La Lutte des Classes
Note moyenne
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315 critiques spectateurs

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Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 avril 2019
Je trouvais le scénario original, certes il l'est. Mais pourquoi traiter ce sujet en le ridiculisant avec des idées très arrêtées sur le fait d'être réellement ce que l'on est ou ce que l'on voudrait être. Sofia, de condition modeste, a réussi sa vie professionnelle, quant à son mari, il se vautre dans la médiocrité et un manque d'ambition totale. De plus, ce n'est pas parce que l'on vit en banlieue que la vulgarité orale doit faire partie du paysage. Beaucoup de colère et de mal-être dans ce film qui fait que l'on ressort de la salle ne sachant ni le pourquoi, ni le comment. Seul un terrible accident fait que la population diverse et variée arrive à créer un lien qui, jusqu'alors, semblait impossible. Une chose est sûre, est (ou devrait être), que chaque parent ne veuille que le bonheur, voire la réussite, de leurs enfants.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 mai 2020
Pas grand chose à en dire si ce n’est que j’ai trouvé ça raté. Avec un sujet cassé gueule j’ai trouvé que le film se prenait souvent les pieds dans le tapis. Dommage pour Leila Bekhti, Édouard Baer et Ramzy Bedia que j’aime beaucoup. Le film n’arrive que trop rarement à être intéressant et le final complètement crêtin fini d’achever la mauvaise impression. Artistiquement parlant c’est très pauvre aussi. Non il n’y a pas grand chose à sauver.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 23 mars 2020
Je dis rarement ça, mais je n’ai pas du tout aimé un film avec Edouard Baer. La thématique d’une lutte des classes est à priori intéressante, mais la manière dont elle est abordée ne m’a pas plu. Ce film se transforme en espèce de potpourri où on mélange problèmes sociaux, culturel et religieux de manière brouillonne. Pour ne rien arranger, chaque personnage à sa petite case dont bien sûr il ne déborde pas afin que la situation ne puisse évoluer. Il n’y a pas de nuance, ni de juste milieu. J’ai trouvé beaucoup de situations caricaturales. Alors certes, par moments s’est appuyé afin de faire rire, mais a d'autres moment cela ressemble plus à du mauvais gout. Pour ne rien arranger, l’histoire est très plate. On prend le même film, on retire les parents stupides qui enveniment bêtement la situation, et on se rend compte que le gamin peu s’adapter. En parlant des parents, quelle déception de voir Edouard Baer comme cela. Je l’ai trouvé totalement effacé. Il est passé à côté de sa prestation. Pour sa femme temporaire, Leïla Bekhti, elle met un peu trop de drame dans ses expressions. En même temps, c’est valable pour toute cette comédie. On ne rigole pas franchement. Le portrait qui nous est dépeint est d’une tristesse comme si la société allée dans le mur. Ce n’est pas la fin surfaite qui à changer mon sentiment global. Merci tout de même à Ramzy Bedia pour m’avoir bien fait rire dans le rôle du directeur d’école. Il n’est malheureusement pas assez présent à l’écran.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2020
Cette manière qu’a Michel Leclerc de rassembler des clichés qui n’en sont finalement pas, des êtres dont le vêtement et la couleur de peau suffisent un temps à fonder préjugés et jugements, pour, dans l’altercation de leur caractère propre – un peu comme dans une comédie de Molière –, extraire l’essence même de la mixité sociale, fait de La Lutte des classes une œuvre en tout point aboutie. Car le film interroge beaucoup et a l’intelligence de ne pas répondre. Ou alors, de répondre en recourant à des artifices, des déguisements et des masques comme les enfants et leurs enseignants se déguisent pour la fête de fin d’année. Les baisers de Sofia marqués par une trace de rouge à lèvres rassemblent les confessions : le politique – relatif à la vie de la cité – est pensé par le prisme de ressorts, quant à eux, strictement comiques (ou dramatiques). Ce faisant, le réalisateur atteste une véritable foi en la diversité humaine, conclut son film sur une scène de carnaval rappelant, il y a peu, le Coincoin de Bruno Dumont. Et le farcesque n’est d’ailleurs pas en reste : l’humour diffuse l’ensemble du long-métrage une légèreté d’esprit et de ton qui permet aux stéréotypes de se dissoudre aussi vite qu’ils sont mis en scène. Édouard Baer en batteur punk d’extrême gauche est délicieux de drôlerie et de tendresse mêlées, Leila Bekhti en avocate incarne la réussite professionnelle, grâce aux études supérieures, des milieux modestes, et le jeune Tom Lévy représente aussi bien le nœud dramatique que l’espoir placé dans l’École républicaine et ses valeurs. Car si le film se déguise, il ne triche pas : une impression de véracité se dégage de chacune des séquences, et la façon qu’il a de résoudre les conflits a ce quelque chose d’atypique qui témoigne de la justesse de son regard. Une belle séquence onirique offre au film l’occasion de développer l’autre thème du long-métrage, autre mais pourtant au centre de tout : la peur que suscite la solitude, prolongement terrible de la ségrégation sociale et ethnique. Dès lors, La Lutte des classes affirme d’emblée sa croyance dans le conflit comme seul vrai moyen de remédier à l’isolement et donc à la haine, le conflit qui seul peut déboucher sur une prise en compte des limites à ne pas franchir, et donc sur un apprentissage pour chacun des partis. Parce qu’il plaide contre la surveillance paranoïaque et défend l’ouverture et la circulation des êtres au sein d’un espace multiculturel mais français, le film transmet un acte de foi en l’enfant et en sa capacité à faire prendre conscience aux adultes de leur aveuglement dogmatique. Une très bonne comédie, un film intelligent et de grande qualité.
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 avril 2019
une comédie drôle sur des sujets sensibles.
à Bagnolet les enfants quittent un à un l'école publique
pour aller dans le privé et ce couple mixte avec la magnifique Leïla Bekhti va tout
faire pour que leur fils reste dans le public.
le courant passe et les acteurs sont formidables, on rit pas mal.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 avril 2019
Avec un tel casting et un pitch plus que séduisant, le réalisateur Michel Leclerc, qu’on suivait avec attention depuis ses précédentes demi-réussites, a réussi à se planter dans les grandes largeurs. Ce film souffre de facilités dans le scénario, de dialogues assez peu travaillés - mises à part, il est vrai, quelques jolies réparties -, d’une interprétation trop relâchée (qui a choisi l’enfant?) hormis Édouard Baer et Leila Bekhti qui sauvent les meubles. Le thème de la fidélité à ses origines et à quelques valeurs auxquelles on voudrait se tenir toute sa vie et que l’on souhaiterait transmettre à ses enfants est plutôt une bonne idée cinématographique et une nouvelle occasion de décrire le milieu bobo, ici de l’est parisien. Mais on aurait aimé un peu moins de dilettantisme et plus de travail sur les personnages, en dehors des clichés dont regorge le film. Le film sur la gentrification des quartiers populaires et l’évolution sociologique des néo-bourgeois au tournant du siècle reste à faire.
karpathakis y
karpathakis y

34 abonnés 633 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 16 octobre 2019
"Qui consomme de la viande à caractère porcin?", est ce qu'on parle vraiment comme ça (même a l'école). "qui mange du porc (du cochon)?" aurait été plus simple et c'est d'ailleurs cette question que Ramzy pose. Racisme, homosexualité, condition sociale, immigration, religion, éducation, écologie, insécurité, ce film veut traiter de tous. Parfois vulgaire, un scénario trop simple, une fin délirante. Les acteurs ne sont pas mauvais...une B.O. pas très bonne, ce fut une perte de temps pour moi.
Charley J
Charley J

15 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 mai 2019
J’avais beaucoup aimé Le nom des gens, moyennement aimé Télé gaucho mais là on touche le fond. C’est ennuyeux, c’est poussif et caricatural, quel dommage car les acteurs sont bons. La fin du film est complètement absurde et idiote, on se demande ce qu’a bien pu fumer le réal. Bref, n’y allez pas.
axelle J.
axelle J.

129 abonnés 501 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2019
Excellente comédie sociale avec des scènes savoureuses et de bons dialogues.
Je m'attendais à plus percutant mais c'est quand même très bien.
Ce film m'a beaucoup plu.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 avril 2019
Elle, Sofia, est une avocate d'origine maghrébine qui a passé sa jeunesse à Bagnolet. Lui, Paul, son compagnon, est batteur dans un groupe de rock punk qui connut son heure de gloire plusieurs années auparavant. Aujourd'hui, il est plutôt homme au foyer. Sofia et Paul forment un couple qui a des principes, qui a des valeurs. Paul, surtout ! Des principes tout à fait honorables : laïcité, une mise en avant de la mixité sociale, l'utilisation de produits biologiques, etc. Des valeurs qui, toutefois, peuvent vous mettre en porte-à-faux lorsque vous déménagez depuis Paris vers Bagnolet, que vos amis oublient leurs principes en retirant leurs enfants de l'école publique pour les mettre dans une école privée, que Corentin, votre fils de 8 ans, se retrouve rejeté par ses condisciples car le seul à être ... différent et en arrive à vouloir devenir musulman ou catholique car ses copains lui affirment que s'il ne croit pas en dieu, il ira en enfer. D'une certaine façon, on retrouve le Michel Leclerc de "Le nom des gens" et de "Télé Gaucho", ce réalisateur de gauche qui aborde des sujets sérieux sous l'angle de la comédie, qui adore se moquer gentiment de certains travers de sa famille politique. D'une certaine façon seulement, car il y a quand même beaucoup trop de clichés dans "La lutte des classes" et on ne peut s'empêcher de ressentir une certaine gêne à la vision de ce film : par exemple, lorsqu'on se retrouve face à des comportements que l'on juge répréhensibles par rapport aux valeurs républicaines et laïques, il peut s'avérer difficile de choisir entre ses principes de tolérance, d'acceptation de l'autre et son rejet de tels comportements. Eh bien, le réalisateur, ménageant la chèvre et le chou, joue là-dessus d'une façon qui arrive à mettre mal à l'aise. Et puis, dans un film dont on pourrait penser qu'il milite en faveur de l'école publique, école de la mixité sociale, la seule école vraiment libre, pourquoi avoir fait du directeur et de l'institutrice un duo, certes très comique, mais, surtout, totalement incompétent ?
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 avril 2019
Ce film aurait pu être tourné il y a une dizaine d’années. Outre le fait qu’il date, il est plein de bons sentiments mal ajustés. Autour de la mixité sociale, de l’intégration et du respect, Michel Leclerc entasse dans un fourre-tout une somme considérable de clichés qui se retournent contre les intentions premières et louables de son auteur. Opposer systématiquement réactionnaires et bourgeois-bohèmes, riches et pauvres, noirs et blancs, en vient à rendre prévisible chaque nouvelle scène dans une vision caricature d’une société ici campée autour d’un quartier de banlieue de Bagnolet. Il n’est qu’un décor pour un discours brouillé par trop d’antagonismes. Tout s’oppose à tout et les comédiens au taquet, bien sympathiques, n’arrivent pas à surfer sur cette fantaisie qui se voudrait sérieuse. Le ton n’y est pas.
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
momo M.
momo M.

50 abonnés 284 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 avril 2019
Une comédie avec quelques scènes très drôles. Les bobos des AMAP et jardins partagés sont bien caricaturés. On ménage toujours la chèvre et le chou dans ces histoires de diversité et de vivre ensemble plus ou moins bien vécues. Heureusement le film ne se prend pas trop au sérieux. Les personnes ne connaissant pas Montreuil ou Bagnolet ne s'y retrouveront peut être pas. Michel Leclerc ne devait pas savoir comment terminer son film pour nous donner une fin aussi stupide, ridicule et complètement ratée !
Elisabeth G.
Elisabeth G.

214 abonnés 1 199 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 avril 2019
Une comédie sociale (du moins je crois) qui m'a laissée perplexe. Drôle mais trop de sujets traités et confinant parfois au malaise.
Une critique plus détaillée et d'autres sur le-blog-d-elisabeth-g.blogspot.fr
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 31 mars 2021
Ici c’est la famille Bouley. Aux idées larges et surtout donnant à leur fils les bases d’une éducation ouvert aux autres.
Sauf que l’enfant a du mal à trouver sa place entre le discours des parents et la réalité de l’école.
Plutôt déçu dans l’ensemble car c’est un tas de réflexions intéressantes mais présentées de façon brouillonne et noyées dans l’ensemble.
On n’a pas besoin qu’ils se séparent pour comprendre que leur couple en prend un coup aussi et la fin est plutôt ridicule.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 avril 2019
Un film de Michel Leclerc joue toujours sur le fil démagogique, entre surenchère sociale et critique de la classe bourgeoise. "La lutte des classes" n'échappe pas à la règle, sinon que cette classe-là, est d'abord celle que l'on trouve dans une école publique de Bagnolet où cohabitent les enfants cossus des pavillons locaux et les enfants métissés des tours HLM. Voilà donc un film qui veut raconter, sans se prendre au sérieux, la difficulté d'un vivre-ensemble, alors que nombre de parisiens, dépassés par les prix immobiliers, s'installent en proche banlieue, et que l'ascenseur social continue de dysfonctionner pour les familles socialement défavorisées et principalement d'origine immigrée.

Il y a dans le synopsis un risque de sombrer dans une série de stéréotypes grotesques. Le traitement du réalisateur témoigne à la fois d'un ton humoristique pour éviter ce risque, et pourtant, il accumule, sans distance critique, nombre de portraits caricaturaux, qui, au lieu de défendre l'idée d'un vivre-ensemble, renforce les clivages communautaires.

Les comédiens s'engagent dans cette histoire avec légèreté et conviction. Si Edouard Baer incarne un personnage parfaitement caricatural, il parvient à le rendre attachant et vraisemblable. L'interprétation de Leila Bekhti fait montre d'un véritable symbole, comme si elle disait à travers ce rôle son propre parcours d'artiste d'origine maghrébine. En tous les cas, on ressort de ce film avec un sentiment ambigu, entre le sourire, l'agacement et la tendresse pour cette famille originale.
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