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Un visiteur
0,5
Publiée le 19 décembre 2019
Je sui déçu par ce film que je croyais artistique, en fait, c'est plutôt un défouloir de la part de la réalisatrice qui prends un malin plaisir à encombrer les scènes de vrac visuels et sonores. On se retrouve vite fatigué par ce brouhaha, les prises de vues acrobatiques vous donnent la nausée.
Très bien interprété Beaucoup d axes sont traités L enfant qui ne dit rien les parents qui ne peuvent imaginer L adolescent jeune adulte qui part en vrille alcool sexe drogue Le rôle de la mère plus inquiète du qu en dira t on que de la douleur de son enfant
Trop bizarrement traité, trop décousu pour que je ressente l'impact qu'une mise en scène plus adaptée m'aurait permis de ressentir. Les acteurs sont tous très bons.
Servi par une interprétation remarquable, un film d’une grande puissance qui traite avec gravité mais aussi légèreté, sans jamais de pathos, de la capacité de se reconstruire après avoir été victime de pédophilie. Un véritable uppercut qui touche en plein cœur.
Belle adaptation traitant avec légèreté et maîtrise d'une situation lourde et morose. On comprend la difficulté de libérer la parole et d'avancer face à de tels actes. L'interprétation nous emporte habilement dans un récit poignant et déroutant. A voir
Que dire?!! Je ne peux pas dire que ce soit un mauvais film! Non car il a justement été assez bien réalisé pour me marquer au fer rouge-et encore je n'ai pas réussi à le voir en entier- et le jeu d'acteur,incroyablement vrai et créant le malaise concernant l'ami des parents et même la mère d'Odette qui envisage des démarches totalement inadaptés pour sa fille !!! J'adore Karine Viard pourtant mais pas dans ce rôle !! Sans mentir j'ai du zapper durant plusieurs passages ! Je comprends qu il faille lever le tabou sur ce crime pour encourager les victimes à s'exprimer mais cette vision est insoutenable! Je me suis sentie sale d'avoir regardé ne serait ce que quelques secondes, et je me suis dit que ce type de scène aurait pu être seulement suggérée.Mais ça c'est mon ressenti personnel. Même les scènes ou l'ami (je n' ai même pas retenu son nom,c est pour dire)et Odette sont en tête a tête sans en voir plus, on ressent réellement un malaise.La fillette qui baisse la tête,ou regarde sans sourire on perçoit sa peur,sa honte,c est juste horrible. En revanche j'ai beaucoup aimé les passages qui montrent l'intensité du personnage d'Odette adulte qui vit a fond sa passion pour la danse,qui est peut être excessive mais vraie et nature.
L’absence de distance entre les auteurs et le sujet abordé est à la fois la faiblesse et la grande force du film. La rage qui se dégage de cet exutoire nous secoue même si les quelques audaces formelles (notamment lorsque la psy intervient dans les souvenirs) ne servent pas toujours le fond.
Une histoire effroyable, et malheureusement vraie pour la réalisatrice comme pour des milliers d'enfants innocents qui sont ensuite marqués à vie... On est donc impuissants sur son siège devant les fameuses "chatouilles" de cet ami de la famille sur la pauvre fillette qui a trop honte pour en parler à ses parents (si fiers de ce bon ami...), et cela fait mal. On voudrait se lever, enjamber l'écran pour sauver la petite fille ou filer une trempe à l'horrible monstre à la gueule d'ange, secouer la mère qui n'a pas l'air de mesurer l'ampleur du traumatisme, et accompagner le père que la douleur rend fou. La réalisatrice fait son "film-révélation" très intime avec une puissance impressionnante, et le final dans lequel elle intervient personnellement est un véritable saut dans la réalité, comme pour rappeler (enfoncer le clou) que cela se passe à chaque seconde. Seuls les passages de danse "abstraite" sont répétitifs et finalement peu efficaces (cela entrecoupe la force de l'intrigue). De même que le principe d'inclure le saut fictif de l'adulte dans son passé est original, mais ne fait que nous rappeler toute la subjectivité de chaque scène (surtout avec les délires seulement fantasmés), dommage dans un film qui devrait justement interpeler d'autant plus en affirmant toute la vérité générale de la pratique horrible qu'on y voit. Si la forme est un peu maladroite, le sujet grave et choquant du film Les Chatouilles donne des envies furieuses de rébellion.
Ce récit autobiographique ne traîne pas ; juste après le générique du début, les coréalisateurs tranchent directement dans le vif du sujet. On ne perd pas de temps. Et il n’y a pas de temps à perdre pour récupérer ce temps perdu gangréné par un crime odieux : les violences sexuelles faites aux enfants. Ce temps à récupérer est traduit pas une mise en scène énergique et imaginative. Andréa Bescond et Eric Métayer ont réussi à adapter leur sujet théâtral. J’y perçois une expression théâtrale subtilement confondue à travers la mise en scène. Car « Les chatouilles » c’est du cinéma (il va permettre de toucher un autre public et plus largement). Et pour une première réalisation, l’essai me paraît bien transformé. On pourra toujours reprocher une certaine maladresse, un côté brouillon, peu importe, cette réalisation porte une griffe Andréa Bescond et Eric Métayer. Et surtout, ça respire la sincérité. Un univers propre à eux avec pour socle le spectacle vivant : danse et théâtre. Un film à caractère thérapeutique. Une thérapie évidemment entamée sur scène. Il a fallu du courage à Andréa Bescond pour parler de son passé douloureux. Tout est bien amené, il n’y a pas de répit, sauf sur le divan de la psy ; et encore, Odette (Andréa Bescond) est hyper-active. Même dans des séquences-répit, c’est énergique par le truchement des dialogues. Il n’y a rien de surfait, de gratuit, de creux, de futile. Chaque mot débité, parfois à la vitesse de la lumière, percute. Odette qui se rêvait danseuse étoile sera une particule enragée illustrée par des danses aux mouvements brutaux, saccadés, brisés, déstructurés. Comme le sont, par voie de conséquence, Odette/Andréa. Odette se restructurera avec l’aide d’une psy quelque peu dépassée mais qui s’avèrera à terme efficace. La psy qui sera par étape amie et pseudo-mère, cette mère qu’Odette n'a pas eu. Celle qui l’aurait prise dans ses bras sans aucune retenue. Karine Viard campe une mère dès le départ peu aimable. Et quand elle apprendra le calvaire de sa fille, elle jonglera entre déni, honte et réputation. Au passage, on peut reprocher là aussi une séquence qui peut nous laisser sur notre faim : dans le cabinet de la psy, la mère lance : «Tu ne sais pas ce que j'ai subi, moi ». On aurait aimé rebondir sur cette phrase. Pas évident de faire jouer à Cyrille Mairesse le rôle d’Odette enfant, pas évident à Pierre Deladonchamps d’interpréter un être abject. Un film violent, nécessaire, à découvrir.
Étonnant ,abject ,merveilleusement interprété,on passe par tout les états dans ce monde de fous ,si loins si proches ,avec ce sentiment d’impuissance de colère ; cette incrédulité devant tant de silences de refus de mutisme et de haine. L’envie de ne plus regardez est forte.Puis on redescend ,on aime on adore cet admirable pensée qui a permis à ce réalisateur à cette auteure De nous faire découvrir tant de choses,qui dévoilent cet obscurantisme et nous délivrent enfin après avoir franchis la dernière porte.
Un film tres dur à regarder compte tenu du sujet traité. Interprétation et réalisation sont remarquables, avec une narration fort originale et trés réussie.
Voilà un excellent film sur un sujet très sensible et douloureux. Si malheureusement l'histoire n'est pas révolutionnaire, la mise en scène est vraiment au top. Il ne faut pas oublier bien évidemment le casting entre l'héroïne qui est excellente sans oublier les trois autres acteurs principaux. Karine Viard est excellente elle aussi dans ce rôle de mère sans aucun sentiment et portée sur elle-même
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3,0
Publiée le 11 novembre 2019
Un titre extrêmement trompeur car "Les chatouilles" ne font pas vraiment allusion au guili guili de notre enfance! C'est en fait le terme qu'employait le meilleur ami des parents de la rèalisatrice / actrice Andrèa Bescond lorsqu'elle avait huit ans pour la violenter sexuellement pendant des annèes sans que personne ne s'aperçoive de rien! En 2016, Bescond, danseuse professionnelle, avait dèjà racontè son histoire sur scène en recevant le Molière seul(e) en scène au thèâtre Montparnasse dans une pièce à succès, "Les Chatouilles (ou la danse de la colère)". Deux ans après, c'est un film coup de poing qu'elle interprète et corèalise avec son conjoint à la ville, Eric Mètayer! Malgrè la noirceur du propos, "Les chatouilles" est une oeuvre ènergique et solaire! C'est aussi un film sur la libèration de la parole qui doit beaucoup au jeu survoltè de Bescond! Cette dernière arrive à nous agacer, nous secouer avant de nous èmouvoir! Des maladresses, des ruptures de ton qui peuvent dèrouter, un peu trop d'agressivitè mais les acteurs assurent l'essentiel...