Proxima
Note moyenne
3,6
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208 critiques spectateurs

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adeleh
adeleh

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 novembre 2019
Alice Winocour réussit le pari d’un film ambitieux, dans lequel on découvre une Eva Green méconnaissable et un panel d'acteurs très talentueux de tout horizon.Tout en évitant le cliché, ce film a pour vertu de nous instruire sur cet univers si spécial, celui des astronautes, et notamment sur leur préparation.
Pourtant, les problématiques rencontrées ici sont bel et bien terrestres : l'éloignement physique et mental de ceux qu'on aime et la difficulté à assumer des choix décisifs. Un film émouvant d'une grande finesse. À ne pas manquer.
Alarach
Alarach

18 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 novembre 2019
Tout est parfait, la technique, les acteurs....Mais au service d'un scénario décevant. La femme disparaît trop derrière la mère. On ne partage pas assez sa passion.
Gfa Cro
Gfa Cro

59 abonnés 576 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 novembre 2019
Vu et avis le 20191127

Fin, délicat, bien fait et en plus interessant.

Je ne changerais pas une virgule au film, tel quel il me convient tres bien.

Je ne l ai pas évalué chez d oeuvre car il manque plusieurs choses pour que je le fasse. L envie de le faire (l impression d en avoir vu un, la sensation d exceptionnel - de toucher la grace parfois). Il lui manque aussi l envie pour moi de le voir et revoir mais j y reviendrais. De la profondeur, l impression que le film m apprend quelque chose, qu il a un sujet impérieux, quelque chose d apodictique. Il n a pas non plus d evidence de mise en scene, esthétique, quelque chose de cinématographiquement remarquable et memorable. J en passe peut être mais en gros, il n a pas ce quelque chose en plus qui le rend unique et attachant.

Et pourtant, j ai beaucoup apprécié le sujet : la preparation a une tres longue separation entre une mere et sa jeune fille. Il y a d autres sujets, mais je pense que c est le plus fondamental du film. En sortant fu film, je me rend compte qu a la vision, finalement, je me suis plus attaché au point de vue de la fille qu a celui de la mere. Je pense que je pourrais donc le revoir pour mieux apprehender cet aspect du film.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2019
Après Ad Astra, Gravity et autres Solaris moins récents, voici un nouveau film spatial intimiste.
Et nettement plus axé sur la partie féminine de l'aventure spatiale.
L'équilibre est délicat à trouver, entre séquence d'entraînement (filmées de façon très partiate) Et vie de famille. Mais grâce aux interprètes d'exception Eva Green et Zélie Boulant-Lemesle qui trouve toujours le ton juste pour exprimer la peur de la séparation entre une mère et sa fille.
Un film ample au rythme doux, entre le site de Cologne de L'agence spatiale européenne et le site de lancement de Baïkonour.
Pas de scènes folles mais c'est très bien comme ça !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 novembre 2019
Alice Winocour signe un portrait boulversant d'une mère astronaute et de sa fille, mélant l'infinement grand de l'espace aux détails de leur intimité. Loin des clichés hollywoodiens, le film fait de cette mère une héroine des temps modernes. L'un des plus beaux rôles d'Eva Green. A voir de toute urgence.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2019
Toujours placée au plus près de l’humain, la caméra d’Alice Winocour ne quitte pas une seconde son duo de tête, et là où la déchirure tragique occupe d’ordinaire une scène ou deux aux effets pathétiques fortement appuyés – pensons ici à Interstellar de Christopher Nolan –, elle s’ouvre et se referme dans le silence et sans jamais cicatriser, à l’instar de la blessure à la jambe dont souffre Sarah. Proxima refuse grandiose et grandiloquence pour se resserrer de façon très étroite sur une cellule familiale d’emblée présentée comme fragilisée : la séparation des parents n’a d’égal que l’isolement et le faible niveau en mathématiques de la fille, un niveau d’autant plus insuffisant que père et mère sont ingénieurs et brillants scientifiques. Cette caractérisation tend à isoler chaque membre de la famille tout en affirmant la nécessité d’un lien capable de les réunir : la nécessité d’une présence malgré l’absence. Un dessin, un coquillage, une photo. Tant que ça tient dans une boîte à chaussures, c’est bon. La vitre sépare, tue la spontanéité de l’échange, empêche le contact. On y remédie, on risque gros, par amour. Car l’absent a tous les torts, il est trop loin, il ne partage pas grand-chose de l’intimité de l’enfant qui, lui, a besoin de la présence de ses parents pour se construire. Le regard de la petite fille, suivi de questions à la naïveté déroutante, suffit à montrer du doigt le parent fautif. La langue du père est l’allemand, celle de la mère est le français. On parle anglais un peu partout, russe aussi. Comment s’y retrouver ? Le récit dans son ensemble consiste donc à mettre en scène une douloureuse passation de pouvoir d’une mère qui doit s’absenter à un père jusqu’alors absent et dont l’accomplissement final offre à Stella les ailes dont elle avait besoin pour prendre son envol. Il traduit, du point de vue de l’enfant, un sevrage symbolique doublé d’une renaissance dans les bras de cet autre curieusement familier. C’est le loup pour commencer, puis le cheval. Le totem a changé, la galopade a succédé à la prédation, état d’animosité envers un monde perçu comme hostile. Derrière ces deux animaux a priori anodins se cache, en réalité, l’évolution psychologique et affective de Stella : après l’expérience de la souffrance qui la pousse à rester sur ses gardes vient l’acceptation de la solitude profonde de chaque être. Le chat est sorti de sa cage pour vagabonder dans le domicile, en toute liberté ; Stella quitte la salle de réunion, s’enfuit dans le parc en réalisant ainsi le grand saut qui la retenait plus tôt de retrouver ses jeunes amis muets. Lorsque la fusée décolle et irradie la nuit de son immense réservoir lumineux, le public près de là baisse les yeux, aveuglé par un spectacle infernal ; il faut attendre sa lente disparition hors de l’atmosphère pour enfin discerner une forme, la forme d’une étoile qui monte, monte, monte. C’est la latine Stella, émancipée, qui inscrit son identité parmi les astres. C’est la fille qui sait désormais que sa mère est là-haut et qu’elle veille sur elle ; et qu’il suffit, pour la rejoindre, de regarder les étoiles. Proxima est une œuvre qui touche au cœur, qui réussit à dégager une poésie de la mécanique d’un quotidien marqué par l’entraînement physique et la porosité de la sphère publique avec la sphère privée : la relation qui unit Stella à ses parents sonne juste et bénéficie d’une écriture soignée qui sait attribuer à ses protagonistes les mots adéquats. Si la démarche féministe reste néanmoins un peu trop visible, au point d’alourdir certaines scènes, elle n’affecte en rien la qualité qui se dégage de l’ensemble. On ressort de Proxima avec cette curieuse impression – mais ô combien délectable – de s’être remémoré une vie entière, ou plutôt les moments décisifs dans la construction d’une identité familiale et dans l’affirmation des particularités individuelles. Hymne à la persévérance, le film brosse un magnifique portrait de mère active dont la profession n’empêche pas de donner la vie et d’aimer. Pour l’incarner, une Eva Green impeccable. Pour incarner Stella, une jeune actrice tout aussi formidable : Zélie Boulant-Lemesle. Proxima prouve qu’il y a bien un grand cinéma français contemporain, et qu’il s’écrit dans les marges des grosses productions à la fois insipides et trop visibles.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 novembre 2019
L'intrigue repose essentiellement sur les rapports mère fille plutôt que sur le problème d'une femme astronaute. Si effectivement quelques scènes montrent l'entraînement difficile de ces femmes et de ces hommes lorsque enfin la fusée décolle le film est ...fini.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 27 novembre 2019
L'idée de scénario, la distribution donnaient envie de découvrir ce film.
Comment une femme gere-t-elle sa carrière et sa famille? A quels antagonismes est elle confrontée ? Quelles concessions doit elle faire?
Faire un film centré sur l'espace en ne s'intéressant qu'à ce qui précède le décollage, très bonne idée. Montrer les efforts, la construction de l'équipe, les rapports humains. très bien!
Les acteurs, Eva, Matt, Zélie et les seconds rôles sont justes.
Malheureusement la réalisatrice gâche son propos avec une scène surréaliste à la quelle personne ne peut croire. Cela dessert complètement la cause des femmes. Voire cela abonde le discours des machistes,:"voyez même une femme explique qu'une femme est complètement irresponsable. on ne peut pas lui faire confiance".
Enfin le mari qui rate l'avion avec sa fille avant que la mère n'entre en quarantaine. Qui peut croire cela?
Dommage vraiment. Cela ternit le film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 novembre 2019
Sublime "Proxima" qui nous enveloppe de toute sa finesse, de tout son amour maternel, de sa musique sensorielle, tel que le ferait un cocon de soie.
Le casting est formidablement intelligent, on est heureux de re-découvrir Eva Green, en français, et le magnifique et profond Matt Dillon, icône du cinéma d'auteur américain et mondial.
Merci à la réalisatrice de nous proposer un regard si différent et personnel sur des thèmes qui attendaient un changement de cap si impatiemment.
Tom Lbn
Tom Lbn

7 abonnés 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2019
Très bon film nous permettant de vivre la relation mère-Fille à fond pendant le film! Les images et les décors sont au rendez-vous, le casting tout autant, l'atmosphère du film ne m'a pas déçu, j'écris à chaud en sortant du cinéma et j'ai passé un très bon moment !
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 novembre 2019
Proxima est un film sur une spationaute qui s'apprête à s'envoler pour la plus grande expérience de son existence mais qui nous touche d'abord par l'attraction terrestre pour sa petite fille qu'elle va quitter pour une très longue période. Alice Winocour, dont le cinéma ne laisse jamais indifférent par le choix de ses sujets et leur traitement original (Augustine, Maryland), réussit dans Proxima la très difficile conjonction entre le réalisme documentaire (l'entraînement des spationautes avant leur mission) et l'émotion pure, symbolisée par la relation fusionnelle entre une fillette et sa mère. Un équilibre qui passe par une scène assez peu crédible vers la fin mais qui touche au plus profond. Fascinée depuis son enfance par la conquête de l'espace, la réalisatrice a choisi de rester les pieds sur terre pour rappeler que l'intensité des sentiments humains valent toujours largement plus que n'importe quels effets spéciaux. Et sa sensibilité la pousse très loin sans pour autant verser dans l'impudeur ou les débordements lacrymaux. C'est peu de dire qu'on n'a jamais vu Eva Green jusqu'alors aussi touchante et mise à nu devant une fillette prodigieuse, Zélie Boulant-Lemesle, qui joue avec un naturel stupéfiant sur toutes les palettes sans jamais s'apparenter à un singe savant. Il serait tentant de parler de Proxima comme d'un film de "femme" mais il serait dommage que les hommes le dédaignent. Ils risquent fort, eux aussi, d'être bouleversés par ce lien, aussi rarement montré de cette façon, qui existe entre une mère et son enfant.
innocom
innocom

5 abonnés 32 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 novembre 2019
Vu aux Utopiales à Nantes. Un film doux et tendre avec en ligne de base des tensions sourdes. Un film admirable. Encore mieux maitrisé que "Maryland" qui était grandiose! Un grand beau film très très émouvant. Acteurs magnifiques. Une caméra sensible, un ton juste. Des décors impressionnant de véracité! Mon seul bémol : La musique du générique de fin qui nous extirpe trop violemment de l'ambiance du film qui nous enveloppe comme un cocon moelleux. Sublime..Je prends les paris : Le million d'entrée sera dépassé...
Camille P.
Camille P.

22 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 septembre 2019
Sarah est une astronaute à qui il reste peu de temps avant de partir en mission spatiale pour une durée de 1 an.
Le film couvre les semaines qui précèdent le jour où Sarah quittera non seulement la terre, mais également sa petite fille de 8 ans, Stella.
On y découvre avec beaucoup d’intérêt les nombreux exercices d’entraînement auxquels les astronautes sont soumis.
Ces scènes ont d’ailleurs été filmées de manière très réaliste au centre d’entraînement du corps des astronautes de l’Agence Spatiale Européenne, à Cologne, avec l’aide de Thomas Pesquet qui est le « parrain » du film et qui y fait une apparition.
Le film explore également les difficultés et la culpabilité de Sarah à quitter sa fille sans possibilité de la revoir avant 1 an. Elle vit cette épreuve de manière très solitaire, spoiler: dans un environnement masculin où son coéquipier joué par Matt Dillon va jusqu’à lui dire qu’elle doit « couper le cordon ».
On comprend également les émotions qui animent la petite Stella, mélange d’admiration pour sa maman, de colère de la voir partir et d’angoisse bien légitime face à la dangerosité d’une mission spatiale.
spoiler: On s’étonne de l’apparente « décontraction » avec laquelle les adultes gèrent la situation vis-à-vis de l’enfant, comme si elle était trop petite pour comprendre ce qui se passe : à chaque fois qu’elle exprime une angoisse, la réponse formulée est « c’est pas grave ».
Ce film est extrêmement intéressant, et d’autant plus émouvant que même s’il ne s’agit pas d’une histoire vraie, on sait que plusieurs femmes astronautes ont déjà vécu cette situation, à commencer par la française Claudie Haigneré.
Par ailleurs, Eva Green, dans le rôle de Sarah, ne se réduit pas à être « l’atout beauté » du film comme lorsqu’elle campe une James Bond girl. Elle est ici très crédible, et l’on peut imaginer que le tournage de certaines scènes fut assez physique.
Un très beau rôle pour une grande actrice dans un film complet et très documenté.
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