L. Malle a l'intelligence de raconter ce récit vécu pendant la guerre 39/45 à travers le regard de l'enfance. le résultat procure des moments d'émotions absolus, un sentiment de pudeur, de regrets aussi. un drame poignant et marquant des années 80.
Un film que j'avais vu à l'époque avec mon école, et évidemment, je me souvenais de la fin. Et effectivement, à part la fin, le reste est assez convenu, et n'apporte pas grand chose à part situer les personnages. Le film est surtout un film sur l'école pendant la guerre et passe au drame sur la fin. Un film correct, sans plus.
Un grand classique de Louis Malle, cinéaste majeur de son époque. Un scénario solide pour un film qui démonte le méchanisme du racisme, et de l'antisémitisme. Les enfants sont excellents,la mise en scène sobre et efficace, et le le film démontre bien sans être didactique.
Un chef d'oeuvre d'émotions ! Louis Malle signe là un film très personnel librement inspiré d'un évènement tragique ayant marqué son enfance... La reconstitution de cet évènement est remarquable, le réalisateur se penchant sur le quotidien des pensionnaires d'un lycée catholique de province. Au revoir les Enfants est un hymne à l'amitié qui évite d'une manière particulièrement habile et sincère la décharge de pathos que le sujet présupposait. Les jeunes acteurs sont excellents, la liberté de ton est palpable en même temps que le film témoigne d'une grande élaboration scénaristique. Pas grand-chose à redire au sujet de ce drame absolument bouleversant, si ce n'est que le redécouvrir aujourd'hui est nécessaire : car Au revoir les Enfants est non seulement une fiction émouvante et passionnante sur deux amis mais aussi une leçon historique digne du plus beau Devoir de Mémoire. Essentiel et universel, le classique de Louis Malle est peut-être - bien qu'il ne l'aborde pas tout à fait directement - l'un des plus beaux films sur la Shoah. Sublime.
L'insouciance de l'enfance confrontée à la noirceur de la seconde guerre mondiale, c'est tout le thème et toute la force de ce récit en partie autobiographique qui bénéficie du vécu de son réalisateur.
Grand succès auprès du public et lauréat du César du meilleur film en 1988, ce long-métrage de Louis Malle reste très émouvant. Durant la Seconde Guerre mondiale, dans un pensionnat pour garçons, l’identité d’un jeune juif est cachée afin de le protéger. Le scénario développe à la fois l’éducation stricte de ces élèves et leurs querelles récurrentes mais s’intéresse également à l’amitié naissante entre deux enfants que tout oppose. La grande qualité de cette œuvre est d’instaurer une tension progressive jusqu’au final dramatique. Le regard sur la collaboration avec les Nazis est ici montré avec froideur et réalisme, les dénonciations n’étant pas forcément l’œuvre d’individus cruels. Enfin, notons que les jeunes acteurs jouent juste et avec talent même si peu d’entre eux poursuivront une carrière. Seule Irène Jacob qui effectue sa première apparition au cinéma atteindra la reconnaissance. Bref, un récit poignant.
On entend dès le titre la rupture avec l’enfance, ce temps d’innocence et d’imaginaire où les erreurs sont pardonnées, où les coups portés aux camarades n’ont de conséquences que limitées – une égratignure, un pansement –, où le monde reste encore un grand mystère aussi intrigant qu’inintéressant. Au Revoir les enfants se construit comme la douloureuse réminiscence d’une amitié qui n’a jamais cessé de rassembler Julien et Jean, en dépit de leur séparation finale et de leur sort respectif. Que ce film ait vu le jour constitue la preuve suffisante qu’une telle relation, on l’oublie pas, on vit avec, quoi qu’il en soit. Au commencement, c’est la bagarre, la jalousie aussi : on regarde l’autre, cet étranger arrivé en cours d’année que l’on charrie volontiers. Puis les divergences se conjuguent : le regard du garçon sait qu’il se trame quelque chose, fait aussitôt de lui un détective rassemblant les indices qui sont autant d’étapes de sa prise de conscience humaine. Un Juif, d’accord ; un ami, ça c’est sûr. Louis Malle sait que les coups d’œil en disent plus long – et plus juste – que les discours. La nuit se métamorphose en moment d’observation où les deux amis s’épient discrètement, l’un parce qu’il mouille encore son lit, l’autre parce qu’il prie, deux bougies allumées. Ils s’égarent tous les deux en pleine forêt, traduction de leur singularité tout autant que de leur isolement face aux corps de classe, de dortoir, de réfectoire, d’église, et d’armée enfin : Julien escalade des massifs, rampe au cœur d’une formation rocheuse jusqu’à mettre la main sur le trésor. Son équipe a gagné ! Ils ne sont que deux. Leur cœur bat à l’unisson l’un de l’autre, de la même manière que leurs mains touchent du jazz sur le piano du curé. Une musique qui ne s’écrit pas. On l’improvise en écoutant l’autre. En laissant entrer dans cette France occupée le hasard d’une rencontre et l’impossibilité d’un adieu, Au Revoir les enfants fait scandale, crie une révolte sourde qui se décline par petites frappes a priori anodines, mais qui cache en elle l’amitié interdite entre un Catholique et un Juif. Tout passe par le regard d’enfant qui, seul, est capable de réajuster les perspectives : il faut le miroir pour décoder le nom inscrit sur le livre de Jean, de même que la lampe de poche pour parcourir, le soir, les pages érotiques de Shéhérazade. Apprendre à mieux regarder. Revenir à l’échelle d’un jeune garçon, adopter son point de vue. Lorsque Julien prend conscience de sa culpabilité, les yeux cessent de défier l’instant présent et se figent, ils se focalisent éternellement sur le passé, sur ces dernières heures où tout a filé si vite. Il s’est retourné vers son camarade. Lui a fait signe pour le couvrir de son regard protecteur. L’a condamné à mort sans le vouloir. Derrière cette tragédie intimiste s’active un régime qui prive l’enfant de son âge, le responsabilise trop jeune, tue le droit au sentiment et à l’insouciance. De ce sevrage terrible et traumatisant, Louis Malle tire une œuvre bouleversante sur la culpabilité individuelle face à l’Histoire, dont la retenue décuple la puissance symbolique et sensible.
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4,5
Publiée le 13 février 2020
Film poignant de l'annèe 1987 et en parti autobiographique, "Au revoir les enfants" est une oeuvre d'une constance justesse qui nous concerne tous! L'histoire de Jean Bonnet et Julien Quentin face à l'histoire dans la France occupèe d'un collège catholique près de Fontainebleau! Louis Malle s'inspire du souvenir le plus dramatique de son enfance en tirant un rècit bouleversant! Le casting est impeccable ; faire ressortir un nom (Raphaël Fejtö) plutôt qu'un autre (Gaspard Manesse) serait sans doute une injustice, tant les jeunes acteurs se sont investis! Triomphe aux Cèsar 88 avec pas moins de sept rècompenses à la clè dont celui du meilleur film et meilleur rèalisateur! Alors pourquoi "Au revoir les enfants" est devenu un film français incontournable depuis sa sortie ? Parce que Louis Malle lui-même est incontournable! En plus, le final de ce matin de janvier 44 est l'un des plus tristes qui soient ...
J’ai du mal à comprendre le succès de ce « Au revoir les enfants ». Il ne suffit pas de traiter d’un sujet tragique pour devenir un grand film. C’est intéressant de se plonger dans la France de 1944 mais les magouilles et autres chamailleries des enfants ne sont pas suffisamment palpitantes pour que l’on s’y intéresse plus de 90 minutes. Ca manque de rythme et d’émotion. Sans non plus être mauvais, «Au revoir les enfants » ne m’a pas bouleversé, loin de là.
Filmé lent, il fini par provoquer l'ennui. L'intrigue est simpliste, puisqu'il est facile dès le début de savoir qui est le délateur. Ce film s'étend en longueur afin qui'il soit assez long. Sensé provoquer la tristesse, il m'a juste fair revoir mon histoire. Cependant, il possède une morale et il important de dire que les deux enfants ont un jeu excellent.
Un film ultra vieillissant qui est plus une oeuvre personnelle autobiographique qu'autre chose. La première partie est ultra basique ne montrant que la vie lambda d'un garçon dans son pensionnat. La seconde partie prend un peu de poids avec une amitié qui se noue. Mais au final cela s'avère beaucoup trop léger et avec une conclusion sans surprise.
Ambiance collégiale des années 40. Nous suivons quelques enfants, adolescents et corps surveillant sur la période d'occupation. Gestapo, milice, soldats allemands. Bien joué, dramatique, les préoccupations des uns, les trafics des autres. Joué avec beaucoup de naturel.
Film émouvant et dur. Historiquement très intéressant sur les internats de l’époque mais également un portrait sensible d’adolescents loin des considérations de la guerre, mais qui font face à la disparition brutale de leur naïveté d’enfants