Bait
Note moyenne
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FaRem

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2,0
Publiée le 29 janvier 2020
Martin est un pêcheur sans bateau après que son frère a choisi de s'en servir pour promener les touristes. Le tourisme est au centre de cette histoire qui se déroule dans un petit village de pêcheurs qui se transforme avec l'arrivée de touristes. Ces derniers imposent leurs lois et se croient tout permis, car ils savent que leur présence est importante pour la survie de ce village. Ils vont même jusqu'à se plaindre du bruit du bateau, alors que les gens vont simplement travailler, ça fait penser à ce qu'on entend chez nous quand des touristes se plaignent de certains bruits à la campagne comme le chant du coq. Si les touristes jouent un rôle important, l'histoire est quand même centrée sur le quotidien de Martin qui essaie de gagner sa vie tant bien que mal en mettant de l'argent de côté pour s'acheter un autre bateau. Martin est discret, réservé, limite défaitiste, mais ça ne l'empêche pas de se faire entendre. "Bait" parle du quotidien difficile de ces gens, de l'impact que ces regards rabaissants peuvent avoir sur un homme et sa volonté de s'en sortir. Ce qui fait la particularité de ce film, ce n'est pas vraiment son histoire, mais plutôt son style. Il ne s'agit pas simplement de la cinématographie, mais de la mise en scène, de la construction du récit avec notamment de petits flashs prémonitoires d'événements à venir. Est-ce que cela apporte réellement quelque chose ? Je ne dirais pas ça. Le film est parfois déconcertant lors des premières minutes, mais par la suite, on s'y fait. Pour moi, "Bait" fait partie de ces films plébiscités que j'aurais aimé apprécier. Je dois dire que tout ce qui se passe m'a laissé de marbre. L'histoire ne dégage rien en terme d'émotion. On comprend le message, mais la façon dont il est transmis n'est pas agréable. Bref, ce n'est pas mauvais, ce n'est tout simplement pas pour moi.
Corinne76100
Corinne76100

89 abonnés 668 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juin 2026
Film très austère, ardu et lourd. Les scènes en noir et blanc se succèdent sans trop de liant et il ne se passe pas grand chose. Assez décevant
Frédéric T
Frédéric T

37 abonnés 56 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juin 2026
Le thème du " grand remplacement" touristique sur les belles côtes de Cornouaille pouvait donner lieu à un bon film " social" dont les anglais ont le secret. Mais le parti pris d'une facture archaïque et d'un maniérisme confinant au grotesque produit un film dit expérimental, hermétique et ennuyeux, qui n'est pas sans rappeler le cinéma muet et le surréalisme des années 20. Expérimental et confidentiel.
Cinememories

604 abonnés 1 677 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 juin 2026
La marée est un refrain dont s’inspire Mark Jenkin afin d’amorcer un pèlerinage audacieux dans sa Cornouailles natale. Le cinéaste, qui a principalement fait ses classes dans le documentaire court, ne trahit pas son sujet ni son format. En optant pour la pellicule 16mm, il nous renvoie à sa thématique de la gentrification, qui bouscule également les habitudes des cinéastes, comme des spectateurs. Ce qui découle alors d’une lutte de classes revient à nous interroger sur la fatalité de la modernisation dans son ensemble. Bien entendu, les activités côtières, notamment la pêche, auront leurs démons à exorciser, mais ce ne serait que gratter à la surface d’un souci qui se déplace, d’un lieu à un autre et au fil du temps.

La famille Ward illustre donc cette tendance, par le biais d’une friction à double-sens. Martin (Edward Rowe) vit de son poisson et de ses crustacés, qu’il pêche avec rigueur. Même si son frère le voit davantage comme un has been, à l’image d’un métier étouffé par la culture des commerces de grandes surfaces, ce grand gaillard a du sang chaud à revendre. Ce porte-étendard du patrimoine local ne cesse d’avancer, même sans le précieux appui d’un bateau. Malheureusement, les contraintes sont trop fortes et sa ville portuaire, qui l’a élevé, commence peu à peu à changer de propriétaire. Entre les touristes occasionnels et la bourgeoisie qui peste dans l’ancien domicile familial, quelque chose s’est brisé. On parlera de frontières, dont les limites naturelles ne seront d’aucun secours à Martin. Que ce soit à quai ou sur son espace de travail, il n’y a plus de tranquillité, plus d’intimité et plus de rentabilité pour l’ermite du coin.

Rien n’est facile pour ce pêcheur depuis le début, mais c’est à sa collision avec un couple londonien qu’on distinguera les nuances d’une perfidie collatérale. Les nouveaux occupants, sont dupés par l’hostilité des lieux et Martin voit ses efforts et son héritage sombrer par le portrait amer, où il ne serait qu’un simple rocher à peine émergé, heurté par les vagues. Et dans toute cette agitation, la communauté trouve tout de même la force de repousser les intrus, qui ne cherchent pas tous à s’adapter, mais plutôt à leur arracher une bonne bouchée de homard. Wenna (Chloe Endean) en fait partie et ne mâche pas ses mots pour l’exprimer. Mais à chaque élan antihéroïque de la jeune serveuse, des relations s’effondrent et les possibilités de dissiper la fureur s’échappent. Tout est dans l’idée de ces gros plans, qui privent les personnages d’un horizon. Le choix des plans, l’enchaînement et la structure catalyse l’expressionnisme d’une ambiance aussi bien percutante qu’envoûtante.

Ainsi, au cœur d’une pleine mutation, la ville portuaire se noie dans un flot de rage ou d’impuissance, face une force supérieure qui dépasse chaque résident. « Bait » convoque par bien des manières la sensibilité dans une fable onirique, où le chant de sirène n’aura rien à voir avec les mythes maritimes. On met en évidence une situation critique, où le déclin se transmet d’une génération à l’autre, mais également cette ultime éventualité de préserver ce qu’il reste de plus précieux, non pas au nom du collectif, mais au nom d’une culture, surexploitée sans la moindre profondeur. Ce film reconnaît ses cicatrices, mais ne les panse pas dans le deuil, bien au contraire, il se nourrit de cet appât, de cette franchise et nous serons les premiers à mordre à l’hameçon.
Coric Bernard

463 abonnés 866 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 décembre 2025
Ce film en noir et blanc sur les pécheurs et les touristes manque tout de même de « pèche ». De plus la pellicule n’est pas d’une grande qualité. Le scénario qui raconte l’antagoniste latent entre les résidents de ce port de pèche anglais et les vacanciers est certes intéressant mais tout cela manque parfois de clarté et de liant.

Bernard CORIC

(Film visionné à la journée de prévisionnement du GNCR le 09/12/2025 à la FEMIS à PARIS)
In Ciné Veritas
In Ciné Veritas

109 abonnés 922 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 octobre 2021
Mark Jenkin, réalisateur et scénariste de Bait, est issu de la sphère des documentaristes. Sur la forme, il opte pour une austérité certaine que rien dans l’histoire narrée ne semble justifier. Il choisit ainsi un format carré et un noir et blanc tirant sur le sépia. Pour renforcer le côté vintage apparemment visé (pourquoi ?), les photogrammes ont fait l’objet d’un traitement en postproduction pour ajouter de fausses rayures. Jenkin semble, via des artifices techniques, vouloir donner l’impression que le film a été tourné sur pellicules désormais usagées. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com/dinard-2021/#B
Marc Daniel Genoud
Marc Daniel Genoud

4 abonnés 128 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2026
Un petit village côtier des Cornouailles, ses mouettes, son pub, ses pêcheurs, ses traditions, ses touristes venus de la ville… le décor planté par le réalisateur Mark Jenkin pourrait être une parfaite et charmante carte postale, ainsi qu’une liste d’ingrédients toute prête à devenir un énième film social et réaliste comme les Britanniques savent les faire. Or dès les premiers plans, Jenkin envoie valser très loin ce fameux réalisme. Dans son ton, son montage et surtout son traitement visuel: Bait ne ressemble à rien de ce que l’on voit aujourd’hui, au Royaume-Uni comme ailleurs...
source & suite : /
NB: Film vu au Bellevaux de Lausanne en 2020 , je garde d'ancien ticket ciné
Helene Tourbine
Helene Tourbine

27 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2026
Quelle bonne idée le distributeur ED a-t-il eu de sortir des limbes cet OVNI britannique, où Ken Loach (pour le fond) aurait rencontré Derek Jarman (pour la forme).
Bait date de 2019 et avait été présenté à la Berlinale, mais ne nous arrive que maintenant, après Enys Men sorti en 2024.
Sur la trame un peu attendue et prévisible de la confrontation, dans une toute petite bourgade des Cornouailles, entre une communauté de pêcheurs et l’arrivée de touristes et investisseurs dans des locations de vacances, Mark Jenkin multiplie les effets de montage alterné et de gros plans pour suggérer les différences de vue et de classe : les gestes du travail d’un côté vs un frigo qu’on remplit de champagne et de victuailles de l’autre, les outils du quotidien des pêcheurs vs les mêmes filets, bouées et hublots transformés en déco cool et « typique".
La facture traverse la communauté elle-même puisque les frères Martin et Steven se déchirent, le second ayant récupéré le bateau de pêche familial pour emmener les touristes et autres enterrements de vie de garçon faire un tour sur l’eau, tandis que Martin vivote de ce que lui ramènent ses filets.
Le vol d’un homard sera à la fois le déclencheur du drame à venir et de la scène la plus saisissante du film, autour de la réparation d’un casier - à homard donc - devenu point d’attention de tout un pub.
Tourné en 16 mm charbonneux, Bait bouscule aussi la chronologie, inserrant des images de péripéties à venir, comme pour en souligner le caractère inexorable dans ce contexte tendu, et fait surgir le fantastique sous les traits du défunt patriarche, qui délivre à Martin ses conseils et prophéties.
Si le sujet aurait mérité un peu de nuance - les clans des gentils et des méchants sont ici définis sans appel ni réflexion sur les impacts respectifs des deux activités - l’audace et l’inventivité formelles dont fait preuve Mark Jenkin méritent largement de goûter à l’expérience.
Upvz18
Upvz18

4 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 août 2026
BAIT

Si habituellement j’ai tendance à commencer mes notes par le fond dans ce cas précis c’est la forme qui s’impose. C’est clairement un film expérimental correspondant à un cahier des charges que le réalisateur s’impose, notamment au vu du choix d’une caméra Bolex et d’une pellicule 16mm en noir et blanc. Pellicule par ailleurs mal traitée qui laisse paraître pas seulement de la « neige » mais carrément « une tempête de grèle». Ce choix esthétique et les plans choisis ont fait penser à des films muets, des films documentaires des pays de l’est et à la limite à l’expressionisme allemand. L’ensemble est inséré dans une forme elliptique où les premières et les dernières séquences sont identiques à la différence près que le spectateur a changé son point de vue.
Quant au fond il est largement subversif et une lecture sémiologique dès les premières images sous guident vers une lecture sociologique. J’en veux pour preuves les myrtilles, la pastèque , le champagne et les bottes du pêcheur, pour comprendre il faut aller voir le film. Il est question de gentrification et d’oppositions de classe sociales, d’eux et nous. Les touristes et les locaux ne peuvent pas faire communauté, l’un vivant aux « bénéfices » et aux dépens de l’autre. Film qui sort de l’ordinaire et qui aiguise la vue du spectateur avec de nombreuses références. On note au passage la bande-son emphatique.
traversay1

4 524 abonnés 5 439 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Deux ans après Enys Men, le premier long métrage de Mark Jenkin, récompensé aux BAFTA 2020, sort enfin dans les salles françaises son tout premier film. C'est un drôle d'objet, en noir et blanc et 16 mm, avec un son enregistré en post-production. L'œuvre d'un artisan/styliste, dans une veine très formaliste et un montage digne d'un film soviétique des années 30. Autant dire une anomalie dans la production cinématographique actuelle pour un sujet pourtant très contemporain : la disparition progressive des métiers traditionnels, ici la pêche sur la côte des Cornouailles, au profit du tourisme. Pourquoi alors cette forme presque expérimentale ou en tout cas volontairement désuète pour raconter une histoire d'acculturation combattue, appâts comptés ? C'est la licence de l'artiste et de Mark Jenkin, dans un film qui, bien que consciemment anarchique dans sa progression narrative, possède quelques personnages bien dessinés, à commencer par son héros, pêcheur sans bateau, sévèrement buriné et obstiné contre la gentrification qui s'installe dans son village. D'autres figures, féminines notamment, bien que légèrement en retrait, complètent ce riche tableau. Pas destiné à plaire, par son austérité exigeante, Bait convainc en grande partie par son atmosphère maritime et son évocation d'un monde ancestral qui résiste encore avant de couler définitivement.
gimliamideselfes

3 455 abonnés 4 019 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2026
La première chose qui frappe dans ce Bait c'est l'image. On est sur un vieux noir et blanc qui sent bon le 16mm bien crade avec plein d'artefacts sur l'image qui donnent immédiatement du charme au long métrage.
La deuxième chose c'est le montage. Jenkin va mettre en parallèle les gestes du pêcheur un peu loser, sans bateau (sans grand chose en fait) et celui du touriste huppé de la ville. Ouvrir, déplacer, ranger... D'un côté on a ces gestes associés au luxe, on met des bouteilles de champagne dans un frigo et de l'autre à un labeur manuel.

Rien que par ce montage les enjeux du film sont fixés : les riches anglais oisifs qui viennent sur la côte pour les vacances et les pêcheurs locaux qui tentent de survivre et qui doivent s'adapter à la transformation de leur village. Et heureusement on n'est pas dans une comédie où tout est bien qui finit bien, où tout le monde va fêter une réconciliation autour d'un bon homard et d'une mauvaise bière. On montre l'absence de retour en arrière possible et que les locaux en souffrent.

Même ce qui pourrait être un espace de conciliation, à savoir les jeunes qui fricotent ensemble, parce qu'ils sont jeunes, parce qu'ils sont beaux, parce qu'ils le peuvent, se révèlent être un point de discorde.
Et si sur le fond cette tension locaux/touristes n'est pas forcément originale notamment entre les locaux qui tentent de résister au tourisme et ceux qui veulent s'y adapter mais j'aime la manière avec laquelle elle est traitée, notamment encore une fois par le montage. On a plein de flash qu'on n'explique pas. Des séquences qui ne semblent pas s'imbriquer totalement avec le reste et qui ne prennent sens que plus tard.

Ainsi la séquence d'ouverture ne prendra pas son sens immédiatement. Tout comme les nombreux inserts de verre brisé, de voiture de police, etc. Ce qui fait que le film a un côté intriguant, on nous annonce que tout ça ne peu pas bien finir et le film avance un peu comme une tragédie car aucun signal positif n'est renvoyé de tout ça.

Le noir et blanc quant à lui permet des plans magnifiques sur ces visages de vieux hommes barbus, fatigués qui tentent de survivre dans un monde nouveau. Il se dégage quelque chose de profondément touchant de cette mise en scène des corps, quasiment toujours en gros plan, avec peu de dialogues, où l'expression des acteurs seule suffit à dire quelque chose et à fait ressentir au spectateur ce qui se passe.
Yves G.

1 875 abonnés 4 105 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 juin 2026
"Bait "se déroule de nos jours peut-être dans un petit village pittoresque des Cornouailles. L’afflux des touristes en a modifié l’économie. Les habitations proches du port ont été vendues à de riches Londoniens ; les pêcheurs se sont reconvertis. Martin Ward (Edward Rowe) vit mal cette évolution. Il pêche à la nasse au bord du rivage des bars ou des homards depuis que son frère aîné a, à son grand dam, transformé le bateau de son père en promène-touristes.

On avait découvert le cinéma anachronique de Mark Jenkin en 2024 avec la sortie d’"Enys Men" (2022), l’étrange histoire sans paroles d’une botaniste recluse sur une île déserte. Il nous déconcerte à nouveau par un film surprenant, tourné en 2017, projeté à Berlin en 2019 et resté à ce jour inédit en France.

Son histoire est banale : celle d’un homme déclassé et humilié qui n’accepte pas l’évolution du monde et voudrait à tout prix maintenir un mode de vie frappé d’obsolescence. C’est sa forme qui est radicalement déconcertante : "Bait" a été tourné avec une caméra Bolex 16mm. Il a le grain des films muets en noir et blanc des années 30. Le son a été post-synchronisé. Ses paysages rappellent "L’Homme d’Aran" (1934), certains raccords surréalistes "Un Chien andalou" (1929).

La question qui se pose est l’adéquation de la forme au fond : pourquoi avoir filmé cette histoire-ci avec cette forme-là ? Quelle nécessité y avait-il à emprunter aux techniques des débuts du cinéma pour raconter une histoire ultra-contemporaine ?

J’ai beau avoir cherché, je n’ai pas trouvé de réponse satisfaisante à ces questions. J’en ai tiré une conclusion bien sévère : Bait se réduit à mes yeux à un exercice de style certes original mais vain.
norman06

432 abonnés 1 843 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2026
Beau film, entre poésie filmique et chronique communautaire. Un jeu de montage éblouissant. Une rareté.
Pascal
Pascal

269 abonnés 2 519 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 juin 2026
"Bait" autrement dit " l'appât " repose sur un scénario ou la forme indique sans ambiguïté le sens du propos défendu par le cinéaste : le respect et l'hommage à la tradition mise à mal par la modification de la hiérarchie des valeurs instituée par la société marchande.

Voir le scénario comme le portrait d'un pêcheur d'un village de Cornouailles qui ne parvient pas à s'adapter au monde moderne, serait totalement passer à côté du film et en dirait plus sur celui qui le dit que sur le propos du cinéaste.

C'est en fait exactement du contraire dont il s'agit et la façon de réaliser " Bait " ( 16 mm, image faussement altérée par le temps, en noir et blanc ) pose sans aucune ambiguïté l'angle de réflexion du sujet et le point de vue du cinéaste anglais.

Mark Jenkins souligne ici la puissance délétère de l'argent qui détruit la tradition et finalement une part de l'humanité. A la fois de celui qui fait un mauvais usage de son pouvoir économique par son incapacité émotionnelle à l'empathie ( c'est au plan neuronal une construction structurelle profondément ancrée, largement documentée ) mais aussi par celui contre lequel ce pouvoir s'exerce.

C'est ce que montre ce " Bait " ou l'appât peut être vu tout autant comme l'appât qui sert à attirer le poisson que comme l'appât du gain.

C'est réussi !

Vu au Reflet Médicis
Aubert T.
Aubert T.

146 abonnés 162 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juin 2026
D'une écriture d'une rare perfection, cadrages sublimes, montage d'une inventivité qu'on rencontre peu souvent... C'est formellement et plastiquement parfait.
Il n'est pas courant de voir un film aussi exceptionnel (alors que j'y allais à reculons.)
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