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Aaym68
1 abonné
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4,0
Publiée le 14 juin 2026
Un assassin se retrouve malencontreusement bloqué dans un ascenseur. Un superbe film noir de suspense du jeune Louis Malle avec un scénario tragique dans le Paris nocturne, une photographie réussie, des dialogues parfois littéraires, une musique de Miles Davis en adéquation et des acteurs (Jeanne Moreau, Maurice Ronnet principalement) au top.
Probablement un bon film à l'époque, mais qui a fort vieilli. Une Jeanne Moreau irritante. Une bonne idée d'intrigue mais qui a aujourd'hui du mal à nous captiver.
"Ascenseur pour l'échafaud" est d'abord porté par la musique de Miles Davis et cela en fait déjà un objet d'art. Si le film commence comme une romance stylisée (avec cet échange téléphonique), il se mue en polar, avec une riche idée : un tueur reste coincé dans un ascenseur, tandis qu'un quiproquo glisse vers le parcours meurtrier. Le casting est solide et ne manque pas d'élégance. Et les quelques petites incoherences n'érodent pas la qualité de ce grand film.
Un film policier qui se caractérise par un excellent scénario mais qui est, malheureusement, pas mal desservi par les mauvais jeux d'acteur de Yori Bertin (Véronique) et de Georges Poujouly (Louis). Il est également regrettable que l'impeccable Lino Ventura ait un second rôle (en inspecteur de police). Heureusement que Jeanne Moreau excelle dans son rôle de femme ayant organisé l'élimination physique de son époux par son amant.
Florence attend son amant pour convoler en injustes réjouissances. Celui-ci, Julien, est à son bureau : il traficote et semble avoir un méfait à accomplir. Sa décapotable flambant neuve, qui s'attarde pendant ce temps-là au bord du trottoir, attire l'attention de Louis qui n'hésite pas à en profiter pour usurper les injustes réjouissances aux côtés de Véronique. On se laisse emporter et, aux côtés des 4 principaux protagonistes, on sent un piège se refermer, un piège dans lequel on ne peut que se débattre ... à moins que ... à moins qu'en suivant un courant d'air ou une lueur lointaine, on finisse par trouver une issue de secours ? Film noir à suspense non dénué d'humour, scénario à rebondissement subtils - les moins réalistes étant tout de même joliment crédibilisés par la réalisation réfléchie et maîtrisée. Louis Malle sait raconter une histoire en déroulant une narration parfaite, en peignant des situations incisives et des personnages vivides. Le plus grand défaut de ce film est de rater son début et sa fin. Le plan d'ouverture un peu expérimental a mal vieilli (ou alors le jeu de Jeanne Moreau sonnait déjà faux à l'époque de la sortie du film). Heureusement le zoom arrière auquel aboutit de plan dévoile la causticité du réalisateur et rattrape la scène. La scène de dénouement du film, quant à elle, pêche par une simultanéité invraisemblable spoiler: de trois événements qui rappelle plus le théâtre de boulevard grossier - le spectateur ayant apprécié le reste pourra de manière indulgente étendre un peu sa crédulité, passer l'éponge, voire interpréter le tout comme une dernière touche d'humour et s'en accommoder. Dernier petite remarque : je m'attendais à ce que la musique de Miles Davis soit plus présente que ça tout au long du film et je suis un peu déçu de ce côté.
Quand je pense que ce film après de 70 ans ! Il est d'une modernité incroyable ! Le suspens fonctionne bien et on peut y ajouter en vrac, l'amour passionnel, le doute, l'opiniâtreté, le renoncement...et la vie continue ! une mise en scène parfaite et toujours originale . Un chef d'oeuvre qui n'a pas pris une ride !
Désolée, on crie au chef d'œuvre mais moi je me suis profondément ennuyée J'ai revu ce film il y a peu et ai été étonnée de le voir devenu "film culte". Jeanne Moreau parle faux, Maurice Ronet est moyen Tout est long, mais long.... la musique, OK. Mais est-ce suffisant pour faire un bon film ?
Considéré comme précurseur de la Nouvelle Vague, voire même par certains comme l'un des premiers films de cette période, ce film réalisé par Louis Malle est pourtant bien classique dans sa mise en scène. Mais attention, classique ne veut pas dire ennuyant ; simplement, on est loin des films à la mise en scène déliée, voire expérimentale de la Nouvelle Vague. Alors certes, les déambulations de Jeanne Moreau dans Paris se rapprochent des codes de la période puisque tournées dans de vrais décors mais, encore une fois, nous sommes, pour moi, dans un film noir relativement classique. Et ce sont justement entre autres ces scènes de déambulations qui plombent un peu le film. Tavernier doit tuer le mari de son amante, mais oubli un détail et doit ainsi retourner sur les lieux du crime. C'est lorsqu'il se retrouve coincer dans l’ascenseur qu'un véritable concours de circonstances sinistre et macabre se met en place. Et c'est un scénario particulièrement intéressant mais qui ne décolle qu'en seconde partie de film. On passe en effet beaucoup plus de temps sur Moreau qui interroge chaque passant qu'elle croise ou sur ce couple se rendant au motel. Alors certes, tout se recoupe mais ce sont tout de même des scènes un peu longues et, à l'inverse, la fin est assez frustrante. L'enquête se termine d'un coup alors que le suspense commence justement à décoller. C'est très dommage mais le film parvient malgré tout à maintenir une tension et surtout une frustration - volontaire cette fois - chez le spectateur qui espère voir Tavernier s'en sortir. Le plaçant ainsi dans une position inconfortable puisque, quelque soit le personnage auquel on s'attache, on s'attache forcément à un coupable. Aussi, même si elle est classique, j'ai aimé cette mise en scène très sobre mais qui correspond complètement au ton du film, d'ailleurs alimenter par cette ambiance jazzy signée Miles Davis. "Ascenseur pour l'échafaud" n'a donc pas volé sa très bonne réputation même si je dois bien avouer que le film m'a déçu de par les aspects précédemment relevés.
Premier grand long métrage de Louis Malle, Ascenseur pour l'échafaud est un des premiers films de La Nouvelle Vague. Louis Malle surprend dès le départ : si on pense regarder un huis clos, le réalisateur détache son récit d'une manière à la Thelma & Louise. Se suit une succession de quiproquo génial jusqu'à son dernier acte.
Jeanne Moreau est d'une classe incommensurable avec un Vino Ventura surprenant.
Un employé d'une grande firme assassine son patron, sous l'influence de la femme de ce dernier. En voulant retourner sur les lieux du crime, pour supprimer un indice compromettant, il se retrouve coincé dans l'ascenseur du bâtiment. Commence une longue nuit d'attente, alors que dehors, des évènements qu'ils ne contrôlent en rien, concourent à sa perte…
Louis Malle importe le film noir en France. Né aux Etats-Unis avec des chefs d'œuvre de série B, comme le Faucon Maltais ou Assurance sur la mort, qui en ont délimités le style, il en reprend les codes aussi bien esthétiques : photographie en noir et blanc, jeu d'ombres, lumières contrastées, que narratifs et thématiques : amante fatale, héros tourmenté, fin tragique.
Le film maitrise son style, cette errance nocturne parfaitement éclairée, est magnifiée par la musique de jazz de Miles Davies.
Surtout dans son arc principal, on ressent les émotions de ce héros condamné à une attente tragique. Le film s'empâte cependant dans son intrigue secondaire, qui sert scénaristiquement la première. Cette fuite en avant de deux jeunes, qui par leur bêtise, vont déclencher des évènements dramatiques. On comprend qu'elle puisse servir les rebondissements de l'histoire mais on demeure très détaché vis-à-vis de cette partie de l'intrigue.
Je ne suis pas particulièrement fan des films noirs, mais “Ascenseur pour l’échafaud”, réalisé par Louis Malle et reconnu comme un classique du cinéma, a su piquer ma curiosité. J’ai été agréablement surpris par la qualité du scénario, qui se révèle vraiment très bon. Cependant, j’avoue que je n’ai pas totalement adhéré à l’ensemble du film. L’ambiance est lourde, presque étouffante, et les réactions des personnages m’ont souvent semblé étranges. La bande originale, interprétée par Miles Davis, accentue cette atmosphère pesante. En somme, bien que ce film ait des qualités indéniables, je suis resté un peu en dehors de son univers. 6/10
Une pépite pour ce qui est de mon point de vue une des premières enquète criminel qui révolutionneront le genre;iconoclaste ou inclassable,mais qui ne vous laissera pas indifférent.
Considéré comme un précurseur du cinéma de la nouvelle vague en France « Ascenseur pour l’échafaud » est avant tout un sommet du film noir ayant pour atours un scénario retors jusqu’au dénouement mise en scène de manière inspirée par Louis Maille qui est brillamment accompagnée par la composition musicale de Miles Davis contribuant à installer cette atmosphère si particulière au long-métrage marqué également par les prestations à l’écran de Maurice Ronet mais surtout de l’inoubliable et sublime Jeanne Moreau.