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Bertie Quincampoix
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3,5
Publiée le 2 septembre 2022
Ce premier long-métrage de Charlène Favier décrit avec une force indiscutable la relation toxique qui se noue entre une jeune skieuse et son entraîneur, interprétés par les convaincants Noée Abita et Jérémie Renier. Sans manichéisme aucun, en s’appuyant sur son propre vécu, la réalisatrice nous montre le glissement progressif d’une jeune fille appliquée et isolée vers des désirs qui ne sont plus les siens, mais ceux d’un homme dont l’ascendant est trop fort. Tout à fait honorable.
Un excellent film, une très prometteuse jeune comédienne, un sujet très bien traité, Jérémie Renier génial comme d'habitude et c'est très maîtrisé au niveau de la mise en scène
Sans doute le meilleur film de cette 1ère semaine de reprise, bien filmé, bien joué, peut-être que ça reste un peu en surface du problème mais en 1h30 bien sûr c'est difficile. Exemple type d'un sujet méritant adaptation en une mini-série, car comment cela va-t-il évoluer ? L'ado se remet-elle en cause de sa naïveté sinon fascination ? Ecrira-t-elle un livre dix ans plus tard?
Film franchement long et ennuyeux, même pour un passionné de montagne et de ski. L'ambiance est malsaine à souhait avec des scènes crues qui auraient pu être juste suggérées. La relation skieuse-entraineur sonne faux , comme le film dans son ensemble, et malgré de belles images, on attend la fin avec impatience.
Film ô combien d'actualité sur l'emprise d'un entraineur de ski alpin (Jérémie Renier) sur celle qu'il va malmener puis prendre sous son aile (Noée Abita). Avec de nombreux cas d'abus sexuels révélés dans des sports divers (patinage artistique ou autres), le film met en avant l'influence puis l'emprise mentale et physique que peuvent générer l'aura de certains coachs. Noé Abita est parfaitement crédible en sportive émérite (même si les scènes de ski sont doublées), et Jérémie Renier joue parfaitement son rôle de pervers manipulateur. Une oeuvre qui va faire écho à beaucoup trop de sportifs mais qui s'avère profondément nécessaire. spoiler: Malheureusement la fin du film laisse un petit peu le spectateur sur sa faim quant à l'avenir de Liz.
Mon avis est partagé quant à ce film... d'un côté j'ai adoré ça car j'aime le ski, j'aime Rénier (qui est encore fabuleux dans ce rôle) mais surtout le thème abordé est fabuleux car il faut dénoncer les abus sexuels dans le milieu du sport mais d'un autre j'ai été déçu ! Déjà la crudité pure des scènes de sexe m'a un peu dérangé car oui il faut que ce soit plus ou moins réaliste pour mobiliser les spectateurs mais là c'est un peu trop... en plus je trouve que plus le film avance et plus le scénario patine et à la fin il ne se passe quasiment plus rien et c'est vraiment dommage... Un film dynamite qui aurait pu être bien meilleur selon moi !
La reprise tant attendue et bienvenue !! Merci ( J'ai retrouvé "mon" siège au milieu de la dernière rangée .... Un film dans l'ambiance ambiguë et complexe entre les coach et les athlètes à fort potentiel : les affaires récentes illustrent ce point d'équilibre si fragile ! Ici Jeremie Renier (Fred) apporte tout son talent dans l'exercice de pousser des champions potentiels, même si pour beaucoup les promesses ne pourront se réaliser ( Ils partirent nombreux... etc ). Plus en difficulté avec le rôle de Noée Abita (Lyz), sans doute par ce qu'elle reste secrète, ne nous laisse pas découvrir son ressenti, sinon celui assez classique des ados renfermés et à fleur de peau. Cela est un peu frustrant, bien que nous nous forgeons forcément une réponse. Hormis cette étanchéité, ce film offre une belle dynamique sportive - très belles images de glisse et de compétition - également de montagne en saison froide, une précision de mise en scène, avec une belle construction, sauf peut être vers la fin, précipitée et nous laissant en plan. Lyz aura ainsi le dernier mot de l'histoire, se libérant de l'emprise malsaine .. !!**
L'emprise de l'entraîneur sur l'adolescente est très bien traitée. Pour cette raison le film est à voir. Mais le reste du film est relativement plat. Les décors sont banales et rien ne ressort des compétitions.
Parfois dérangeant par la rudesse de certaines scènes, ce film reflète bien la réalité. Manquent les autres aspects de " l'abatage " des clubs des sports en station; les blessures, le gâchis, la déception, les gosses laissés sur le côté car pas assez rentables, et ceux à qui on ne donne pas leur chance parce que les parents ne peuvent pas.
Bonne surprise pour la réouverture des cinémas avec ce film qui bénéficie notamment d'une très bonne qualité d'interprétation des 2 personnages principaux. Le sujet central du film, intéressant et dérangeant à la fois, porte sur les relations parfois ambiguës entre une jeune championne de ski et son entraineur. La réalisatrice montre bien l'emprise d'un entraineur sur une jeune championne encore adolescente. Par ailleurs, les superbes images de montagnes enneigées permettent de prendre un véritable bol d'air pur par le cinéma. Juste à regretter un certain manque de relief du scénario pour ce film qui ne décolle jamais vraiment, tout en restant intéressant de bout en bout. En résumé, sans être un grand film, c'est le type de films dans lequel on trouve suffisamment de bons "ingrédients" pour passer un très bon moment au cinéma.
Lyz vient d’intégrer une prestigieuse section ski-études d’un lycée. Fred, son entraîneur, décide de tout miser sur sa nouvelle recrue.
C’est le premier long métrage Charlène Favier. Pour écrire le scénario, elle s’est basée sur son vécu en ayant elle-même subi des violences sexuelles dans le milieu du sport. Le film a reçu plusieurs récompenses dans divers festivals dont celui du Film Francophone d’Angoulême, et a aussi été dans la sélection du Festival de Cannes 2020.
Bien qu’étant loin d’être mauvais, j’ai tout de même été déçu par ce drame. Il faut croire qu’on m’en a tellement vanté les mérites, que j’avais mis la barre trop haute.
Déjà, je tiens à dire que d’un point de vue esthétique c’est une très belle réalisation. Le contexte de la montagne nous permet d’avoir des plans sublimes. Sur certains plans, les jeux de couleurs sont bien pensés. J’ai été un peu moins fan des moments de ski dont le dynamisme n’est pas forcément bien rendu. Après ce dernier point reste un peu anecdotique.
Malgré ce bel habillage, j’ai eu un peu de mal à rentrer dedans. C’est notamment dû à Noée Abita dont je n’ai pas aimé le jeu. Je serais de mauvaise foi si je disais qu’elle n’est pas bonne, mais s’est juste que je n’accroche pas du tout. J’avais eu un peu la même sensation lors de son premier film Ava (2017).
Toutefois, son personnage est remarquablement bien travaillé. On comprend sa façon de penser et le trouble qui règne dans sa tête. J’ai apprécié tout le côté pression pour réussir. Nous voyons ce qu’elle est prête à faire pour gagner quoi qu’il arrive. Cependant, on n’explore jamais vraiment pourquoi cette volonté.
C’est un peu l’inverse qui arrive avec son entraineur joué par Jérémie Renier. J’ai trouvé l’acteur génial. Il rentre totalement dans son rôle en imposant son rythme. Par contre, son personnage est un peu survolé psychologiquement. Pourtant, il est une des clefs de cette thématique. J’aurais voulu on s’attarde un peu plus sur lui.
On va aborder le cœur du sujet avec la thématique des violences sexuelles dans le sport. Celle-ci est d’actualité depuis quelque temps, beaucoup d’affaire ayant ressorti dans plusieurs fédérations. Tout ce qui concerne les abus envers des mineurs reste assez sensible au cinéma, et je suis content que cette réalisatrice ait eu le courage de faire ce film.
Par contre, cette manière de la traiter ne permet pas de voir les conséquences dévastatrices sur Lyz. En effet, il y a des passages assez ambiguë sur la façon dont cela l’impact. La fin relativement brute ne donne pas le recul nécessaire selon moi pour ce type de sujet. Finalement, ce drame a du mal à se positionner.
Pour mon retour en salle j'ai décidé d'aller à la montagne avec cette histoire de jeune fille aux parents absents et aux talents de skieuse indéniables qui tombe sous l'emprise de son entraineur. Slalom surfe sur une vague de faits divers récents où le monde du sport montra que certains coachs pouvaient s'avérer aussi dangereux avec leurs athlètes qu'un producteur de cinéma avec ses actrices. La réalisatrice aborde ce sujet délicat sans manichéisme et offre un film troublant ou l'ascendant psychologique d'un adulte flirte avec le comportement confus d'une adolescente en manque de re(père)s. Malgré une bonne interprétation de Noée Abita le film pêche par son coté un peu didactique et reste classique, il se destine plus aux amateurs de pistes vertes que rouges.
On pouvait tout craindre: un film bien manichéen, bien Me-too, bien bourrin, avec entraineur macho et tripoteur; au contraire, on a une merveille d'intelligence et de finesse, et je crains que la présentation "abus sexuel dans les milieux du sport" ne soit trop réductrice; car la relation entre Lyz et Fred (Jérémie Rénier) est autrement plus subtile. Il a rêvé de podiums internationaux; un accident a mis un terme à sa carrière. Depuis, il rêve de trouver un athlète à entrainer qu'il conduira jusqu'au JO... en attendant, il est responsable avec sa compagne Lilou (Marie Denarnaud) de l'option ski d'une filière sport-études. C'est un entraineur à l'ancienne, qui prône le travail, la souffrance, tout pour être le premier. Lyz (Noée Abita) est fille de divorcés. Le père n'est pas très présent, et la mère (Muriel Combaud) a trouvé un nouveau travail à Marseille, et aussi, un nouveau copain. C'est dire que Liz est, psychologiquement, affectivement, terriblement seule. Sa passion c'est le ski; au début elle n'est pas tout à fait au niveau, et elle se fait sévèrement étriller. Elle s'accroche: footings, gym, piscine, musculation, on suit la préparation d'un athlète de haut niveau. Jusqu'à être championne de France. Là, le comportement de Fred change: il l'a trouvée celle qui, si elle lui obéit aveuglement, arrivera au niveau international. Pour le groupe, c'est maintenant la chouchoute.... Il l'installe chez lui, pour qu'elle puisse aussi poursuivre sa scolarité dans de bonnes conditions. Jusqu'au jour où ça dérape. La scène délicate est traitée avec un remarquable mélange de réalisme et de pudeur. Il essaye de ne pas céder à ses pulsions. Elle ne sait plus ce qu'elle veut. Vivre avec cet homme; ou est ce que cela la dégoute au contraire.... Elle est perdue. Elle perd pied. Charlène Favier, la réalisatrice, a vécu ce genre de situation, et elle a eu du mal à monter son film car, pour les producteurs, Fred devait être un salopard simpliste, alors que la jeune femme voulait au contraire montrer la complexité de certaines situations. Elle y a parfaitement réussi. Noée Abita, avec ce visage qui passe de "gros bébé" à "presque femme" incarne magnifiquement Lyz. Je dois dire que j'aurais sans doute été un peu moins enthousiaste s'il s'agissait de basket-ball ou de natation synchronisée... Là, il y a en plus des images de montagne sublimes. Montagnes inondées de soleil, ou au contraire, entrainements dans le blizzard, où les lumières artificielles prennent un côté fantastiques. Fort et magnifique. A ne pas rater.
Très bon premier film pour Charlène Favier qui nous offre un métrage maîtrisé dans la forme et le fond. Visuellement le film est beau avec une utilisation intelligente du rouge dans la deuxième partie du film. Le tout est porté par deux acteurs principaux, Noée Anita et Jérémie Renier, très justes.
De nombreux réalisateurs auraient traité ce sujet avec la finesse d'un paysan amenant ses vaches au comice, avec de gros, de très gros sabots. Il est effectivement facile de sombrer dans une approche manichéenne, chose que Charlène Favier - pourtant directement et intimement concernée - a sû éviter. Au contraire, elle montre la complexité des situations et l'ambigüité des relations entre la jeune sportive et son entraineur. Jérémie Reignier n'en est ni excusé ni rendu sympathique mais la jeune réalisatrice sait porter l'éclairage sur les aspects cachés de cette violence invisible. La réalisation st subtile et efficace. Un premier film très réussi.