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Laurence Katia Fehr
1 critique
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5,0
Publiée le 27 novembre 2021
J' ai adoré ce film, qui m'a émue par une vraie sincérité et justesse sur le plan des émotions. Les plans serrés sur le personnage de Margaux la donne à voir dans sa nudité de l 'être et sans fards. L'amitié entre le personnage de l'étudiant hommosexuel et Margaux est très belle...En tant que femme, je me suis complètement identifié au personnage féminin...
Emmanuelle Béart donne tout ce qu'elle peut dans un film curieux ou ni le scénario ni la mise en scène ne passionne vraiment. Sans doute cette "Etreinte" manque de quelque chose de réellement charnel, à l'image de ces scènes d'amour filmées sans vraiment regarder et avec beaucoup de maniérisme. Les seconds rôles sont la plupart sans saveurs. Un film d'errance existentielle auquel il manque un vrai discours, un vrai fond pour qu'on y croit davantage.
Portrait sensible de femme à la dérive, seule, triste... On ne peut pas s'empêcher d'aimer, lui dit-on. Alors elle fait n'importe quoi et va sur la brêche. Les seconds rôles, à part Vincent, ne sont pas attachants : les élèves collègues, le prof, le tromboniste,... L'absence de musique pendant les scènes de sexe nous met mal à l'aise. Pour les inconditionnels du visage d'Emmanuelle et de ses yeux de biche!
Ce film signera t il le grand retour d E Béart ? Pas vraiment, film assez fade et banal. On va dire que le scénario ne nous emporte pas. Emmanuelle Béart ne sauve pas ce film sans intérêt et pas franchement réalisé de manière extraordinaire non plus. Cette romance d une femme recherchant une nouvelle jeunesse n est pas vraiment une réussite on l aura donc compris.
Ce film est juste sublime ! Tellement d'émotions à le découvrir en salles ! Emmanuelle Béart est décidément une grande actrice et le duo avec Vincent Dedienne est juste merveilleux. Merci Ludovic Bergery !
C’est au contact de ce groupe d’étudiants en master de littérature allemande que Margaux comme le film lui-même atteignent la puissance vertigineuse d’un désir qui se retrouve par celui des autres, dans un mimétisme tout à la fois érotique et source de souffrance – en ce qu’il contraint le personnage principal à une position de spectatrice puis d’élève. Le cadre universitaire rejoue ainsi, sur le plan scolaire, l’initiation à la vie que suit cette femme endeuillée, une initiation qui exige de recommencer une existence qu’elle pensait avoir construite et menée à bien, à se mettre à jour pour aimer à nouveau et être aimée. Le long métrage investit aussitôt, et de manière fort juste, la virtualité contemporaine des rencontres : par le prisme des réseaux sociaux, des applications et des sms, il révèle un décalage générationnel qui plonge le personnage dans une profonde solitude doublée d’une détresse affective. Amant d’un soir, escort-boy pour personnes âgées, libertins dans les douches de la piscine. Exploration non exhaustive du désir ainsi libéré. Les études supérieures apparaissent tel un temps de pause suspendu entre deux âges sérieux et définis par la règle – adolescence et monde adulte – qu’il faut cultiver encore et encore comme si l’on puiser à la source d’une jeunesse éternelle : après le master, la thèse, et puis on verra. Étudier à l’université devient une finalité en soi, non plus un moyen d’accéder à un métier précis. Margaux pénètre une nouvelle fois dans ce temps en dehors du temps, avec désormais la lucidité et l’expérience acquises par la maturité ; elle semble constamment et présente et extérieure aux activités, dans une position de surplomb qui dit la barrière de l’âge et, derrière elle, l’épreuve du deuil de sa vie passée. Aussi oscille-t-elle entre la spontanéité et l’ordre, deux valeurs qu’emploie Goethe pour apprécier le sentiment amoureux – cité par l’un des professeurs au début du film. Elle bénéficie de l’interprétation remarquable d’Emmanuelle Béart, bien trop rare dans le paysage cinématographique français d’aujourd’hui. Un film à voir.
Emmanuelle Béart signe son retour sur grand écran dans la peau d'une femme mûre retournant sur les bancs de la fac après le décès de son mari. Ce film de Ludovic Bergery est plutôt léger au début avec les nouveaux amis étudiants puis prend une tournure mélancolique. Margaux veut de nouveau séduire, aimer et être aimée. Emmanuelle Béart est parfaite dans ce portrait de femme à la dérive, mais il manque une petite étincelle pour donner un peu de piment à cette oeuvre délicate mais un brin académique.
très décevant , ennuyeux, mal joué sauf E.BEART mais cela suffit pas à sauver le film, là c'est une femme généralement elle s'accommode bien de l'abstinence er manque de tendresse par contre pour les hommes seuls surtout après cinquante ans c'est très pénible, une souffrance qui torture ..
Le retour d’Emmanuelle Béart en fanfare. Le seul problème de ce film demeure le scénario en réalité. C’est le vide, le creux, le fossé. On s’ennuie avec cette veuve qui ne sait pas forcément ce qu’elle veut, qui couche sur Tinder, qui s’attache d’emblée à la moindre occasion pour être déçue. Elle erre dans un décor sans aucun intérêt et pourtant on s’attache à elle. Tout simple parce qu’Emmanuelle Béart est une grande actrice et qu’elle pourrait jouer n’importe quel rôle. Un rôle pour le coup qui n’est pas à sa hauteur.
l'Etreinte reste moyen. Le film n'est pas lent, non au contraire il retranscrit avec justesse et sans illusion, un passage compliqué dans la vie d'une femme, mais pendant 1h40, l'histoire reste assez plate. Les personnages secondaires sont intéressant mais pas assez mis en avant. Les décors ne sont pas du tout mis en lumière, surtout avec cette réalisation omniprésente en plan serré sur la tête des acteurs. Je pense qu'avant d'être un film, l'Etreinte est d'abord un documentaire.
Et enfin un parlons de cette fin qui s'arrête beaucoup trop facilement. Sans réelle perspective d'avenir pour cette femme à la recherche d'amour, de sentiments. Ce qui est le plus regrettable à mon goût, c'est cette fin ouverte, qui laisse pour le coup, vraiment sur la faim.
Film qui laisse un goût un peu amer au final et pourtant on ne s'y attend pas au début du scénario ; on voit ici une Emmanuelle Beart endeuillée dans la quarantaine à l'amorcement de la vieillesse. Un âge où l'on a eu une vie de femme, d'épouse, d'amante et pourtant pour elle , son bien-aimé n'est plus de son monde. Nouvelle vie , nouvelles perspectives au travers des études littéraires et de la compagnie de jeunes en fin d'adolescence dans une université, nouveau lieu d'habitation. On tente de renaître à la vie après avoir perdu ce qui donnait goût à elle , on essaie de mieux "l'étreindre " comme peut-être on s'était pas permis avant cette phase de la quarantaine, Emmanuelle Beart nous montre ici qu'à 40 ans une seconde et ultime jeunesse est encore possible mais c'est la dernière , on tate des aventures charnelles , à demi sentimentales,des soirées arrosées avec un des ses enseignants , on se baigne avec ses camarades de faculté pour peut-être renaître vraiment en trouvant un autre être aimé et qui nous aime . Je m'attendais à ce que le film termine sur cette note, mais non ..Margaux abandonne ce qui aurait donné un élan différent à son existence, elle ne termine pas ses études, aucune de ses brèves relations avec ces hommes n'aboutit sur une romance, ni lui permet de continuer son existence avec un autre et de tourner la page avec celui d'avant. Elle repart seule pour Cologne sans avoir trouver cette nouvelle directive . Quelque chose d'inaboutit sonne sur la fin de ce film. Dommage mais peut-être voulu par Ludovic Bergery.
Acteur habitué des seconds, pour ne pas dire 3èmes rôles, Ludovic Bergery s’essaie au drame pour son 1er film et 1er scénario. Rarement, on a vu un premier film aussi ennuyeux et aussi peu original. 100 minutes pour rien ou presque. Margaux a perdu son mari et commence une nouvelle vie. Elle s’installe chez sa sœur et s’inscrit à l’université pour reprendre des études de littérature. Mais rapidement, elle ressent le besoin d’autres émotions. Elle part en quête d’amour, au risque de s’y perdre... Voilà, tout est résumé… c’est vous dire. Ce drame repose entièrement sur la présence d’une star… sur le retour. Elle fait ce qu’elle peut, mais n’y croit pas un instant… nous non plus. Ce film se veut une sorte d’exploration du domaine du ressenti par une veuve de fraîche date qui tente de se reconnecter à l’existence. Le problème majeur, c’est qu’à aucun moment on ne parvient à partager la détresse et la solitude de l’héroïne. Bergery n’a pas peur de filmer le silence, mais l’écueil sur lequel il fait naufrage, c’est que ça provoque l’ennui. Certes, l’ambition est là, et mettre l’absence au centre de u film était audacieux, car l’on sait – ô combien avec la période que nous traversons -, qu’être privé de l’étreinte est l’une des choses les plus cruelles qui soit. Mais on ne croit ni aux personnages sans consistance et ni aux situations qui paraissent factices. Bref un film inutile. Depuis 2014, on n’avait plus vu Emmanuelle Béart dans une fiction à l’écran. Elle revient à 57 ans et on doit avouer qu’elle a le courage d’assumer son âge. Ce n’est pas si fréquent chez une actrice qui fut un sexe-symbole. Malgré tout ça, elle ne sait visiblement pas quoi faire de ce personnage dont on ne saura jamais s’il est à la recherche de l’amour, de l’amitié ou, de manière plus prosaïque, de sexe. Sans doute les 3 à la fois. Mais le flou nuit beaucoup à l’empathie que l’on pourrait ressentir pour elle. A ses côtés Vincent Dedienne se demande franchement ce qu’il fait là. Citons quelques autres noms du casting, Tibo Vandenborre, Sandor Funtek, Nelson Delapalme, Arthur Verret, Yannick Choirat… bref, pas grand chose de « bouleversifiant ». Tout comme ce film hautement évitable.