The Yards
Note moyenne
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christophe M.
christophe M.

10 abonnés 483 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2014
Dans une atmosphère sombre, tant par l'ambiance qu'avec les images l'auteur nous dépeint une mafia qui gangrène une entreprise, une famille et au delà les politiques et la police de la ville. Englué dans une sale histoire, l'un des membres de cette famille va jouer sa carte pour sortir du piège ou on a voulu l'enfermer
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 3 décembre 2014
The Yards est un huis clos d'une banlieue américaine dans lequel James Gray évoque pour la première fois les sentiments humains, montrant avec brio comment, poussé à bout, un homme peut devenir un monstre. Joaquin Phœnix excellent dans son rôle habituel de séducteur tourmenté, Mark Walbergh impressionnant campant un jeune homme désorienté qui retrouve peu à peu ses repères dans une situation catastrophique. Dialogues tranchants. Du pur James Gray.

À voir.
LeBon
LeBon

23 abonnés 521 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2023
Pas beaucoup d'originalité dans son traitement et son scénario, on s'ennuie vite devant le long métrage
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 juillet 2022
C’est grâce à Miramax, société de production des frères Weinstein, que James Gray parvient en 2000, six ans après « Little Odessa », à réaliser son second film dont une fois encore il écrit lui-même le scénario en y intégrant des éléments autobiographiques. Ici, un film de gangsters prenant pour cadre le scandale de corruption qui frappa la régie du métro de New York au sein de laquelle son propre père travaillait à la même époque. Comme chez Francis Ford Coppola, la famille est pour James Gray l’endroit où se jouent tous les drames, où se font et se défont toutes les destinées. Comme Joshua Shapira (Tim Roth) qui dans « Little Odessa » revenait dans son quartier d’enfance pour y exécuter un contrat, Leo Handler (Mark Wahlberg) rejoint le bercail mais cette fois-ci après sa sortie de prison. Il va s’agir pour lui de se réinsérer afin de ne pas affaiblir un peu plus Val, sa mère (Ellen Burstyn), dont le cœur est usé par les méfaits à répétition de son fils unique. L’occasion est trop belle, son oncle Frank (James Caan) marié à la sœur de Val (Faye Dunaway) étant le PDG d’une société d’entretien des rames du métro new yorkais. Les promesses d’usage vont donc bon train, permettant d’envisager sereinement une remise sur les « bons rails » du jeune égaré. Mais la présence de Willie (Joaquim Phoenix), le fiancé de la cousine (Charlize Theron débutante) de Leo qui mène grand train, lui laisse entrevoir une reconversion plus glorieuse et immédiatement plus lucrative. Willie gère en sous-main pour Frank toutes les négociations utiles à la « bonne attribution » des précieux marchés. Sous la pression de Willie et de sa femme, Frank accepte l’attelage improbable entre Willie et Leo qu’il semblait pourtant vouloir éviter à tout prix. Le ver étant dans le fruit le jeu de massacre peut commencer. Patiemment montée en mayonnaise par James Gray pendant le premier tiers du film où tous les ressorts complexes qui animent cette famille sont très finement exposés, la sauce est enfin prête à être servie pour lui permettre de montrer comment un simple pion placé au mauvais endroit peut conduire à faire vaciller toute une organisation patiemment construite avec ses codes et ses usages édictés autour de la corruption des édiles locaux. Il suffit dès lors d’une étincelle pour que les choses s’enclenchent. Ce sera la mort d’un gardien de dépôt au cours d’une expédition de sabotage organisée par Willie. Au fur et à mesure de l’avancée de l’enquête qui s’ensuit les masques tombent, laissant bien loin en arrière la cérémonie organisée pour le retour de Leo au bercail. Filmant la plupart des scènes en clair-obscur, James Gray nous rappelle que chacun n’est jamais vraiment celui qu’il laisse paraître. Pire encore, les liens du sang n’ont de valeur que jusqu’à un certain point et c’est sans doute un leurre que de vouloir absolument les sacraliser. James Gray comme dans son premier film mais de manière encore plus maîtrisée et subtile parvient à marier point de vue sociologique, étude de caractères et film noir. Le casting encore une fois très impressionnant est dirigé de la plus élégante des manières comme le signalera Faye Dunaway dans une interview. Mark Whalberg avec son visage encore poupon apporte toute l’ambiguïté utile à son personnage qui semble pouvoir partir dans toutes les directions pour se révéler rapidement incontrôlable. Mais c’est la prestation du grand James Caan disparu le 6 juillet 2022 qu’il convient de saluer. Tout en retenue, comme prisonnier des pratiques de corruption qui semblent consubstantielles à la vie des marchés publics, son personnage tente vainement de concilier un code d’honneur avec des pratiques mafieuses. Un très grand acteur dont on n’oubliera pas les rôles les plus marquants comme dans « Le parrain » de Francis Ford Coppola en 1972, « Le flambeur » de Karel Reisz en 1974, « Le solitaire » de Michael Mann en 1981 et bien sûr « Misery » de Rob Reiner en 1990. Bizarrement, le film a fait un flop au box-, condamnant James Gray à sept ans d’attente avant de pouvoir monter «La nuit nous appartient ». Au revoir Monsieur James Caan.
MaCultureGeek

1 161 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 août 2019
Le premier essai de James Gray, [Little Odessa][1], était une réussite de tous les niveaux : excellent drame, il portait un message politique fantastique, une histoire familiale déchirante, une conclusion bouleversante. Il y avait de quoi se réjouir à l'idée de suivre une nouvelle intrigue dramatique, avec cette fois Joaquin Phoenix, Charlize Theron, James Caan dans les rôles titres. La présence de Mark Walhberg pouvait certes rebuter, mais c'était oublier qu'il fut, un temps durant, bon acteur.

Il n'est pas surprenant de voir qu'au final The Yards est un film principalement axé sur la famille : thème cher aux trois premiers films de James Gray (le dernier étant La nuit nous appartient), il est ici exploité dans un registre contraire à celui du premier film. Si Tim Roth incarnait un tueur à gages tentant de renouer avec une famille d'une pauvreté absolue, Mark Wahlberg sortant de prison est, dès son arrivée chez lui, assailli de toute part par sa famille, ses amis, ses proches, des gens du luxe qui se comptent en dizaines.

Il ne s'agit plus de suivre un film sur la solitude d'un être perdu : Gray nous dévoile, peu à peu, que les apparences de ces hommes riches sont trompeuses, et que les amis, n'étant pas forcément ceux que l'on croit, trahissent comme ils respirent pour justement entretenir leur train de vie irraisonnable. Loin du film de réconciliation, on tient là une oeuvre de séparation, d'éclatement d'un cercle soudé : du personnage de James Caan, revenu aux années du parrain pour remplacer Marlon Brando dans le rôle, au magnétique Joaquin Phoenix ou à la sombre, mais toute fragile, Charlize Theron, en passant par une mère malade interprétée par une Ellen Burstyn toute en finesse (thématique de la mère visiblement importante pour le réalisateur), aucun ne sera épargné dans l'histoire, tous sauf Wahlberg, manière Little Odessa.

Une implosion amenée par un retour qui déclenche de vieilles rivalités, ou même les dévoile au grand jour; à James Gray, maintenant que son film est lancé, de poursuivre la trajectoire de son drame familial terrible pour nous pondre, une fois de plus, une claque façon drame Shakespearien. Si certains éléments pourront gêner (quelques mauvais agissements des personnages qui sonnent faux, à l'image du manque de prudence de Wahlberg sur certaines scènes de poursuite ou de tension), ses qualités majeures passionneront jusqu'à ce final en règlement de compte par les mots, face à des gens toujours plus haut placés et prétendument inatteignables aussi.

S'il manque parfois de finesse (le personnage de Charlize Theron pâtit du cliché émo-gothique de l'époque), on ne peut reprocher à The Yards sa terrible efficacité et la beauté de sa mise en scène, où tout sera posé sur la table pour transmettre l'atmosphère la plus sombre au spectateur, en passant par une ville toujours aussi centrale dans l'intrigue, et des scènes en intérieur qui, à mesure qu'évolue l'intrigue et les rapports qu'entretiennent les personnages, deviendront de plus en plus inquiétantes.

Il y a, dans The Yards, également la figure importante du père adoptif : tenu de manière charismatique par un James Caan aux airs de Brando (*le fils devient le père, et le père le fils*), il campe à la fois le paternel de Phoenix et la figure parentale masculine de substitution d'un Mark Wahlberg affaiblit par les évènements. Jouant dessus, il ne souffre d'aucun manichéisme, se présentant à la fois comme une pourriture désireuse de garder intact son statut social au placé, et comme un homme profondément humain, pratiquement incapable d'abattre, ou de lancer les chiens, sur celui qu’il considère définitivement comme son propre fils.

Face à ce climat pesant, on suit l'intrigue passionnée, de ce plan d'introduction qui se répercute à la dernière seconde, de la sortie de prison au dernier procès, de la trahison à la rédemption, du crime à la vengeance. Tout cela se déroule en parallèle d'une scène terrible en intérieur, dramatique et, c'est à n'en pas douter, pratiquement égale à la conclusion déchirante de Little Odessa.

Coup réussi pour James Gray qui, en signant là un excellent polar dramatique, continue prodigieusement bien son ascension à Hollywood. Il prendra dès ce film Joaquin Phoenix comme acteur fétiche, que l'on recroisera dans, à tout hasard, La Nuit nous appartient, Two Lovers et The Immigrant, et imposera Mark Wahlberg nous plus comme un rappeur un brin ringard, mais comme un acteur à part entière capable de jouer justement, avec ce qu'il faut d'émotion et, à l'issue, d'émouvoir mieux que n'importe quel autre acteur de ce solide The Yards.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 août 2024
Un bon polar, rudement bien interprété, mais malheureusement gangrené par ses longueurs, son appétit pour les dialogues à rallonge entre mecs qui "se mesurent" (on a décroché plusieurs fois) et sa (forte) analogie avec La Nuit nous appartient. Même réalisateur (James Gray), mêmes acteurs (l'excellent duo Joaquín Phoenix et Mark Wahlberg), quasiment même sujet d'intrigue (la pègre qui s'entrechoque avec les états d'âme d'un bon gars)... Si vous avez déjà vu le brillant film La Nuit nous appartient (2007), The Yards a de forts airs de redit qui atténuent notre enthousiasme tout du long. Dommage, vraiment dommage, car tout respire la technicité d'un bon film : le binôme Phoenix et Wahlberg fonctionne très bien (complémentaire dans leur jeu respectif), l'intrigue est intéressante par moments (quand on résume les interminables dialogues : comment cet accusé à tort va s'en sortir ? L'amitié avec le vrai assassin va-t-elle durer ?) et le final apporte un soupçon de morale, plutôt bienvenue. The Yards manque juste d'émotions et de suspens (scénario très prévisible, fin attendue), n'a pas d'intérêt pour aucun personnage féminin, et possède beaucoup de longueurs, ce qui donne cette impression de voir un film bien intentionné mais restant encore le "premier essai" de son petit frère prodige de 2007... On s'est copieusement ennuyé, mais le duo d'acteurs reste excellent.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 janvier 2012
Une plongée dans le "milieu" qui fuit le spectaculaire au profit d’un réalisme saisissant. James Gray a soigné sa mise en scène et ses personnages (ni tout blanc, ni tout noir) aidé en cela par un casting de 1er ordre (Mark Wahlberg moins bad boy qu’à son habitude, James Caan parfait dans le rôle ambigu de l’oncle, Charlize Theron magnifique en petite amie tiraillée, Faye Dunaway glaciale mais surtout Joaquin Phoenix bouleversant dans ce rôle de truand à la fois flamboyant et pathétique). Mais la plus grande force de "The Yards" réside peut être dans son scénario qui embarque le spectateur dans des directions auxquels il ne s’attend pas forcément : on pourrait s’attendre à une banale histoire de fils maudit se retournant contre sa famille alors qu’au final, on se retrouve devant une réflexion sur la fatalité et l’impossibilité d’échapper à son destin. Aucun des membres de cette "famille" n’en sortira indemne de ces évènements mêlant corruption, trahison, abandon… On pourra toujours reprocher à "The Yards" sa lenteur ou son image proche du noir et blanc mais cette mise en scène sert le propos du film. A voir !
Spider cineman
Spider cineman

213 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2026
Un classique dans le genre polar et mafia, à hauteur du gangster du bas d échelle qui ne la monte même pas, le casting prestigieux fait parfaitement le travail dans un scénario on peut mieux classique lui aussi. C est donc « juste » pas mal au global par cette histoire assez peu originale et prévisible dans son final
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 avril 2010
Une quête de rédemption passionnante filmée avec sobriété par James Gray qui trouve plus de suspense, plus de rythme et des personnages plus intéressants que dans son premier long-métrage "Little Odessa".
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Film qui se situe dans une bonne moyenne. Bons acteurs, avec une intrigue intéressante, mais manque le zeste supplémentaire pour mériter un intérêt supérieur.
Selingues G
Selingues G

96 abonnés 995 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juin 2009
Après une seconde coopération entre Joaquim Phoenix ; Mark Whelberg et James Gray, la première a donné naissance à un film psychologique dans une famille qui tombe dans un très grand drame. La réalisation très sombre donne une grande réalité à cette histoire. The yards nous donne un rappel sur les limites de l’amitié ou de la fraternité entre des amis de longue date.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 19 mars 2020
J’ai trouvé ce film policier vraiment génial. L’histoire est passionnante. Au départ, c’est tout ce qu’il y a de plus basique. Un homme sort de prison et veut se réinsérer. Au fur et à mesure, ça s’intensifie. Puis, au-delà du cas Leo Handler, va apparaitre la thématique qui fait toute la différence : la corruption. On va avoir un aperçu d’un système qui gangrène la société. Il n’y aura pas forcément une vision détaillée car cela nous aurait éloignés de l’intrigue, mais suffisamment pour donner du corps au film. Ce qui arrive à Leo Handler va être enrichi par cela. C’est le bon moment pour vous dire que le casting est fantastique. On a ici deux générations qui se croisent. D’un côté de grandes figures comme Faye Dunaway, Ellen Burstyn et James Caan. J’adore ce dernier depuis la série LAS VEGAS en 2003. Et de l’autre côté, on avait une génération montante avec Charlize Theron, Mark Wahlberg et Joaquin Phoenix. Chacun a depuis confirmé avec même un Joaquin Phoenix qui a atteint les sommets cette année dans JOKER. Mark Wahlberg est lui aussi excellent dans un personnage assez discret. Leur duo m’a transporté. Ces deux-là donnent une intensité à ce film. J’étais suspendu à savoir ce qui adviendrait à Leo et Willie. Le rythme est plutôt calme, en prenant son temps pour bien marquer les passages forts. Ceux-ci seront mis en avant par une bande originale topissime.
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2017
Un très bon drame policier de James Gray. Un très bon scénario. Un très bon rôle pour Joaquin Phoenix.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 octobre 2015
Film noir, particulièrement sombre et insensé par une bonne partie de la presse spécialisée, « the Yards » ne rencontra pas son public au moment de sa sortie et ça me parait un peu logique. Sans être renversant, le scénario est plutôt solide alors que la mise en scène de James Gray, bien que soignée, pêche par son manque de rythme et d’ardeur évidente, rendant l'ouvrage un tantinet fade. On est donc trop souvent gagner par l’ennui malgré un casting appétissant à l’interprétation globalement positive.
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un polar noir marqué par une excellente interprétation et un bon script.
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