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Un visiteur
4,0
Publiée le 8 novembre 2009
Un modèle de précision pour les films de casse "parfait", avec ce choix difficile de l'équilibre entre action et vie des personnages. La fin est peu trop attendue et un peu facile.
Pour son troisième film Kubrick atteint presque le chef-d'oeuvre. L'ultime razzia est un excellent superbement mis en scène par l'un des plus grands réalisateur de l'histoire du cinéma ici à ses débuts.
Doté d'un solide scénario construit tout en flashbacks, "L'Ultime Razzia" n'en demeure pas moins un énième film de gangsters qui veulent faire un gros "coup", et par conséquent, ne m'a pas follement captivé, fut-ce un Kubrick. La voix-off quasi documentaire et la musique jazzy sont à l'origine d'un contraste intéressant avec les faits relatés, et donc d'une ironie tout à fait kubrickienne. Cependant, je persiste à penser qu'avant 1964 et "Docteur Strangelove", Kubrick n'était qu'un bon cinéaste en devenir, et pas encore le génie qu'il fut par la suite.
Troisième long-métrage pour Stanley Kubrick, qui se lance avec brio dans le polar noir avec L'Ultime Razzia (1957). Doté d’une minutieuse mise en scène, le réalisateur nous « dévoile ses cartes » en nous présentant ses différents protagonistes, au fur et à mesure que les présentations se font, on découvre petit à petit les personnages principaux, les instigateurs du hold-up des caisses d’une course hippique ! D’une précision de main de maître, Kubrick étonne et épate par sa façon de diriger ses acteurs, de créer la surprise en nous offrant des twists à répétitions, avec ses magnifiques mouvements de cameras et sa narration si particulière. Un film de braquage qui aura eu raison d’être resté dans les annales, car c’est bel et bien une référence en la matière que nous avons là !
Un excellent film noir existentiel qui nous montre que le calcul ne paie pas, que le hasard est aussi à prendre en considération et que l'homme peut tout perdre en une seconde. A partir d'un scénario réglé comme du papier à musique et d'une narration intelligente, le jeune Stanley Kubrick signe avec L'Ultime Razzia un sommet du genre : figure de la femme fatale avec le personnage de Sherry, personnage du looser avec le guichetier éperdumment amoureux de celle qui la trompe ( toujours la même Sherry ), nombreux flashbacks qui servent à merveille cette oeuvre palpitante. Alors que ce braquage paraît aussi imparable qu'une partie d'échecs, les choses ne se déroulent pas comme Johnnie Clay et ses hommes l'avaient prévu. La dernière scène est éloquente, pleine d'ironie et de cynisme. Un tour de force scénaristique, une claque visuelle ( ah, ces fameux travellings ! ), bref : L'Ultime Razzia est à ranger parmi les grands classiques du film noir ( Key Largo, La Soif du Mal...). Peut-être même s'agit-il du premier chef d'oeuvre de Stanley Kubrick. Mon réalisateur préféré. Définitivement.
The Killing est un film réalisé par l’immense Stanley Kubrick alors en début de carrière. Il affirme déjà son talent dans ce film inscrit dans la mode prolifique des films noirs de l’époque. Kubrick prend une histoire plutôt banale de braquage (sauf que c’est le braquage d’un hippodrome ce qui est déjà original en soit) et la met en relief grâce à une dissection temporelle. Ce traitement en parallèle en influencera plus d’un et quelqu’un comme Tarantino admet volontiers l’influence qu’à eu ce Kubrick sur son travail. Alors Kubrick est-il le génial inventeur de cette façon de faire ? J’en doute, mais c’est probablement le premier à l’avoir utilisé avec autant de brio. Car en effet le film est superbement construit et se suit avec un malin plaisir de vouloir voir tout ce monde réussir leur coup à tel point que la fin du film est aussi blasante pour le spectateur que pour les protagonistes. Kubrick ne déroge pas vraiment au règles du film noir ainsi on trouve avec plaisir une voix off, une femme fatale, des gangsters et bien sûr une fatalité inhérente au genre. Un chef-d’œuvre du genre et un grand film de son auteur.
Bon film noir, plus humain que la plupart. Bien sûr, on ne retrouve pas encore les principaux thèmes de Kubrick, mais le cinéaste nous offre un beau panel de loosers qui tentent le pari de l'ambition pour se sortir de leur dépression. La construction du casse, qui doit beaucoup à Rashômon et qu'on retrouvera dans Pulp fiction, est fort réussie.
Pour son troisième long-métrage, Stanley Kubrick met en image l'Ultime Razzia, un thriller ingénieux et tendu sur la préparation et la réalisation du braquage d'un centre de paris hippiques. Bien que l'on puisse déplorer un scénario un peu prévisible, ce dernier se révèle originale par de nombreux autres aspects qu'il prend, notamment dans le sort réservé aux protagonistes qui lui est imprévisible. Car ce qui plait dans ce film est bien entendu son rythme tendu et prenant aidé d'une narration particulièrement bonne dans la gestion du temps. On devient ainsi une pièce de cette intrigue que l'on suit avec beaucoup de plaisir. La mise en image est quant à elle très bonne et on sent bien la maîtrise de la caméra de Stanley Kubrick. Si il n'y a pas autant de choses à dire que sur ces autres films, L'ultime razzia reste un chef d'oeuvre de série B qui lança la carrière du réalisateur.
Un polar minutieusement détaillé et bien construit qui m'a fait penser à Ocean 11 mais avec quelques participants en moins. Le démarrage est lent et quelques bavardages particulièrement inutiles et rasoirs viennent alourdir cette belle mécanique, par ailleurs filmée consciencieusement par Kubrick mais sans génie : ne pas s'attendre à sa maestria des films suivants. A ce sujet, quel contraste avec Les Sentiers de la Gloire sorti l'année d'après !
On note la présence dans le rôle-titre de Sterling Hayden très convaincant ici et qui le sera encore plus dans l'inénarrable Docteur Folamour des années plus tard... Assurément sérieux, ce polar n'a donc rien de bien extraordinaire si ce n'est... sa fin d'une ironie inattendue ! on retrouve là le Kubrick narquois et sardonique à souhait. Quelle fin, mes aïeux, elle sauve le film !
Petite perle du cinéma noir emprunt d'humour et d'ironie, L'Ultime razzia est aussi passionnant qu'étonnant. On reconnnaîtra le parfait photographe que Kubrick était, avec des jeux de lumières d'une virtuosité qui lui donnait déjà un style. On se laissera emporter avec grâce et divertissement dans cette intrigue originale et moraliste. Avec des braqueurs encore plus attachants que ne le sont les victimes, nous faisant penser directement à l'immoralisme Kubrickien, d'un pessimiste mordant et attachant. Bref, le début d'une grande carrière.
Parfait, y a rien d'autre à dire. Super novateur il me semble pour l'époque, des plans-séquences et travellings étourdissants, une BO purement jouissif...parfait, je vous dis. Stanley Kubrick, alors encore méconnu à cette époque, se révélera au grand public avec l'Utlime Razzia, montrant déjà une vertigineuse aptitude pour la mise en scène. Un film plein d'audace, histoire super bien ficelée mais le mieux c'est la chronologie du récit, une tactique qui nous rappelle étrangement un certain "Reservoir Dogs". Film culte comme tout les kubricks et qui garde après 55 longues années, cette fraîcheur inouïe ! Vous auriez vraiment tord de vous privez d'une telle merveille...
Un film en noir et blanc de Kubrick sur un braquage. La grande force du film est une narration non linéaire et une preparation millimétrée à la seconde près. Evidemment un grain de sable viendra perturber l’opération et un petit chien l’anéantir complètement.
Un très bon film de Kubrick, pas du niveau de ses futurs chef-d'œuvres mais assez passionnant et la forme sous laquelle est présenté le récit est très novatrice. L'interprétation aussi est très bonne.
Avec "L'ultime razzia", Kubrick nous offre une très belle oeuvre rythmée, formidablement mise en scène, narrée et interprétée. Cela dit, un peu plus de suspense aurait été souhaitable. Le dénouement est, quant à lui, drôle à souhait...