L'Homme à la caméra
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ProjecteurTemporel
ProjecteurTemporel

1 abonné 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 mars 2026
Avec L’Homme à la caméra, Dziga Vertov repousse les limites du langage cinématographique en faisant du montage le véritable moteur du récit. Le film abandonne toute narration classique pour proposer une symphonie visuelle du quotidien soviétique, où la ville devient un organisme en perpétuel mouvement. Vertov expérimente sans relâche : surimpressions, ralentis, arrêts sur image, autant de procédés qui interrogent la nature même du regard cinématographique. Derrière cette virtuosité formelle se dessine une réflexion fascinante sur la modernité, la machine et la place de l’homme dans ce flux. Une œuvre manifeste, à la fois laboratoire et célébration du cinéma comme art total.
Louny
Louny

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2025
Nous sommes à la fin des années 20, en URSS où Staline commence à prendre le control total du pays et imposer à l’art un réalisme socialisme. Pourtant, Dziga Vertov nous entraîne dans un film expérimental avec des nombreuses techniques cinématographiques tels que la surimpression, la superposition, l’accéléré, le ralenti, etc…
Ce film pourtant muet est doté d’une grande musicalité à travers ces images. Pour l’époque, ce style très avant-gardiste, m’impressionne. Le montage est fantastiquement réalisé permettant au film (pourtant sans scénario, ni acteur) de prendre tout son sens.
Nous entrons dans Odessa et d’autres villes d’URSS où nous découvrons le quotidien des habitants : le travail, le sport, le loisir, le cycle de la vie
De plus, les femmes occupent une place visible et active : on peut les voir faire du sport, travailler, vaquer à leur loisirs, etc
Ainsi, ce film tout en étant expérimental et théorique donne une visibilité rare aux femmes dans le cinéma de l’époque. Il anticipe même une forme de représentation égalitaire que le cinéma ne généralise d’ailleurs pas forcément aujourd’hui.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2025
Difficile d'évaluer ce genre de proposition purement expérimentale. Certes, on est prévenu d'emblée qu'il n'y aura ni narration ni structure ni émotion mais cette accumulation de plans glanés (pendant trois ans!) auprès de Russes ordinaires ennuie très rapidement! Par contre, Dziga Vertov révèle une curiosité remarquable quant aux différentes possibilités offertes par son médium, tant dans les plans, les focalisations, les techniques de montage ou de cadrage. Par ailleurs, il propose une mise en abîme sur la construction de l'image de cinéma, dans une volonté manifeste d'hommage à cet art rendant le trivial artistique. A voir par curiosité historique.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 739 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juillet 2024
Absolument indescriptible par le moment que je viens de vivre. 1929... le film a bientôt 100 ans, qu'il est toujours, le film avec le meilleur montage. D'une prouesse technique avant gardiste et experimental, son réalisateur a tout bonnement réalisé un film brillant pour son époque mais pas seulement. Encore aujourd'hui, il est impossible de ne pas se poser des questions du style : comment il a fait ça ?. C est d'une prouesse rare et une expérience exceptionnelle. 60 minutes de pure cinéma experimental. Certaines scènes sont d'une radicalité et le ton du film est dinguissime par son montage RÉVOLUTIONNAIRE ET UNIQUE. Rappelons que ce film est sorti en 1929... EXTRAORDINAIRE
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2023
Voilà bien le genre de film qui ne plaira pas à tous. En même temps, il s’agit d’un documentaire soviétique muet et expérimental de 1929 ! A l’ère du zapping et des plateformes de streaming qui nous abreuvent de contenus tout neufs, pratiquement personne ne tombe « par hasard » sur ce genre d’œuvre. Si vous mettez la main (l’œil ?) dessus, c’est que vous êtes très probablement un averti et un amateur de cinéma…
Quid du film alors ? Dziga Vertov réalise ici un documentaire sur le quotidien d’une ville soviétique (en réalité, le tournage s’est partagé entre Kiev, Odessa, et Moscou). Il n’y aura ni intrigue, ni dialogue, ni acteur, le cinéaste se bornant à enfiler des scènes ordinaires. Ca a l’air bien ennuyeux sur le papier, et pourtant le long-métrage est tout simplement hallucinant.
Vertov et son chef opérateur Mikhail Kaufman font preuve d’une technique aussi riche qu’avant-gardiste pour l’époque. Split screens, plans débullés, jeux sur la profondeur de champ et les échelles. Images ralenties, accélérées, inversées, ou arrêtées. Stop motion et arrêts de caméras. Plans de compositions par superpositions. Montage frénétique et astucieux.
Même un simple plan sur une machine tournante est parvenu à m’hypnotiser. Tandis que les images sur les grands espaces font l’effet d’une claque, telle cette incroyable séquence avec de l’eau qui s’échappe en trombes d’un déversoir.
Vertov va carrément jusqu’à la mise en abyme et le méta. Filmant son propre chef opérateur en action, pour alterner les images entre les deux caméras. Ou montrant le travail de montage, ou un public découvrant son propre film !
A ceux qui craindraient de voir un film qui se limite à ces effets, soyez rassurés, il y a du fond. Car je peux déceler au moins deux intentions chez Vertov, à la lecture de ses manifestes.
D’abord, il s’agit clairement d’une œuvre pleinement alignée avec les idées marxistes. Pas de héros individuel, le film s’intéresse à la masse, la foule. Et il célèbre l’industrialisation permise par le communisme, dépeignant cette ville fantasmée comme une cité idéale, où, après l’effort le réconfort. On verra ainsi cette foule de travailleurs s’extasier par le sport et les divertissements.
Ensuite, le parti pris (radical) de Vertov est de vouloir construire le cinéma en tant qu’art indépendant. Il veut s’affranchir de la littérature ou du théâtre, raison pour laquelle il n’y a ni dialogue ni acteur. Je dois avouer qu’en tant qu’amateur de narration visuelle, le film tire sur ma corde sensible. Cette accumulation de pépites techniques ne constituant ni plus ni moins qu’une brillante démonstration : oui, le cinéma est un art, où ce qui compte n’est pas tant ce que l’on raconte, mais que les images et le montage permettent de le raconter de manière exaltante.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 septembre 2022
Ça m’apprendra à ne pas me renseigner sur les films que je regarde.

C’est un film expérimental et il en faut, mais ça se regarde pas bien pour autant.

On a quand même plein de plans intéressants, une super musique et un réel sens du montage pour lier les deux.
Bariste
Bariste

5 abonnés 58 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2022
Vertov, était un réalisateur visionnaire, avec son film qui révolutionne le cinéma de l'époque, tout en utilisant des ralentis, des accélérés, de l'animation etc.. il montre que pour faire un bon film il ne suffit pas d'avoir un scénario et une bonne mise en scène, mais que le rythme du montage peut à lui tout seul créer des émotions, la surprise, la tristesse etc.. Tout en montrant des scènes de la vie du quotidien des russes. le sport ,le travail, la mort la vie la joie ...
Manu
Manu

20 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 septembre 2020
Je l'ai vu en "ciné-concert", avec 3 musiciens sur scène pour faire la musique en direct ! Formidable, un témoignage poignant de l'histoire du cinéma. Mention spéciale avec la mise en abîme du travail de la monteuse.
Téo F
Téo F

7 abonnés 16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 novembre 2018
Je n'ai pas du tout aimé ce film. J'ai un peu près compris le sens et analysé ce film en cours. Je me suis ennuyé durant tout le long de ce film.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 octobre 2017
Ce film soviétique muet (car il n'y avait à la base pas du tout de musique) sorti en 1929 et réalisé par Dziga Vertov est très bon. C'est un film expérimental qui n'a pas pour but de plaire ou quoi que ce soit d'autre mais juste d'expérimenter tout ce que le cinéma et ses techniques ont à proposer. Il n'y a donc pas de scénario donc pas d'histoire et donc pas de construction narrative. Ce n'est simplement que la vue de plusieurs choses qui n'ont rien en communs entre elles et qui ne sont filmées que pour être le support des essaies cinématographiques du réalisateur. La mise en scène est également surprenante car c'est un méta-film, un film dans le film, où nous suivons un caméraman mis dans diverses postures (surtout à la fin où elles n'ont souvent aucunes logiques) filmant des rues et des gens et c'est vraiment nouveau et assez inattendue pour l'époque. Pour l'époque, c'est tout de même très révolutionnaire et ça ne fait pas si longtemps que ça que le cinéma existe qu'il y a déjà des films en marge des autres. Encore une fois, pour l'époque, les effets spéciaux et les autres effets utilisés sont vraiment très bons et reste même encore aujourd'hui très correct. Nous avons même des "scènes" qui sont à la limite de l’hypnotisme tellement il y a de plans qui se suivent très rapidement. C'est tout de même plus agréable de le voir aujourd'hui avec de la musique par-dessus, notamment celle du Cinematic Orchestra qui rythme beaucoup le film et qui est tout simplement très bonne. "L'Homme à la caméra" est donc une œuvre très intéressante qui plaira surtout aux étudiants et aux passionnés du cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 9 septembre 2017
« L’homme à la caméra » est un documentaire ambitieux qui cherche à saisir dans tout son foisonnement le quotidien d’Odessa et de ses habitants. Parallèlement, le film propose une mise en abyme de ses propres moyens de conception, des prises de plans à la projection finale.

Davantage un manifeste essentiel dans l’histoire du cinéma qu’un véritable chef d’œuvre, « L’homme à la caméra » n’en demeure pas moins d’une beauté et d’un intérêt certains.

Dziga Vertov développe dans ce documentaire les théories du Ciné-Œil. Il s’agit, comme le rappellent Brasillach et Bardèche dans leur Histoire du Cinéma, de saisir une succession de scènes non voulues, c’est-à-dire ni guidées par une intrigue, ni ordonnées par une volonté artistique bourgeoise, mais saisies par l’œil de la caméra, comme l’œil humain saisirait sans le vouloir tout spectacle. Il s’agit ainsi de rechercher une voie artistique propre au cinéma, s’éloignant des affres du théâtre filmé (ah ! le vaudeville à la française !) ou de la simple transcription littéraire dont les conséquences néfastes sont tellement sensibles aujourd’hui. Il en résulte un rôle essentiel dévolu au montage, technique d’ailleurs célébrée dans le film, dans sa tentative d’ordonner et d’agencer ce que la caméra a choisi. Il en résulte également pour le spectateur une certaine liberté d’interprétation, voire une sensibilisation assez forte au rôle des images et à leur déconstruction. Si cette démarche et l’esthétique demeurent avant-gardistes et constructivistes, loin de la sclérose qui touchera ensuite un certain cinéma russe, force est de constater que le ver est pourtant déjà dans le fruit de cette théorie : le montage peut tout aussi bien construire une nouvelle réalité pour labourer le cerveau du spectateur qui assiste à la représentation d’une réalité finalement toujours choisie. Cependant, en 1929, dans le champ du cinéma, ces recherches expérimentales enfantent d’une richesse inventive folle dont rougiraient les prétendus artistes qui toisent de leur médiocrité les festivals contemporains.

Les très belles images qui s’enchaînent par coupes, par sauts, sans le moindre montage narratif, donnent ainsi une vision complète de la ville d’Odessa : les travaux bien sûr, ouvriers, mineurs, pompiers, tisseuses en proie à un productivisme et à une frénésie répétitive que moquera Charles Chaplin dans « Les Temps Modernes », et une grande gamme de loisirs, sport, danse, échecs, bar, stand de tirs qui sont autant d’illustrations de l’âme russe éternelle. Mais là où Vertov excelle particulièrement, comme d’ailleurs tout le cinéma soviétique de cette période, c’est dans la capture des visages, à l’exemple de cette vieille femme à la peau parcheminée, de ces enfants riant, souriant ou s’étonnant devants les tours d’un prestidigitateur, de ces sourires charmants et charmeurs de jeunes femmes ébahies devant les exploits sportifs de ces messieurs. Parfois la vérité de ces visages transcende l’écran, lorsque le regard se refuse à la caméra, mais surtout dans ce plan dont s’est sans doute rappelé Chris Marker quand il filme une jolie Cap-Verdienne dans « Sans Soleil » : une femme au visage couvert de suie est surprise au travail et d’abord gênée, esquisse un léger sourire séducteur au cadreur. Toutes ces images sont mises en scène avec une gamme de techniques finement maîtrisées : surimpressions, superpositions, accélérés, ralentis, jeu de rappels entre les plans, effets de communication entre intérieurs et extérieurs, animation étonnante de la caméra sur son trépied, le tout guidé par un rythme et un éloge du mouvement assurément futuristes.

D’abord enchanté devant ce catalogue d’images magnifiques, je n’étais pourtant pas loin d’y voir seulement comme Eisenstein un « coq à l’âne » un peu vain, un pur exercice de style qui n’éblouirait que dans ses prouesses formalistes. Cependant, à l’instar d’un Zola en littérature, mais avec davantage de talent, c’est lorsque Vertov contredit ses théories dans sa réalisation même que le documentaire devient le plus intéressant. Pour égayer le spectateur et ne pas l’ennuyer totalement (il serait en effet malhonnête de ne pas reconnaître quelques longueurs durant l’heure de visionnage), le metteur en scène se voit bien contraint de romancer ou de poétiser un peu ce que le monde lui propose. Les plus belles séquences de « L’Homme à la caméra » résultent ainsi des entorses à la théorie du Ciné-Œil : les divers plans du réveil de la belle matineuse au début du film, ou la collision de plans au bureau des registres entre le couple marié et le couple divorcé, narrent bien malgré eux une histoire sur laquelle s’attarde le réalisateur.

Exploration quasi exhaustive des possibilités offertes à l’homme tenant une caméra, le documentaire de Vertov devrait être montré dans toutes les écoles de cinéma pour s’assurer d’une maîtrise nécessaire du langage cinématographique et inculquer le désir de ne subordonner cet art à aucun autre. Une leçon qui ne semble malheureusement retenue aujourd’hui que par les documentaires et les films d’animation, véritables viviers pour ce type de recherches expérimentales.
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 août 2017
Bof, je suis assez déçu par ce film, qui m'a laissé totalement de marbre.
Je ne m'attendais pas à ce qu'il s'agisse d'un défilement d'images … et puis c'est tout. On voit certes le quotidien de la vie des habitants russes, mais je ne pense pas que le défilement extrêmement rapide des images serve le propos informatif. Il n'y a vraiment pas grand chose de marquant à la forme. Et puis surtout je me suis vraiment ennuyé devant ce film (et ce malgré le fait qu'il ne dure que 80 minutes). J'hésite d'ailleurs à appeler ça un film, tellement cela ressemble davantage à un clip du ministère du tourisme soviétique.
Je ne mets pas une trop mauvaise note parce que la musique donne tout de même un soupçon d'intérêt à ce film, mais je suis globalement assez déçu.
Frédéric P
Frédéric P

16 abonnés 188 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2017
Tout simplement époustouflant d'audace.
L'homme à la caméra c'est le montage pur des images sans scénario et l'abandon du langage puisque même les cartons disparaissent.
L'adéquation de la musique de Chostakovitch est impressionnante.
La caméra filme la caméra, l'homme à la caméra est lui-même filmé.
Un objet de pure grammaire cinématographique. A voir absolument pour comprendre la proximité et les différences avec Péléchian.
Matis H.
Matis H.

40 abonnés 162 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 février 2017
Comme l'indiquent les panneaux précédent le long-métrage, inutile de chercher ici le moindre signe d'un récit, l'ambition de Vertov avec "L'Homme à la caméra" est celle d'expérimenter le montage dans le but de créer un langage cinématographique universel.

Ainsi le cinéaste accumule les trouvailles formelles : arrêt sur image, accéléré, split screen, parallèle entre deux éléments contraires (vie/mort, travail manuel/automatique etc) le tout avec un rythme extrêmement soutenu. Les idées de cinéma, résolument modernes pour l'époque (1929), s'enchainent donc à une vitesse ahurissante, et notre attention peine à capter toutes les volontés du cinéaste dans ce flot d'images incessant, tout en restant cependant fascinant dans son renouvellement.

Toutefois, limiter "L'Homme à la caméra" à un simple exercice formel serait perdre une partie de l'intérêt de l'oeuvre. Vertov parvient, en s'inscrivant dans la continuité de l'absence de récit, à tenir un propos sur le cinéma en tant qu'objet ludique. Nous assistons donc au film, en même temps que celui-ci est conçu, à l'image de cette scène fantastique durant laquelle la pellicule prend vie sous nos yeux le temps de quelques secondes, avant de revoir ce même passage plus tard au sein du montage. Nous nous retrouvons donc dans la même situation que ces enfants qui regardent un tour de magie vers la fin du film, peinant à comprendre la logique de l'effet mais fasciné par le résultat, ne sachant jamais de quelle point de vue nous observons la scène, celui de l'oeil du cinéaste ou celui d'un spectateur.

"L'Homme à la caméra" est donc une oeuvre vertigineuse de par ses intentions et son propos. Expérimentation débordante et échange ludique avec le spectateur, Vertov met en scène une oeuvre à la densité évidente et à l'importance majeur dans la façon de capter le réel par la seul force de l'image.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 18 novembre 2016
Pas très simple à regardé, mais l'analyse du film intéressante.

Le film montre surtout une vision de l'époque en Russie, on y voit de magnifique trucage pour nous séduire. Bon après c'est pas un film que l'on s'amuse à regarder plusieurs fois, mais un passage obligé pour les amoureux du cinéma, et un film que l'on aborde dans les différents cours d'histoire du cinéma.
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