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LeFilCine
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2,5
Publiée le 25 avril 2019
La bande dessinée de Sempé, à l’origine du long-métrage, a ce petit quelque chose de magique que ne parvient pas à retransmettre Pierre Godeau à travers le grand écran. L’œuvre originale s’avérant sans doute trop ténue pour que le réalisateur puisse proposer un film d’une heure et demie, celui-ci a ajouter des éléments à l’histoire originale. En début de film il présente donc assez longuement la jeunesse du personnage principal. Toute cette séquence n’est pas formidablement incarnée par des seconds rôles peu convaincants. Du coup, on attend longuement l’arrivée du Raoul Taburin mature incarné par Benoit Poelvoorde. Le réalisateur oublie un peu le fort potentiel émotionnel du personnage principal que ce dernier aurait pu développer encore plus. Édouard Baer déçoit quelque peu, son personnage aurait dû présenter une facette proche de celle de Raoul Taburin, mais l’acteur ne semble pas très investi dans son rôle. De toute manière le scénario concocté par Pierre Godeau nous fait patienter trop longuement dans l’attente des deux protagonistes principaux. Peut-être que des flash-backs auraient plutôt dû s’intercaler dans le récit adulte et venir simplement illustrer le propos. Les seconds rôles, Suzanne Clément, Grégory Gadebois ou Vincent Desagnat peinent à exister, et ce dernier frôle même le ridicule. Malheureusement, le long-métrage s’avère donc très linéaire et les acteurs semblent peu concernés, hormis Benoit Poelvoorde. Le film ne parvient donc que très peu à transmettre la jolie magie du propos de Sempé.
Cette adaptation de l'univers de Sempé avec Poelvoorde dans le rôle de Raoul Taburin n'évite pas certaines longueurs et peine à susciter de l'émotion ou du rire. L'histoire est assez simple : Raoul Taburin ne sait pas faire de vélo alors qu'il les répare brillamment. Une fois le pitch posé, il reste de superbes paysages et des intentions louables, comme reconstituer la chaleur d'un village d'antan mais c'est tout. Le duo Baer/ Poelvoorde n'est guère attachant et je vais retenir les prouesses des techniciens pour les effets spéciaux avec le vélo, ainsi qu'une fin bien sentie, qui sauvent quelque peu le film.
Pourtant fan de l'univers de Sempé et des personnages souvent incarnés par les deux comédiens principaux, je ne suis pas rentré dans l'histoire qui m'a semblé longue te du coup vite devenue ennuyeuse. Beau paysage, belles images mais l'histoire tire en longueur. Dommage.
Tout est beau dans ce film : les décors, la lumière, l'histoire et sa morale. Il retranscrit à merveille la poésie et la beauté de l'oeuvre de Jean Jacques Sempé. Avec une touche d'humour et de modernité grâce au duo Poelvoorde / Baer ! Un peu de légèreté et d'authenticité dans ce monde de brutes ! De quoi réveiller l'enfant qui sommeille en vous...
Raoul Taburin est un réparateur de vélo qui cache un terrible secret : il ne sait pas faire de vélo. Pareil pour Pierre Godeau : il adore le cinéma mais ne sait pas faire de films. Son adaptation de l'album de Sempé est une catastrophe. Alchimiste-stagiaire du cinéma français, il a réussi à transformer la poésie en pathétique. C'est fade, sans charme, sans originalité... triste.
Un conte, une fable, un poème. Un film d’ambiance à l’intérieur duquel le spectateur s’immerge sans difficulté, empli de plaisir, d’attention, de compassion et d’empathie. Deux entrées, pour le prix d’une, dans cette histoire : la narration et l’action. Du cinéma intelligent : de l’idée, du contenu, de la mise en scène, de l’interprétation. Un vrai plaisir.
J'ai vu un film... inspiré de la bande dessinée de Sempé... C'est un film tendre, émouvant, nostalgique d'une certaine idée de la France (disparue, il faut le constater), avec la petite reine comme star, et un Benoît Poelvoorde tout en douceur et en finesse...
Le casting est vraiment attachant, avec Edouard Baer (je l'adore), et 3 comédiennes vraiment touchantes (Suzanne Clément, Ilona Bachelier et Marilou Aussilloux)...
Donc, certes le film est tendre... Mais, la difficulté de passer de la BD au cinéma n'est pas totalement surmontée... Il y a quelques longueurs, des effets de narration qui passent mieux dans la BD que dans le film... Et au final, même si Edouard Baer et Benoît Poelvoorde s'en donnent à coeur joie, leur complicité s'essouffle sur la durée...
un film assez original un peu décalé et surtout un genre très poétique. des acteurs convaincants tous bons aussi bien les seconds rôles que les primaires. le duo" edouart baer" et " benoit pooelvorde" forment un bon potentiel. il se laisse bien voir mais pas non plus exceptionnel, puis certaines longueurs se font un peu ressortir en deuxième partie mais passe bien dû à la beauté des images de la France et la performance des acteurs.
Une histoire simple dans une France d'avant hors du temps. La voix off tout le long du film est génante. On sourit quelque fois mais je me suis vite ennuyé. Il est vrai que le ressort dramatique, le secret de Raoul Taburin, est un peu léger. Les acteurs ne déméritent pas mais ils font avec le scénario qu'on leur a donné.
“Raoul Tabourin” est l’adaptation de l’album éponyme de Sempé. C’est l’histoire d’un petit garçon qui est devenu grand sans savoir faire du vélo. Il vivra toute sa vie avec ce secret, alors qu’autour de lui, tout le monde semble penser qu’il est le roi du deux roues. Avec Benoît Poelvoorde, Edouard Baer et Suzanne Clément au casting, Pierre Godeau réussit une fable tendre et loufoque, dans une photographie figée dans le temps et une mise en scène inspirée qui alterne avec de longs flash-backs maîtrisés. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Benoit Poelvoorde est magistral dans cette gentille comédie remplie de bons sentiments, le film est tendre et doux dans ce paisible petit village de la Drôme. un passage de la bande dessinée au grand écran réussi.
A mon humble avis, les spectateurs qui ont modérément apprécié Raoul Taburin s'attendaient à voir Benoît Poelvoorde dans un rôle du genre exubérant, par exemple à la "Rien à déclarer". Tel n'est pas le cas ici, et je trouve justement qu'il est un meilleur acteur dans les productions qui ne l'obligent pas à trop en faire. Il interprète à merveille son personnage au point où il en est même touchant, ce qui me fait dire que je l'apprécie de plus en plus. Même Edouard Baer remonte dans mon estime avec son rôle posé. Raoul Taburin est une comédie sans chichis, tournée dans de splendides paysages de notre pays, une comédie qu'on pourrait qualifier de "hors du temps" : elle aurait pu sortir il y a 20 ans comme dans 30 ans, et elle serait toujours aussi agréable à suivre. C'est un "sent bon film" (horrible traduction de l'anglais des films positifs, qui donnent le sourire). Ne vous attendez pas à rire à gorge déployée mais à passer un bon moment avec le sourire aux lèvres. A l'observation des étoiles attribuées par les spectateurs qui ont écrit une critique, il semble clair que la moyenne de ce film se situe plus entre 3,5/5 et 4/5 qu'à 3,2 (au moment où j'écris ces mots). Encore une fois, la moyenne générale n'est qu'une tendance : pour mieux se faire une idée de la valeur d'un film avant de le voir, mieux vaut regarder les notes accordées par celles et ceux qui se donnent la peine d'expliquer leur avis...
Ne sachant pas que le film était adapté d’une BD de Sempé, j’ai pourtant complètement ressenti cet esprit BD, absurde, poétique, nostalgique. Cela prouve la qualité de l’adaptation, sa fidélité en revanche ? Je ne connais pas la BD donc impossible d’en juger. En revanche, il y a un vrai défaut de construction. La 1ère partie, entièrement narrative, est vraiment poussive et trop longue. La suite est portée par le duo Baer, Poolvoerde tout en douceur et nuances. On passe un moment paisible, à l’écart du monde, comme une parenthèse enchantée.