Adieu Les Cons
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byeny
byeny

5 abonnés 42 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 26 octobre 2020
Quel déception. Le plus mauvais Dupontel qui pourtant a réalisé des chefs d'œuvres. Ce film tombe à plat, ne raconte rien, sans émotion malgré une histoire qui porte à en avoir. le tout dans des effets superlatifs inutiles. Quel dommage !
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 avril 2021
Grand vainqueur de la dernière et très particulière cérémonie des Césars, « Adieu les cons » mérite tout à fait ses éloges et ses récompenses notamment celles de meilleur réalisateur pour Albert Dupontel et celle, suprême, de meilleur film. Certes, 2020 a vu peu de sorties et s’est vue écourtée de moitié à cause de la dictature sanitaire mais le film est si réussi, maîtrisé et plaisant que cela ne change rien à la valeur de sa victoire. Ou comment allier force de frappe populaire à une sensibilité d’auteur propre et un univers bien marqué. Clairement, Dupontel réalise là sans hésiter son meilleur film, « Au revoir là-haut » ayant été quelque peu surestimé et n’ayant pas la folie de celui-ci. A voir si ce nouveau film magistral et d’une originalité à tous les étages parvient à passer le temps mais il est fort possible qu’il devienne un incontournable de son époque et son sublime final, digne des plus grands classiques tels « Thelma et Louise » ou encore le moins connu mais tout aussi magnifique « Queen & Slim » sorti l’an passé. Du grand art qui vous emporte le cœur et vous laisse KO d’émotion(s).



« Adieu les cons » est un véritable tourbillon cinématographique qui nous emporte avec lui et fait fonctionner sa magie à plein régime pour qui veut rentrer dans cet univers entre folie, magie, mélancolie et beaucoup d’acuité sociétale. Un univers qui nous fait un peu penser à celui de Jean-Pierre Jeunet en plus agité et virulent, laissant le conte de fées de côté pour se montrer plus cinglant. Les décors sont à la fois réalistes et étranges, mixant avec brio passéisme des clichés français et un certain futurisme, la photographie jaunâtre donne quant à elle une palette esthétique bien particulière au long-métrage et la rapidité à laquelle les séquences s’enchaînent nous donnent l’impression d’être dans un grand huit cinématographique ou dans un épisode des Looney Tunes. Mais Dupontel confirme surtout qu’il est un sacré metteur en scène, compilant les plans les plus fous en à peine une heure et demie montre en main. De la scène magnifique du building et des ascenseurs à celle dans les archives, il ose tout, c’est fou, mais surtout parfaitement adapté et jamais gratuit. On se régale des images et de la maestria avec laquelle il filme ce qu’il a écrit, entre accélérés, ralentis et caméra qui voltige au fil des événements.



Mais si le tourbillon est visuel, il est aussi plus profond, dans la valse surprenante entre les genres à laquelle nous convie le cinéaste. On passe de la comédie au film d’aventures citadin en passant par le portrait d’une certaine société malade pour passer au grand film d’amour tragique. Brillant et impressionnant. Tout cela avec une fluidité qui confine à la perfection. C’est amusant, c’est beau, c’est prenant et c’est triste à la fois. On se surprend même à verser une petite larme sur la fin. Quant à la France et son fonctionnement, Dupontel ose politiser son film sans lourdeur en passant cela sous la coupe du divertissement pur : la police, la lourdeur administrative ou encore l’emprise des nouvelles technologies passent à la moulinette corrosive et contestataire d’un réalisateur qui a quelque chose à dire et des convictions fortes. Enfin, il offre à la talentueuse Virignie Efira un nouveau rôle à sa démesure. Cette actrice sait vraiment tout faire et surtout nous faire passer du rire aux larmes de manière confondante. Nicolas Marié ne démérite pas en aveugle, un rôle qui devrait le voir sortir de ses éternels seconds rôles, quand Jackie Berroyer nous offre le moment le plus touchant du film. « Adieu les cons » c’est du grand cinéma français à ne louper sous aucun prétexte.



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Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2020
Quoi on en dise et quoi qu’on en pense, au moment même où pas mal se déballonnent, Albert Dupontel va au charbon en sortant son film, certains diront même qu’il part au casse-pipe, l’avenir le dira. C’est surement son côté franc-tireur qui s’exprime ! Si l’on excepte « Au revoir là-haut » qui était une adaptation, les longs métrages d’Albert Dupontel sont vite reconnaissables : moins de 90 mn pied au plancher, une brochette de guest star parfois dans des rôles à la limite de la figuration, une réalisation plus proche de Tex Avery que d’Eric Rohmer et un humour noir et irrévérencieux qui franchit les limites du bon gout en leur donnant un coup de latte au passage ! Sur des sujets souvent très lourds, il compose des comédies explosives sans jamais avoir peur de l’excès. Avec « Adieu les cons », il signe une comédie qui coche toutes les cases du « cinéma de Dupontel », son film est formidablement tenu, filmé avec soin, la musique colle à l’image comme il faut, c’est rythmé, ca va à 1000 à l’heure, on passe du rire aux larmes en 15 secondes, les plans et la photographie sont léchés, tout est hyper maîtrisé et c’est, comme d’habitude, du super boulot. Dans la forme, il n’y a absolument rien à redire à « Adieu les cons », c’est du très bon cinéma. Et puis, il sait écrire des rôles de femmes, et ce n’est pas la première fois que je me fais cette réflexion. Ici, Virginie Efira est éblouissante, très belle, elle fait passer toutes les émotions possibles avec délicatesse dans le rôle de cette quadragénaire qui va mourir, et qui voudrait réparer sur le tard un regret qui l’a hanté toute sa vie ; spoiler: revoir le fils qu’elle a du abandonner parce qu’elle n’avait que 15 ans et qu’elle a cédé à la pression parentale.
Elle n’en finit pas de me surprendre, Virginie Efira, et je me demande jusqu’où elle ira… Albert Dupontel semble se mettre presque un peu en retrait, tellement elle irradie sur le film. Lui est semblable à lui-même dans un rôle qui semble lui ressembler : un surdoué mal intégré dans la société, carrément dépressif et carrément génial, l’un étant peut-être la conséquence de l’autre. Et puis, il y une pléthore se seconds rôles joliment croqués, de Michel Vuillermoz à Kyan Khojandi, de Laurent Stocker à Terry Gilliam (à qui le film est dédicacé, certains y voit un clin d’œil à « Brazil »), de Philippe Uchan à Jakie Berroyer, tous sont formidables même dans des rôles minuscules. Mais le meilleur de tous, c’est encore une fois Nicolas Marié. En archiviste aveugle, spoiler: phobique de la Police et amoureux mal dissimulé de Suze,
il est à l’origine de presque toutes les situations irrésistibles du film, dégoupillant à lui seul toute la noirceur des deux personnages principaux. Parce que c’est vrai, « Adieu les cons » nous prend un peu en traitre par sa noirceur. Je ne m’y attendais pas, à vrai dire, la bande annonce et l’expérience que j’ai du cinéma d’Albert Dupontel m’avaient un peu leurré : le film est bien plus noir et désespéré que ses films précédents. C’est comme si, l’âge avançant, Dupontel n’arrivait plus à masquer son pessimisme et sa vision très dure de la vie et de la société moderne. Avec « Adieu les cons », il franchit un cap, il ose une noirceur assez inédite, qui lui va bien même si, en tant que spectateur, elle plombe un peu ! Les obsessions de Dupontel sont toutes bien là, dans un scénario qui va, comme d’habitude, moquer la police, l’autorité, l’administration. Tous ces pouvoirs sont dépeints sans aucune nuance : bêtes, méchants et lâches, la totale ! Il y a évidemment, en plus de ces exagérations, des raccourcis et des invraisemblances qu’on ne peut pardonner qu’à lui, spoiler: comme avec le personnage de Jackie Berroyer.
spoiler: Il y a aussi dans le scénario d’ « Adieu les cons » une double histoire d’amour, c’est assez inhabituel chez Dupontel, mais c’est plutôt délicatement traité.
« Adieu les cons » est une comédie tragique mais une comédie quand même, alors on rit, on accepte les invraisemblances, on s’attache à ces deux personnages désespérés spoiler: et sans avenir,
on marche dans la combine jusqu’au bout. Mais son film n’a pas la puissance de « 9 mois fermes » ni l’inventivité de « Enfermé Dehors », spoiler: et sa fin très noire y est pour beaucoup. D’habitude, quand on sort d’un film de Dupontel on a la banane et la niaque, mais ici, on sort un peu déprimé et assommé par un plan final qui vous a presque giflé.
Ca ne remet pas en cause la qualité du film, son formidable travail de réalisateur, de sa direction d’acteur, la composition de Virginie Efira ou de Nicolas Marié, c’est juste que son film est un tout petit peu trop plombant pour la période actuelle. Mais c’est une impression toute personnelle, et je m’en voudrais qu’elle décourage une seule personne d’aller en salle car « Adieu les cons » reste un film de qualité, hautement recommandable. Peut-être est-ce que j’en attendais un tout petit peu trop…
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2020
Un informaticien chevronné (Dupontel) touché par l’obsolescence ; son boss lui demande de servir de tuteur pour former une jeune pousse destinée à le remplacer. Une coiffeuse (Efira) venant d’apprendre qu’elle est atteinte d’une maladie incurable souhaite retrouver son fils né et laissé à l’adoption alors qu’elle avait 15 ans. Cette dernière confrontée à la machine étatique administrative voit sa quête inaccessible jusqu’à sa rencontre spectaculaire avec l’informaticien en pleine tentative de suicide. Et c’est parti pour un contre la montre pour ce duo d’écorché poursuivi par les forces de police. Ce sont peut-être eux ces derniers les cons du titre ; certainement, connaissant le côté clown punk de Dupontel ; mais pas que. L’auteur revendiquant son amour pour les Monthy Python (Terry Gillian fait même un guest dans le film) s’en prend comme ces derniers dans « Brazil » à l’administration, le monde numérisé peuplé de zombie et donc plus largement à la déliquescence des interactions sociales directes. On retrouve la même attaque réglée en mode conte absurde qu’un autre film du début de l’année avec « Effacer l’historique » ; Dupontel et Kervern/Delepine partagent aussi en commun d’avoir une des filmos les plus singulières du cinéma contemporain hexagonale. Un vent de fraicheur, d’inventivité souffle dans leur œuvre même si ici on est loin du mythique et beaucoup plus caustique « Brazil ». Sur ce 7ème long métrage, Dupontel joue toujours de ses trouvailles scénaristiques et visuelles, d’un montage ultra cadencé pour un rythme effréné et d’une mise en scène riche. Mais dans celui-ci contrairement au précédent (« 9 mois ferme ») qui était une pure comédie, il ajoute à son scénario une bonne touche de mélo. Donc on rit, mais jaune, noir ; et donc rarement franchement jusqu’à un final radical. A la sortie de la salle, je me suis retrouvé un peu paumé voir mal à l’aise ; et aussi un sentiment partagé sur un film entre deux chaises. Le talent de l’auteur dont je suis adepte depuis ses one man show des 90’s est incontestable, mais ce film tourne vite en rond malgré la créativité ; et surtout les piques contre la police sont maladroites sachant que son héros est porteur d’une arme à feu. Un Dupontel est toujours un bon moment de cinéma de qualité, mais celui-ci me laisse circonspect.
tout-un-cinema.blogspot.com
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 août 2021
J'ai tout aimé dans ce film, l'histoire, la mise en image, la profondeur de ce qui nous est raconté sur le ton de la légèreté, le jeu des acteurs et notamment de Virginie Effira.
Plusieurs semaine après avoir vu ce film, qui etait mon premier film en salle depuis un an, il me reste les images, les couleurs et la sensation que le cinéma se voit en salle avec d'autres personnes et qu'y retourner même avec un max c'est une expérience émouvante et forte.
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mai 2021
Quel bonheur de retrouver la Salle Obscure, surtout avec cette très bonne Comédie noire De Albert Dupontel où l'on retrouve avec plaisir son esprit subversif et son sens de la dérision. Dupontel nous offre des dialogues tranchants, un scénario fou et un casting très riche. Il nous propose des personnages attachants interprétés par Jackie Berroyer le toubib amnésique, Nicolas Marié, impayable dans son rôle d'archiviste aveugle ; et bien sur Virginie Efira qui, avec une belle implication, nous donne des séquences d'une grande émotion.
Humour, action, surprises (et lesquelles !), rien ne manque à ce film qui nous fait passer du rire aux larmes avec beaucoup d'à propos. Il mérite amplement le César du Meilleur film français de l'année et le César du Meilleur scénario original.
MediaShow
MediaShow

167 abonnés 563 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2020
« Adieu les cons », signée Albert Dupontel, est une excellente comédie française à découvrir au cinéma (après le confinement) ! Humour, personnages loufoques, mise en scène soignée et distribution incroyable ! Tout pour plaire !

La critique : https://mediashowbydk.com/2020/11/03/critique-film-adieu-les-cons/
Mr cinetok
Mr cinetok

341 abonnés 399 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 octobre 2020
Albert Dupontel nous prouve encore une fois qu'il fait partie des plus grand réalisateur de notre hexagone...fidèle à son univers décalé que l'on retrouve encore une fois dans son dernier film, mais avec encore plus d'émotion, de sensibilité, d'intelligence et de malice pour dépeindre cette comédie caustique, d'une société moderne et technologique avec son manque cruel d'humanité et d'altruisme. La réalisation impeccable témoigne de la volonté d'atteindre une certaine perfection et aussi qu'Albert Dupontel est un amoureux inconditionnel du cinéma.(comme tous les grands réalisateurs d'ailleurs). Ce film original nous rappel sous forme de fable visuelle que les priorités ne sont pas celle que l'on croit et qu'il ne faut pas attendre l'irréversible pour s'en soucier sinon on dit "adieu les cons". Merci albert Dupontel et son équipe (Virginie Efira atteint des sommets) pour ce super moment de cinéma.
Kevin dioles
Kevin dioles

78 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 avril 2021
ADIEU LES CONS (2020): Une affiche de cinéma, comme une fenêtre ouverte sur deux individus unis, courant à la recherche d'un cœur perdu, et laissant derrière eux un monde oppressé, un monde intelligent mais si souvent ridicule. Un scénario bien écrit, évitant soigneusement de faire dans le pathos pour mettre en scène des personnages tous plus dingues les uns que les autres dans des situations burlesques jamais exagérées. Une histoire touchante aux dialogues qui feront mouche avec ce pouvoir de nous faire rire sans difficulté (la scène de ce comportementaliste et sa description de J.B est vraiment irrésistible). Une quête qui deviendra romantique par des sentiments amoureux émouvants, poétique par des instants attendrissants qui me feront penser au merveilleux film "Amélie Poulain" de Jean-Pierre Jeunet. Albert Dupontel, une gueule de dépressif, un comique simple mais très efficace, la jolie Virginie Efira présentera une grande palette d'émotions à faire trembler les cœurs endurcis, comment ne pas oublier cet archiviste aveugle (Nicolas Marié), et cette fameuse phrase "les handicapés ne vont pas en prison". Ce film est beau, amusant, émouvant. Bravo Monsieur Dupontel, vous êtes loin d'être un con. Sublime.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 janvier 2021
Mine de rien, Albert Dupontel est l'un des derniers réalisateurs français pouvant créer l'événement sur son nom, surtout après le beau succès rencontré par « Au revoir là-haut » il y a maintenant trois ans. Pourtant, peut-être justement parce que l'attente est forte concernant chaque nouveau titre (surtout ici avec un retour au scénario original), j'avoue avoir été un peu déçu. Cela part parfois dans tous les sens, nos difficultés à croire cette histoire et certains rebondissements invraisemblables étant un frein évident au lâcher-prise total, idem en ce qui concerne l'utilisation de certains personnages, que ce soit l'évolution de celui interprété par Jackie Berroyer, la volonté de caser tous les fidèles (Michel Vuillermoz, notamment), certains caméos pas spécialement réussis (le duo Grégoire Ludig - David Marsais) et surtout cette grossière erreur de donner quasiment la même importance qu'aux deux héros à cet aveugle souvent réduit à des gags « boum-badaboum ». Ces problèmes sont aussi dus à une écriture inégale, aussi bien dans sa construction que son humour, donnant presque l'impression d'un Dupontel en roue libre par moments, loin de la maîtrise ressentie dans sa bonne adaptation du roman de Pierre Lemaître. Même certaines scènes, pourtant à fort potentiel, ne sont pas aussi puissantes que prévu, à l'image de la « double déclaration » dans l'ascenseur, point culminant de l'œuvre n'atteignant pas toutes ses promesses. Maintenant, Dupontel reste Dupontel, et même avec toutes ses réserves, il n'est pas si compliqué pour lui de se distinguer de la masse. Il y a une patte, un ton, une personnalité salutaires, tranchant avec le ton souvent si consensuel à l'œuvre dans nos productions hexagonales. Quitte à être caricatural (son regard pour le moins critique (euphémisme) sur la police), au moins prend-il position, trace un chemin entre burlesque, drame et romantisme (aucun totalement réussi, mais aucun totalement raté non plus), se montre très critique vis-à-vis de notre société (le beau passage où l'aveugle revient dans la ville de son enfance et décrit un endroit qui n'existe plus) et ne semble plus avoir de grand espoir en l'humanité, sans se montrer inutilement sinistre ou péremptoire, portant également un regard ambigu sur les nouvelles technologies devenues omniprésentes. Enfin, il a eu l'excellente idée d'offrir un rôle à sa mesure à la belle Virginie Efira, signant ici l'une de ses plus belles compositions. Sans oublier un final inattendu et pour le coup assez fort, néanmoins assez logique dans le cheminement construit par l'ami Albert dès le départ. Des manques, donc, le réalisateur retombant dans certains travers de ses titres les moins convaincants, mais aussi un film qui ose des choses, ne les réussit pas toutes, loin s'en faut, mais ayant une âme et assumant de vrais partis pris : ce n'est pas si courant pour passer à côté.
zouzou thomas
zouzou thomas

5 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 mai 2021
C'est sincèrement mauvais. On s'attend à tout, tout le temps. Étant pourtant une adepte de Dupontel, je ne comprends pas qu'il ait pu mettre en scène un film si caricatural.
Pourquoi ce film a obtenu 7 Césars ???

C'est énorme, prévisible, même pas drôle. Utilisant des ficelles susceptibles de faire rire de petits enfants. Je n'ai même pas réussi à entrer dedans 1 mn et attendais avec impatience que cela se termine.
Incompréhensible.
Mauvais.
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 octobre 2020
Bof ! Film gentillet, bien interprété mais un scénario et une réalisation plus que banals. Selon l'expression "il n'y a pas de quoi fouetter un chat". Quand aura-t-on un film qui vaudra vraiment le déplacement ?
Damien D
Damien D

2 abonnés 26 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 octobre 2020
La sauce ne prend pas car le film ne joue pas avec des poncifs mais au contraire met les deux pieds dans le plat. Rien à voir avec la folie absurde des films de Blier ou de Beineix. Un film aux allures de téléfilm, comme tant de films français qui nous font nous demander comment nous avons pu en arriver là. Le film se regarde, mais le malaise va croissant et la fin est carrément pénible de niaiserie.
Valerie L
Valerie L

13 abonnés 9 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 octobre 2020
Très déçue par le film notamment par la mièvrerie des dialogues. Je ne suis pas entrée dans l'univers de Dupontel.
L_huitre
L_huitre

101 abonnés 373 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2021
Au fil des films, ce garçon prend de la consistance... L'épaisseur d'un réalisateur qui a sa griffe, reconnaissable entre toutes, comme avant lui Hitchcock ou Truffeau. Assurément, Dupontel se bonifie lentement; comme un bon vin, bien charpenté, je dirai un Cahors qui vous secoue les papilles de manière inattendue. Il y a là une dose puissante d'euphorisant, un soupçon de cynisme, une belle texture de folie et de poésie. Avec "Adieu les cons" le rationnel s'évanouit pour nous laisser entrer dans un monde parallèle.Tout y est possible, si vous acceptez le lâcher-prise de départ. Cela tourne vite à la fable qui égratigne l'époque avec férocité. La scène du métro qui défile lentement avec un jeu d'ombres et de lumières où une foule dense n'est éclairée que par les éclats des téléphones portables de chacun, voilà une scène d'anthologie.... Dupontel s'autorise tout pour nous égarer dans nos perceptions de gobeurs blasés d'histoires; il crée même des personnages inutiles comme cet aveugle qui ajoute à la confusion d'un scénario peu linéaire... On y croise une coiffeuse glissant sur un toboggan mortifère, un informaticien névrotique et suicidaire, un obstétricien avec un cerveau en marmelade, des flics aux comportements de barbouzes bas de plafond, un jeune homme psychotiquement timide, et enfin cet aveugle archiviste qui meurt d'ennui... Une tour de babel qui fait un peu surenchère, mais qui constitue le petit monde de Dupontel, assez proche dans ses outrances à celui de "Neuf mois ferme". On goûte à la chose avec le sourire, en se laissant balloter par un scénario imprévisible. La poésie finit par s'imposer au fur et à mesure que la crédibilité du scénario s'effiloche. Voilà un cinéma inclassable. C'est bon, même si l'aquoibonisme du message peut provoquer des haussements d'épaules. Pour ma part, j'ai souri, goûté les jeux débridés d'acteurs qui se lâchent, soupiré devant une avalanche d'excès en tout genre, mais aussi, reconnaissons-le, vibré à l'émotion de certaines scènes. C'est un film impossible à juger. On n'y est ou on n'y est pas. Mais quel réalisateur épatant !
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