Tout Simplement Noir
Note moyenne
2,8
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696 critiques spectateurs

5
165 critiques
4
180 critiques
3
147 critiques
2
92 critiques
1
49 critiques
0
63 critiques
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caroleo2
caroleo2

17 abonnés 79 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 juillet 2020
Génial ! Un balayage très large sur l'absurdité du racisme, des préjugés, des convictions, tout le monde y passe, même les acteurs du film !
J'ai vraiment beaucoup rigolé, parfois j'ai été touchée aussi. Bravo !
pliscal
pliscal

16 abonnés 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 31 juillet 2020
Je reviens de la séance, je suis démoralisé. Je me sens bête, il y avait peut-être des messages dans ce film, alors je ne suis pas suffisamment intelligent pour les saisir. Je me sens épuisé, d'habitude je ris à tous les genres d'humour, mais là je me suis senti gêné toute la durée du film, j'en suis sorti épuisé. J'ai eu un très bon prix pour la place, mais j'aurais souhaité avoir payé le plein tarif parisien, pour me punir d'avantage d'être allé à cette séance. Je suis resté jusqu'à la fin et la phrase de Fary. J'ai regardé jusqu'à la dernière minute du générique, jusqu'au logo de marques & films.
J'espère que d'autres personnes ont adoré ce film, pour compenser le très mauvais moment que j'ai passé. Je ne dirai jamais qu'un film est nul, je ne suis pas cinéaste, je ne connais pas le travail que représente un tournage ni le projet derrière. Je peux simplement dire que je suis dégoûté.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 juillet 2020
Il est peu dire que Jean-Pascal Zadi et John Wax ont su saisir l'air du temps avec ce film, pour ne pas écrire être carrément visionnaires concernant le scandale George Floyd et les émeutes qui ont suivi. Ne serait-ce que pour ça, « Tout simplement noir » a toute sa pertinence, évitant de tomber dans une forme de bien-pensance ou d'angélisme vis-à-vis de la communauté noire, tout le monde en prenant (gentiment) pour son grade (Fary en opportuniste de première en tête). D'abord, c'est quoi être noir ? Cette question à première vue absurde est posée avec intelligence et sous toutes ses « formes », ce « statut » pouvant aussi bien être vu comme un « acte militant » que comme un simple état de fait, différent quant aux origines de chacun (l'Afrique n'est évidemment pas la même chose que la France d'outre-mer). Zadi n'hésite pas à s' « auto-charger », se montrant encore plus intolérant dans son regard pour le moins discutable sur la question, au point de nous demander habilement dans quelle mesure où est la fiction entre ce qu'il dit et ce qu'il pense vraiment, amenant quelques scènes assez hallucinantes spoiler: (les propos anti-écologie, notamment)
. Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, preuve d'une certaine efficacité dans la démonstration, l'énergie comme la conviction de l'acteur-réalisateur dans son « propre » rôle étant évidente. Malheureusement, la démonstration tourne quand même un peu à vide, presque contre-productive dans sa démarche et sa logique de faux reportage où chacun vient faire (efficacement) son numéro. Si certaines apparitions sont pertinentes, d'autres moins, donnant presque une impression de sketchs avec seulement un fil conducteur, voire un défilé de stars s'essayant à l'autodérision spoiler: (Fabrice Éboué et Lucien Jean-Baptiste, probablement le meilleur passage, hélas vraiment trop long)
. Une comédie pleine d'idées, souvent pertinente, mais au procédé montrant ses limites, se retournant presque contre lui dans sa logique « communautaire » (balancer du rap, désolé mais moi, c'est toujours non) et de repli sur soi, ayant toutefois l'intelligence de se terminer sur une note d'émotion : tout ceci, au fond, n'était peut-être qu'une question d'amour.
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 septembre 2020
Franchement j'avais une mauvaise image du film avant d'aller le voir, notamment parce que l'affiche est juste horrible (le gars avec ses dents, c'est juste pas possible), mais il ne faut pas vendre la peau du film avant de l'avoir vu... et en fait c'est vraiment bon...

Je me suis amusé comme un petit fou, ça faisait vraiment longtemps que je n'avais pas d'aussi bon cœur devant une comédie au cinéma. Autant d'autodérision et autant d'intelligence c'est rare. Parce que oui, Zadi n'est pas tendre avec lui, avec ses dents (mais bordel j'en reviens toujours pas qu'on puisse se taper des chicots pareils), mais il arrive aussi à délivrer une réflexion sur les noirs en France... Alors certes, c'est une comédie qui prend la forme d'un faux documentaire, c'est le foutoir, c'est tout sauf ordonné, mais il y a malgré tout des idées à en retirer...

Disons que le film a limite une structure de road movie, Zadi va aller voir des noirs connus pour leur faire part de son projet de marche pour la cause noire en France et à chaque fois on va avoir une conception différente de la lutte contre le racisme, de ce qu'est qu'être noir, etc. Et ça marche vraiment bien parce qu'on va bien se marrer à chaque fois, mais aussi parce qu'on va voir les limites de chaque type d'action... C'est pas mal, on voit qu'il va être difficile de mettre tout le monde d'accord et d'agir...

En plus le film va assez loin dans son délire et il n'y a pas que Zadi qui a de l'autodérision... L'altercation entre Fabrice Eboué et Lucien Jean-Baptiste est absolument formidable (d'ailleurs autant je n'avais pas toujours les références pour comprendre toutes les blagues, autant là lorsque ça parle de Ken Loach j'étais le seul à rire dans la salle) et encore une fois ça revient à la difficulté de parler de certains sujets et de fédérer autour de d'une façon d'en parler.

Le seul truc qui ne fonctionne pas, c'est je pense le gag autour de Dieudonné, déjà parce que c'était grillé d'avance, mais surtout parce qu'on ne le voit pas. C'est quasiment le seul qu'on évoque sans le voir. Donc en fait ça fait un peu gratuit, un peu forcé... dommage. Mais s'ils l'avaient mis dans le film les blagues sur les juifs avec Ramzy seraient peut-être moins bien passées.

En tous cas c'est une comédie réussie, avec peut-être une ou deux blagues prévisibles, mais où sinon c'est du tout bon et qui arrive à allier à la gaudriole des réflexions intéressantes... Que demande le peuple ?
Surtout que le film finalement délivre un message assez fédérateur.
Flōrens PAB
Flōrens PAB

93 abonnés 614 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 11 juillet 2020
Ce n'est pas vraiment une comédie mais plutôt un drame social sous la forme d'un faux documentaire ou l'on suit les pérégrinations d'un gars (J. Zadi) très remonté envers certaines personnes et qui s'imagine que tous les malheurs de sa communauté sont du fait de ces mêmes personnes. Pensant bien faire il prépare une marche mais les célébrités qu'il aimerait avoir auprès de lui constatent que c'est une bêtise car le type est quelque peu extrémiste (il devient ce qu'il dénonce). Un sujet difficile a traiter, et il sera mis a mal ici (j'ai personnellement eu du mal à cerner le film). Malgré tout il y a quelques scènes marrantes (au restaurant ou chez R. Bedia), d'où ma clémence.
Petri c.
Petri c.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2020
Les mauvaises notes des spectateurs sur Allociné invoquent dès les premières lignes de leur critique, un soit-disant film "communautaire". Leur idéologie politique se décèle immédiatement, on en vient à les suspecter de ne pas avoir vu le film.
Justement le film est assez nuancé et n'hésite même pas à égratiner les milieux militants concernés.
Sous une fausse légèreté, et un style documentaire qui fonctionne très bien, le film arrive à faire passer des messages et critiques assez subtilement. Encore faut-il encore une fois ne pas être aveuglé par son rejet idéologique primaire pour s'en rendre compte.
Epikouros
Epikouros

53 abonnés 45 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juillet 2020
J’ai tout bonnement été emballé par ce film, non seulement désopilant mais intelligent. Menée tambour battant, c’est une sorte de fable, de comédie douce-amère très bien vue et sentie, ancrée dans son époque, avec de petits éclats de pépites satiriques sur notre société médiatique où le ‘paraître’ prend le pas sur ‘l’être’, à coups de buzz et de prêt-à-penser. (Les brutalités policières , elles, — le film le rappelle au cours d’une brève séquence coup de poing — ne sont pas un mythe !... et là, le sourire s’est coincé dans ma gorge.) Le personnage principal, avec son sourire tout en cubes blancs et plein d’étincelles dans les yeux, est drôle, gaffeur, généreux, sincère, souvent touchant. Le spectateur se tient à ses côtés et a envie de lui dire : « Calme-toi, mec, pose-toi, les choses ne sont pas aussi tranchée que tu le dis, plus grises que noir et blanc ! » En fait, notre loser dégingandé est victime de son aveuglement, peut-être d’un bourrage de crâne, en tout cas de sa folle générosité, de sa nostalgie de Fraternité plus que de son ressentiment mimétique, pour revenir peu peu à plus de sagesse, plus de modestie à la fin du film : étrange happy-end en forme de fiasco. Du coup, la leçon est claire : l’idéologie mémorielle et la victimisation obsessionnelle sont bel et bien une double impasse. Pas forcément drôle. Et l’on se dit que ce qui est valables pour les blacks (pardon, les Noirs !) l’est sans doute aussi pour les gays, les féministes, les Tehuelches de la Terre de Feu, etc. dont certain.e.s ambitionnent de réécrire l’Histoire en oubliant le seul essentiel : acquiescer au réel, donc au Présent. Contextualiser, ne pas oublier certes ni folkloriser ni généraliser, en tirer les leçons pour aujourd’hui et changer en se rapprochant de l’Autre, "étrange étranger", si loin, si proche. Deux conseils : ne pas zapper le générique final, reconstitution sépia haute en couleurs (cherchez l’intrus !), et voir le film dans une salle pleine car le rire y est plus contagieux. L'intelligence aussi sans aucun doute.
Encore ceci : je trouve dommageable que quelques mauvaises critiques de (non ?)spectateurs, peut-être eux aussi aveuglés par leur idéologie communautariste mais ni drôles ni tolérants dans leurs avis en ligne, fassent baisser la note globale de « TOUT SIMPLEMENT NOIR » qui se hisse, à mon avis, au niveau des meilleurs comédies françaises, en tout cas un divertissement de qualité qui tombe à pic. Al dente !
Laurence N.
Laurence N.

52 abonnés 39 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 juillet 2020
On croirait se film réalisé à la va vite, flairant le bon coup du politiquement correct à la suite des affaires de violences policières envers la communauté noire. Comment lui mettre une sale note dans ces conditions, evidemment...Affaire conclue. C’est laid, fade, communautariste, nauséeux. On appelle ça du cinéma. Pauvre France.
Grégory R
Grégory R

5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2020
L'esprit de la série Inside Jamel comedie club se retrouve énormément ici : faux documentaire et autodérision. La série était écrite par Blanche Gardin et Fabrice Eboué, Fabrice Eboué qui a collaboré sur ce film.
Un film plus fin qu'il n'y paraît. Lucien Jean-Baptiste est énorme dans le film.
Les notes de 0,5 sont écrites majoritairement par des racistes. Leurs commentaires parlant de communautarisme prouvent qu'ils n'ont pas vu le film ou qu'ils sont nés sans second degré et c'est plus grave encore.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 septembre 2020
Daube cinématographique. Synopsis médiocre, acteurs à l’humour absent (voire douteux). À fuir vous allez perdre votre temps.
nonoetno
nonoetno

1 abonné 7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 juillet 2020
Film vraiment vraiment fou, qui déglingue tout le monde: le communautarisme, le racisme et la société en général. Top.
Roobie
Roobie

49 abonnés 120 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juillet 2020
On avait le choix pour ce retour au ciné entre ça et le 'divorce club'.
On a choisi tout simplement noir parce qu'il semblait original.
Au final, le concept est éculé, on l'a déjà vu des dizaines de fois. Les acteurs sont bons, mais les scénario est franchement pas terrible, les moments où l'on rigole ne compensent pas la médiocrité générale.
Le film est pas mauvais, il est juste pas terrible ! Le message est bon, parce qu'il tourne en auto-dérision le communautarisme, toutes formes confondues, mais on fini par se demander qu'est-ce que défends ce film.
Je pense que le tout est trop "politiquement correct", peut-être que la peur de vexer les uns, ou les autres, à aseptisé ce qui aurait pu être une vraie comédie coup de poing.
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 469 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juillet 2020
Un bon petit film pour rire et aussi pour réfléchir, car au delà de l'aspect risible de certaines scènes, on perçoit bien des réalités, qui sous couvert de risible ne font pas vraiment plaisir à entendre - mais qui sont pourtant des vérités -, certaines scènes font rire à gorge déployée, d'autres font seulement sourire et d'autres encore qui pourraient faire rire ne sont pas risibles du tout. La conclusion du film forme à elle seule une vérité sur la communauté noire qui s'inscrit en creux et qui rejaillit avec un relief particulier dans le générique de fin.
Le film est brillant parce-que faire rire tout en faisant réfléchir, qui plus est sur un tel sujet que l'on sait sensible (comme tout ce qui touche les communautés et l'identité), ce n'était vraiment pas gagné d'avance, le pari ici est pourtant plus que réussi !
Nicothrash

464 abonnés 3 291 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 juillet 2020
J'y suis allé sans m'intéresser à toutes les polémiques qu'a levé le film depuis sa sortie, c'est donc vierge de tout à priori que je l'ai découvert et mon impression dès les premières minutes n'était pas formidable. Le soucis est que cela n'a pas vraiment évolué dans le bon sens, le plus grande émotion que j'ai eu durant 1h30 n'est autre que le malaise. Ceci est censé être un film et quoi que cela veuille dénoncer, il doit procurer quelque chose à son spectateur. Ici, tout n'est qu'ennui, le format est totalement inadapté et surtout, pour une comédie, c'est trop peu drôle. Merci d'ailleurs à Fabrice Eboué qui m'a déclenché l'unique du métrage, pour le reste, l'accumulation de guests noirs ne fait pas un film ! C'est d'ailleurs bien dommage parce que l'angle choisi par JP Zadi est plutôt bon, loin des amalgames et autre victimisation, il traite son sujet avec intelligence en délaissant le manichéisme et en balançant de bonnes ondes, tout n'est pas blanc et out n'est pas noir, c'est la nuance qui nous fait avancer et Zadi l'a à priori bien compris. C'est avec "humour" et second degré qu'il cherche à passer ses messages et c'est une très bonne chose, au paasage, au delà de la communauté noire, le monde du spectacle ramasse pas mal également. Oui mais voilà, ce n'est pas drôle, pas intéressant et le script est extrêmement moyen, c'est dommage mais je suis resté complétement en marge du sujet. A oublier pour ma part.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 juillet 2020
Acteur raté, Jean-Pascal Zadi, dans son propre rôle, a décidé d’organiser une marche des fiertés noires. Il part à la rencontre des leaders de sa communauté pour les convaincre d’y participer.

Faute de sorties américaines, Tout simplement noir se présente comme le film de la semaine, le seul capable de ramener dans les salles obscures un public qui en a été longtemps sevré mais qui lui préfère ces jours-ci le ciel bleu des terrasses.

Il a quelques arguments en sa faveur. Le premier bien sûr est l’actualité de son thème, en pleines affaires Lloyd et Traoré, alors que le débat récurrent sur le racisme et l’antiracisme s’enflamme d’une actualité nouvelle et prend cette fois ci pour sujet le déboulonnage des statues. Le deuxième est l’angle comique qu’il choisit pour le traiter, le plus susceptible de drainer un large public. Le dernier et non le moindre est la pertinence de son approche, qu’annonce son titre, hymne à l’intégration républicaine et à l’invisibilité mélanique : il n’y a ni honte à avoir ni gloriole à tirer de la couleur de sa peau.

La « condition » noire en France est un sujet inépuisable. Pap Ndiaye lui avait consacré en 2007 un livre qui fit date et annonça la naissance des "black studies" en France. Il y démontrait que les Noirs en France ne constituaient pas une communauté unie par une même histoire et une même culture, mais une minorité partageant la même condition sociale, souvent victime de discriminations et en souffrance d’intégration. Telle est la thèse de "Tout simplement noir" : il n’existe pas une identité noire mais plusieurs qu’il est difficile de délimiter et de définir.

La question que soulève la condition noire se divise en autant de sous-questions : quelle est la nature des discriminations dont souffrent les Noirs de France ? faut-il appliquer une politique de quotas pour les combattre ? l’objectif est-il de les rendre plus visibles dans une communauté nationale qui assumerait enfin sa diversité, ou paradoxalement moins visibles dans une société devenue neutre à la couleur de la peau ? le métissage est-il une trahison ou une solution ? existe-t-il une convergence des luttes entre les différents mouvements antiracistes ? la question raciale est-elle soluble dans la question sociale ? l’antiracisme est-il un féminisme ? quelle est la place et l’apport des Antillais et des Africains de souche dans la mouvance ? comment la classe politique s’est-elle emparée de ces questions ? sont-elles l’apanage de la gauche ?

Autant de questions qui sont à peine ébauchées dans un film au scénario paresseux construit comme autant de vignettes autour des rencontres successives et souvent désopilantes de Jean-Pascal Zadi, suivi à la trace par son caméraman, et des célébrités qu’il essaie de rallier. Prenons un exemple : sa rencontre inopinée avec Fabrice Eboué et Lucien Jean-Baptiste dans un restaurant. Le premier, d’origine camerounaise, a réalisé une comédie hilarante sur l’esclavage, "Case départ" ; le second, martiniquais, a signé "La Première Étoile" qui raconte les déboires d’un père de famille antillais aux sports de neige. Dans un crescendo très drôle, les deux hommes en viennent aux mains se reprochant, au premier de s’être ri d’un thème dramatique, au second d’avoir signé un film de « Bounty » [le Bounty est un Noir au comportement de Blanc, comme la barre chocolatée « noir dehors et blanc dedans »]. On rit bien sûr devant tant d’hystérie ; mais la réflexion n’est pas poussée bien loin qui aurait pu interroger deux façons d’être noirs en France selon que ses ancêtres ont ou non été victimes de l’esclavage, selon qu’on soit né Français ou qu’on le soit devenu.

"Tout simplement noir" déçoit plus qu’il ne convainc. Les rares éclats de rire qu’il provoque étaient déjà déflorés par la bande-annonce. Et la réflexion que suscite la lecture stimulante des interviews intelligentes de son réalisateur ne trouve guère d’échos dans son film.
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