6010 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
360 critiques spectateurs
5
35 critiques
4
112 critiques
3
120 critiques
2
55 critiques
1
23 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Synaska Paul
1 abonné
11 critiques
Suivre son activité
0,5
Publiée le 21 juin 2021
L'habit ne fait décidément pas le moine ! Sur le papier, je partais avec un a-priori assez favorable, vu la distribution. Las ! Que sont-ils tous aller faire dans cette galère ? J'ai tenu 40 min (durant lesquelles François Morel doit intervenir quatre ou cinq fois, pas plus) et en me forçant, puis suis sorti de la salle, dépité. Séance de huit heures du mat, nous étions deux dans la salle. Cette autre personne n'a pas ri non plus une seule fois. Y a-t-il encore un ou une scénariste de comédie en France ? (et je me garde d'un quelconque commentaire sur les dialogues !)
Je n'ai jamais spécialement aimé les films de Laurent Tirard, même si Molière et Le retour du héros se laissaient regarder. Je n'avais pas vu qu'il avait réalisé celui-là. Sur la forme, c'est plutôt intéressant. Le héros parle à la fois en voix-off, tout seul face caméra et avec les autres protagonistes, le montage est serré. Mais le procédé a ses limites, au bout d'un moment cela devient répétitif, un peu lassant, et tourne à la cacophonie. Et comme sur le fond, rien de bien nouveau dans le genre comédie sur les rapports familiaux et le désespoir amoureux, j'ai fini par m'ennuyer légèrement. Quelques vérités bien placées sur la famille tout de même, qui pourront rappeler des souvenirs à chacun. Mais on aurait préféré quelque chose de plus caustique et de plus trash. Tout reste assez lisse au final. Le casting s'en sort bien. Même si je ne suis pas grand fan de Benjamin Lavernhe, il est convaincant dans l'exercice. Kyan Khojandi est assez savoureux. Bref, une petit comédie qui ne sort pas vraiment de l'ordinaire mais qui se laisse regarder sans trop de problème.
Lors d'un dîner de famille en compagnie de ses parents, de sa soeur et de son futur beau-frère, Adrien n'a qu'une chose en tête : pourquoi sa petite amie ne répond pas à son sms ? Présent physiquement mais totalement ailleurs par la pensée, c'est l'occasion pour lui de nous dévoiler qui il est, comment il vit sa vie, comment il voit le monde... Et quand on lui demande soudainement à table de bien vouloir faire un discours pour le mariage à venir de sa soeur, ses pensées deviennent de plus en plus tragi-comiques... Autant le dire tout de suite : cette comédie est un "Benjamin Lavernhe show" et si vous n'aimez pas le comédien, vous allez détester ! Beaucoup de scènes "regard caméra" de la part de l'acteur principal, pas mal de séquences filmées issues de ses fantasmes créatifs, le style du film n'est pas linéaire et peut dérouter. Ces divers procédés cinématographiques usent un peu à la longue, même si certains passages sont vraiment drôles et que l'ensemble reste frais, dynamique et assez plaisant. Distrayant. Site CINEMADOURG.free.fr
"Le discours" échoue à rendre son protagoniste principal sympathique. Avec son regard cynique sur son entourage et sa façon de se plaindre en permanence, il nous donne très peu envie de suivre ses interminables logorrhées.
Très fin avec une exteriorisation de ce qu'on peut penser tout bas sans oser le formuler. Benjamin L. est très très bon. Je suis une grande fan. Il est quasi omniprésent dans ce long métrage puisque c'est sa voix intérieure que le spectateur suit. Ceux qui veulent voir un film classique s'abstenir.
Une gageure que de tenir une intrigue sur la demande d'un discours de mariage et l'attente d'un message! D'ailleurs la limite du film tient également à son originalité: à savoir maintenir l'intérêt dans un huis clos bâti sur des fantasmes et le monologue intérieur du héros. Heureusement Benjamin Lavernhe, brillant, confère une virevoltante rythmique à cette comédie qui réussit habilement le mélange du sarcasme vraisemblable et de la tendresse estampillée feel-good movie. Ainsi, même si la fin ne fait guère de doute, on s'attache à ce personnage loufoque et imparfaitement humain, souriant souvent à ses saillies verbales et même à ses envolées sentimentales. Un agréable moment.
Comédie plaisante sur les rapports familiaux avec en filigrane une "pause" amoureuse. Une mise en scène rythmée avec des situations cocasses. Benjamin Lavernhe, B5 I8 L6 (noté par ma compagne) est très bien dans ce rôle de névrosé hypocondriaque. Ses partenaires de jeu ne sont pas en reste. Film à voir pour se détendre. Il ne plaira pas forcément à la jeune génération qui n'a pas les codes. 14/20
Je propose un sous-titre : Bienvenue dans la tête d'Adrien. Ou comment un homme introverti et timide, qui n'a jamais osé dire ce qu'il pensait à ses personnes les plus proches, aurait réagi dans des situations spécifiques s'il se lâchait. Bienvenue à ses psychoses aussi ! Car ça carbure quand même pas mal, pour notre plus grand bonheur. La présentation est évidemment théâtralisée, et Benjamin Lavernhe joue toutes les émotions et situations avec brio et sans tâche. Il est accompagné par une belle brochette d'acteurs, tous bien dans leur rôle. Un bon divertissement qui présente des moments cocasses.
Le discours : durée 1h24, ressenti 2h24. Ce discours est surtout un prétexte à faire parler le nombril du personnage joué par Benjamin Lavernhe. Et on s’en fiche un peu des états d’âme de ce monsieur qui devient très rapidement irritant.
Oui Adrien est un faible, incapable de dire à sa sœur qu'il en a marre de ses encyclopédies, ou à son père que ses anecdotes il les connait par cœur, ou a son futur beau frère que… Mais si Adrien n'avait pas été décrit comme ça, le film n'aurait pas existé. Oui le film peut être considéré comme misanthrope, il montre les gens avec leurs travers, on n'est pas chez les bisounours. Alors le film ? Il faut louer deux choses, la performance de Benjamin Lavernhe qui tient le film a lui tout seul avec un talent fou, et puis cette mise en scène qui donne le tournis, (voix off, chute du 4ème mur, scènes fantasmés, flashback, tout y passe avec une virtuosité bien maîtrisée. L'humour est présent, pas de quoi nous faire rire à gorge déployé mais c'est rythmé et souriant et ça fonctionne bien. Hélas, hélas, là où il aurait fallu une fin décalée, cynique, surprenante, on finit dans le consensuel en complète rupture de ton avec ce qui a précédé. Alors je ferais la même conclusion que pour "Le sens de la fête" dans lequel jouait également Benjamin Lavernhe. "Une fin décevante donc ! Mais-doit-on juger un film uniquement sur sa fin ? Non, mais ça fait baisser la note !"
Une sacrée réussite, portée par un Benjamin Lavernhe endiablé qui porte le film de bout en bout sans sembler forcer : il est excellent, en victime toute trouvée. L'humour fuse de toutes parts, on reconnait bien nos propres repas de famille gênants et interminables, nos fiestas qui dégénèrent à la chenille "qui redémarre" (on a l'impression que l'on est tous allés aux mêmes soirées... Non ?), les parents beaufs qui sont quand même attachants sur les bords, la frangine qu'on envie et qu'on aime détester en même temps... Non, vraiment, vous êtes sûrs que Fabcaro, l'auteur du roman original, ne s'est pas incrusté dans nos familles ? Tout sonne si vrai, si "vécu", qu'on n'a pas arrêté de rire aux éclats, on valide tout l'humour de A à Z. La mise en scène est aussi un petit prodige en soit : les scènes d'aparté dans lesquelles Adrien nous parle directement, où les autres acteurs se figent sur place (et doivent tenir la pose, ce qui n'est pas facile !), les murs qui tombent, les délires qui prennent vie... On est bien d'accord avec l'auteur (présent en ce Festival de cinéma d'Alès) quand il dit que le cinéaste a su trouver la bonne mise en image pour son roman pourtant inadaptable, un exploit d'inventivité. Et comment oublier le meilleur : la prestation de Benjamin Lavernhe, certainement sa meilleure, qui nous livre un personnage très attachant, dans lequel on se reconnait en une seconde et demi (et encore, si l'on est lent...), et incroyablement drôle. On n'avait pas autant rigolé pour une comédie française depuis un moment, l'inventivité folle de la mise en scène, l'humour qui sent le vécu à cent mètres pour nous tous et le jeu brillant de Lavernhe ont fait basculer la balance au point de la fracasser au sol. Contrairement à la queue-leu-leu, ici on s'est vraiment éclaté.
Difficile de ne pas reconnaître autour de cette tablée familiale, le tic d’un proche, la réflexion d’un cousin, ou toute autre ressemblance qui vous remet le goût à la vie et à ces petits riens que l’on accumule sans trop y prêter attention. Mais pour le héros du jour, la coupe est presque pleine. Il raconte en silence tout ce qu’il voudrait dire à ses parents qu’il adore, sa sœur qui chaque année lui offre une encyclopédie et à ce futur beau-frère qui n’en finit pas de raconter sa science. Adrien se tait et se désespère surtout de n’avoir aucune nouvelle de sa compagne partie faire une pause. Dans une mise en scène très inventive, à la théâtralité expressive, Laurent Tirard évoque le quotidien de chacun pour un regard universel sur une famille française d’aujourd’hui. C’est très bien joué, c’est drôle, émouvant et très vrai. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com