Note moyenne
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À la veille de "la nouvelle vague", Louis Malle pose ses valises. et deja il menage bien son suspens, dans cette histoire sordide, ou la magnifique Jeanne Moreau arpenté les rues à la recherche de son amant, bloqué dans un ascenseur, alors qu'ils avaient un plan pour qu'il puisse tuer le mari de sa copine et s'envoler en juste noce, alors qu’un couple qui lui a volé sa voiture tuent un couple d'allemand. Avec Miles Davis comme chef d'orchestre du film donne de la chaleur. le froideur lui est toujours là, tapis dans l'ombre ou en noir et blanc. J'adore ce genre de film français. La réalisation est magnifique, le cadrage, la position des comédiens et leurs talents.
Une femme marche seule dans Paris la nuit, et tout le film bat dans ce pas qui cherche quelqu'un qui ne vient pas. Louis Malle l'a filmée sur les Champs-Élysées avec la seule lumière de la rue et des vitrines, sans maquillage lourd ni éclairage de star. Le visage de Jeanne Moreau, éclairé par les restaurants et les bijouteries, a un réalisme inédit et touchant. Dans cette déambulation, qui est le cœur du film, passe tout ce qui ronge quand on attend quelqu'un : l'incertitude, l'angoisse, le vide. La trompette de Miles Davis épouse chaque pas avec une vraie finesse. Un pur poème. Ce Paris désert, ces rangées de machines à écrire, cet immeuble sans âme... Bref, ce portrait de la nuit vaut aussi témoignage d'une époque, et c'est ce qui en fait un rendez-vous incontournable pour qui s'intéresse à cette période.
C'est fou de se dire que Louis Malle a 24 ans à peine lorsqu'il signe ce film. Un premier film d'une maîtrise rare, et son idée de l'assassin coincé dans l'ascenseur est géniale. Le destin y tourne comme une mécanique cruelle, le piège se referme et l'ironie du sort est tragique, presque racinienne. Julien est prisonnier d'une cabine, Florence d'une ville entière, et ils ne se retrouvent jamais à l'écran, sauf par la voix et, tout à la fin, par une photo. Leur amour n'existe qu'au bout du fil, en silhouette dans la nuit, en image sur un tirage. Une passion qui s'ignore. Le revers de cette double narration est pour moi le jeune couple, nécessaire au récit mais agaçant, et moins réussi que la passion et le manque. Après une première demi-heure magistrale, le ventre mou relâche la tension, avant une dernière demi-heure fabuleuse.
À presque trente ans, Jeanne Moreau enchaîne les rôles sans avoir encore atteint le rang de star. C'est Louis Malle qui la livre à la nuit et lui donne peut-être le plus grand rôle de sa carrière. Sa Florence est tragique, désespérée, et elle se tient droite pour ne pas s'effondrer. Maurice Ronet est très bon, il tient presque tout par le silence, mais reste sous elle. C'est finalement un film de nuit, de pluie et de solitude. Malgré un récit qui s'éparpille, on se souvient d'une femme sous la pluie, des néons qui clignotent et d'une trompette au loin.
C'est fou de se dire que Louis Malle a 24 ans à peine lorsqu'il signe ce film. Un premier film d'une maîtrise rare, et son idée de l'assassin coincé dans l'ascenseur est géniale. Le destin y tourne comme une mécanique cruelle, le piège se referme et l'ironie du sort est tragique, presque racinienne. Julien est prisonnier d'une cabine, Florence d'une ville entière, et ils ne se retrouvent jamais à l'écran, sauf par la voix et, tout à la fin, par une photo. Leur amour n'existe qu'au bout du fil, en silhouette dans la nuit, en image sur un tirage. Une passion qui s'ignore. Le revers de cette double narration est pour moi le jeune couple, nécessaire au récit mais agaçant, et moins réussi que la passion et le manque. Après une première demi-heure magistrale, le ventre mou relâche la tension, avant une dernière demi-heure fabuleuse.
À presque trente ans, Jeanne Moreau enchaîne les rôles sans avoir encore atteint le rang de star. C'est Louis Malle qui la livre à la nuit et lui donne peut-être le plus grand rôle de sa carrière. Sa Florence est tragique, désespérée, et elle se tient droite pour ne pas s'effondrer. Maurice Ronet est très bon, il tient presque tout par le silence, mais reste sous elle. C'est finalement un film de nuit, de pluie et de solitude. Malgré un récit qui s'éparpille, on se souvient d'une femme sous la pluie, des néons qui clignotent et d'une trompette au loin.
J’ai enfin pris le temps de voir Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle, et franchement, ça m’a rappelé pourquoi j’aime autant le cinéma des années 50-60. Ce film a tout d’un polar noir à l’américaine, mais avec cette élégance et cette mélancolie bien françaises. À 4,5/5, c’est presque un coup de cœur, il lui manque juste un petit quelque chose pour atteindre la perfection absolue à mes yeux.
Dès les premières minutes, on est plongé dans une ambiance tendue et hypnotique. L’histoire suit Julien Tavernier (Maurice Ronet), un ancien parachutiste qui met au point un meurtre "parfait". Mais comme souvent dans ce genre de films, rien ne se passe comme prévu. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la façon dont Malle filme Paris : une ville froide, pluvieuse, presque hostile. Les plans dans l’ascenseur sont devenus cultes à raison (on ressent physiquement l’angoisse du personnage coincé entre deux étages). Et que dire de Jeanne Moreau ? Elle est absolument magnétique. Son visage expressif, ses regards perdus dans la nuit… elle porte une bonne partie de la charge émotionnelle du film sur ses épaules.
Le vrai génie du film, pour moi, c’est la bande originale de Miles Davis. Improvisée en direct pendant le montage, elle colle parfaitement à l’image. Ce jazz lancinant, un peu désabusé, renforce l’atmosphère crépusculaire et donne au film une dimension presque onirique. On est loin des musiques hollywoodiennes trop appuyées de l’époque, ici, c’est subtil, sensuel et terriblement moderne.
J’ai un peu moins accroché sur certains aspects du scénario qui, avec le recul, paraissent un brin mécaniques, surtout dans la résolution. Mais c’est vraiment un détail face à la maîtrise formelle de Malle, qui n’avait que 25 ans à l’époque ! C’est fou de voir à quel point ce premier long-métrage est déjà aussi abouti.
Bref, si vous aimez les polars atmosphériques, les acteurs charismatiques et les bandes-son qui restent dans la tête pendant des jours, foncez. Ascenseur pour l’échafaud est un classique qui mérite largement sa réputation. Je le recommande chaudement, surtout un soir de pluie.
Dès les premières minutes, on est plongé dans une ambiance tendue et hypnotique. L’histoire suit Julien Tavernier (Maurice Ronet), un ancien parachutiste qui met au point un meurtre "parfait". Mais comme souvent dans ce genre de films, rien ne se passe comme prévu. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la façon dont Malle filme Paris : une ville froide, pluvieuse, presque hostile. Les plans dans l’ascenseur sont devenus cultes à raison (on ressent physiquement l’angoisse du personnage coincé entre deux étages). Et que dire de Jeanne Moreau ? Elle est absolument magnétique. Son visage expressif, ses regards perdus dans la nuit… elle porte une bonne partie de la charge émotionnelle du film sur ses épaules.
Le vrai génie du film, pour moi, c’est la bande originale de Miles Davis. Improvisée en direct pendant le montage, elle colle parfaitement à l’image. Ce jazz lancinant, un peu désabusé, renforce l’atmosphère crépusculaire et donne au film une dimension presque onirique. On est loin des musiques hollywoodiennes trop appuyées de l’époque, ici, c’est subtil, sensuel et terriblement moderne.
J’ai un peu moins accroché sur certains aspects du scénario qui, avec le recul, paraissent un brin mécaniques, surtout dans la résolution. Mais c’est vraiment un détail face à la maîtrise formelle de Malle, qui n’avait que 25 ans à l’époque ! C’est fou de voir à quel point ce premier long-métrage est déjà aussi abouti.
Bref, si vous aimez les polars atmosphériques, les acteurs charismatiques et les bandes-son qui restent dans la tête pendant des jours, foncez. Ascenseur pour l’échafaud est un classique qui mérite largement sa réputation. Je le recommande chaudement, surtout un soir de pluie.
Des rebondissements, des acteurs incroyables. Un rythme qui s'impose peu à peu. Surtout un scénario en béton. Bravo Louis Malle (j'oubliais la musique !).
Un assassin se retrouve malencontreusement bloqué dans un ascenseur. Un superbe film noir de suspense du jeune Louis Malle avec un scénario tragique dans le Paris nocturne, une photographie réussie, des dialogues parfois littéraires, une musique de Miles Davis en adéquation et des acteurs (Jeanne Moreau, Maurice Ronnet principalement) au top.
Probablement un bon film à l'époque, mais qui a fort vieilli. Une Jeanne Moreau irritante. Une bonne idée d'intrigue mais qui a aujourd'hui du mal à nous captiver.
"Ascenseur pour l'échafaud" est d'abord porté par la musique de Miles Davis et cela en fait déjà un objet d'art. Si le film commence comme une romance stylisée (avec cet échange téléphonique), il se mue en polar, avec une riche idée : un tueur reste coincé dans un ascenseur, tandis qu'un quiproquo glisse vers le parcours meurtrier. Le casting est solide et ne manque pas d'élégance. Et les quelques petites incoherences n'érodent pas la qualité de ce grand film.
Un film policier qui se caractérise par un excellent scénario mais qui est, malheureusement, pas mal desservi par les mauvais jeux d'acteur de Yori Bertin (Véronique) et de Georges Poujouly (Louis). Il est également regrettable que l'impeccable Lino Ventura ait un second rôle (en inspecteur de police). Heureusement que Jeanne Moreau excelle dans son rôle de femme ayant organisé l'élimination physique de son époux par son amant.
Le meilleur film de tous les temps.
Chef d'oeuvre absolu: mise en scène, jeu, scénario, dialogues et musique!
Chef d'oeuvre absolu: mise en scène, jeu, scénario, dialogues et musique!
Florence attend son amant pour convoler en injustes réjouissances. Celui-ci, Julien, est à son bureau : il traficote et semble avoir un méfait à accomplir. Sa décapotable flambant neuve, qui s'attarde pendant ce temps-là au bord du trottoir, attire l'attention de Louis qui n'hésite pas à en profiter pour usurper les injustes réjouissances aux côtés de Véronique.
On se laisse emporter et, aux côtés des 4 principaux protagonistes, on sent un piège se refermer, un piège dans lequel on ne peut que se débattre ... à moins que ... à moins qu'en suivant un courant d'air ou une lueur lointaine, on finisse par trouver une issue de secours ?
Film noir à suspense non dénué d'humour, scénario à rebondissement subtils - les moins réalistes étant tout de même joliment crédibilisés par la réalisation réfléchie et maîtrisée. Louis Malle sait raconter une histoire en déroulant une narration parfaite, en peignant des situations incisives et des personnages vivides.
Le plus grand défaut de ce film est de rater son début et sa fin. Le plan d'ouverture un peu expérimental a mal vieilli (ou alors le jeu de Jeanne Moreau sonnait déjà faux à l'époque de la sortie du film). Heureusement le zoom arrière auquel aboutit de plan dévoile la causticité du réalisateur et rattrape la scène. La scène de dénouement du film, quant à elle, pêche par une simultanéité invraisemblable spoiler: de trois événements
qui rappelle plus le théâtre de boulevard grossier - le spectateur ayant apprécié le reste pourra de manière indulgente étendre un peu sa crédulité, passer l'éponge, voire interpréter le tout comme une dernière touche d'humour et s'en accommoder.
Dernier petite remarque : je m'attendais à ce que la musique de Miles Davis soit plus présente que ça tout au long du film et je suis un peu déçu de ce côté.
On se laisse emporter et, aux côtés des 4 principaux protagonistes, on sent un piège se refermer, un piège dans lequel on ne peut que se débattre ... à moins que ... à moins qu'en suivant un courant d'air ou une lueur lointaine, on finisse par trouver une issue de secours ?
Film noir à suspense non dénué d'humour, scénario à rebondissement subtils - les moins réalistes étant tout de même joliment crédibilisés par la réalisation réfléchie et maîtrisée. Louis Malle sait raconter une histoire en déroulant une narration parfaite, en peignant des situations incisives et des personnages vivides.
Le plus grand défaut de ce film est de rater son début et sa fin. Le plan d'ouverture un peu expérimental a mal vieilli (ou alors le jeu de Jeanne Moreau sonnait déjà faux à l'époque de la sortie du film). Heureusement le zoom arrière auquel aboutit de plan dévoile la causticité du réalisateur et rattrape la scène. La scène de dénouement du film, quant à elle, pêche par une simultanéité invraisemblable spoiler: de trois événements
qui rappelle plus le théâtre de boulevard grossier - le spectateur ayant apprécié le reste pourra de manière indulgente étendre un peu sa crédulité, passer l'éponge, voire interpréter le tout comme une dernière touche d'humour et s'en accommoder.
Dernier petite remarque : je m'attendais à ce que la musique de Miles Davis soit plus présente que ça tout au long du film et je suis un peu déçu de ce côté.
Quand je pense que ce film après de 70 ans ! Il est d'une modernité incroyable ! Le suspens fonctionne bien et on peut y ajouter en vrac, l'amour passionnel, le doute, l'opiniâtreté, le renoncement...et la vie continue ! une mise en scène parfaite et toujours originale .
Un chef d'oeuvre qui n'a pas pris une ride !
Un chef d'oeuvre qui n'a pas pris une ride !
Désolée, on crie au chef d'œuvre mais moi je me suis profondément ennuyée
J'ai revu ce film il y a peu et ai été étonnée de le voir devenu "film culte". Jeanne Moreau parle faux, Maurice Ronet est moyen
Tout est long, mais long.... la musique, OK. Mais est-ce suffisant pour faire un bon film ?
J'ai revu ce film il y a peu et ai été étonnée de le voir devenu "film culte". Jeanne Moreau parle faux, Maurice Ronet est moyen
Tout est long, mais long.... la musique, OK. Mais est-ce suffisant pour faire un bon film ?
Considéré comme précurseur de la Nouvelle Vague, voire même par certains comme l'un des premiers films de cette période, ce film réalisé par Louis Malle est pourtant bien classique dans sa mise en scène. Mais attention, classique ne veut pas dire ennuyant ; simplement, on est loin des films à la mise en scène déliée, voire expérimentale de la Nouvelle Vague. Alors certes, les déambulations de Jeanne Moreau dans Paris se rapprochent des codes de la période puisque tournées dans de vrais décors mais, encore une fois, nous sommes, pour moi, dans un film noir relativement classique. Et ce sont justement entre autres ces scènes de déambulations qui plombent un peu le film.
Tavernier doit tuer le mari de son amante, mais oubli un détail et doit ainsi retourner sur les lieux du crime. C'est lorsqu'il se retrouve coincer dans l’ascenseur qu'un véritable concours de circonstances sinistre et macabre se met en place. Et c'est un scénario particulièrement intéressant mais qui ne décolle qu'en seconde partie de film. On passe en effet beaucoup plus de temps sur Moreau qui interroge chaque passant qu'elle croise ou sur ce couple se rendant au motel. Alors certes, tout se recoupe mais ce sont tout de même des scènes un peu longues et, à l'inverse, la fin est assez frustrante.
L'enquête se termine d'un coup alors que le suspense commence justement à décoller. C'est très dommage mais le film parvient malgré tout à maintenir une tension et surtout une frustration - volontaire cette fois - chez le spectateur qui espère voir Tavernier s'en sortir. Le plaçant ainsi dans une position inconfortable puisque, quelque soit le personnage auquel on s'attache, on s'attache forcément à un coupable. Aussi, même si elle est classique, j'ai aimé cette mise en scène très sobre mais qui correspond complètement au ton du film, d'ailleurs alimenter par cette ambiance jazzy signée Miles Davis.
"Ascenseur pour l'échafaud" n'a donc pas volé sa très bonne réputation même si je dois bien avouer que le film m'a déçu de par les aspects précédemment relevés.
Tavernier doit tuer le mari de son amante, mais oubli un détail et doit ainsi retourner sur les lieux du crime. C'est lorsqu'il se retrouve coincer dans l’ascenseur qu'un véritable concours de circonstances sinistre et macabre se met en place. Et c'est un scénario particulièrement intéressant mais qui ne décolle qu'en seconde partie de film. On passe en effet beaucoup plus de temps sur Moreau qui interroge chaque passant qu'elle croise ou sur ce couple se rendant au motel. Alors certes, tout se recoupe mais ce sont tout de même des scènes un peu longues et, à l'inverse, la fin est assez frustrante.
L'enquête se termine d'un coup alors que le suspense commence justement à décoller. C'est très dommage mais le film parvient malgré tout à maintenir une tension et surtout une frustration - volontaire cette fois - chez le spectateur qui espère voir Tavernier s'en sortir. Le plaçant ainsi dans une position inconfortable puisque, quelque soit le personnage auquel on s'attache, on s'attache forcément à un coupable. Aussi, même si elle est classique, j'ai aimé cette mise en scène très sobre mais qui correspond complètement au ton du film, d'ailleurs alimenter par cette ambiance jazzy signée Miles Davis.
"Ascenseur pour l'échafaud" n'a donc pas volé sa très bonne réputation même si je dois bien avouer que le film m'a déçu de par les aspects précédemment relevés.
Premier grand long métrage de Louis Malle, Ascenseur pour l'échafaud est un des premiers films de La Nouvelle Vague. Louis Malle surprend dès le départ : si on pense regarder un huis clos, le réalisateur détache son récit d'une manière à la Thelma & Louise. Se suit une succession de quiproquo génial jusqu'à son dernier acte.
Jeanne Moreau est d'une classe incommensurable avec un Vino Ventura surprenant.
Bon film
Jeanne Moreau est d'une classe incommensurable avec un Vino Ventura surprenant.
Bon film
Un employé d'une grande firme assassine son patron, sous l'influence de la femme de ce dernier. En voulant retourner sur les lieux du crime, pour supprimer un indice compromettant, il se retrouve coincé dans l'ascenseur du bâtiment. Commence une longue nuit d'attente, alors que dehors, des évènements qu'ils ne contrôlent en rien, concourent à sa perte…
Louis Malle importe le film noir en France. Né aux Etats-Unis avec des chefs d'œuvre de série B, comme le Faucon Maltais ou Assurance sur la mort, qui en ont délimités le style, il en reprend les codes aussi bien esthétiques : photographie en noir et blanc, jeu d'ombres, lumières contrastées, que narratifs et thématiques : amante fatale, héros tourmenté, fin tragique.
Le film maitrise son style, cette errance nocturne parfaitement éclairée, est magnifiée par la musique de jazz de Miles Davies.
Surtout dans son arc principal, on ressent les émotions de ce héros condamné à une attente tragique. Le film s'empâte cependant dans son intrigue secondaire, qui sert scénaristiquement la première. Cette fuite en avant de deux jeunes, qui par leur bêtise, vont déclencher des évènements dramatiques. On comprend qu'elle puisse servir les rebondissements de l'histoire mais on demeure très détaché vis-à-vis de cette partie de l'intrigue.
Louis Malle importe le film noir en France. Né aux Etats-Unis avec des chefs d'œuvre de série B, comme le Faucon Maltais ou Assurance sur la mort, qui en ont délimités le style, il en reprend les codes aussi bien esthétiques : photographie en noir et blanc, jeu d'ombres, lumières contrastées, que narratifs et thématiques : amante fatale, héros tourmenté, fin tragique.
Le film maitrise son style, cette errance nocturne parfaitement éclairée, est magnifiée par la musique de jazz de Miles Davies.
Surtout dans son arc principal, on ressent les émotions de ce héros condamné à une attente tragique. Le film s'empâte cependant dans son intrigue secondaire, qui sert scénaristiquement la première. Cette fuite en avant de deux jeunes, qui par leur bêtise, vont déclencher des évènements dramatiques. On comprend qu'elle puisse servir les rebondissements de l'histoire mais on demeure très détaché vis-à-vis de cette partie de l'intrigue.
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