Film très mauvais. Je ne comprends pas comment le film a pu recevoir une note aussi élevée... Le film est plat, aucun passage comique comme attendu pour une comédie !
Ce film faisait partie des meilleurs comédies de 2021 ! On l'a donc vu en famille.... et on a été déçu. On a souri quelquefois, mais on n'a franchement pas ri. Quant aux péripéties des personnages, ça reste gentillet mais pas franchement galvanisant même si quelques situations sont un peu décalées.
Ah quel plaisir, quelle jubilation d’avoir découvert, un peu par hasard, ce film épatant ! Ça m’a d’abord transporté 50 ans en arrière , au temps des premiers films de Pascal Thomas , Les Zozos, Pleure pas la bouche pleine. Ce n’est peut être pas la référence parfaite, mais j’ai retrouvé dans le film de Guillaume Brac ce naturalisme, ce sens de la comédie, ce laisser aller estival, cet âge ou tout semble possible même si rien n’arrive vraiment… Brac nous dresse avec un beau mélange de fantaisie et de tendresse la rencontre, durant quelques jours d’été, de quelques jeunes totalement dépareillés, issus de milieux et d origine très diverses qui n’étaient pas fait pour se rencontrer. Et la magie opère. Non pas pour nous emmener vers une comédie romantique, plutôt vers le portrait doux amer de jeunes gens en pleine construction identitaire, en quête des premiers emois amoureux et sexuels. Des amitiés, des rivalités naissent au fil de séquences toutes magnifiquement dialoguées, dans une mise en scène régie par un fort sens du timing ( les scènes ne s’etirent jamais inutilement, se terminent très « cut » avant d’en avoir trop dit. ) L’ensemble de l’interprétation est formidable, il faut dire que les personnages sont riches, en ce sens qu’ils ne sont pas taillés d’une pièce et ne cherchent jamais à se rendre sympathiques. Mention spéciale à Édouard Sulpice, absolument hilarant et toujours touchant. Un jeune acteur qui a le sens de la comédie , tout comme son metteur en scène.
Dans la lignée de son précédent long-métrage Contes de juillet, cette comédie de Guillaume Brac donne l'impression d'un petit film de vacances qui sent bon l'été. Ici c'est la Drôme qui sert de carte postale à cette histoire à la légèreté rafraichissante, au ton mélancolique propre au réalisateur, mais où les enjeux manquent. L'absence de relief et de densité induit quelques longueurs. Salif Cissé tire son épingle du jeu.
C’est le film que l’on attendait depuis longtemps, un film qui arrive comme un gros morceau de ciel bleu baigné de soleil après un printemps terriblement triste. Il est l’œuvre de Guillaume Brac, l’auteur du remarqué Un monde sans femmes qui a pour ainsi dire lancé Vincent Macaigne en 2012. Le réalisateur nous entraîne dans le sud de France, sur les traces de trois garçons partis s’installer bon gré mal gré dans un petit camping pour l’amour d’une fille. Plus exactement, c’est Félix qui, après avoir rencontré la jolie Alma lors d’une soirée sur les bords de Seine – avant qu’elle ne parte précipitamment pour prendre son train – décide coûte que coûte d’aller la retrouver. Accompagné de son ami Shérif et d’un compagnon de fortune nommé Edouard qui fera office de chauffeur BlaBlaCar, notre jeune amoureux file vers la Drôme pour atterrir dans un camping où va débuter une série de péripéties romantico-sociales assez savoureuses pour nos trois compagnons.
Au croisement du cinéma de Jacques Rozier, Eric Rohmer, Pascal Thomas ou encore Emmanuel Mouret, le nouveau film de Guillaume Brac constitue une douce et agréable comédie d’été dans laquelle les deux acteurs principaux – Éric Nantchouang et Salif Cissé issus du Conservatoire Supérieur National d’Art Dramatique – sont noirs. Chose rare dans le cinéma français d’autant plus que leurs personnages sont quelque peu éloignés des clichés habituels.
Il ne faudra pas chercher une quelconque originalité dans les dialogues, la mise en scène ou dans les personnages de ce film, non, ce qui fait la qualité et le charme de A l’abordage ! est ailleurs… Comme dans toute bonne comédie, ce qui fait le sel de ce film c’est l’enchaînement de situations plus cocasses les unes que les autres, les malentendus, les quiproquos, les choses inattendues, les rapports parfois décalés entre les personnages – tous très justes et extrêmement touchants – et plus largement, le ton, la poésie, l’insouciance, la naïveté, la sincérité et le sentiment de grande humanité qui ressortent dans ce film. Les décors naturels de cette Drôme verdoyante, baignée de soleil, irradient sur le film en permanence, jouant aussi pour beaucoup dans le plaisir ressenti par le téléspectateur devant à cette histoire, somme toute banale, mais racontée et filmée avec beaucoup de grâce, de finesse et de légèreté.
A l’abordage ! est une comédie estivale pleine d’insouciance et de tendresse, vide de tout conflit social ou racial, et qui fait un bien fou. A ne surtout pas manquer sur arte jusqu’au 26 juin ou en salle à partir du 21 juillet. https://www.benzinemag.net/2021/06/03/a-labordage-la-comedie-dete-irresistible-signee-guillaume-brac/
Choc des cultures quand deux jeunes de la Courneuve et leur chauffeur, Chaton, partent dans la Drôme retrouver une jeune demoiselle avec qui l'un d'eux a flirté sur les quais de Seine. Certes, ce film dégage un charme certain mais ce n'est que le récit de jeunes amours naissants. J'avoue être un peu surpris par les critiques ultra-positives même si ce road good movie sent bon les vacances et l'insouciance de la vingtaine. De plus, le personnage principal, Félix, se fait voler la vedette par son pote Chérif, beaucoup plus intéressant au niveau du charisme et de la maturité dans son rôle de baby-sitter. Un film surestimé.
Guillaume Brac prouve qu'il ne faut pas un gros budget pour faire un bon film. Simple, jamais tape à l'œil, le film parvient avec douceur à nous faire vivre un moment qu'on sent sincère et réel. Chaque personnage a son petit arc qui trouve un point final à la fin du film. Mention spécial pour l'acteur qui joue Chérif.
Un petit film qui devrait plaire aux inconditionnels du covoiturage, voyageurs comme conducteurs. Rencontres, amitiés, amours passagères sur fond de Provence. Si tu veux passer un moment sans réfléchir...
Il faut reconnaitre à Guillaume Brac l'infini talent de capter l'humeur du temps, il pratique un cinéma à bas bruit, tout en finesse, loin des poseurs patentés. Il en résulte une oeuvre très cohérente dont A l'abordage est - pour l'instant - le point culminant que l'on atteint après avoir gravi une route de montagne ensoleillée. Le casting est absolument époustouflant.
Quelle spontanéité, quelle fraicheur dans ce cinéma français trop souvent léthargique et nombriliste. On passe un bon moment avec des personnages d'aujourd'hui. Le réalisateur dresse le portrait d'une jeunesse tout en délicatesse, enfin des mondes qui se croisent et se rencontrent.
Une comédie simple, authentique, sans autre prétention que celle de nous montrer les belles histoires que la vie nous présente, quand on accepte de lâcher les amarres et de se laisser surprendre. De l'humour, de l'émotion, traités avec finesse et réalisme. C'est tout ce qu'on demande et c'est réussi. Les comédiens sont tops avec vraiment un coup de coeur pour Salif Cissé, dont le charme et la bienveillance rayonnent à travers l'écran.
Un des quelques cas de films sortis dans quelques salles au cinéma après avoir connu une diffusion télé : je ne vais pas vous mentir, c'est sur Arte que j'ai découvert le dernier titre de Guillaume Brac, réalisateur singulier, attachant, ne réussissant toutefois pas vraiment son coup ici. Le problème principal est, à mon sens, tout trouvé : Félix. Franchement, avoir fait de ce mec un héros est incompréhensible : il est stupide, mal élevé, parfois franchement désagréable... S'il a quelques sursauts de lucidité, il n'en plombe pas moins lourdement le résultat. À partir de là, difficile de vraiment s'enthousiasmer, son « amourette », qui aurait pu offrir des situations intéressantes et dont on voit le potentiel, devenant parfois assez gênante, certes de manière « volontaire », mais sans qu'on puisse totalement y adhérer.
Dommage, car bien qu'assez superficielle, la jeune femme, surtout interprétée par Asma Messaoudene, aurait pu offrir quelque chose de sympa avec un mec moins con. Pour le reste, le réalisateur assume pleinement ce côté « film de vacances » en y introduisant une petite dimension sociale à travers ces protagonistes venus de la banlieue, offrant quelques à-côtés sympas, exploitant assez joliment les décors drômois et proposant, surtout, un second « couple » infiniment plus attachant composé par le très bon Salif Cissé et la ravissante (euphémisme) Ana Blagojevic : j'aurais tellement préféré qu' « À l'abordage » se consacre intégralement à cette relation... Plusieurs répliques et situations assez drôles, on sent quand même que Brac a du mal à tenir la route 94 minutes tant le résultat est, d'une scène à l'autre, résolument inégal. De vraies qualités, donc, une certaine fraîcheur, mais aussi (et surtout?) de très mauvais choix dans l'écriture et la conception du « héros », largement raté. Ou comment saborder en partie un projet plutôt sympa à travers une grossière erreur... Préjudiciable.