiment celui d’une comédie, ces tranches de vies nous font soit rire jaune, soit grincer des dents au point d’en faire sauter l’émail !
Les situations corrosives et généralement méprisables, sont présentées avec une mise en scène et des éclairages travaillés, comme pour mieux mettre en avant les mauvais comportements, avec de belles images qui ont un impact saisissant.
Ruben Östlund semble prendre un malin plaisir à faire durer certaines scènes, comme pour mieux en faire des points d’orgue, insister sur le trait pour nous faire ressentir pleinement un malaise.
Car s’il est facile de s’opposer à certaines actions et personnages du film, il est tout de même bon de se demander comment nous aurions réagi face à ces mêmes situations ?
Le réalisateur joue de nombreux contrastes, les bobos ont peur d’aller dans un quartier populaire car ils craignent de mauvaise actions des habitants (notamment qu’ils abiment leur voiture électrique dernier cris), mais lorsqu’ils sont dans une soirée huppée, ils n’ont aucun scrupule à boire, fumer et se vautrer sur du mobilier historique ayant appartenu à la couronne royale de Suède !
Le paroxysme de nombreux non-sens est atteint par la destruction partielle d’une œuvre d’art contemporaine (des tas de gravats) qui coute une fortune au musée alors que finalement, peu de visiteurs viennent la voir. Entre ceux qui la regardent 10 secondes et ceux qui veulent la photographier avec leur téléphone (et se font refouler), il semblerait que personne ne tienne à en chercher le sens (la voir prévaut sur en comprendre la portée). Pire, quand l’œuvre est partiellement aspirée par l’équipe d’entretien des sols, le directeur du musée refuse de faire jouer l’assurance et se propose de reconstituer l’œuvre approximativement en se basant sur des photos… Rien que sur cette excellente séquence, il y en aurait des choses à dire tant elle dénonce des travers de notre société.
Des séquences marquantes, le film en est truffé, pour ma part, le trio gagnant et la scène des poubelles (fouiller les sacs pour retrouver un papier et essayer de réparer son comportement ordurier), la scène où le personnage principal monte les escaliers (le cadrage devient un cercle qui donne le tournis) et enfin, la scène la plus marquante du film : le diner VIP au musée et son happening où un homme joue un singe.
Sans rien dévoiler de cette fabuleuse scène jouée par Terry Notary (qui est un expert dans la simulation simiesque), on constate aisément que les gens sont des moutons individualistes qui respectent les consignes en dépit du bon sens et qui tardent à venir en aide à une victime.
Si le film est loin d’être parfait, s’il est un peu trop long (sans être ennuyant), s’il tire le trait pas toujours du bon côté, il a le mérite d’exposer nos faiblesses humaines d’une façon assez inédite.
Reste à espérer que la Palme d'or du Festival de Cannes 2017 nous fasse prendre conscience du mauvais cadre dans lequel nous nous sommes placés et surtout, nous fasse réagir pour mieux en sortir.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 octobre 2017
Simplement génial
UNE vision très juste et sans jugement, ni morale de notre societe. Subtil, léger et avec humour.
Jonathan M
Jonathan M

163 abonnés 1 528 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 14 janvier 2018
The Square équivaut à Snow Therapy - précédent film du cinéaste suédois - puissance deux. Il garde ce thème central de la complaisance, la lâcheté, l'hypocrisie, le mépris. Il met son spectateur dans une situation d'inconfort et de questionnement. Son oeil sur le monde contemporain se veut être contemporain car il n'est pas rigide. Les personnages sont sans cesse en train de penser, de bouger, de gesticuler. C'est une introspection dans la vie d'un homme du XXIème siècle. La mise en scène - brillante - s'efforce à respecter une symétrie dans les plans comme si chacun reflétait une pièce d'art. Le vernissage se passe alors sous nos yeux. Je reprochais le manque d'extravagance dans Snow Therapy, me voilà servit. Et au fond, je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'y voir une morale sur le snobisme du bourgeois, bien au contraire. Le réalisateur s'efforce à aimer la complexité de l'humain et en décortiquer toutes ses facettes. Ce film est un marqueur de son temps. Stimulant. *TOP 2 FILM 2017*
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