Onoda - 10 000 nuits dans la jungle
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brunocinoche
brunocinoche

137 abonnés 1 239 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 janvier 2022
Film de guerre japonais vraiment étonnant et fascinant. Tout y concourt. La mise en scène hypnotique, sachant magnifier les paysages hors norme et filmant de près ou de loin quand il le fait les protagonistes. Le scénario, étonnant, parfaitement écrit, des dialogues de qualité juste quand il faut succédant à des longs moments de silence envoûtants. Les comédiens ne peuvent dans de telles conditions qu être crédible,. Certes il faut adhérer à l esprit japonais, sens de l honneur, patriotisme exacerbé, pour rentrer dans la tête des personnages . Onoda, film hypnotique. Le plus beau et le plus intéressant vu ces derniers temps.
pfloyd1
pfloyd1

177 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 janvier 2022
Onoda est un film long, très long, trop long qui malheureusement n'exploite pas son histoire exceptionnelle. Il y avait pourtant matière à traiter pour illustrer et créer un univers à part avec ces 10 000jours passées dans la jungle à survivre, mais la "profondeur" et l'immersion n'y sont pas, à cause notamment d'une réalisation en dent de scie. La faute aussi à une réalisation dépassée, des plans et cadrages semblant dater des années 90 et ça se voit à l’écran, la photographie ne fait pas ou peu ressortir la beauté de la jungle, dommage. Les personnages sont quelconques, sans réelles profondeur, n'apportant que peu d'empathie au final mais l'histoire est incroyable, on aurait peut être aimer en savoir un peu plus sur son retour dans le Monde, qu'a t il fait ensuite ? En tout cas , c'est un réel plaisir d'avoir découvert en image l'histoire (connue) de ce soldat japonnais perdu...
gimliamideselfes

3 441 abonnés 4 015 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 janvier 2022
J'avais beaucoup d'attentes sur ce Onoda et c'est surtout de la déception qui en ressort. En fait j'ai vu un film beaucoup trop long et qui n'arrive jamais à sortir d'un certain académisme. Disons que ça ne m'a ni intéressé, ni fait vibrer, ni rien du tout... Alors qu'au départ un film de quasiment trois heures sur un mec seul dans la jungle à garder son île pensant que la guerre continuait ça me bottait pas mal.

En fait je reprocherais au film d'être exactement là où on l'attend et de n'avoir aucune réelle surprise (je ne parle pas de surprise scénaristique). Il fait, gentiment ce qu'on lui demande, il faut filmer les gens qui passent un bon moment, il faut filmer les gens qui s'engueulent, les conflits avec la population locale, tout y est, c'est pas nul, c'est juste fade et sans saveur. J'ai déjà vu tout ça.

Même la construction scénaristique, avec les analepses pour bien expliquer comment on en est arrivé là, n'a rien de bien folle.

Je trouve le film sage, propre sur lui, qui finalement ne s'attarde jamais sur une séquence, qui n'ose pas étirer le temps, nous faire ressentir ce que c'est que 10 000 jours. J'ai l'impression qu'à chaque fois qu'on nous montre quelque chose dans ce film, c'est un passage obligé (les disputes, les réconciliations, les morts, etc) et que le quotidien a été totalement passé sous silence alors que c'était ce qui devait occuper la plupart de leurs journées. En gros le réalisateur s'intéresse à ce que l'on a déjà vu mille fois partout ailleurs et finalement pas à ce qui faisait l'originalité de son projet. Comme s'il avait peur du vide.

Vide qui compose pourtant la vie de son héros...

Et surtout un truc vraiment tout con, mais après quasiment trois heures de film, on ne sait toujours pas à quoi il passait ses journées tout seul...
La quasi absence de la question de la sexualité m'a gêné, comme si c'était tabou. Un des mecs s'approche d'une femme qu'ils ont fait prisonnière, mais il recule bien vite... Je veux dire rajouter un peu d'ambigüité dans les personnages n'aurait pas été de refus. (et je ne veux pas de : ouais mais dans la vraie vie blablabla ça c'est pas passé comme ça, mais dans la vraie vie ils ont buté une trentaine de locaux, là ils butent quasiment personne et quasiment toujours en situation de légitime défense, difficile de faire des personnages plus lisses)

Parce que moi j'aurais voulu être ému de voir ce type dans sa quête absurde, perdre tous ses compagnons les uns après les autres et tout à coup réaliser que toute sa vie a été un mensonge, qu'il a mené une vie ascétique pour rien, que ses amis sont morts pour rien, mais j'ai juste l'impression que Harari, n'avait aucune idée de comment le faire ressentir, alors il nous cale un petit plan sur des larmes et on passe à autre chose. On parle quand même d'un mec qui doit en l'espace de quelques instants renier toutes ses croyances passées sur lesquelles il avait fondé sa vie.

Et visuellement j'ai trouvé le film sacrément laid avec ses nuits américaines...

Alors c'est pas nul, ça occupe pendant quasiment trois heures, mais bon si j'en tire rien... c'est pas la peine.
Caro
Caro

1 abonné 1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 janvier 2022
Oui, l'histoire vaut le coup, et la durée du film n'est que le reflet des 10 000 nuits d'Onoda. Mais 2h45, était-ce vraiment nécessaire ? A mon sens, plutôt décourageant pour rester à 100% dans le film.
Di Maria I
Di Maria I

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 janvier 2022
Il ce passe rien 2h45 de film pour si peu de chose qui ce passe tuer des villageois ces tous ce qu'il on fait dans ce film aucune guerre aucun américain.... Histoire vraie pourtant certe mais film moyen
ffred

1 994 abonnés 4 290 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 janvier 2022
Sorti en juillet dernier après un passage à Cannes et totalement passé inaperçu (à mes yeux en tout cas), je regrette maintenant de l’avoir raté en salle. Voilà sans doute l’un des meilleurs films français de l’année. Même si le récit nous conte l’histoire (vraie et incroyable) d’un militaire japonais et que cela se passe aux Philippines. La mise en scène d’Arthur Harari (son deuxième film après le très réussi Diamant noir) est aussi simple que puissante, somptueuse. La direction d’acteur et tous les interprètes sont impeccables, la direction artistique magnifique. Une ambiance de tous les instants lourde, moite, mystérieuse, mais aussi poétique et contemplative. Le tout finit par être fascinant, même si pas franchement facile d’accès, intense mais aussi sensible, et nous marque pour un moment. Même si le rythme est lent (le film dure près de trois heures), on est pris par l’histoire et on ne s’ennuie pas une minute. La presse internationale ne s’est pas trompé en lui attribuant les principales nominations (film, réalisation, scénario, photo) aux prochains Lumière de la presse, en attendant les César ? Un très grand, beau et envoutant film.
Mickkado
Mickkado

10 abonnés 44 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 décembre 2021
Une incroyable histoire vraie qui illustre la force de l'endoctrinement et l'absurdité d'un patriotisme exacerbé en temps de guerre. Une longue plongée dans la jungle qui va au-delà du film de guerre, devenant une aventure de survie, de fraternité, une expérience de cinéma rare et inattendue pour un film français...
Bee's Rogue S.
Bee's Rogue S.

4 abonnés 1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 30 décembre 2021
J'ai trouvé "Onoda - 10000 nuits dans la jungle" sans intérêt, je voulais le voir comme beaucoup de monde j'imagine pour la vie de cet homme resté en guerre sur son île, qu'est-ce que je me suis ennuyé !
Un film bourré de poncifs où tout est prévisible, une scène débilissime en particulier spoiler: où le revolver aurait été emporté par le courant d'un ruisseau au cours plutôt lent, difficilement crédible vu la densité de l'objet d'une part et d'autre part le fait qu'onoda lui-même ne se fait pas emporter par le courant alors qu'il est beaucoup moins dense qu'un révolver, et on apprend finalement que le revolver a remonté le courant comme une truite.

Le réalisateur a ajouté "10000 nuits dans la jungle", au titre, j'imagine qu'il a voulu illustrer ça en faisant durer son film 10000 secondes exactement, 10000 secondes beaucoup trop longues à mon goût.
0,5 pour les images parce que je l'ai trouvé bien filmé
Frédéric Verdin
Frédéric Verdin

1 abonné 41 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 décembre 2021
Le film est juste et très intéressant mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il aurait pu être plus dynamique. Un peu de musique? Une voix off? Un peu plus de développement sur la géographie de l'ile, la chronologie des évènements ou le contexte de la guerre? Un minimum de mouvement de camera? Supprimer certaines scènes inutiles ... et du coup éviter de passer d'un coup de 1950 à 1969? La dernière demi heure est une bouffée d'air (heureusement).

Bref, un excellent film de toute façon, cohérent de bout en bout même si je ne cautionne pas tout, mais à ne SURTOUT pas faire voir aux impatients ou aux adaptes de cinéma popcorn.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 décembre 2021
“Onoda” est le nom d’un sous-lieutenant japonais envoyé sur une île des Philippines afin de combattre l’ennemi américain en 1945. Cette histoire vraie et méconnue s’achève pourtant 10 000 nuits plus tard, soit en 1975 et près de trente ans après le conflit. En près de trois heures dans une nature qui prend vie par son silence, le réalisateur Arthur Harari décrit la folie de l’ennui, la tension de l’inaction dans une atmosphère singulière et impitoyable. Cette fable qui s’étire en longueur, interroge sur l’absurdité de l’héroïsme avec fascination.
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Cinememories

596 abonnés 1 673 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2021
Lorsque l’on chante un peu trop, on finit instinctivement par s’approprier une mélodie et des valeurs. Et quand on trouve la bonne harmonie, il n’y a plus qu’un geste ou un regard pour y projeter son âme, celle qui prend l’initiative de croire à la seule issue possible, la victoire. Arthur Harari (Diamant noir) rempile, avec son co-scénariste Vincent Poymiro, pour investir la surprenante aventure d’un « traînard » japonais, retranché dans la jungle de l’île de Lubang, aux Philippines. Loin du polar et de l’environnement d’Anvers, le cinéaste français se frotte à un désir obsessionnel, afin de rendre hommage à un homme, qui n’a eu pour seule directive de survivre, coûte que coûte. En l’abordant sous l’angle d’un film d’aventures, il retrace le parcours atypique d’Hirō Onoda, évoluant à contre-courant de sa mission, dès lors absurde, dès lors que la guerre s’est prématurément terminée.

C’est la première vertu narrative, qui apporte son lot de flashbacks et d’ellipses, tout en laissant croître cette fatalité ou cette malédiction, qui revisite les limites d’un soldat, soumis à une chaîne de commandement. Ce n’est ni le premier exemple, ni le dernier, cependant, il se dégage une grande force visuelle dans ce cousin éloignée d’Apocalypse Now. On passera du temps dans la boue, sous les pluies diluviennes et des bivouacs sur-mesure. Et l’on ponctue chaque nouvel élan patriotique d’Onoda avec des repères temporels, qui laisseront au spectateur évaluer le degré de démence qui pourrait l’habiter ou encore l’intensité avec laquelle il a troqué son humanité, malgré lui. En semant partout ce genre de graine, également dans les instants les plus fraternels, où les membres de son unité se réconfortent mutuellement, Harari capte sans peine leur loyauté et leurs maux les plus intimes.

Sur près de 30 ans de folie, il aura fallu deux interprètes pour illustrer une version plus fantaisiste du soldat. Yūya Endō incarne la jeunesse maladroite et trop influençable d’Onoda, ce qui en fait le parfait témoin d’un endoctrinement traumatique, mais donne également de belles leçons d’apprentissage aux côtés des siens. Quant à Kanji Tsuda, il traîne toute une charge émotionnelle, qui laisse transparaître un vide bouleversant chez le soldat de l’Empereur, toujours prêt à mourir pour sa nation, mais avec une contradiction qui refrène ses pulsions. Avec un esprit qui ne pense que par la guérilla, on finit par saisir le tourment qui le domine, mais jamais on ne se détachera de son regard. En parallèle, nous investissons sa psyché, aussi hostile qu’hasardeuse, car on lit aisément ses failles lorsqu’il n’a plus le contrôle sur la jungle et son environnement. Il erre comme un radeau sur l’océan, sans enjeux, ni objectifs concrets, car sa limite demeure sa croyance en cette fin de guerre.

Au détour d’un recul sur l’équilibre des forces mondiales, on se rend compte que son voyage mental reste alimenté par un seul ordre, mais également par le seul touché affectif qu’il semblerait avoir connu de sa vie d’adulte. Entre le devoir et le respect envers son supérieur, ou d’une autorité paternelle, le réalisateur parvient à émouvoir, à la fois dans un discours héroïque et tragique. Ces deux fonctions cohabitent dans la même hutte et dans un même corps, brisé par les épreuves et brisée par une solitude, qui l’a bercé depuis qu’il s’est engagé. « Onoda » est un électrochoc dans la sélection cannois, mais reste avant tout une démonstration de narration et de persévérance, rendue à ceux qui ne parviennent pas à lâcher leurs armes, au gré du réel et de la fiction.
Biertan64
Biertan64

67 abonnés 1 488 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 décembre 2021
L'histoire de Hiro Onoda, soldat japonais qui continua "sa" guerre mondiale sur l'île de Lubang jusqu'en 1974 est plus le compte-rendu de la survie d'un Robinson Crusoé armé (et de ses compagnons) qu'un film de guerre.
Les rares rencontres avec les pécheurs indonésiens, la construction de cabanes en bambous, la recherche de nourriture caractérisent ces 10000 nuits dans la jungle et contribuent à l'impression d'isolement de ces guerriers abandonnés, que le fanatisme et le respect des ordres éloigneront d'une folie pourtant inévitable.
Le seul souci de cette aventure est qu'il est difficile de rendre compte à l'écran qu'elle s'étale sur trente ans, malgré les 2h40 du long métrage et malgré trois cheveux blancs ajoutés sur la tête de nos protagonistes.
Une destinée hors du commun, une histoire incroyable, une mise en scène et une photographie réussies, le temps passe vite pour le spectateur dans son fauteuil, beaucoup plus que pour Onoda dont la vie s'est résumée pendant des décennies à recoudre des trous dans son treillis ou à pêcher son repas du soir en attendant un signal de ses supérieurs.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 23 décembre 2021
C’est une histoire à peine croyable que nous raconte là le réalisateur Arthur Haran, celle du soldat Onoda, préparé pour une mission spéciale durant la seconde guerre mondiale par l’armée japonaise et qui finalement a passé 30 ans sur une île des Philippines, sombrant peu à peu dans une forme de déni et de paranoïa, se persuadant que l’ennemi rodait toujours, que la guerre n’était pas terminée tant qu’il n’avait pas reçu d’ordre de son commandement.

Durant 2h45 (que l'on ne voit pas passer), on se retrouve plongé en immersion dans cette jungle hostile, à suivre le quotidien de Onoda et ses hommes, se transformant au fil des mois et des années en des "Robinson Crusoé" en treillis, mais sans pour autant être totalement oubliés par leur pays.
De ce "Voyage au bout de l'enfer", le réalisateur français a imaginé un film absolument captivant, une sorte de mélange entre la série Lost et un film de Werner Herzog (genre Aguirre, la colère de Dieu)… avec par moment une forme de lyrisme mystique.
Un film totalement envoûtant., d’une grande beauté visuelle, assez impressionnant dans sa mise en scène, tout en gardant une forme de minimalisme et de réalisme saisissant. Assurément un des grands films en salle pour cette année 2021.
Yetcha

1 085 abonnés 4 769 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 décembre 2021
Une bonne idée de mettre en image cette célèbre histoire des soldats japonais oubliés dans différents îles après la fin de la seconde guerre mondiale. Les allers-retours dans le temps sont très bien intégrés à l'histoire et on éprouve de l'empathie envers le dévouement ultime de ces soldats à la fois triste et héroïque. Une histoire à découvrir.
Allocine83
Allocine83

2 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2021
Quelle claque! L'histoire, la musique, le visuel, la psychologie des personnages, tout est parfait. Attention, si vous voulez regarder un film de guerre plein d'actions, d'explosions, de pétarades, etc., passez votre chemin. Il s'agit ici d'un "biopic" qui relate l'histoire d'un soldat japonais qui reçoit pour mission de rester sur une île perdue au fin fond des Philippines. Ses objectifs; résister, renseigner et survivre puis d'attendre le retour des troupes japonaises (qui ne viendront jamais et pour cause). A voir absolument.
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