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AHEPBURN
112 abonnés
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4,5
Publiée le 16 décembre 2018
Excellent film sur la famille et les secrets. L'interprétation est excellente. C'est poignant et divertissant. Je recommande ce film qui est plein d'émotions.
Très beau film. Les cadres d’une grande précision rappellent Ozu ainsi que l’utilisation du hors champ. Cette famille recomposée de voleurs est très sympathique.
Dès la 2ème moitié du film, je me suis demandé pourquoi ce film avait eu la Palme d'Or... Malgré que je me sois mortellement ennuyé, je suis resté jusqu'au bout, et les pseudos-révélations ne m'ont pas fait changer d'avis. J'ai du mal à comprendre les commentaires élogieux des critiques et des internautes. Il ne suffit pas de montrer des gens sympathiques dans une vie de galère pour faire un bon film. Le scénario, la mise en scène, les comédiens m'ont semblé bien ordinaires et dénués de tout intérêt. Tant mieux pour ceux qui apprécient le film, mais pour moi à éviter !
Hirokazu Kore-eda est définitivement un des plus grands réalisateurs actuels. Film après film, cet artiste japonais creuse toutes les subtilités et nuances que peut recouvrir la notion de famille, tout en interrogeant en filigrane ce concept même de famille. Son nouveau film, Une affaire de famille, très justement récompensé au festival de Cannes, ne déroge pas à la règle et nous embarque dans le quotidien léger et tragique d’une drôle de famille qui tente de survivre malgré sa pauvreté. Sans jamais forcer le trait, Hirokazu Kore-eda s’intéresse à tous les liens qui unissent les uns et les autres, créant ainsi une profonde réflexion sur le sens que l’on donne à l’amour des siens. Comme d’habitude avec ce réalisateur, c’est dans les détails que l’œuvre va se dessiner, et lorsque la dernière image du film apparaît, on ne sait si l’on doit pleurer ou sourire… Un très grand film, sensible et humaniste.
Quelques années après le sublime Notre Petite Soeur, Hirokazu Kore-Eda continue son exploration des liens familiaux. Une Affaire de Famille nous entraîne dans le quotidien d'une famille quelque peu dysfonctionnelle, une famille complètement différente de ce à quoi le réalisateur avait pu nous habitué. Mais finalement on s'attache très facilement à chaque personnage, à chaque vie. Au fur et à mesure que le scénario se dévoile sous nos yeux, chaque personnage se construit, se détruit, s'invente complètement et nous emmène dans son propre voyage. L'une des plus grosses réussites de cette histoire réside dans cette facilité d'écriture, rien dans cette histoire n'imprègne le tout de suspens et pourtant on suit avec intérêt le quotidien de cette famille. Depuis Nobody Knows, jamais Kore-Eda n'aura réussi à peindre de manière aussi subtile et poétique les difficultés sociales et familiales existantes dans son pays natal. Il faut dire que, comme à son habitude, le réalisateur japonais s'est entouré d'un casting exceptionnel. Les grands noms que l'on retrouve habituellement au générique de ses longs-métrages sont de retour et tous sont transcendants. Lily Franky, Sakura Andô, Mayu Matsuoka, Kiki Kirin, Kairi Jyo et Miyu Sasaki subliment le film à chaque seconde. Chacun de ces acteurs et actrices, jeunes ou pas, savent faire vivre leurs personnages avec grand talent et nous accompagnent tout au long du film. Les rares seconds rôles que l'on peut apercevoir sont aussi très bons mais leur temps à l'écran est très réduit. La volonté du réalisateur est clairement de vouloir poser sa caméra sur ses six acteurs principaux pour les faire vivre avec le spectateur. Dans tout ça, les décors choisis sont sublimes, la maison qui accompagne bon nombre des scènes est réalisée avec soin et attention pour nous immerger dans ce quotidien difficile mais pourtant terriblement vrai que certaines familles vivent. Le réalisateur a choisi un nouveau compositeur pour faire vivre son film et il va sans dire que Haruomi Hosono est un choix payant. Les partitions que l'on peut entendre tout au long du long-métrage sont d'une grâce subtile et apportent de la lumière à un quotidien assez sombre. La dernière Palme d'Or du Festival de Cannes est loin d'être une déception, davantage une consécration pour un réalisateur qui continue d'explorer de la plus belle des manière les thèmes sociétaux qui parcourent son pays.
Un film sur la famille de cœur et non de sang/ Faut il bien distinguer les deux ? Des liens naissent, se renforcent, se délient et se reforment. C'est ce que filme avec délicatesse et douceur Kore-eda au Japon.
Un film de Hirokazu Kore-Eda est toujours un évènement, d'autant quand il s'agit d'un film primé à Cannes. En effet, voilà un réalisateur qui sait donner à voir les tourments de son pays, le Japon, autour de la cellule familiale. Si son dernier thriller était assez décevant, le cinéaste renoue avec un film intimiste et puissant. Il revient au cœur d'une famille. Sauf que cette fois, il s'agit d'une famille pauvre, qu'on qualifierait de cas sociaux, ce qui est totalement inédit dans le cinéma japonais. Au point d'ailleurs, que nos représentations sont totalement bouleversées s'agissant d'un pays qu'on imagine peu industrialisé, avec une population affairiste et aisée. Au contraire, "Une affaire de famille" s'invite dans un milieu social très populaire, où le vol organisé autour du père, la prostitution, la magouille et le mensonge sont les moyens de survie que les membres de la famille brandissent, pour faire face à une société peu ouverte à l'aide sociale et une vie chère.
Le risque d'un tel film demeure la longueur. Pour autant, le réalisateur parvient à rendre vivante cette superposition de scènes de la vie quotidienne. La narration se complexifie au fur et à mesure de ce déroulement de dialogues et de la description d'un mode de vie, complètement original, dans une banlieue japonaise. Le spectateur devient lui-même une sorte d'ethnologue muté dans une société asiatique. On découvre avec stupeur combien la question de la protection de l'enfance est peu ou pas adaptée aux enjeux qu'elle comporte. Il s'agit d'un véritable mystère pour le spectateur que de regarder la façon dont le pays règle la question de la négligence et de la maltraitance de cette petite fille qui trouve refuge dans cette drôle de famille.
"Une affaire de famille" est un film où l'amour familial gagne sur la violence sociale. En effet, le guide de ce récit est profondément l'amour. Il y a chez le cinéaste une volonté quasi naïve de montrer des personnages paradoxalement purs dans leur existence en marge de la société dominante. Le film refuse la démonstration, voire même la vraisemblance. Il décrit des personnages fictifs totalement hors norme, attachants et sincères, ce qui fait de cette "Affaire de famille" un grand moment de cinéma.
Je n'y croyais guère, mais on peut dire que cette palme d'or est méritée. Kore-Eda signe ici sa chronique familiale de loin la plus complexe et porte un regard neuf et extrêmement dur sur son pays. Le processus de révélation du parcours des différents personnages est si bien construit qu'on ne peut que conseiller aux futurs spectateurs de ne surtout pas se renseigner sur le film. Au-delà de l'extrême modernité de cette famille, on découvre un Japon hyper-réaliste où une architecture et des rues déshumanisées servent de décor à une pauvreté extrême. Les hommes d'affaire et autres working girls en trenchcoat beige ou bleu sont totalement absents de cette connaissance du Japon par les gouffres. La fraude et le vol sont les outils de survie de cette communauté liée par un amour bien réel mais non dit et parfois même mis en doute. Loin d'être un feel-good movie, le récit de Kore-Eda nous rappelle l'extrême violence sociale et familiale qui perdure dans nos sociétés. Dans ce contexte, le bonheur ne dure malheureusement qu'un temps. Pourtant, c'est bien ce flot d'amour qu'on garde en mémoire à la sortie du film et qui nous invite à croire encore un peu en l'humanité.
Quelques longueurs et un scénario pas très exaltant mais l'essentiel est ailleurs... Un quotidien japonais de misère dans lequel l'amour règne en maître absolu. L'interprétation est sans faille (les 2 enfants sont top !) et la réalisation est ciselée. Du travail d'orfèvre, vraiment. Une belle fable sociale à la fois tendre et cruelle.
Un film touchant et d'une grande sensibilité qui traite d'une multitude de sujets . On est plongé dans la vie de ce quartier pauvre avec l'impression d'y voir des gens heureux. C'est d'une grande humanité et tout se passe calmement, sans aucune violence, une belle prouesse de réalisation.
j'attendais beaucoup de ce film être palme d'or à Cannes ce n'est pas rien. dès le début j'ai senti le malaise , je n'ai pas ri , je n'ai pas pleuré, pas de choc émotionnel, pas d'envie de colère, rien de choquant. ça aurait pu durer 4 heures comme ça car le film se laisse voir les personnages sont attachants mais le scénario indigent. pour moi une palme d'or usurpée.
Une affaire de famille, le dernier Kore-Eda est un film absolument magnifique. D'une grande sobriété tant esthétique et narrative, ce film deconstruit la notion de famille en mêlant humour et émotion sans jamais sombrer dans le pathos. Remarquable de bout en bout, d'une grande justesse de ton, ce film montre aussi un autre visage du Japon contemporain. Film traitant de la misère sans aucun misérabilisme, interprétés par des acteurs remarquables, une affaire de famille est une œuvre majeure de Kore-Eda. Une belle palme d'or et l'un des films majeurs de cette année cinématographique.
Belle histoire mais de là à mériter la palme d'or du festival de Cannes ... J'ai vu beaucoup mieux notamment des comédies françaises du style "Qu'est ce qu'on a fait au bon dieu", "la famille Bélier" ou "Patient"
« Une affaire de famille » Hirokazu Kore-Eda : Palme d’Or 2018. Certains ont dit que le jury de cette année était aveugle (j’en ai entendu des belles sur les capacités de jugement de Cate Blanchett), que « Cold War » (que je n’ai pas vu, donc…….) aurait mérité la Palme, mais j’estime que cette récompense suprême est largement méritée. Même si Cannes a tendance à récompenser des films larmoyant, souvent baignant dans la pauvreté, un côté humaniste, durant près de 3h, leurs choix de consécration est toujours très avisé. Alors oui, encore une fois, « Une affaire de famille », est baigné dans la pauvreté, larmoyant, mais il ne dur que 2h et il amène souvent à rire ou sourire ! Les deux enfants acteurs sont magistraux, on voudrait prendre le premier vol pour le Japon afin de les adopter. L’humour ciblé des personnages conscients de leur propre situation est d’une fraîcheur qui vous met du baume au cœur. La vie est difficile oui, on vole, on vend son corps et ses charmes, on profite de son prochain, mais on est capable d’un Amour sans pareil pour la famille que l’on se choisit. Une fresque familiale, amicale, humaine qui vous réchauffe le cœur et vous permet de reprendre foi en l’humanité. Palme d’Or méritée, un beau film qui redonne le sourire.
Le nouveau film de Kore Eda est une merveille de sensibilité mâtinée avec la plus grande des finesses scénaristiques. J'avais été déçu de deux de ses films précédents mais cette fois, le cinéaste m'émeut, par sa pudeur et la façon très précise dont il cerne ses personnages dont la frontière entre moralité et immoralité est très ténue. Kore Eda évite tout manichéisme. Il observe ses personnages dans leur vie de tous les jours avec leur optimisme, leur empathie mais aussi une part d'égoïsme et de tendances plus amorales. Il faut un temps pour que le film nous pénètre, il le fait progressivement pour culminer dans ses dernières quarante minutes, chef d'oeuvre d'émotion qui jaillit et emporte tout grâce à cette superbe actrice (la compagne de l'homme) au jeu exacerbé mais juste. La confrontation avec les hommes de loi est d'une grande justesse et la fin, déchirante. Ce sont aussi les scènes les plus intimes qui sont les plus géniales. Ainsi, la partie lors de l'été à la plage est d'une importance capitale ; filmée brillamment (d'ailleurs le cinéaste avoua avoir enfin tourné en plan large tout son film). Tout se joue là, la mort, l'espoir, les prémisses du passage à l'âge adulte. Kore Eda filme aussi des lieux, qu'ils soient modernes et déshumanisés, en opposition avec l'appartement où tout s'entasse, cette famille hétéroclite et les objets qui envahissent l'espace. Cet espace de vie paraîtra bien vide à la moindre évolution de la structure du groupe. Toutes les scènes familiales sont filmées et jouées avec une précision. Les passages de vol, quelque peu moins passionnantes sont cependant parfois surprenantes. Le cinéaste, une nouvelle fois, questionne la notion de la structure familiale, les relations entre les membres de la famille, même si ici nous ne savons guère de choses sur les liens qui unissent les personnes. Kore Eda ajoute dans sa thématique personnelle et ses choix artistiques, la notion de survie dans une société aux valeurs traditionnelles implacables et au fort libéralisme. Pourtant, même si le film est maudit au Japon, Kore Eda montre sans caricature ni manichéisme les officiels de la justice japonaise. Et même si ce petit groupe est touchant, il porte en son sein des intérêts propres parfois allant à l'encontre de ce qu'on pourrait appeler un comportement juste et moral approprié. Ce beau film se laisse aimer progressivement mais finit par émouvoir. Quelque part entre De Sica, Ozu et Capharnaum (qui lui échoue sur la quasi totalité de son propos) Une affaire de famille restera dans nos coeur. Une palme d'or méritée.