The Father
Note moyenne
4,3
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632 critiques spectateurs

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197 critiques
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35 critiques
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gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2021
Je suis assez agréablement surpris par ce film que je pensais n'être qu'une sombre daube à Oscar avec un Anthony Hopkins surjouant les grabataires au profit d'un mélo tout ce qu'il y a de plus classique et déplorable.

Mais, Florian Zeller a eu l'intelligence de centrer sur film sur le point de vue de ce père perdant petit à petit la mémoire et de chercher à faire ressentir au spectateur la désorientation de son personnage principal. Disons que comme Anthony nous sommes perdus, on ne sait jamais réellement ce qu'il se passe, quelle heure, quel jour il est... Tout semble se répéter, un peu différemment, rendant chaque scène encore plus confuse que la précédente, faisant perdre tout repère temporel. Et ça fonctionne plutôt bien, ça change d'autres films du genre (qui peuvent être excellents) où on épouse le regard du conjoint ou de l'enfant qui voit son mari ou son père dépérir.

L'adoption de ce point de vue rend immédiatement assez étrange toute scène sans le personnage du père (il y en a quelques unes qui servent à donner des clés pour que le spectateur comprenne réellement ce qui se passe). Je ne comprends pas bien pourquoi Zeller a cédé à cette facilité ? Avait-on réellement besoin de comprendre quelque chose ?

Mais le pire étant sans doute la séquence finale, qui est tout ce qui se fait de pire dans le genre et casse toute la crédibilité de l'histoire, où on te sort les violons, on tombe en plein mélodrame tout ce qu'il y a de plus affligeant et de stupide... là où avant ça avait l'avantage de ne pas chercher grossièrement à émouvoir... Mais pour son final, voulant faire chialer sous les chaumières Zeller sort tout l'attirail jusqu'à l’écœurement et finit par répondre aux dernières questions laissées en suspens pendant le reste du film (pourquoi les acteurs pour certains personnages changent). Au lieu de laisser le spectateur avec son impression de désorientationt, il faut, sans doute car Zeller le croit stupide, tout lui dire, tout lui expliquer, bien sagement, de manière bien didactique, sans finesse, parce qu'après tout il ne faudrait surtout pas perturber le bon petit consommateur de pop corn.

Bref, la fin est affligeante de bêtise tant c'est un renoncement par rapport à ce qui avait été proposé avant et qui était plutôt sympathique...
Fanatoile
Fanatoile

19 abonnés 210 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 juin 2021
On comprend tout de suite que le film est issu d'une pièce de théâtre, que j'ai vue d'ailleurs. Cela fait trop "théâtre filmé" et c'est d'autant plus difficile d'adhérer au scénario où les deux acteurs évoluent chacun trop dans son jeu de base ; je n'ai pas vraiment constaté de connivence familiale et on voit dès le début qu'Anne ne fera pas le poids en face de son père, même en dehors de ses moments de crise. Assez déçue et je pense que le film aurait vraiment gagné en crédibilité avec un autre acteur que le monstre sacré qu'est Anthony Hopkins,
Chatcaliban
Chatcaliban

47 abonnés 122 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2021
Le film est superbement joué par l'actrice principale mais Anthony surjoue. Le succès du film tient au jeu d'acteurs mais il ne reste pas grand chose de ce naufrage qu'est la maladie de l'âge. C'est bien succès exagéré. C'est plus tenu que Falling mais rien de nouveau au cinéma sur ce thème. Au final en dessous de mon attente.
Marlon M.
Marlon M.

54 abonnés 510 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 janvier 2022
The father décrit la démence progressive d'une personne au point de mettre le téléspectateur dans un ennui tellement profond, à tel point qu'il aurait presque envie d'en finir avec sa propre vie.
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 avril 2021
Il est à la fois enjôleur ou menaçant. Il régresse jusqu'à pleurer comme un bébé.
Seul le cinéma nous permet de nous identifier à cette dégénérescence programmée.
La confusion est contagieuse.
Comme si on vivait le dédale de l'intérieur.
Magistral Anthony! Magistrale réalisation! Magistrales musiques de Purcell et de Bizet!
Lysiane V.
Lysiane V.

7 abonnés 5 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 juin 2021
Si ce n'est la présence sublime d'Anthony et son rôle des plus authentique ce film est prodigieusement ennuyeux !!
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 mai 2021
Comédiens bien. Pour le reste , c'est très long avec des scènes repetitives ou l'on ne sais pas ou est la réalité sauf dans le dernier quart d'heure. Ennuyeux.
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 19 juillet 2023
Adapté de la pièce du même titre, une évocation du vieillissement, de la dégénérescence de l'esprit et du rapport père-fille dans de telles circonstances. Le spectateur est parfois troublé en vivant également les phases de délires du père. Mais l'ensemble en huit clos est répétitif, jusqu'aux dialogues et trop statique. Enigmatiquement surestimé !
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 mai 2021
Pour son premier long-métrage, le dramaturge Florian Zeller a adapté sa propre pièce de théâtre "Le Père" (2012), après une première adaptation par Philippe Le Guay avec Floride (2015), avec Jean Rochefort & Sandrine Kiberlain. Comme on est toujours mieux servi que par soi-même, c’est donc Zeller lui-même qui s’est attelé à cette seconde adaptation pour en restituer (avec l’aide du scénariste Christopher Hampton) un drame époustouflant et qui vous prend aux tripes. Le film met en scène la relation entre Anthony, 81ans, atteint de la maladie d'Alzheimer et sa fille Anne qui voit la nécessité de lui imposer une aide-soignante, ce qu’il refuse catégoriquement. Petit à petit Anthony perd pied, ainsi que ses marques de repères. La lente descente aux enfers commence alors pour lui…

The Father (2020) est une plongée fascinante et à la fois terrifiante, un drame labyrinthique où le spectateur se perd dans les méandres psychiques de son hôte. La mémoire d’Anthony qui défaille, ne sachant plus s’il vit chez lui ou chez sa propre fille, au point de se sentir comme envahit. Son cerveau lui joue des tours et il fini par ne plus reconnaître les personnes qui l’entourent ou de les confondre avec d’autres (cette aide-soignante serait-elle ma fille ? cet inconnu ; mon gendre ? ma propre fille ; ma femme ? qui sont-ils ? que viennent-ils faire chez moi ?). Anthony est tellement perdu qu’il en perd le fil de la réalité et toute notion du temps, raison pour laquelle il se rattache à son unique bouée de sauvetage qui le permettra de le maintenir à flot, à savoir sa montre.

Ce qui fait bien évidemment la force du film c’est sa mise en scène, qui ne cesse de se révéler stupéfiante au fil des minutes, avec d’innombrables clés pour apprécier et/ou appréhender le film (d’où la nécessité peut-être le voir une seconde fois pour pleinement apprécier et comprendre le film dans ses moindres recoins). Mais aussi et surtout, ce qui fait la richesse de cette adaptation, c’est l’interprétation ahurissante et émouvante d’Anthony Hopkins (même âge que son personnage), que l’on retrouve aux côtés de l’excellente Olivia Colman. Il y est tout simplement bluffant, il campe à merveille son personnage, à la fois touchant, révoltant & dérangeant. Un rôle sur mesure qui lui sied à la perfection et qui aura bien mérité son Oscar son Meilleur Acteur.

Enfin, n’oublions pas l’élément central du film, à savoir l’appartement en-lui-même qui s’avère être un personnage à part entière, puisqu’il évolue au fil des humeurs ou pertes de mémoire d’Anthony. Il est à l’image de son espace mental, constamment en perpétuelle transformation dans lequel il se perd et le spectateur aussi. Nous finissons comme lui par perdre pied, au point de ne plus être en mesure de faire la distinction entre la démence et la réalité.

Une brillante adaptation pour un premier long-métrage qui n’augure que du bon pour la suite de la carrière du français Florian Zeller.

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Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 octobre 2021
Je crois en la loi des séries. En effet, il y avait quand même assez peu de chances que je vois deux films de suite consacrés à la maladie d'Alzheimer au cinéma, moi qui ai dû en voir à peu près autant dans toute ma vie. Par contre, il est peu dire que l'approche envisagée par Florian Zeller est diamétralement opposée à celle de Viggo Mortensen (toutes deux des premières réalisations, en passant). D'ailleurs, j'avoue que je suis resté plusieurs jours assez dubitatif concernant la réussite présumée de « The Father ». Cette musique d'opéra omniprésente est plus pesante qu'autre chose, Zeller a beau s'en défendre mais les origines théâtrales se ressentent fortement, celui-ci jouant un peu trop des ruptures et du « puzzle mental » dans lequel il nous plonge, l'interprétation, principalement d'Anthony Hopkins, étant presque « trop » bonne, trop « Oscarisable » au point d'en manquer de naturel.

Pourtant, plus j'y pense et plus je trouve le résultat fort, troublant. Je pense que c'est la première fois qu'une œuvre ose se plonger aussi radicalement dans l'esprit d'un homme atteint de cette maladie, presque toujours en focalisation interne. Toute notre perception est ainsi modifiée : l'appartement devient une sorte de labyrinthe, le rapport au temps est bouleversé, les visages ne sont pas forcément ceux qu'on croit, toute phrase peut prêter à confusion, dispute, incompréhension... Tout cet aspect, le réalisateur le rend remarquablement, lui donnant, pour le coup, une vraie dimension cinématographique, notamment à travers un montage assez savant, offrant plusieurs scènes très fortes, à l'image d'un dénouement auquel il est difficile de rester insensible... Il y a de l'intelligence, du talent, inégalement exploités, mais il y en a. Un film qui, sans échapper à quelques pesanteurs et maladresses en surjouant la gravité, se place clairement comme l'un des titres importants de cette année 2021, aussi singulière soit-elle.
Cinévore24

446 abonnés 940 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2021
Cloîtré dans un appartement londonien, Anthony, 81 ans, voit sa santé mentale et ses repères les plus personnels se détériorer très vite. Ce qui ne reste pas sans conséquences, en particulier pour sa fille Anne.

Signant l'adaptation de sa propre pièce, Florian Zeller nous plonge dans un drame humain construit comme un labyrinthe mental, un puzzle éparpillé dont les morceaux ne peuvent plus être recollé entre eux.

Sans artifice larmoyant, en toute simplicité, ce huis clos nous parle d'oubli, de la peur de l'abandon, mais aussi de l'amour d'une fille envers un père qui a perdu toute notion du temps et qui ne peut que tenter de se raccrocher à sa mémoire devenant de plus en plus floue.

Une réussite, et un premier film qui dépasse le cadre de son histoire pour s'adresser à chacun(e)s de nous, cette maladie et les dégâts qu'elle peut faire n'étant, malheureusement, pas fictionnels.

Et oui, Anthony Hopkins, à la fois juvénile et totalement dépassé, extrêmement touchant et plein de justesse, n'a pas démérité son second Oscar du Meilleur Acteur.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mai 2021
Le film aurait pu n'être qu'un produit à Oscars sur un sujet de société. C'est une œuvre magistrale certes basée sur un matériau théâtral de qualité mais qui séduit aussi par son montage magistral et une mise en scène limpide. Anthony Hopkins est impérial sans céder aux sirènes du cabotinage. Du grand art !
Damien Vabre
Damien Vabre

187 abonnés 488 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 juin 2021
Un drame intéressant sur Alzheimer avec une interprétation formidable d'Hopkins et de Colman, après je reconnais ne pas avoir été bouleversé car une monotonie s'installe dans les situations et la réalisation est trop appliquée pour décrire l'enfer de cette maladie.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2021
Pour ses débuts au cinéma, en tant que réalisateur, Florian Zeller adapte sa propre pièce de théâtre, en anglais et avec un casting de choix. Il n’est plus besoin de parler du talent et de la carrière de Anthony Hopkins. Il est une fois de plus prodigieux, son meilleur rôle depuis bien longtemps. Sacré meilleur acteur aux Baftas mais surtout aux Oscars pour une deuxième statuette amplement méritée. Zeller a par ailleurs été aussi récompensé pour son adaptation. Le thème de la maladie d’Alzheimer a été maintes fois abordé au cinéma avec plus ou moins de bonheur. On est vraiment là dans la tête du personnage, on voit ce qu’il voit (les acteurs sont différents selon qu’il est lucide ou pas), on ressent ce qu’il ressent. Mais aussi au plus près des proches, en l’occurrence ici la fille. Inéluctablement le mal progresse, le désarroi grandissant de chaque côté. Techniquement, l’ensemble est superbe avec un montage très soigné et des images splendides. Le reste du casting est impeccable avec notamment une Olivia Colman, formidable comme toujours aussi. Un film dur, poignant, souvent drôle, à la fois tragique et magnifique sur la vieillesse, la maladie et la fin de vie. Une très belle et émouvante surprise. Un des plus beaux films de l'année.
velocio

1 538 abonnés 3 499 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 janvier 2022
Vous aurez sans doute remarqué que, lorsque vous n'avez entendu que des louanges à propos d'un film, le résultat le plus fréquent, c'est d'être déçu lorsque vous allez le voir. C'est un peu ce qui m'est arrivé avec "The Father". D'où ce jugement, quelque peu nuancé : "The Father" est un bon film, mais ce n'est pas le chef d'œuvre du siècle, ni de la décennie, ni même de l'année. "The Father" vaut surtout par les prestations de ses 2 interprètes principaux, Anthony Hopkins (Oscar du meilleur acteur 2021 pour son rôle dans ce film), remarquable dans ce rôle de vieillard qui a perdu la boule et qui entraine les spectateurs dans ses confusions, sa perte de repère des lieux et des gens, et, tout aussi remarquable, Olivia Colman (Oscar de la meilleure actrice 2019 pour son rôle dans "La favorite") dans le rôle de sa fille, Anne, bouleversée par ce qui arrive à son père. Si on met à part ce choix de raconter l'histoire au travers des confusions du vieillard, la mise en scène ne brille pas de mille feux, même si, heureusement, on évite un caractère trop théâtral. Finalement, je me demande si je ne préfère pas l'adaptation très libre que Philippe Le Guay avait faite il y a 6 ans de la pièce de Florian Zeller, sous le titre "Floride" avec, là aussi, un excellent duo : Jean Rochefort et Sandrine Kiberlain.
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