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CrystalEagle
4 abonnés
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3,0
Publiée le 9 août 2026
Un adieu à l’enfance. Julien passe son temps à regarder : par la fenêtre, dans un miroir, sous les draps. Il observe tout, comme s’il essayait de comprendre ce qui se passe autour de lui sans encore avoir les mots pour le dire. Et c’est peut-être ce qui rend le film si juste : l’antisémitisme n’arrive pas comme une grande menace, il est déjà là, dans les blagues, les rumeurs, les petites phrases qu’on laisse passer. Pendant que le père Jean cache trois enfants, les adultes continuent leur vie presque normalement. Les miliciens mangent au restaurant, les bourgeois trouvent qu’on exagère. Rien n’a vraiment l’air exceptionnel, et c’est justement ça qui fait froid dans le dos.
Louis Malle filme évidemment un souvenir, mais on ne sent jamais qu’il cherche à nous donner une leçon d’Histoire. Il regarde surtout des enfants qui ne comprennent pas encore tout ce qui leur arrive. Gaspard Manesse est particulièrement touchant car il a encore quelque chose de très enfantin dans le visage, mais on voit peu à peu cette innocence se fissurer. Raphaël Fejtö joue tout dans la retenue et son personnage ment, se cache, s’adapte. Il a déjà compris des choses que Julien ne comprend pas encore. Et puis il y a Joseph, le gamin pauvre et humilié, celui qu’on tient toujours à distance. Sa trahison est peut-être la plus dérangeante parce qu’elle ne vient pas d’un « méchant » mais de la frustration.
J’ai pourtant trouvé le film parfois très raide. Le piège met longtemps à se refermer et, assez vite, on comprend où tout cela va mener. On peut avoir l’impression de regarder un film très classique qu’on connaît déjà avant même de l’avoir vraiment regardé. Et puis arrive cette scène de l’arrestation, avec ce petit mouvement de tête de Julien vers le père Jean. Un geste presque invisible, mais impossible à oublier. Est-ce qu’il le désigne ? Malle semble encore hanté par cette seconde. C'est là que le film est le plus fort : pas de monstres, seulement des gens ordinaires (des enfants surtout) pris dans ce qui les dépasse. Un silence, un regard qui se détourne, un mot dit au mauvais moment, et tout bascule. Des petits gars bien élevés suffisent, et c'est infiniment plus inconfortable.
Que dire de ce film qui raconte l'histoire d'une amitié entre deux jeunes garçons que tout oppose dans les périodes sombres de notre humanité... On aurait aimé que l'intrigue dure plus longtemps, qu'il puisse se retrouver à la fin comme de bons vieux copains d'école. Mais la guerre, la haine ont pris malheureusement le pas et concluent l'histoire par cette simple : "Au revoir les enfants". A regarder !
Je dois avouer que j’attendais beaucoup plus de Louis Malle. Son film, bien qu’il ne soit pas mauvais en soi, ne parvient pas à se démarquer parmi la multitude d’œuvres traitant de la déportation des enfants juifs. J’espérais quelque chose de plus percutant, une œuvre qui marquerait les esprits et susciterait une réelle émotion. Malheureusement, au final, on se retrouve face à un “bon petit film” qui, bien qu’il se regarde sans déplaisir, ne laisse pas une empreinte durable dans notre mémoire. 6/10
Au revoir les enfants - un film simple sur la seconde guerre et la protection des enfants juifs par les instituts catholiques. Les acteurs jouent comme il faut et le monde de l'enfance, compétitions, jalousies, questionnements est bien représenté. 3,6/5
Une réflexion sur l’amitié au sein d’une école religieuse sous l’Occupation. Plus qu’un simple lien entre deux enfants, leur rapprochement devient un acte de résistance inconsciente : reconnaître l’autre comme un égal, dans un contexte où tout pousse à l’exclusion. Ce n’est qu’au dénouement que les horreurs de la Shoah se révèlent pleinement, donnant à cette amitié une portée encore plus tragique et bouleversante.
Un film fort de Louis Malle sur l'enfance, l'amitié, la guerre et se horreurs juste suggérées. La bande son n'est pas toujours très claire, c'est dommage
Ce film a quelque chose en plus, quelque chose que l'on trouve rarement au cinéma. Et ce qui est inhabituel, c'est que j'ai l'impression d'avoir déjà vu ce film, mais je ne sais vraiment pas quoi dire d'autre, car je suis tellement troublé par ce que j'ai vu. Un excellent film, très triste, mais alors que la plupart des films de ce genre tentent en vain de nous faire pleurer, ici, cela vient naturellement. C'est vraiment dommage que le film ne soit pas plus long et qu'il n'explore pas davantage l'amitié. Je déteste cette guerre de toutes mon âme, mais au moins elle à permis la création de bon films...
Ce beau film retrace l’amitié singulière entre deux enfants dans un pensionnat catholique pendant l’occupation allemande en France. L’un d’eux est un juif caché sous un faux nom. La façon dont se construit l’amitié entre les enfants est montrée avec douceur et subtilité. Mais la beauté du film tient aussi au personnage du père Jean (Philippe Morier-Genoud), prêtre résistant, un Juste dirait-on aujourd’hui.
Pour mon premier film de Louis Malle, je m'attaque à un film important de sa filmographie : "Au revoir les enfants". Grâce à son immersion, ce film est avant tout un film historique ! Passer le récit par le point de vue d'un enfant (ou groupes), est une idée maligne pour justifier leur meconnaissance et leur innocence de l'époque auquel ils vivent. Durant 1h20, Louis Malle nous fait comprendre que le savoir vivre ensemble, qu'importe les religions que nous croyons, n'est jamais un problème. Passer par des enfants, rend son message puissant et symbolique ! Certaines scènes sont d'une justesse et d'une intelligence d'écriture : la scène du "film" ou encore la scène du restaurant. Les interprétations de chacuns sont réussis, notamment le duo enfants. Les 20 dernières minutes arrivent brusquement, comme ci la réalité nous rattraper qu'on vivait en instant de guerre. La surprise est totale car Louis Malle a retranscrit cette immersion à merveille. Sa fin est bouleversante et impuissante de réalité ! Un grand film de la Seconde Guerre Mondiale qu'on a tendance à peu citer, maiq qu'il ne faut pas oublier
Le genre de film qu'on aimerait qu'il n'ait jamais existé. Parce que la période de l'Occupation en ce début 1944 est détestable tant elle a révélé le pire de l'humanité. Au Revoir Les Enfants, que j'ai découvert pour la première fois en 2025, s'attarde trop sur les conditions de vie normales de l'époque. Les écoles de garçons d'un côté et de filles (absentes du film) de l'autre. Les culottes courtes malgré le froid. Les dortoirs. Les douches collectives. Les passages par la cave pendant les alertes aux bombardements. Par ailleurs, la relation entre Julien Quentin et Jean Bonnet met trop de temps à s'installer. La curiosité du premier est trop basique. On ne ressent rien de cette peur permanente du second. À peine lorsque la milice débarque dans un restaurant pour chasser les juifs. Le film mérite cependant d'être vu, surtout par les plus jeunes. Pour que perdure la mémoire de ce qui s'est passé en France pendant la Deuxième Guerre Mondiale, avec l'appui des collabos. À noter sur une note plus gaie la présence de François Berléand en homme d'église.
Un superbe film; bouleversant et bien réalisé. Une oeuvre sans doute autobiographique qui porte témoignage et s'inscrit parmi les films les plus intéressants qui traitent de la sinistre période de l'Occupation...
J’ai du mal à comprendre le succès de ce « Au revoir les enfants ». Il ne suffit pas de traiter d’un sujet tragique pour devenir un grand film. C’est intéressant de se plonger dans la France de 1944 mais les magouilles et autres chamailleries des enfants ne sont pas suffisamment palpitantes pour que l’on s’y intéresse plus de 90 minutes. Ca manque de rythme et d’émotion. Sans non plus être mauvais, «Au revoir les enfants » ne m’a pas bouleversé, loin de là.
"Au revoir les enfants" est un film semi autobiographique de Louis Malle, le réalisateur a mis beaucoup de temps pour se décider à faire le film car ce passage de sa vie a été un traumatisme. En effet, il a vécu dans un pensionnat religieux au moment de la guerre et a subi le stress des perquisitions allemandes lorsque la France était occupée. Le film est aussi un film sur l'enfance et ses chamailleries, ils se battent, s'humilient, se cherchent, jouent ensemble. Un bon film qui rappelle un passage noir de l'Histoire française.