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Un visiteur
4,0
Publiée le 8 novembre 2019
Pour moi ce film est un conte moderne (et non une chronique réaliste contrairement à ce que j'avais lu dans des commentaires), une fable version 2019 qui réinterprèterait le fameux "On a toujours besoin de plus petit que soi". C'est touchant, parfois drôle, souvent rêveur, et très étonnant du côté des acteurs : Guillaume de Tonquedec est d'une justesse émouvante dans un registre dramatique, et le jeune garçon fait l'esprit du film, léger et profond à la fois. Le côté fable du récit évite le pathos et parle d'une réalité -la fragilité de nos vies- avec sagesse. Monsieur le réalisateur, racontez nous encore des histoires !
Je suis allée voir Places des Victoires avec ma petite fille et je n'ai pas regretté une seule minute. J'ai beaucoup aimé cette rencontre improbable avec ce monsieur en perdition et ce jeune rom, qui vont se découvrir plein de points communs et de choses à s'apporter mutuellement, même si parfois on est à la limite de la légalité. très bon moment de poésie et d'humanité et je le conseille à toutes les générations.
Je viens de voir un film magnifique, humain, poignant, joué par des acteurs de haut niveau !!! Guillaume de Tonquedec très émouvant, crédible dans son role de bourgeois en pleine descente sociale, qui se fait remonter à la surface par ce jeune Rom Piti Puia qui est magistrale... !!! Ce duo fonctionne a merveille, quelle belle leçon d'humanité où il n'est question que d'entraide et de main tendue....La musique est magnifique et Paris est filmé comme on ne l'a jamais vu!! bravo à Yoann Guillouzouic dont je crois que c'est son premier film, j'attendrais avec impatience son deuxième !!! Allez y, ce film est une perle rare!!
Un magnifique film avec un duo qui fonctionne a merveille De Tonquédec - Piti Puia ! Une histoire touchante qui nous rappelle qu’une simple rencontre fortuite peut changer le cours de nos vies... J'ai adore!
Nous sommes allés avec trois amis vu les bonne critiques Nous revenons tous déçus, pour ma part pas pris dans l'histoire, peu d’émotion ressentie ; le petit garçon certes attachant mais cela ne suffit pas. Je ne vous recommande absolument pas ce film tant je me suis ennuyé
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1,5
Publiée le 28 mars 2023
Les choses humaines et les liens qui se crèent sont au centre de cette histoire entre deux individus qui se rencontrent et que tout oppose! L'un est un homme au bout du rouleau qui vient de se faire retirer le droit de visite de ses enfants et l'autre un petit voleur dèbrouillard qui a volè son tèlèphone portable! Deux destins, deux solitudes soudainement liès par le hasard de la vie! Une fois passè le premier quart d'heure, on pènètre avec ce tandem dans un film prèvisible et dèmonstratif! Guillaume de Tonquèdec dègringole l'èchelle sociale avec tous les poncifs du genre mais le jeune chapardeur va contre toute attente lui apporter la lumière dans sa vie! On se relève de tout vous savez, mais là ça fait un peu beaucoup sur 1h40 de projection pour qu'on y croit! La jolie Claire Borotra et le ronchon Richard Bohringer ne font que passer dans le film, et c'est bien dommage! Pour la petite anecdote, la fille de Guillaume de Tonquèdec s'appelle Victoire! Hasard ou coïncidence de la vie ?
"Place des victoires" raconte l'improbable rencontre d'un ancien cadre au bord du gouffre et d'un jeune rom. Histoire classique sur le papier et à l'écran où le film accumule les clichés parfois douteux avec une bonne dose de pathos. Et pourtant, on se laisse parfois gagner par les bons sentiments et les ondes positives. Ce long métrage est le premier du réalisateur et cela se ressent malgré la bonne interprétation de Guillaume de Tonquédec. Ce n'est pas non plus le navet annoncé par la critique, juste un film un peu naïf.
Je m’attendais à mieux de la part de cette comédie dramatique. J’adore Guillaume De Tonquédec et même si j’ai aimé sa performance, je suis habitué à mieux. L’histoire commence une fois qu’il est déjà marginalisé. Le problème est que finalement on n’en sait que très peu sur ce qui l’a poussé à cette situation extrême. J’aurais aimé en savoir plus sur son passé afin de pouvoir m’impliquer dans sa situation actuelle. Son histoire personnelle est presque totalement mise de côté. C’est dommage car ça aurait donné du corps au récit. On a le même problème pour Gagic joué par Piti Puia. Ce petit garçon qui ne parlait pas Français au moment du tournage, étonne par son énergie et son authenticité. Il m’a touché mais il manque cette rétrospective pour enrichir le personnage. C’est d’autant plus frustrant que les acteurs en plus de leur bonne performance individuelle, fonctionnent bien en duo. Il se crée une complicité émouvante. Mais en étant trop centré sur cela, ça appauvrit l’ensemble. Surtout qu’en même temps, à plusieurs moments on a l’impression de faire du surplace. Ça n’avance pas et les cycles deviennent redondants. Arrivé à la fin, j’étais un peu lassé. Je continue donc de penser que si chaque histoire individuelle avait été mieux explorée, nous aurions eu un contenu plus diversifié avec donc moins de répétition et plus d’émotion.
Nous retrouvons dans Place des Victoires cette même malice qui faisait la réussite du Père Noël, film d’Alexandre Coffre sorti en 2014 : c’est ici un jeune enfant rom qui raccorde l’existence morose de Bruno à son potentiel magique fondamental, par le prisme du vol à l’étalage et du cambriolage. La trajectoire définie par Le Père Noël s’inverse donc : ce n’est plus l’adulte qui entraîne l’enfant dans ses délits, mais l’enfant lui-même. Et là où le long métrage de 2014 s’achevait sur la rédemption du voleur, rien de tel ici : il n’y a pas de conclusion, et Place des Victoires se résout, pourrions-nous dire, en queue de poisson, signifiant ainsi l’instabilité qui règne et continue de régner sur les perspectives de réintégration de nos deux personnages à leur communauté. Or, le film interroge ce lien que l’individu a perdu avec sa famille : père et fils sont chassés de chez eux, condamnés à errer dans des lieux de passage jusqu’à ce qu’on veuille bien les reprendre à l’essai. Le caractère précaire des petits boulots effectués par Bruno correspond à la précarité des relations amoureuses et plus largement affectives au sein de Paris, ville-anonymat par excellence. L’immeuble où vivent ensemble Bruno et Gagic juxtaposent les solitudes, de l’étudiante contrainte de se prostituer pour gagner sa vie au locateur perdu dans une société qu’il ne comprend plus et forcé d’expulser des personnes à cause de la cupidité de son fils. Place des Victoires met en scène une rupture de communication entre les êtres et la propension d’un accident – « ce qui arrive », soit le garçon rom – à rétablir le contact en dépit des différences relatives à la culture et à la langue. Les personnages sont fantomatiques, ils déambulent dans des espaces urbains, se crient dessus, ne s’écoutent pas, ne se comprennent plus. L’enfant devient ainsi à l’image du mot dont il ne retient pas le sens et qu’il peine à lire : une lueur, faible clarté qui annonce le lever d’un jour nouveau. Voici ce que poursuit le long métrage de Yoann Guillouzouic : une lueur vacillante mais certaine. Deux excellents acteurs campent des rôles plus complexes qu’il n’y paraît : Piti Puia s’avère redoutable de roublardise et de tendresse ; Guillaume de Tonquédec trouve là l’un de ses meilleurs rôles, juste, puissant et constamment à fleur de peau. Le principal problème inhérent à Place des Victoires, c’est qu’il refuse de donner la parole à la famille rom du petit garçon mais la représente comme une entité barbare et inhumaine. Comme son personnage principal, le film passe la grille et s’aventure, le temps de quelques minutes, dans le camp de gitans ; mais c’est pour en ressortir aussitôt et n’y remettre les pieds que lorsque tout le monde aura quitté les lieux. Il aurait fallu ou se concentrer sur la relation entre Bruno et Gagic en excluant une fois pour toutes la famille ou bâtir un récit qui soit un véritable miroir et dans lequel viendraient se réfléchir deux histoires individuelles associées à deux familles dont ils sont les exclus. C’est certes ce que le film essaie de faire en brossant le portrait de deux âmes solitaires qui apprivoisent leur solitude à mesure qu’ils s’apprivoisent eux-mêmes. Mais là où la famille de Bruno finit par le réintégrer à sa cellule, celle de Gagic brille par son absence ; le gamin dort sur le palier, a visiblement été battu. Les reflets ne correspondent plus, et le long métrage, en refusant de pénétrer dans l’intimité de la famille gitane, conclut sur un happy end forcément dissonant. L’écriture du scénario est donc responsable du manichéisme qui prédomine ici et qui disqualifie en partie le regard porté sur ce phénomène social dont la complexité est éludée. Dommage.
Bien sur qu'il y a quelques clichés, ceux-ci compensés largement par une certaine générosité. Le garçon Pita Puia, jeune acteur qui rayonne face à un Guillaume deTonquédec libéré de ses rôles de gendre idéal. Ce dernier est touchant parce que pas obligatoirement sympathique, on comprend cela dans les mots dits par rapport à sa compagne et leurs enfants, un peu lache, un peu veule, perdu, broyé et capable de se laisser dérangé par ce petit voyou exploité ensoleillé par une force qui lui est propre, "marche ou crève". Tout n'est pas réussi dans ce film, plein de faiblesses au fond touchantes, même si caricturales. Qu'importe un peu de laisser-aller pour le spectateurs, ce n'est pas le film plein de louables et justes bonnes intentions. C'est un certain regard sur la machine à broyer la moindre faiblesse, ces Riens que moquait un certain qui pourtant se battent pour surnager.
Ma critique est CONTRE ce film affligeant de par son scénario, vecteur de tous les propos contre la population roms, ce qui en fait un film étrangement accepté par les différentes chartes..IL est fait de tant d' exagérations et d' invraisemblances ajoutant encore du poids au scénario ! Certes les deux acteurs principaux sont bons mais que de lenteurs, de pleurnicheries. Passez votre chemin ! Dommage car l'idée du couple homme/enfant qui se sauvent et se soutiennent mutuellement aurait pu être intéressante quoique déjà largement utilisée dans des films plus anciens.