Comme des rois
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Yves G.

1 856 abonnés 4 065 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 mai 2018
Joseph (Kad Merad) est un arnaqueur né. Ses magouilles font vivre sa famille : sa mère, sa femme (Sylvie Testud) et ses deux enfants, Micka (Kacey Mottet Klein) et Stella (Tiphaine Daviot). Il y associe son fils, qui rêve d'une autre vie, à Paris, où il aimerait devenir acteur. Entre le père et le fils, l'amour le dispute à la haine

Xabi Molia est un nom qui sonne et qu'on n'oublie pas. Ce Basque, passé par Henri-IV et Normal Sup, avait écrit et réalisé en 2009 un premier film qui m'avait durablement marqué. Avec Julie Gayet - qui n'était pas encore devenue célèbre pour des motifs extra-cinématographiques - et Denis Podalydès, "Huit fois debout" racontait l'histoire de deux paumés résilients.

C'est un peu la même histoire que raconte "Comme des rois". Kad Merad y joue le rôle d'un père toxique qui tente de convaincre son fils de suivre la même voie que lui. L'acteur de "Baron noir" est au sommet de son art. Alors qu'il pourrait sans peine, depuis le succès de "Bienvenue chez les Ch'tis", se contenter de cachetonner dans des comédies à succès, l'acteur franco-algérien, co-producteur de Comme des rois, relève le défi du film d'auteur. De film en film, cet hyper-actif dégingandé n'est ni tout à fait le même ni tout à fait un autre. À la différence de Depardieu, d'Auteuil ou de Luchini, il réussit à se répéter sans lasser.

Dans le rôle de son fils, le jeune Kacey Mottet Klein confirme qu'il a tout d'une - future - star. Il nous est devenu si familier, depuis ses premières apparitions dans les films de Ursula Meier jusqu'à l'excellent "Keeper" - un des films de mon Top 10 2016 - qu'on oublie qu'il a dix-neuf ans à peine. Il aurait pu se faire bouffer tout cru par Kad Merad. Il réussit à lui tenir tête, dans son rôle et dans son jeu, jusqu'à un dénouement un brin tiré par les cheveux mais auquel il sera beaucoup pardonné pour son ultime réplique.
Caine78

7 771 abonnés 7 400 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2020
De Xabi Molia, je n'avais rien vu depuis le touchant « 8 fois debout », c'est donc avec plaisir que j'ai saisi l'occasion de voir « Comme des rois », où l'on retrouve à pas mal d'égards les thèmes du réalisateur : l'entraide, les galères, les relations humaines, avec toujours (et sans doute encore plus ici) cette dimension sociale abordant sans détour la situation dramatique dans laquelle sont plongées nombre de personnes actuellement. Il le fait avec de l'humour, sans lourdeurs, offrant une sorte d' « éloge de la débrouille » plaisant, n'idéalisant jamais ses personnages, ce qui les rend plus attachants, authentiques, ce qui n'était pourtant pas gagné avec celui du père. J'aime bien cette logique, honnête, quitte à les enfoncer à plusieurs reprises. La passion du théâtre est également assez bien intégrée, offrant une échappatoire crédible à la tristesse du quotidien. Dommage que la forme soit aussi quelconque et qu'au final, rien de bien surprenant dans l'évolution du récit et des différents enjeux, si ce n'est peut-être le dénouement, au demeurant logique, cohérent. Mais les acteurs font preuve d'une belle énergie, et si les seconds rôles (notamment féminins) ne sont clairement pas assez exploités, Kad Merad, sans réellement changer de registre, se montre très à son avantage, bien épaulé par Kacey Mottet-Klein, que je n'avais jamais vu aussi convaincant. Très limité dans sa forme, donc, mais habile dans son écriture et sa description sans apitoiement d'une France en souffrance constante : de quoi valoir le coup d'œil.
poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2018
« Qu’est-ce que ça rapporte ? » Dans la famille à laquelle appartient Micka (Kacey Mottet Klein), quoi qu’on fasse, seule compte la rentabilité. Il faut que ça rapporte et, pour ce faire, on n’hésite guère à emprunter les chemins les plus tortueux. Aucun des membres ne se soucie de rectitude. Joseph (Kad Merad), le père, passe son temps à imaginer des escroqueries puis à les mettre en pratique. Val (Sylvie Testud), la mère, a transformé illégalement son appartement en une crèche clandestine. C’est le règne de la débrouille et des profits illicites.
Avec un sujet comme celui-là, tout était possible, y compris de faire une comédie. Le réalisateur a préféré quelque chose de plus sérieux, au risque de donner au film une tonalité quelque peu terne. Heureusement, le scénario entrelace deux sujets, le plus intéressant étant celui du lien complexe qui unit et désunit le père et le fils. Car, pour mener à bien ses coups tordus, Joseph a besoin de Micka, il en a fait son complice et, en quelque sorte, son élève en duplicité. Et cela au point qu’il n’imagine pas que le fils puisse avoir d’autres aspirations que de lui ressembler et de suivre une voie identique à la sienne.
Or, de l’ambition, Micka n’en manque pas, et c’est une ambition qui n’a rien à voir avec le petit monde de l’escroquerie à laquelle s’adonne Joseph. Micka, lui, dès qu’il peut, fait du théâtre avec une troupe d’amateurs, se présente à des castings et ne rêve que d’intégrer une école d’art dramatique à Paris. Voilà qui est incompréhensible pour le père ! Un fils acteur ! Un fils qui s’efforce de se libérer de son emprise, quitte à jouer le répertoire classique (en l’occurrence Shakespeare) qui l’embarrasse quelque peu !
Entre père et fils, tout n’est pas fini pour autant, loin de là, d’autant plus que, pour l’un comme pour l’autre, se pose toujours le problème de l’argent ! Comment en gagner autrement qu’en se livrant à des filouteries ? Cela étant, derrière les apparences, peut-être y a-t-il autre chose ? Par quels chemins faut-il passer pour qu’enfin le père soit capable de poser sur son fils un regard de fierté ? Il faut attendre les scènes ultimes du film pour que survienne un peu d’émotion…
framboise32
framboise32

184 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2018
Ce drame social, avec quelques touches d'humour, et sans pathos,  est porté par deux acteurs formidables.  On a très vite envie de revoir le jeune Kacey Mottet Klein . Framboisemood . wordpress
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 avril 2018
Belle avant première hier soir à Lille en présence du réalisateur qui a présenté le film avec délicatesse et passion . Un film sur la précarité mais sans misérabilisme sur l'arnaque mais sans manicheisme, un escroc sympathique , son fils et les rêves qui l'animent.. .... à voir
Michel C.

370 abonnés 1 813 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 mai 2018
Kad Merad le roi des embrouilles, mais gentilles, presque honnêtes finalement, un rôle inhabituel, un père difficile et adorable, fantasque et invivable.... Cette réalisation sautillante, passe très vite, car c'est d'un réalisme débordant, border miséreux, et cependant positif. Le tandem proposé fonctionne à merveille, avec beaucoup d'émotions et illustre avec éclat les différentes facettes du mot "complicité" !
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 25 avril 2018
une très belle oeuvre, magnifiquement réalisée. le sombre et l'humour sont magnifiquement équilibrés dans ce film
Paul E.
Paul E.

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2018
Un très bon film poignant. Un beau duo d'acteur et une réalisation sans fioritures. A voir absolument.
Philippe G.
Philippe G.

10 abonnés 171 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 mai 2018
Le film pique à droite à gauche dans d’autres films des scènes tout en gardant une certaine cohérence ...bref cela ne casserait pas trop pattes à un canard si on avait pas en France un acteur dont le potentiel est probablement encore sous exploité : Kad Merad . C’est comme avoir Zidane dans son équipe !
Je ne sais pas si dans nos auteurs on a de nouveaux Marcel Pagnol et autres , parce que l’acteur on l’a pour faire passer les émotions et donner de l’épaisseur à un personnage ...
desiles ben
desiles ben

32 abonnés 204 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 mai 2018
J'ai un peu de mal à comprendre les notes qui laisseraient presque croire au chef-d'oeuvre alors que le film ne casse pas quatre pattes à un canard. On sourit de temps en temps, mais le duo d'arnaqueurs est tellement cynique qu'il a fini par me devenir antipathique. Les aventures de ces bras cassés malhonnêtes ne sont, en outre, guère palpitantes.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 9 mai 2018
Franchement je ne m'attendais pas à aimer un film avec Kad Merad et j'y suis allée un peu à reculons, parce qu'il y avait de bonnes critiques presse. La bande annonce donne l'impression qu'on va voir un film assez grand public, avec beaucoup de sketches, et puis finalement le film est beaucoup plus fin et intéressant que cela. C'est un film fort et parfois sombre sur la relation à la fois toxique et tendre d'un père et de son fils. Les acteurs sont exceptionnels, le scénario reste constamment sur un fil ténu entre rire en émotion, comédie et drame. Il y a de très beaux plans de zones industrielles, de paysages ferroviaires et péri-urbains. Les seconds rôles sont extra (Amir El Kacem !). On pense à Ken Loach, aux comédies sociales italiennes, ou encore aux Apprentis. Un film à voir !
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 mai 2018
Je ne gardais pas un très bon souvenir du premier film de Xabi Molia et donc pas vu ce qu’il a fait ensuite. Mais ce nouvel opus était plutôt alléchant, surtout niveau casting. Enfin pas pour Kad Merad. Je ne l’ai pas trouvé très crédible. Dans le genre drame familial, il ne sera sans doute jamais aussi bon que dans Je vais bien ne t’en fais pas. Par contre, le prometteur Kacey Mottet-Klein s’en sort très bien, tout comme Sylvie Testud, mais le rôle est sacrifié. La mère ne compte pas dans cette histoire. Aucune autre femme d’ailleurs. C’est une relation père/fils difficile qui est traitée ici. Le réalisateur (et co-scénariste) nous tient gentiment en haleine dans un vrai/faux suspens. On devine bien comment tout cela va se terminer. Si on s'attache au personnage assez facilement, il lui manque tout de même une certaine passion, une fièvre, une motivation, pour qu’il nous bouleverse vraiment. Au final, Comme des rois se laisse regarder sans ennui mais sans réel intérêt non plus. Un peu à l'instar du récent Gueule d’ange, voilà du potentiel mal exploité, dommage.
fabrice d.
fabrice d.

44 abonnés 1 922 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 décembre 2025
Vu la note Allociné, je m'attendais à un film passable mais ce film de X. Molia m'a plutôt plu. Je me suis qu'un film avec K. Mottey-Klein et S. Testud mais aussi K. Merad devait avoir une certaine valeur. Le jeune Mottet-Klein vole la vedette à K. Merad. Ce dernier est le père et ne parvient à faire vivre sa famille qu'à partir de petites combines, qui s'avèrent devenir de plus en plus dangereuses. Et en plus il implique son fils. Qui lui cherche tant bien que mal à s'extirper ce cercle vicieux. Un film qui se regarde tout seul, une comédie familiale sans prise de tête je dirais.
coperhead
coperhead

37 abonnés 477 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2018
Une comédie sociale douce et amère qui relate les rapports entre le père et le fils dans une banlieue parisienne . Le père petit escroc veut impliquer davantage son fils dans ses magouilles qui lui ne rêve que de faire acteur . Le portrait de famille est soigné et le cinéaste réussit à trouver l'équilibre entre chaleur et noirceur aidé par des acteurs convaincants en Kad Merad et Mottet Klein très prometteur.
Bernard D.
Bernard D.

130 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 mai 2018
« Comme des rois » est le 4ème long métrage de Xabi Molia dont je n’ai vu aucun film. J’y suis allé un peu à reculons ayant peur que Kad Merad en fasse trop comme souvent, mais étant encouragé par la présence de Sylvie Testud au générique… et j’avoue ne pas avoir été déçu !
C’est une comédie douce-amère montrant la complexité de la relation père–fils. Joseph (Kad Merad), embobineur de première mais loser « professionnel », aime sa petite famille qu’il arrive à faire survivre précairement à Angoulême moyennant des petites arnaques puis de véritables larcins dans lesquels il entraîne comme co-équipier Micka, son fils (Kacey Mottet Klein), qui lui rêve de devenir acteur et de pouvoir intégrer une école à Paris … mais il lui faut 3 000 €uros pour s’y inscrire et de l’argent pour vivre à Paris. Malgré l’interdit de sa mère (Sylvie Testud), Micka va devoir « replonger » dans les magouilles de son père …. mais après quelques disputes le père va finalement « retrouver » son fils et être fier de sa vocation lors d’un spectacle - « La nuit des rois » de Shakespeare - dont je ne vous dévoilerai pas le lieu où il est joué.
C’est un film sans prétention mais fort bien fait et très prenant sans aucune longueur ou autre. II fonctionne parfaitement avec un Kad Merad tout à fait juste et finalement touchant, avec un mélange de sourire et d’émotion sur un fond de galère sociale bien vue et ce sans tomber dans le misérabilisme. L’interprétation de Kacey Mottet Klein est vraiment excellente. Seul petit regret, le rôle restreint de la mère, Sylvie Testud, qui participe à l’économie de la famille via une crèche au noir chez elle.
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