Bon… Pour comprendre, il m’a fallu lire. Beaucoup… En effet, je ne voyais pas comment je pouvais écrire ma critique sans lire d’abord toutes celles et ceux qui m’ont amené à aller voir ce film. Parce que moi à la base je n’étais vraiment pas motivé par ce nouvel Almodovar ! Mon premier contact avec lui s’est fait par sa bande-annonce. Deux minutes de parlotes ininterrompues qui ne semblaient pas aller au-delà de la simple narration égotique d’artiste sans intérêt. Et puis en plus il y avait ce titre – « douleur et gloire » – qui à lui tout seul puait la lourdeur et la prétention… Mais bon, il y avait cette moyenne hallucinante de 4,6 / 5 en « critiques presse » sur Allociné, 4/5 pour les « critiques spectateurs », 7,8/10 sur IMDB et 7,4/10 sur Senscritique. Ayant été plutôt bon client de l’ami Pablo par le passé, ça valait bien la peine que j’aille voir ça de mes propres yeux et découvrir quelles merveilles ce film était parvenu à cacher… Et donc voilà. J’y suis allé. J’en reviens même tout juste. Et donc la seule chose que j’ai trouvé bon de faire en rentrant, ce fut de lire. Lire tout. Je voulais savoir ce qu’ils avaient vu et que je n’avais pas su voir. Et en lisant les critiques les plus élogieuses j’avoue que je suis un peu tombé des nues. En fait, beaucoup semblent avoir accordé sur ce film un véritable blanc seing à Almodovar. Quand j’ai lu Adrien Valgalier de « Nouvelle Obsession » écrire : « "Douleur et gloire" est une étape essentielle dans la filmographie de Pedro Almodóvar. À la fois prolongement et synthèse des obsessions du cinéaste, ce film touche par son authenticité, sa générosité et son infinie tendresse. », moi j’avais l’impression qu’en fait il disait : « Un grand maître nous a fait l’insigne honneur de se mettre à nu face à nous alors ployons le genou et remercions-le. » Parce que moi je trouve ça dingue qu’on ose dire de ce film qu’il soit un prolongement / une synthèse / un aboutissement de l’œuvre d’Almodovar ! De mon point de vue, l’un des grands traits du cinéma d’Almodovar c’est avant toute chose la tension sexuelle. Qu’elle soit magnifiée, dégradée, questionnée, justifiée, voire même un peu tout ça à la fois, pour moi c’est la mise en scène de cette tension qui résume le mieux son cinéma. Or, je pose la question : « elle est où la tension sexuelle dans ce "Douleur et gloire" ? » Vite fait à la fin – seul moment du film que j’ai d’ailleurs trouvé plaisant – mais au-delà de ça, où ? En quoi ce film est une synthèse ou un prolongement de son cinéma ? Woh ! Mais ouvrons un peu les yeux là ! Moi ça ne me dérange pas qu’on aime ce film, mais qu’on sache au moins justifier convenablement sa position ! Ce film n’est pas une synthèse ! Ce film c’est un autoportrait et rien de plus ! Un pur exercice égotique ! Un mec qui passe son temps à se plaindre de ses douleurs, de ses vagues à l’âme d’artistes, de sa manière de mettre de soi dans ses œuvres. Et rien de plus ! Que verrait de ce film quelqu’un qui n’est pas fan d’Almodovar ? Serait-il touché par ces sempiternelles séances de sniffades, de gérémiades et de jacasseries sur l’auteur et ses tourments ? Resterait-il bouche bée face à cette mise en scène certes propre mais sans génie ? Franchement, je ne suis pas convaincu. Je pense même au contraire qu’il se mettrait à voir les choses un peu comme je les ai vues, c’est-à-dire qu’il n’y verrait qu’un propos très égocentré, prétentieux et fermé sur lui-même. Parce que oui, moi, même si j’aime bien Almodovar, ce qui m’intéresse chez lui c’est surtout les films qu’il a fait plutôt que ce qu’il a été. Or, ce film, justement, n’est pas pour moi une synthèse du cinéma d’Almodovar. « Douleur et gloire » n’est pas un film titillant les sens ou bousculant la morale. « Douleur et gloire » n’a que pour seule prétention que celle de livrer des souvenirs bruts, des paroles sans aucun sous-entendus. Des états d’âme qui n’expriment rien de plus que ce qu’ils disent. Tout est plat et illustratif. Discursif. Seules quelques belles images viennent de temps en temps sauver ce film du naufrage. Et encore : bien peu en tout et pour tout… Désolé mais pour moi ce n’est pas ça l’image que je me fait de l’aboutissement ultime du cinéma d’Almodovar. Pire encore, ce n’est pas ça l’image que je me fais du cinéma tout court. Alors après pourquoi pas. Si des fans ont envie de se toucher sur ce film, moi ça ne me pose pas de problème. Mais par pitié, ayons au moins l’honnêteté et la lucidité de reconnaître ce que ce film est. Ce film n’est rien de plus, rien de moins que ce qu’en montre sa bande-annonce : de la parlote égotique d’artiste. Et moi je trouve que, venant d’Almodovar, c’est quand même fort triste. Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Le nouveau film de Pedro Almodóvar commence de la meilleure des manières avec une suite de très beaux plans, et une séquence très aboutie visuellement présentant les différents maux du personnage principal incarné par Antonio Banderas. Mais la sensibilité dramatique du film prend très vite le dessus, oubliant la drôlerie et le second degré. Almodóvar a alors bien du mal à nous accrocher un tant soit peu à ce personnage dérivant, qui semble sans ressorts. Il y a pourtant bien un personnage secondaire intéressant (l'ancien acteur fâché), qui intervient dans le récit et parvient par instants à donner quelques touches détonantes au film. Mais ce personnage est par la suite totalement abandonné. La deuxième heure du film nous perd un peu avec des aller-retours incessants entre le présent et le passé, et le récit se fait trop bavard, prenant des directions opposées. Perdu dans les méandres de ce scénario alambiqué, l’ennui s’installe donc beaucoup trop facilement. Et même s'il y a heureusement deux ou trois beaux moments d'émotion par moment, Antonio Banderas ne se démord pas une seule seconde de son spleen, jusqu’au bout ou presque. Parce que oui, la scène finale est surprenante et engageante, mais elle intervient après un long pensum, pas dénué totalement d'intérêt mais un peu trop autocentré et terriblement sinistre. Au final le long-métrage offre à voir au spectateur beaucoup de douleur et bien peu de gloire.
Comme d habitude almodovar fait parti des cinéastes que je préfère tous ces films sont toujours pour moi une nouvelle découverte de son grand talent et des acteurs au top qui sont des fidèles de son cinéma
Beaucoup aimé ce dernier Almodovar dans lequel on retrouve les principaux thèmes traités à longueur de sa splendide filmographie mais sans peut la folie qui lui est coutumère. De la mélancolie, certes, mais de la douceur et de la poésie. Almodovar s'autobiographie-t-il ??? je ne crois pas que cela doive être le sujet du film. Cette histoire est splendide, elle nous accroche au coeur dès les premières images et ne nous lâche pas. Bandéras est à tomber et Pénélope Cruz est la mère dans toutes les fibres de son être. Un seul espoir, que ce film ne soit pas son testament et qu'il en fasse beaucoup d'autres encore.
Filmé comme un sitcom, le film témoigne d'un amateurisme de mise en scène et d'écriture assez désolant. On ne croit pas vraiment aux situations: il faut voir Banderas sonner à la porte de son acteur d'il y a 20 ans pour mesurer le grotesque de l'entreprise ! Il n'y a finalement pas de différence avec "plus belle la vie" et on a le temps de regarder le mobilier rouge pétant (ah oui, c'est les restes de la Movida !)
Je m'associe à ceux, nombreux, déçus par ce film. Il est dit qu'il dure moins de deux heures mais ce n'est pas le ressenti de beaucoup de spectateurs, tant le scénario s'étire en longueur entre les scènes pénibles de l'énumération de ses douleurs, les prises de drogues à répétition comme si c'était banal, les retrouvailles, tout ceci sur un rythme lent. L'histoire personnelle de Pedro Almodovar, on finit par ne plus s'y intéresser. Heureusement que Penelope Cruz est toujours aussi bien. Ses meilleurs films sont faits d'histoires baroques, de personnages bien campés, le contraire de ce que l'on voit aujourd'hui. Donner la Palme d'Or comme rattrapage pour toutes les fois où il l'aurait mérité ne serait pas justifié. Cette Palme est pour un film, pas pour une oeuvre. Ou alors, attendre encore une dizaine d'années comme pour Alain Delon qui lui l'a bien mérité.
Ce film a tout décalé mon sommeil. On y va pour la seance de 21h, je m'endors au bout de 20mn, ma compagne me réveille à 23h, une fois a la maison impossible de me rendormir jusqu'à 2h du matin. Je recommande d'y aller en debut d'après-midi apres un bon repas. Le generique de debut est tres beau avec des couleurs flashys. Penelope cruz est magnifique. Allez y les yeux fermés !
Pas le meilleur film d'Almodovar.Ennui au début,par la suite le puzzle se met en place et on commence à s'intéresser un peu plus au sujet.Mais quel intérêt les atermoiements et les bobos d'un réalisateur,aucun pour moi.Le nombrilisme de l'alter ego d'Almodovar est pénibleJe ne comprends pas les critiques dithyrambiques de la presse.Les acteurs sont tous excellents,c'est vrai,mais cela ne suffit pas à faire un film.
Almodovat évoque avec finesse les tourments de nos vies intérieures en s’appuyant avec authenticité sur sa propre expérience. Banderas est juste et profond. Un très agréable moment de cinéma.
Pour les fans d'Almodovar avant tout. De belles scènes surtout les flashes back dans l'enfance avec la mère et l'enfant. Le milieu du film traîne en longueur. J'ai eu du mal à m’intéresser à ce cinéaste déprimé et toxico. Les retrouvailles avec l'ancien amant mettent un peu de piment dans ce film assez ennuyeux
A voir...après j adore l oeuvre d almodovar... un des meilleurs réalisateurs à savoir parler des relations humaines et familiales... un réalisateur du sensible... �