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circusstar
170 abonnés
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1,0
Publiée le 28 mai 2017
Ce n'est pas un film que l'on voit, c'est un film que l'on subi. Je n'arrive pas à comprendre comment d'aussi bons acteurs se commettent dans un sujet aussi bancal, tourné de façon aussi glauque et malsaine. Alors, bien sur, d'un point de vue médical, ça ne tient pas la route. J'ai trouvé ce film tout bonnement horrible. Pour les âmes sensibles : prévoyez un sac à vomi.....
François Ozon se plaît, de film en film, à explorer les désirs inavoués et les pulsions troubles des individus. Il n'est donc pas surprenant qu'il ait trouvé son inspiration chez la prolifique romancière américaine Joyce Carol Oates, elle aussi experte en l'art de créer des personnages ambigus et de les sonder et les disséquer comme au scalpel. Dans son abondante production (souvent de grande qualité), il se trouve quelques thrillers que la femme de lettres a fait éditer sous le pseudonyme de Rosamond Smith, parmi lesquels le roman qu'a librement adapté François Ozon. Dès le début du film, les yeux de Chloé (Marine Vacht, plus belle et plus suggestive que jamais) semblent refléter des rêves perturbants et inavouables. Et quand, aussitôt après, le sexe féminin se confond avec un œil, on comprend que l'on va avoir affaire à une histoire de désir et de confusion. Chloé, qui se plaint de maux de ventre, ne tarde pas, sur l'avis de son médecin, à consulter un psychothérapeute prénommé Paul (Jérémie Rénier) qui, de praticien, ne tarde guère à devenir son amant et son compagnon avant de se dédoubler en un jumeau maléfique prénommé Louis (et joué par le même acteur). Autant le premier paraît plaisant et courtois, autant le deuxième se montre inquiétant et agressif, ce qui n'empêche pas Chloé de se laisser séduire également par ce dernier. Un jeu trouble se déroule alors, d'autant plus trouble qu'il est semé de non-dits et de mensonges. Un jeu labyrinthique, de plus en plus complexe, faits de dissimulations et de révélations, qui fait apparaître quelques personnages nouveaux, et en particulier une femme accidentée, alitée et dont le regard est empli de haine. Qui est cette femme ? Que s'est-il passé ? Qui sont vraiment les jumeaux psychothérapeutes aux méthodes antagonistes ? L'un est-il dominant, comme chacun des deux le prétend tour à tour ? Et surtout, que se passe-t-il vraiment en Chloé ? Quelle signification donner aux maux de ventre dont elle se plaint à nouveau ? François Ozon a réalisé un film qui, sous ses apparences de thriller sensuel et même érotique, se focalise sur les pulsions, les désirs et les cauchemars intérieurs. Les regards y sont prédominants, y compris ceux de deux chats dont les présences ne sont pas anodines. Filmée avec talent et servie par d'excellents acteurs, cette histoire a de quoi laisser le spectateur perturbé mais surtout fasciné. 8/10
Je me suis carrément laissé embarquer dans une histoire qui vaut le coup d'oeil. Il y a du suspens, du mystère, beaucoup de questionnements et on sait pertinemment que ce qui nous est raconté est ambigu. Un vrai bijou.
Nous voilà devant une histoire qui parle de l'inconscient. Sous couvert de psychanalyse, de sexualité, de personnes jumelles, de relation sentimentale, ce film traite en priorité de l'inconscient mais aussi des traumatismes que l'on porte en nous. Je recommande ce très bon film surprenant.
C'est toujours un plaisir de voir un film de F. Ozon. Il a l'art et la manière de nous embarquer dans des histoires très intéressantes. Cette histoire est troublante, brillante et très bien interprétée et réalisée. Les thèmes abordés sont : la gémellité, la psychanalyse, les traumatismes, la sexualité, le couple.
Entre curiosa et tératologie, voici le retour de la manière "sulfureuse" du cinéaste, après le chaste "Frantz" de l'année dernière. "L'Amant double" (qui pourrait aussi se lire en "L'Âme en double"... subtil jeu d'introspection, d'identité et de miroirs) est à nouveau remarquable (mais cependant, pour moi, un bon cran au-dessous du sublime cru Ozon 2016 - ne serait-ce que parce que Jérémie Renier, qui assure la partie masculine, est un acteur très fade). Une troublante (et même souvent terrifiante) histoire de "chimère"spoiler: (génétique) , construite au cordeau (entre réalité-s et fantasme), mise en scène et montée avec une rare efficacité, et ponctuée par une musique fort réussie (par Philippe Rombi, collaborateur habituel d'Ozon).
Ce réalisateur fait toujours de très bons films. A nouveau, ce film est particulièrement excellent. Cette histoire est prenante, angoissante, inquiétante. Ce thriller est implacable dans son raisonnement et dans son cheminement jusqu'à un final surprenant. Voilà de l'excellent cinéma.
Aimer se perdre dans les dédales d'un film de Lynch ou de Cronenberg, puisqu'on les cite souvent en parlant de ce film, j'ai connu et j'ai donné, avec passion. Mais pour bien se perdre dans un dédale, il faut qu'on en donne suffisamment d'esquisses d'issues pour que l'on puisse imbriquer les données, au moins partiellement, les unes dans les autres et replacer l'ensemble dans une réalité, aussi singulière soit-elle. Or ici, je ne suis pas parvenu à saisir la réalité du parcours de l'héroïne, faute d'esquisses. Ne reste qu'un méli-mélo entre imaginaire et réalité qui ne permet pas un décryptage convaincant. Je vois donc ce film comme une forme de psycho-onanisme, assez brillant par sa forme mais bien moins par son fond. Non, décidément pas convaincu.
Un film décevant, pseudo thriller psychologico-érotique, vaguement ennuyeux, un peu glauque, même pas sauvé par sa beauté formelle ou la prestation, pourtant excellente, des deux acteurs principaux. Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
un thriller érotique sulfureux sur le thème de la gémellité faut chercher le vrai du faux pour comprendre un peu car c'est pas mal alambiqué. bon jeu d'acteurs mais le moins 16 ans aurait été mieux adapté car certaines scènes sont assez hards.
Scénario d'une rare subtilité qui nous embarque et fait plonger dans la psychose...d'un des protagonistes. Avec une superbe bande son et des acteurs au top, cet amant double est un film très abouti. A voir!
François Ozon est l’un des cinéastes français les plus prolifiques en activité ! Il tourne à la vitesse d’un Woody Allen et n’est pas loin de nous offrir un film par an. A peine neuf mois après le très appliqué « Frantz », le revoici avec un nouveau long-métrage qui lui ressemble absolument. Il retrouve Marine Vatch pour un thriller à la fois psychologique et érotique mais également à la lisière du fantastique qui convoque les thèmes de la gémellité et du double maléfique. C’est un peu un pot pourri de nombreuses thématiques qu’il a pu aborder depuis une quinzaine d’années dans sa filmographie et qu’il compile à travers un élégant film de genre qui a peut-être le tort à posteriori de ne pas briller par son originalité et de plier sous le poids de quelques références.
Élégamment filmé et épicé par quelques scènes bien crues mais pas gratuites dont il a le secret, « L’Amant double » souffre d’un démarrage poussif dû aux longues discussions des futurs amants qui se rencontrent dans le cadre d’une psychanalyse. Puis le mystère prend forme et notre intérêt s’éveille sans pour autant que l’on soit totalement captivé. La faute certainement au manque de rythme d’un film qui aime prendre son temps et nous gratifie de quelques scènes trop répétitives. Mais ne nous plaignons pas, pour une fois que le montage d’un thriller de ce type n’est pas épileptique… Il faut faire attention aux nombreux détails parsemés tout le long d’une œuvre très riche en symboles et en indices, qu’ils soient visuels (décors, actions des personnages, …) ou nichés dans les dialogues. C’est assez ludique mais il faut accepter de se perdre entre fantasme et réalité, chose qui pourrait rebuter certains spectateurs.
Les performances du duo en tête d’affiche sont irréprochables et au diapason, Marine Vatch jouant le jeune femme inquiète et perturbée à merveille tandis que Jérémie Rénier étonne dans un double rôle miroir dévoilant des recoins plus sombres de son jeu qu’on lui laisse rarement l’occasion de montrer. On aurait aimé cependant être davantage passionné par cette histoire à tiroirs dont le postulat de base éveillait pourtant grandement la curiosité. Les révélations sont au final sporadiquement intéressantes et la clé de tout cela nous apparaît quelque peu grossière et décevante. Il n’empêche, nous sommes dans un film de François Ozon et la somme des qualités de « L’Amant double » rattrape relativement celle de ses défauts quand bien même le tout est plus intriguant que réellement inoubliable.