Certes les scènes d'action son réussies et la fin émouvante. Mais la violence omni-présente prend trop largement le dessus et le film se transforme en véritable boucherie.
Ah, petite déception cette fois-ci de la part du grand Takeshi Kitano ... en plus, le principal défaut du film vient d'un des éléments qui font d'habitude la force des films du réalisateur: la structure. Comme dans ses autres films, elle est ici très "hachée" ... mais pour le coup le résultat est assez brouillon. Ca va dans tous les sens, parfois presque illisible ... les fusillades ont tendance à s'accumuler un peu trop souvent et un peu trop vite. Cependant, Kitano parvient à préserver l'intensité des scènes violentes et réussit toujours à installer une atmosphère intimiste où les sentiments tiennent une grande place (le final est franchement assez magnifique !). On est loin du chef d'oeuvre, mais également loin du ratage pour monsieur Kitano ...
On se croirait dans une cuisine : scénario haché, petits doigts coupés, corps transpercés..... Même le temps de cuisson est largement dépassé et le résultat..... indigeste.
Quand T.Kitano retranscrit son monde de yakusas dans celui des gangsters américains, on en prend plein la gueule. Le réalisateur nippon réussit un grand film où se mêle violence, fraternité honneur... Peu de moment de répit pour un excellent film.
On ne savait pas à quoi s’attendre en voyant Kitano traverser le Pacifique pour faire un film hollywoodien mais ce petit film de gangster est fort sympathique. Certes, on ne retrouve ni l'humour noir ni la poésie de ces films précédents (celui-ci étant quand même adressé à un public américain qui n'y aurait sans doute rien compris!). C’est surtout fort de agréable de le voir ainsi reprendre son personnage de yakusa froid et torturé qui cherche à se refaire une réputation à Los Angeles en emmenant dans son sillage quelques voyous en les faisant passer de la petite délinquance au rang de mafia locale. Ce parcours, similaire à celui d’un Tony Montana nippon, fini irrémédiablement dans un bain de sang terriblement bien filmé.
Bof bof... il y a de la violence, un peu d'humour, une bonne musique et un semblant de scénario. Mais même dans un film gay il y a tout ça, et ça ne fait pas pour autant du grand cinéma... seul Beat Takeshi vaut le coup dans ce film...
Il est là notre bug de l'an 2000 : Kitano aux Etats-Unis. Trêve d'humour, «Brother» (USA, 2000) est un film américain réalisé par Takeshi Kitano. Celui-ci traite de l'histoire d'un yakuza contraint de fuir le Japon pour tenir en vie. Aniki ( «Beat» Takeshi ) fuit donc aux Etats-Unis où y vit son demi-frère. Là-bas, Aniki y découvrira la diversité des ethnies, une nouvelle culture et se confrontera même au Parrain. Aniki créera à coup de violences sans concessions un gang et viendra même à fusionner. Jamais dans aucun des films de Kitano, un gang n'avait pactiser avec un autre, c'est donc bien l'envie de grandir typiquement américain qui anime Aniki. Le film est donc un carrefour entre le Japon avec un «Beat» Takeshi et Susumu Terajima excellents et merveilleusement bon et les Etats-Unis représentés par Omar Epps, au jeu expressif et typiquement américain. Si le film se rapproche naturellement beaucoup plus du Japon, on y note pas mal de point d'encrage américain comme la culture, les dialogues, etc... Bref, «Brother» est le film le plus ouvert, disons certainement le plus accessible de Takeshi Kitano. C'est aussi assurément le plus violent, les dix dernières minutes pourrait faire pâlir les films de Tarantino. La réalisation du cinéaste donne à voir des petites trouvailles visuelles ingénieuses et qui donnent pourtant toute l'ampleur de ce grand polar aux airs de «Godfather». Le montage encore une fois est de très très bonne facture, marque de fabrique du grand cinéaste Kitano. En conclusion, expérience de cinéaste que de tourner un film dans le système hollywoodien, Takeshi Kitano donne à voir là une fabuleuse épopée, bien moins poétique que toute l'oeuvre de Kitano mais tout aussi jouissive. Grossomodo plus proche d'un «Sono otoko kyôbô ni tsuki» (Japon, 1990) que d'un «Hana-bi» (Japon, 1997).
Le charme nippon des précédents films de Kitano est moins prononcé dans Brother, la faute à une américanisation volontaire du sujet et de la pellicule. Néanmoins, l'ambiance est toujours aussi prenante et le charisme de Takeshi au beau fixe. Brother est donc un bon film de genre, rempli des références aux Yakuzas, mais qui a pour seul et unique problème d'essayer de viser un plus large public.
le film est bien mais c' est du kitano. on aurrai donc pu s' attendre à bien mieu que ca. on deplorera surtout le coté tès americanisé de la pelicule qui perd de son charme nippon
Un drôle de film : mélange de Yakuza, Tarantino, Melville. Avec des dialogues souvent très sobres et incisifs, de la violence très corrosive, de l'humour très 5ème degré ! Et de nombreux plans d'inspiration du cinema des années 50's, dans lesquels l'action elle même n'est pas montrée, c'est le regard du témoin filmé qui raconte ! Kitano laisse notre cerveau imaginer le pire … c'est donc souvent terrible à vivre.
Pour Aniki, mon frère Takeshi Kitano a eu la formidable idée de tranposer son personnage de yakuza sans émotions aux Etats-Unis. Et le résultat est tout simplement époustouflant!!! En effet, Le scénario altèrne brillament émotion,violence ,humour, histoires d'honneur,réglements de comptes... On ne s'ennui pas une seconde en suivant l'ascension dans le monde du crime de cette bande de dealers épaulé par Aniki, leur "grand frère" yakuza et ce film est aussi une réflexion sur les relations entre les différentes ethnies et les différents gangs. Chacun ayant ses propres coutumes ,son propre sens de l'honneur.C'est également un film sur l'amitié et la fraternité. La fin est également aussi époustouflante qu'émouvante sur ces gangsters ayant franchi le point de non-retour. Les acteurs eux aussi sont à la hauteur du film.Le tamdem "Beat" Takeshi-Omar Epps fonctionne à merveille.L'un composant son personnage de yakuza au grand coeur habituel et l'autre en jeune dealer apprenant grâce à lui les règles du vrai "monde" des affaires. Les autres acteurs jouent eux aussi terriblement bien. En s'éxilant le temps d'un film aux Etats-Unis, Kitano ne perd rien de son style habituel mais très efficace! En effet, Kitano garde son esthétique de film japonais en ne perdant rien de sa poésie et ne fait en aucun cas un film hollywoodien. La musique de Joe Hisaishi se marie parfaitement avec le film (comme d'habitude). Bref, un magnifique film de gangsters à la Kitano qui égale largement des films comme Scarface, Casino, Il était une fois en amérique ou les Affranchis. Un film culte à voir et à revoir sans modération.
Même si Takeshi Kitano possède une maîtrise indéniable de la mise en scène, qu'il s'agisse d'user intelligemment du hors champ, de déplacer les cadrages pour symboliser tant la déshumanisation du gang que la précarité d'une position puissante qu'un autre occupera bientôt ou de saisir la justesse des interprétations, la narration s'étire sur un rythme endormant, plombé en sus par des personnages (la prostituée) ou des séquences (le basket) absolument inutiles à l'histoire, à la psychologie des membres du clan (peu dessinés de toute manière), à l'enjeu de cette descente aux enfers générée par la frustration d'un seul individu, figure tragique porteuse de destruction. Singulier, désabusé, froid.
Pour ce qui est à ce jour son seul tournage aux Etats-Unis, le réalisateur Takeshi Kitano a su conserver son style dans ce polar sec et brutal qui ne fait aucune concession dans son art et sa représentation violente et excessif du milieu des yakusas. Sans jamais céder à une forme d’américanisation de son cinéma, le cinéaste nippon joue des mêmes codes entre le mutisme de son personnage de gangster exilé à Los Angeles, sa mise en scène abrupte peu avare de séquences sanglantes avec une vision acerbe de la cupidité du milieu mafieux.