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1,5
Publiée le 21 août 2020
"Vif-argent" est un conte fantastique et poétique sur une histoire d'amour pas comme les autres. Ce premier long-métrage de Stéphane Batut m'a plus fait penser à un exercice de style, à une proposition artistique plus qu'à un film. Certes, cela reste un film comme les films expérimentaux en sont, mais j'ai eu l'impression que c'était surtout la forme qui l'intéressait. Peut-être que faire un court-métrage aurait été plus judicieux pour ne pas tirer en longueur cette histoire qui n'évolue pas vraiment. Pour ma part, je suis complètement passé à côté de ce film. Je n'ai pas été sensible à la poésie et à l'ambiance de ce film. Bref, un film ennuyeux qui manque de vie et d'émotion.
Un bel onirisme avec économie de moyens, un jeune acteur charismatique (le beau Thimothé Robart), Judith Chemla délicate.. . Même si le cinéma a déjà offert Les Ailes du désir ou Orphée, et en dépit d'un maniérisme évident, cette bouffée poétique mérite le détour.
J'ai été voir ce film uniquement pour l'actrice que j'aime beaucoup. J'adore son style et la voir dans un film. Je suis un peu déçue car on ne la voit pas assez. En effet, il y a beaucoup de scènes avec le gars tout seul et aussi le gars avec d'autres personnes. Les scènes où ils sont uniquement tous les deux ne sont pas suffisantes je trouve. Sinon le film en lui-même est très particulier, lent, monotone et triste.
Un conte fantastique en forme d'exercice de style sur le "grand voyage". Un récit nébuleux, sous anesthésie générale, auquel il est bien difficile d'adhérer. Qu'y a t-il à retirer? Une histoire d'amour impensable dont l'envolée lyrique finale en accentue son absurdité?
Voilà un film singulier, enveloppé d’étrangeté et de mystère par lequel il faut se laisser porter sans raisonner.
A Paris, de nos jours. Un jeune homme se retrouve sous un pont, personne ne le voit, sauf un autre homme qui lui propose de l’aide. Un peu plus tard, le jeune homme, prénommé Juste, passe un entretien avec une femme en blouse blanche.
Des années plus tard il arpente les rues de Paris, des quartiers populaires aux Buttes Chaumont. Il discute avec un homme d’origine africaine, pénètre avec lui dans un de ses rêves et le mène à la femme en blouse blanche. Un jour il rencontre Agathe, qui reconnaît en lui un ami nommé Guillaume.
Paris et ses quartiers sont superbement filmés, avec douceur et tranquillité. Le cinéaste nous emmène aussi dans une forêt tropicale, en montagne puis au bord de la mer. Certaines explications dispersées ici et là permettent de comprendre un minimum de l’histoire.
J’ai bien sûr pensé à Wim Wenders, à Berlin et « les Ailes du désir ». Stéphane Batut aborde les thèmes du deuil, du passage vers l’autre monde avec simplicité et poésie mais avec un final plus mélancolique que celui des « Ailes du désir ».
Un film qui mérite le détour. Mon blog : larroseurarrose.com
Je suis complétement passé à côté de ce film que j'ai trouvé profondément ennuyeux. Certes, il y a une recherche poétique mais cette histoire de surnaturel m'a semblé pour le moins confuse et très déstabilisante dans la compréhension de l'œuvre. Ce voyage entre les morts et les vivants, vous l'aurez compris, ne m'a pas réconcilié avec le cinéma fantastique malgré la prestation plutôt convaincante des deux acteurs principaux. Déroutant!
"VIF-ARGENT" souffle un vent de fraîcheur dans le cinéma français. Stéphane Batut, pour son premier long-métrage, nous livre un film fantastique réussi. A voir !
Film vieillot et ennuyeux. Impossible d'entrer dans l'histoire. La seule envie était de fuir. Je suis resté jusqu'au bout car la critique presse était plutôt bonne. Mais, là, il y a un gros problème. Si ce sont les films les plus ennuyeux qu'on porte au graal pour se dire qu'on est des intellectuels intelligents et que le public est stupide, alors c'est réussi. A sa projection pour le prix Jean Vigo, toute la salle baillée. Et au cocktail qui a suivi, il aurait fallu une caméra cachée pour voir les réactions trés énervés du public qui ne comprenait pas du tout ce choix, qui hurlait à l'arnaque ! C'est quand même beau la différence entre ceux qui détiennent le pouvoir du cinéma et les spectateurs qui aiment le cinéma. Exactement comme en politique.
On trouve de tout dans le cinéma et il apparaît parfois un long-métrage original sortant du lot qu’on a envie de défendre. Sans être une perfection, Vif-Argent fait partie de ces films qu’on prend plaisir à voir car il propose quelque chose d’inédit. Ce dernier racontant une histoire d’amour explore un univers particulier, celui des fantômes, de l’esprit qui s’aventure parmi les vivants. A travers son récit, le réalisateur Stéphane Batut suit en douceur le parcours de son personnage principal Juste. Les séquences se succèdent avec simplicité et nous emporte dans la narration. On est charmé par la rencontre avec Agathe et l’alchimie entre Thimotée Robart et Judith Chemla fonctionne parfaitement. Les choix de mise en scène permettent une utilisation limitée du trucage numérique offrant une réalisation quasi réaliste. La musique souligne un rythme léger laissant place à l’émotion. Un certain mystère plane sur une part des thèmes abordés par le film qui nous offre un peu le choix d’interpréter à notre guise. Au final, on en retient la poésie qui s’en dégage et ce sentiment d’envie de se laisser tout simplement porté par le récit. Un plaisir de cinéma pour les passionnés d’histoire d’amour et d’univers particulier.
Un film beau et poétique qui nous transporte à la frontière entre le monde des morts et celui des vivants. La beauté de l'image nous fait oublier certaines longueurs. À voir très vite !